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23 septembre 2000
 
lundi 1er octobre 2001

La régulation était fermée de l’intérieur

par Lirresponsable et ARNO*
 

Depuis que l’on observe les méthodes et les discours des régulateurs et des répressifs de tous poils de l’internet, une question revient sans cesse : « mais que veulent ces gens ? ». On se trouve en effet ici confrontés à une multitude de réseaux aux intérêts apparemment totalement différents, tels la lutte contre le racisme, la protection des droits des auteurs, la protection des éditeurs de presse, la lutte contre la pédophilie, la lutte contre la « cyber-criminalité » ; réseaux qui convergent pourtant vers des discours totalement semblables, des solutions de régulation livrées clef en main, un partage équitable du temps de parole dans les grands médias et des invitations croisées sur les différents médias qu’ils possèdent (y compris des sites Web).

Il nous semble donc grand temps de nous interroger sur les intérêts plus ou moins convergents qui, en filigrane, animent ces divers mouvements.

Où l’on croisera, derrière des discours nobles et désintéressés tels que l’antiracisme, la lutte contre le libéralisme économique et pour le rôle politique de l’État en faveur des plus faibles, des associations de soutien à des politiques violentes et discriminatoires, des propagandistes du néolibéralisme et des politiques arrivistes.

1. Une approche unilatérale de l’antiracisme

« N’importe quel imbécile peut fermer l’oeil, mais qui sait ce que voit l’autruche dans le sable. »
Samuel Beckett, Murphy

L’association AIPJ (« J’accuse... Action Internationnale pour la Justice »), fondée en mars 2001, se donne pour but de « combattre le racisme, l’antisémitisme et négationnisme sous toutes ses formes, et pour objet de lutter contre leur diffusion par tout moyen de communication au public, et en particulier par voie de télécommunication sur le réseau internet. » En reprenant le titre J’accuse et en reproduisant sur sa page d’accueil (en lieu et place, quelques semaines après l’ouverture de leur site Web, d’une photographie de déportés) un extrait du manuscrit d’Émile Zola qui, on le sait, prit la défense de l’officier français Alfred Dreyfus, accusé à tort d’être un espion à la solde des allemands, l’association se prétend ainsi l’héritière sur l’internet du mouvement dreyfusard.

L’association Imaginons un Réseau Internet Solidaire (IRIS) a déjà dénoncé cette récupération par un sobre mais vigoureux « N’est pas Zola qui veut ». Voyons encore ce que vaut ce patronnage...

Un peu d’histoire

Il est bon de rappeler que Dreyfus fut condamné à la dégradation militaire et à la déportation à l’île du diable (en Guyane) en 1894. L’affaire fut oubliée jusqu’en 1896, où le commandant Picquart, chef des services de renseignement, accusa le vrai coupable l’officier français Esterhazy et demanda une révision du procès de Dreyfus. Traduit en conseil de guerre, Esterhazy fut acquitté en 1898. Il n’y a pas d’affaire Dreyfus, clamait le gouvernement de l’époque.

D’où la division en France, entre dreyfusard : intellectuels, socialistes, radicaux, républicains modérés, antimilitaristes, réunis dans La ligue des Droits de l’Homme, et antidreyfusard : droite nationaliste, antisémite, cléricale, réunis dans La ligue de la Patrie française.

Émile Zola publia dans le journal L’Aurore une lettre ouverte intitulée « J’accuse » prenant la défense de Dreyfus. Il fut condamné à un an de prison et 3000 francs d’amende. Le commandant Picquart, lui, avait été « déplacé » en Tunisie après l’acquitement d’Esterhazy. Après une seconde révision, suivie d’une nouvelle condamnation (1899), ce n’est qu’en 1906 que Dreyfus fut réintégré dans l’armée avec ses grades et fonction.

Quelle pertinence à ce patronnage ?

« Emanciper la femme, c’est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l’usage de la liberté. »
Émile Zola, Chroniques, la Tribune

Le président de l’AIPJ, Marc Knobel, attaché de recherches au centre Simon Wisenthal, a d’autres activités. Notamment l’animation de stages Tagar pour le Bétar de France (cf. « Antisémite et philosémitisme, le monde face au peuple juif »).

Le Bétar de France se présente comme « le mouvement de la jeunesse juive sioniste qui va de l’avant », et déclare : « Nous rejoindre, c’est apporter un soutien inconditionnel au gouvernement d’Ariel Sharon et promouvoir l’unité du Peuple juif quand certains voudraient semer la division en son sein » (le site Isr@elfr précise d’ailleurs que le Bétar et le Tagar sont affiliés au Likoud) ou encore « Nous rejoindre, c’est se battre contre toutes les formes d’antisémitisme et d’antisionisme qui sévissent aujourd’hui dans le monde » (« Avec le Bétar »). Ce mouvement affirme également faire la « vérité sur le mythe palestinien », vision plus que partiale des événements (on pourra consulter la chronologie du Monde Diplomatique). Rappelons qu’Ariel Sharon est le chef de la droite israëlienne et qu’une plainte a été déposée contre lui auprès des tribunaux belges pour « crimes de guerre » (voir le Monde diplomatique). Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) le signalait dans un communiqué : « Monsieur Sharon, champion du colonialisme et du bellicisme, n’abusera pas l’opinion ». Un article d’Avirama Golan pour le quotidien israëlien Ha’aretz (23 décembre 1997) est consacré au Bétar de France ; on y lit l’introduction suivante : « Si les membres du Bétar français n’étaient pas juifs, Le Pen les accueillerait à bras ouverts. Avirama Golan rencontre le "reflet du miroir de l’extrême-droite, mais avec des kippas" ».

Le secrétaire de l’AIPJ, Antoine Peillon, anime avec Marc Knobel, sur le site Fromveur, la rubrique « Ahavat Israël », en compagnie de Yigal Palmor, qui est par ailleurs directeur de l’information à l’ambassade d’Israel à Paris. Une vision pour le moins orientée de l’actualité en Palestine (on trouvera par ailleurs de nombreuses contributions de Yigal Palmor sur le site Am Israel Haï dont la lecture est édifiante).

Quant à Gérard Rabinovitch, grand témoin au procès Front 14, il donne également sa vision très claire de la situation palestinienne sur le site Fromveur (« Malfaisances et malfaçons ») : « C’est à la reconnaissance d’une telle organisation [l’OLP] que s’est trouvé acculé le gouvernement de l’État d’Israël de cette période, coincé entre la négligence à régler les problèmes des populations arabes de Palestine, la fièvre déjà montante d’un islamisme mortifère en plusieurs points du Globe et la pression médiatico - sentimentaliste de l’Occident. C’est cette reconnaissance qui avait la bénédiction, sans honte bue, de l’ensemble des démocraties occidentales. »

Voici une pertinence assez problématique avec le J’accuse de Zola et l’héritage dreyfusard, avec des partipations à une association et le soutien à la politique d’un gouvernement considérés comme plutôt de droite, religieux et militaristes.

Antiracisme à sens unique

Marc Knobel intervient sur les questions de droits de l’homme à l’ONU mais oublie ensuite dans les médias de noter l’extension des sites de haine, puisque le rapport précise : « 38. Mais l’utilisation de l’Internet à des fins de propagande raciste, d’incitation à la haine et à la violence racistes et à l’antisémitisme n’est pas l’apanage des néonazis. Selon le Centre Simon Wiesenthal et l’organisation HateWatch dont les recherches et publications constituent d’utiles références, d’autres mouvements ou organisations racistes ont aussi recours à l’Internet pour diffuser leurs messages de haine. Il existe ainsi des sites antiarabes animés par des organisations juives comme les Jewish Defense League aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Irlande du Nord, Kahane homepage (du rabbin Kahane), antimusulmans comme Faelleslisten Mod Indvandringen et The-Glistrup-homepage, des sites danois ; des sites crées par des organisations africano-américaines comme "The 12 Tribes of Israel", "Blacks and Jews Newspage", "Nations of Gods and Earth", "Nation of Islam" » (Mesures à prendre pour lutter contre les formes contemporaines de racisme).

Or les sites de haine anti-arabes ou antimusulmans, l’AIPJ n’en parle pas. Et un procès contre les auteurs de tels sites, ainsi que de procèdures de référé pour obliger les FAI français à les censurer ne semblent pas être à l’ordre du jour pour l’AIPJ.

Sur le site Alliance, la pétition à laquelle s’associe Marc Knobel se concentre sur la lutte contre les sites « à tendance révisionnistes et antisémites sur Internet, sans parler des sites islamistes », « qui diffusent ouvertement et impunément des thèses révisionnistes, antisémites et antisionistes ». Le racisme, l’un des buts annoncés de J’accuse, n’apparaît plus.

On ne peut certes pas être sur tous les fronts, mais le combat antiraciste pour être crédible doit concerner toutes les formes de racisme (le rapport le précise : « les formes contemporaines de racisme »), à moins de tomber sous le coup de l’accusation d’instrumentalisation politique, ce qui dessert grandement la lutte contre le racisme.

De fait, les actions de l’AIPJ et de ses membres ne font-elle pas forcément l’unanimité. Le MRAP se fend d’un communiqué de presse qui désavoue sa politique sur le réseau. Dans cette ambiance troublée, Serge Klarsfeld désavoue pour sa part la position de Stéphane Lilti (avocat de l’UEJF et de J’accuse) dans le procès contre Michel Junot : « Avec leurs théories, certains avaient pris le risque de faire acquitter Maurice Papon, ce que nous avons évité en demandant seulement une peine de dix ans, précise Serge Klarsfeld. Aujourd’hui, mettre Michel Junot sur le même plan que Maurice Papon, c’est desservir notre combat de vérité. Mais la vérité est très complexe en France, j’essaie d’expliquer cette complexité, mais c’est de plus en plus difficile, le traitement des médias simplifie et il y a une surenchère de gens excités : il suffit que quelqu’un soit passé par Vichy pour en faire un bourreau traquant les juifs ! »

Y a-t-il un but politique ?

Au-delà d’une réduction de l’antiracisme à la seule lutte contre l’antisémitisme (ce qui, après tout, peut parfaitement se justifier par un choix de priorités et de sensibilités), peut-on lire ici un but politique ?

On sait par exemple qu’une forme extrême d’antisionisme sert largement de base au négationnisme. Mais à l’inverse l’image repoussoir du négationnisme peut-elle être extrapolée jusqu’à servir un but politique ?

Marc Knobel avait déjà, dans son Rebond pour Libération, « Non à l’internet de la haine », largement fait l’amalgame entre ceux qui critiquaient la façon dont il menait son action contre Yahoo à des complices des néonazis. Peut-on aller plus loin ?

Si l’on reprend la pétition de l’Alliance, on se rend ainsi compte que les thèses révisionnistes, antisémites sont directement confondues avec les thèses antisionistes et les sites islamistes. Plus généralement, l’amalgame semble le suivant : toute critique de la politique israëlienne passe pour de l’antisionisme, l’antisionisme est de l’antisémitisme, antisémitisme qui s’illustre de la manière la plus spectaculaire dans le négationnisme. Ces enchaînements n’ont que l’apparence de la logique (on peut critiquer la politique d’Ariel Sharon sans être antisioniste, et on peut être antisioniste sans être antisémite, et dans la jungle antisémite, il doit bien y en avoir qui n’adoptent pas les thèses négationistes), mais ils permettent cependant un raccourcis à la portée politique immédiate : toute critique de la politique du Likoud d’Ariel Sharon est une preuve d’antisémitisme. Et la dénonciation uniquement des sites antisémites et/ou négationistes devient un repoussoir (ou du moins un point de focalisation médiatique) contre toute critique de la politique israëlienne.

Faut-il alors s’étonner que, à peine quelques heures après le terrible attentat de New-York (et on l’espère sans aucun cynisme), l’AIPJ émettait un communiqué de presse dénonçant un site faisant « l’apologie du terrorisme ». Ou comment passer sans difficulté d’un serveur américain antisémite et raciste (Front 14) à un site faisant l’apologie d’attentats qui tuent des civils américains.

La rubrique « Ahavat Israël » animée par Antoine Peillon, Marc Knobel et Yigal Palmor reproduit d’ailleurs ces simplifications : « la majorité automatique contre Israël », « le monde entier avait rejeté avec mépris la haine anti-juive qui s’est ainsi exprimée et les tentations arabes de délégitimer Israël » (réaction d’Israël aux conclusion de la conférence de Durban), « Ces juifs, éternels emmerdeurs, brandissant leur Shoah, enfin pris la main dans le sac de leurs propres crimes ! » (De Jérusalem à Durban, les jouisseurs de haine)... les critiques contre la politique d’Ariel Sharon systématiquement juxtaposées avec des visées antisémites.

Que faut-il alors penser d’une association antiraciste dont les membres simplifient toute critique de la politique israëlienne en une forme d’antisémitisme, et dont le président participe aux séminaires d’une association qui prétend dénoncer un « mythe palestinien » ?

2. Néolibéralisme et régulation

« Je lui dirais que les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours ; que sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits. »
Beaumarchais, Le mariage de Figaro

Longtemps les débats autour d’une « nécessaire » régulation de l’internet passaient par la lutte contre le plagiat, et pour la protection des droits des auteurs. Ca n’était pas à l’époque Zola qu’on invoquait, mais Beaumarchais, fondateur de la première société des auteurs. Et pour préserver cette indépendance des auteurs, il fallait imposer une régulation de l’internet, une responsabilité des intermédiaires techniques, une censure immédiate après l’intervention d’organisations de protection des droits d’auteur avant toute décision de justice, l’identification obligatoire de ceux qui s’expriment en ligne... Évidemment, l’intérêt catégoriel était trop visible, et invoquer Beaumarchais pour imposer des organismes de censure administrative (c’est-à-dire sans les garanties apportées par la justice) était une sidérante contradiction : plus que la création des droits d’auteurs, Beaumarchais s’est illustré (et fut emprisonné) pour avoir dénoncé la censure.

Lorsqu’ensuite, c’est l’affichage de la nudité d’un top-model au patronyme célèbre qui provoqua l’émoi que l’on sait, les mêmes n’hésitèrent pas, avec une bouffonerie consommée, à réclamer encore une régulation de l’expression en ligne.

Désormais, la lutte contre le néonazisme en ligne fait l’unanimité en faveur d’une régulation a priori de l’expression. Le thème usé jusqu’à la corde de la lutte contre le « non-droit » de l’internet se transforme en lutte contre le néolibéralisme à l’américaine. Marc Knobel dénonçait dans Libération, les « étals de la World Company », manière de placer son combat dans la lutte contre l’extrême marchanisation du monde ; Libération, le quotidien de Serge July, ouvre complaisamment ses colonnes à cette dénonciation fourre-tout de cet internet ultra-libéral qui gagne des sous sur la vente de reliques nazies ; Marc Laimé avait pointé dans « Liberté d’expression : la grande peur des bien-pensants » ce nouveau cheval de bataille : Lucas Delattre écrivant dans Le Monde, « Comment dans ces conditions, permettre l’émancipation des individus promise par les avocats de la "e-démocratie" ? Les promesses de celles-ci ne pourront pas se réaliser sans l’adoption de nouveaux droits et devoirs valables pour tous » ; Laurent Joffrin, au sujet de l’affaire Yahoo, « Aussi respectables qu’ils soient, les libertaires, dans cette occurrence, ne sont que les éclaireurs involontaires des libéraux. Les méchantes langues diraient : les idiots utiles du capitalisme sauvage » ; ou encore François Giroud dénonçant « l’internet qui est un danger public puisque ouvert à n’importe qui pour dire n’importe quoi »...

Bref : la liberté d’expression sur l’internet ne serait rien d’autre qu’une nouvelle forme d’impérialisme culturel américain (le Premier Amendement), au service du néolibéralisme le plus violent. Voilà donc les grands « faiseurs d’opinion » recyclés dans l’anti-néolibéralisme...

Atteints de régulationite anti-néolibérale, on retrouve Hervé Bourges expliquant : « J’ai parlé d’utopie : il y a une certaine beauté dans les utopies libertaires des pères d’Internet... » (il faisait référence à « une sorte d’utopie ultra-libertaire, plutôt que libérale, à mi-chemin entre les idéaux de mai 1968 et la griserie commune aux savants et aux ingénieurs, l’utopie de la liberté absolue et de l’auto-régulation naturelle des individus.. ») ; Alain Finkielkraut « grand témoin » en faveur de J’accuse : « Aujourd’hui, quand le droit essaie de poser des limites, on invoque aussitôt les droits de l’Homme, lesquels deviennent une couverture à cette logique de toute puissance, à cette logique du "je veux" » ; et encore une fois l’expert en sophismes, en tant que journaliste, Laurent Joffrin : « Va-t-on maintenir le principe moderne de la régulation de la liberté d’expression, ou bien régresser vers des temps où des entités privées décidaient seules de ces questions, à ceci près que les nouvelles féodalités se parent des oripeaux de la modernité Internet ? ».

Question à 1000 francs : quels points communs peut-on trouver entre ces grands penseurs opposés au néolibéralisme sur l’internet ?

La fondation Saint-Simon

« Je vais découvrir la puissance à Paris de toutes sortes de réseaux, qui au mépris des faits, de l’honneur, et au mieux de leurs intérêts décident des mises à mort, comme des modes de pensées [...] »
Christine Okrent, La mémoire du coeur

Serge Halimi, dans ses Nouveaux chiens de garde (1997), faisait une présentation de la fondation : « La fondation Saint-Simon est un lieu de rencontres. Depuis quinze ans, gauche "moderne" et droite modérée s’y croisent, y dînent, tous recrutés par cooptation. Présidé par François Furet, aujourd’hui décédé, et par Roger Fauroux, ex-PDG de St-Gobain, elle regroupe Jean-Claude Trichet, gouverneur de la banque de France, bon nombre d’industriels et plusieurs journalistes ou sondeurs. Au nombre desquels Serge July, Christine Ockrent, Anne Sinclair, Jean-Pierre Elkabbach, Albert du Roy, Jean Daniel, Franz-Olivier Giesbert, Françoise Giroud, Jean Boissonnat, Jean-Claude Casanova, Michèle Cotta, Luc Ferry, Laurent Joffrin et Alain Minc », auxquels il faut ajouter Alain Finkelkraut.

On retrouve ainsi, avec une pertinence qui ne manquera pas d’étonner, nos preux chevaliers de la lutte contre le néolibéralisme en ligne.

Le Réseau Voltaire consacre une note d’information à la fondation : « Plutôt qu’un lieu de confrontation d’idées, la Fondation a évolué en quelques années en un club sélect où s’ajuste le discours de la classe dirigeante. De ce point de vue, les membres forment ce qu’Alain Minc appelle "le cercle de la raison" et que leurs adversaires qualifient de "cercle de la pensée unique". » Pierre Bourdieu la classe, dans le Monde diplomatique, parmi les « boîtes à idées » conservatrices qui ont contribué à forger « La nouvelle vulgate planétaire ».

Le même mensuel publiait en septembre 1998 une « enquête sur la fondation Saint-Simon » tout à fait édifiante : « Le profil type correspond peu ou prou à une "noblesse culturelle" qui serait dotée d’une essence supérieure, caractérisée par "une largeur de vues, une vision en survol, une culture générale, des capacités de synthèse, bref une somme de vertus que les dominants s’attribuent à eux-mêmes et s’accordent à exiger des impétrants qu’ils vont coopter en leur sein". Et chacun des membres, persuadé de représenter la fraction éclairée de l’élite, d’être au contact de gens aussi "intelligents" que lui-même, reprend, diffuse et alimente assez naturellement les interventions de ses pairs. » ; « En permettant à un nombre restreint d’individus, occupant des positions d’autorité dans des sphères sociales distinctes, de s’exprimer d’une même voix au nom de leurs connaissances pratiques et de la "scientificité" de leur identité, en brouillant la relation entre les positions sociales des membres et les prises de position idéologiques, la Fondation accomplit un travail idéologique de dissimulation du travail politique. Il vise à créer les conditions de réalisation d’un projet conservateur, présenté comme inéluctable. C’est ainsi que s’est construite la "voie étroite" suivie par les dirigeants politiques français depuis une quinzaine d’années. La démocratie de marché peut alors apparaître comme "la fin de l’histoire", et le social-libéralisme comme l’horizon indépassable pour nos sociétés. »

Par conséquent , la légitimité des membres de l’ex-fondation Saint-Simon à critiquer le néolibéralisme de l’internet et à dénoncer les idiots utiles du capitalisme sauvage devient particulièrement discutable.

En revanche, la « noblesse culturelle » attachée à ses privilèges ne semble pas s’être éteinte avec la dissolution de la fondation...

Le GESTE, groupement des éditeurs de services en ligne

Second point commun fort instructif entre nos grands éditorialistes : leurs médias, une fois transposés sur l’internet, participent au Groupement des éditeurs de services en ligne.

La liste des membres du Geste nous donne une idée assez hétéroclite de ce que peuvent être des « éditeurs » ; on trouve aussi bien des médias que des start-up ou des entreprises dont on se demande ce qu’elles « éditent » (sauf si l’on n’est pas choqué par le mélange entre sites d’information de presse et sites de contenus publicitaires).

Lobby corporatiste, le GESTE tente depuis des années de faire passer l’idée d’une régulation qui préserve les intérêts de ses membres : définition de « règles » dans la façon d’effectuer des citations et des liens hypertextes sur l’internet, définition d’une « déontologie » et de « chartes » qui permettraient de séparer l’information certifiée conforme de l’information fournie par tous les affreux qui ne font pas partie du GESTE.

L’association est présente dans toutes les tentatives de régulation des contenus depuis longtemps.

À l’origine, il s’agit d’une association de distingués minitelistes, une majorité de ses adhérents tirant leurs revenus du Minitel rose (les joies de l’information par 36 15 !). Antoine Beaussant en devient le président en 1990, réélu en 1996 ; parmi les 80 adhérents de l’époque, on trouve TF1, NRJ, Skyrock, Libération, Hachette Filipacchi, Infonie, Microsoft, Compuserve... Bref de beaux médias connus pour la qualité et l’indépendance de leur information.

Antoine Beaussant est remplacé depuis par Philippe Jannet, des Échos.

En 1997, première grande tentative d’imposer une régulation des contenus sur l’internet. Sous l’impulsion du ministre François Fillon, dont une première tentative de loi venait d’être censurée par le Conseil constitutionnel, une commission est chargée de définir un « code de bonne conduite à usage des professionnels » ; président : Antoine Beaussant ; éditeur : le GESTE. Voilà une « autorégulation » qui ne risquait pas d’enquiquiner les professionnels de la profession.

La fameuse « Charte » de la Commission ne sera jamais adoptée, faute de consensus entre les participants (dont plusieurs associations citoyennes de l’époque), et faute à la dissolution du ministre. Le texte, mort né, figure cependant sur le site du GESTE, qui prétend ainsi qu’il a une quelconque valeur : « La Charte de l’Internet a fait tout au long de ces quatre mois, et selon un rythme bimensuel, l’objet de débats publics au sein d’une assemblée regroupant l’ensemble des acteurs concernés. Ces réunions ont permis aux acteurs de confronter leurs points de vue, de prendre en compte les problèmes rencontrés par chacun, favorisant ainsi l’émergence d’accords sur la base d’avancées et de concessions réciproques. » Rappelons-le, cette charte ne vaut rien, et fut dénoncée en son temps par tous les participants à la commission, à l’exception du GESTE lui-même.

Aujourd’hui, c’est avec une constance admirable que le GESTE, par l’intermédiaire de Michel Colonna, participe au Forum des Droits sur l’Internet, où il nous gratifie régulièrement de liens vers la charte illégitime de son association, et de ses explications passionnantes sur le « deep linking »...

Au rayon des intérêts croisés, quelques anecdotes (mignonnes) :
-  l’activité toute entière du GESTE sur l’internet semble longtemps avoir été une guérilla contre Net2One, startup proposant des fils d’information tirés d’autres médias. Philippe Jannet expliquant en mars 2000 : « Pour notre part, nous souhaitons préserver la création intellectuelle et ne pouvons accepter les pillages organisés et systématiques de nos sites par les Newsinvest, Net2One et autres... » ;
-  en novembre 2000, Net2One rejoint le GESTE, en promettant de respecter la « Charte de l’internet » ;
-  le représentant du GESTE au FDI, Michel Colonna d’Istria, était le directeur des éditions électroniques de Libération depuis mai 1999, après avoir participé au lancement du site du Monde ;
-  le successeur de Michel Colonna à la direction du Web de Libération, Laurent Maury, a quitté Libé pour rejoindre Net2One en septembre 2001.

Chassés-croisés, les « pilleurs » d’hier deviennent les alliés d’aujourd’hui, l’expertise d’une presse « libre » au service des start-up et du lobbying, tout cela autorise certainement à définir les « civilités » d’un internet qu’on ne veut pas livrer aux néolibéraux à l’américaine. La grande presse des faiseurs d’opinion, lorsqu’elle traite de l’internet (dont le sujet principal depuis plusieurs années est la régulation), se retrouve ainsi témoin et acteur de ces sujets, sans que le lecteur soit jamais informé des participations plus ou moins croisées ni des intérêts économiques engagés par ces médias...

La notion de conflit d’intérêt (un journaliste ou un média est directement concerné par les sujets qu’il traite) est, il faut le reconnaître, particulièrement floue dans la presse française. Quel média français, évoquant la création du Forum des Droits sur l’Internet, a pris le temps d’informer ses lecteurs qu’il participait à ce Forum par l’intermédiaire du GESTE chargé de défendre ses intérêts sectoriels sur le réseau (on remarquera que le premier thème de débat retenu par le FDI pour cette rentrée 2001 concerne fort justement « les enjeux juridiques des liens hypertextes ») ? De là, l’omniprésence des partisans de la régulation des contenus dans des médias qui participent tous à cette régulation n’étonnera pas.

Fort bien médiatisé par nos amis faiseurs d’opinion, Dominique Wolton, dans un journal de Barcelone, résumait parfaitement l’objectif inavoué de ce grand bazar régulateur, à la question « Quelle solution proposez-vous ? », il n’hésitait pas à préconiser : « Un contrôle centralisé de l’information à l’échelle mondiale par des journalistes, qui répondront de la véracité de toute cette information. »

3. La régulation et les quadras du Parti socialiste

« Quiconque vit à la cour des princes et aspire à être employé par eux doit se tenir sous leurs yeux autant qu’il peut, car souvent une affaire surgit, et, s’il te voit, se souvient de toi et, souvent, te la confie, alors qu’il la confierait à un autre, s’il ne te voyait pas. »
F. Guicciardini, Ricordi, Conseils et avertissements en matière politique et privée, 94

Comme le monde est petit, et celui de l’Internet encore plus, on retrouve sur le site du passage du Fromveur l’équipe quasiment exhaustive de J’accuse (Philippe Breton, Marc Knobel, Antoine Peillon, Gérard Rabinovitch), un inconnu (Alain Vincenot), une trésorière nationale du SNJ élue à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (Agnès Beaudemont-Dubus), un directeur de l’information à l’ambassade d’Israel (Yigal Palmor) et... un porte-parole du Parti socialiste (Vincent Peillon).

Vincent Peillon a visiblement, lui aussi, le goût de l’imagerie spectaculaire. Si Pierre Marcelle soutenait son ami Philippe Val « jusqu’à éradication des malfaisants qui, sur le Web, dénaturent et modélisent la culture à leurs exclusifs profits », si Stéphane Lilti proposait « Si on ne peut pas filtrer, alors qu’on éradique ! », Vincent Peillon expose sa vision pour le moins progressiste de l’éducation des jeunes : « Dans un entretien télévisé, Vincent Peillon a souligné le caractère prioritaire de la lutte contre l’insécurité. Selon le porte-parole du Parti socialiste, il convient de poursuivre l’action engagée par le gouvernement, en consacrant davantage de moyens à ce problème. Evoquant la mise en oeuvre des "centres d’éducation renforcée" pour les mineurs délinquants, le député de la Somme a indiqué qu’il était dans l’intérêt de la société de procéder à l’éradication des comportements violents. Quant à l’opposition, elle se livre à une "manipulation politicienne", en dépit de son impuissance à résoudre ces problèmes. » (Parti-socialiste)

Tant de kolossale finesse de la part des e-dreyfusards fait frémir.

Vincent Peillon fait partie des quadras qui montent au Parti socialiste, ces derniers sentent que leur tour est bientôt arrivé. Ses camarades de jeu en politique sont l’ami Christian Paul (avec lequel il aime à signer des articles rappelant qu’ils sont de gauche - Le Monde, 03/03/01) et l’ami Montebourg. À charge pour eux de « faire leurs preuves » sur les sujets qui fâchent. Vincent Peillon et Arnaud Montebourg chargés d’un rapport sur le blanchiment d’argent, Christian Paul chargé d’un difficile rapport sur la régulation de l’internet ; rapport dont il sortira avec les honneurs, puisqu’il réussit à ne pas embraser l’internet français. Forts de la réussite de leurs rapports respectifs, V. Peillon devient peu après porte-parole du PS et C. Paul est propulsé sous-ministre des DOM-TOM. L’amiral du FDI l’avait annoncé : direction les îles chaudes.

Gagnons ici du temps et admettons avec une certaine candeur que tant de proximité dans les réseaux d’influence est très certainement le fruit du hasard. Ou peut-être s’agit-il du fameux « cercle de la raison » ?

Libéral, mais de gauche...

Nous traiterons ce dernier paragraphe rapidement parce que le sujet est largement connu, et d’autres articles l’ont déjà abordé. La question est simple : en quoi le gouvernement socialiste a-t-il mené une politique de gauche sur l’internet ? En quoi son action a-t-elle aidé à combler le « fossé numérique » ?

Au contraire, on nous a servi une action systématiquement néolibérale (privatisation de France Télécom, tout en protégeant son monopole qui a permis de transformer les internautes à vaches à lait, investissements pharaoniques dans les start-ups, milliards perdus dans l’UMTS...), l’apologie d’une nouvelle économie qui n’aura fait que ruiner les petits épargnants (les salariés de France Télécom payés lors de la privatisation en monnaie de singe... on a perdu des électeurs pour moins que cela) et dont la vulgate ultralibérale a atteint les limites du ridicule.

En vue des élections, il va donc falloir rappeler à son électorat pourquoi il faut qu’il vote pour vous. Classique : du sécuritaire (une ministre annonçant en grande pompe la création d’une adresse email qui existe depuis belle lurette) et de la lutte contre le fascisme. Rappeler que la gauche est de gauche et que l’extrême-droite est de droite (donc ne votez pas à droite, [deux fois]).

Cette instrumentalisation est clairement décrite par Denis Collin et Jacques Cotta (L’illusion plurielle, J.C. Lattès, 2001) : « Avec l’accumulation des problèmes non résolus sur le terrain social, l’antiracisme a pris une place de plus en plus importante dans le discours de la gauche en général et du PS en particulier. L’objectif ainsi recherché est triple. Il s’agit d’abord, en mettant des couches marginalisées et surexploitées au centre du débat, de réaffirmer une identité de gauche. En propulsant un adversaire raciste nettement surévalué, il s’agit ensuite de réaliser l’unité derrière le Parti Socialiste. Le discours antiraciste doit enfin offrir un accès direct à la jeunesse en multipliant les réseaux associatifs. [...] [Dès 1983] Le "peuple de gauche", auquel François Mitterand a si souvent fait appel, est la première victime de la politique d’austérité mise en oeuvre. La période qui s’ouvre verra de moins en moins les clivages gauche-droite s’opérer sur les questions sociales ou économiques. Il faut trouver un substitut. "Dès lors, la gauche va chercher de plus en plus son supplément d’âme de gauche sur la question antiraciste" [Entretien du 11 mai 2000 avec Malek Boutih, président de SOS-Racisme]. »

Le but politique de la régulation est donc :

-  le transfert de la souveraineté populaire incarnée dans l’État aux intérêts privés, par le biais de la corégulation ;

-  discours sécuritaire : on fait savoir qu’on fait quelque chose contre les pédo-nazis (on fait certes n’importe quoi, avec un prix exorbitant pour les libertés publiques, mais qu’importe) ;

-  le rapprochement avec les réseaux associatifs et la récupération de leur discours (voir L’État et les marchands dégainent l’alibi solidaire) ;

-  dans le même ordre d’idée, prétendre lutter contre le néolibéralisme, que l’on a soi-même mis en exercice tout au long de son mandat (et qu’il faut donc attribuer à ses détracteurs : les libertaires sont des libéraux, il faut lutter contre le « vide juridique » qui ne profite qu’aux plus forts, etc.), en s’attaquant à une liberté publique fondamentale ;

-  par l’extrême médiatisation d’une extrême-droite repoussoir, resserrer les rangs autour de la gauche et jouer d’une figure consensuelle du mal afin de taire les critiques et d’obtenir des tribunes dans la presse (mieux vaut prétendre combattre le racisme que défendre par exemple la propriété intellectuelle).

La justice, si les marchands le veulent bien

Terminons ce petit tour d’horizon des apprentis-régulateurs par le juge Jean-Jacques Gomez, sans qui l’internet français ne serait pas ce qu’il est. Lui aussi a sa petite idée sur la régulation de l’internet.

Interviewé par le magazine Transfert en octobre 2000, il annonçait sans rire que « dans quatre ans, le Web sera régulé » (non, pas « dans quelques années », pas l’année prochaine, pas dans trois, pas dans cinq, « dans quatre ans » pile-poil). Régulé de quelle manière ?

Réponse sidérante de la part d’un juge de la République : « Les États doivent mener une réflexion commune. C’est souvent utile mais aussi très long. Le privé aurait donc intérêt à anticiper le mouvement pour asseoir sa crédibilité. Peut-être avancera-t-il plus vite que les instances publiques ? Les fournisseurs d’accès pourraient ainsi jouer un rôle en acceptant le filtrage de certains sites. Ils sont omniprésents sur Internet et y assument peu de responsabilités. Il faut savoir que, hormis pour le commerce électronique, l’internaute n’a pas l’obligation d’accepter des conditions de visite d’un site. Personne n’enregistre son engagement. Les intermédiaires s’achètent ainsi une bonne conscience. Il faudrait rendre les chartes d’utilisation plus contraignantes. »

Faut-il une instance de co-régulation ? Nouvelle réponse édifiante : « Oui, bien sûr, mais seulement si les principaux opérateurs du Réseau y assument leurs responsabilités. Les professionnels redoutent la suprématie d’une instance nationale et la peur des concurrents plus puissants les pousse aussi à s’en remettre aux juges. »

À ce train, si les entreprises doivent anticiper sur les décision politiques et intervenir directement dans l’expression publique, en se passant de décision de justice, on pourrait tout aussi bien privatiser la justice...

Pour le reste c’est déjà fait, ou en très bonne voie, les marchés sont confiants.

 
 
Lirresponsable et ARNO*
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Vainqueur 1982 du concours « Chateau de sable » du Club Mickey des Pingouins à Sainte-Cécile.
28 septembre 2003
6 octobre 2003
AMOK-FAAA
Memento finis
15 juillet 2003
7 juillet 2002
28 mars 2002
13 septembre 2001
 
SPIP
Web indépendant


Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme
16 octobre 2001, message de Laurent Martinez
 

Heu... ben j’ignore pourquoi mais le forum m’a refusé deux fois ce message en réponse au commentaire "Suicide d’un grand sage" d’Emmanuel. J’essaie de le passer en "nouveau message"...


« [...] vous ne dites pas que vous êtes opposés à TOUTE régulation idéologique. »

Et pour cause... Lirresponsable te répond (avant même ta question) pourtant : « [...] de véritables pédophiles ou fascistes viennent sur Uzine proposer des plaidoyers déguisés »

Ben oui, sur Uzine la régulation se fait plus en fonction des individus que des textes.

Probablement par maladresse, Lirresponsable oublie des détails :
-  Pour le cas du fasciste, Arno* lui-même était allé chercher et avait publié un texte qu’il trouvait « très bon ». C’était avant de savoir que son auteur était membre d’un groupuscule d’extrême droite. Le bon texte fut alors retiré ! Un plaidoyer déguisé ? (c :

-  Pour le cas du pédophile, il s’agit en fait d’un ex-pédophile, qui jamais ne passa à l’acte (donc qui n’a rien fait d’illégal) et dont le texte était en passe d’être publié puisque tous les admins "travaillaient" à le finaliser et l’avaient trouvé très compétent bien qu’un peu emporté, tous sauf l’admin qui força l’auteur à exposer sa vie privée. Ce qu’il fit avec une honnêteté intellectuelle et un sens du respect pour l’être-humain que les admins auraient mieux fait d’imiter au lieu de se prendre pour un tribunal ! Bien sûr le texte passa rapidement à la trappe... Un plaidoyer déguisé ? (c : Il se trouve que ce texte dénonçait un projet de loi européen qui fut refusé tel quel avec les mêmes arguments que ce plaidoyer déguisé ! Je propose que Lirresponsable aille faire un tour au conseil européen pour y chasser les dangereux pédophiles qui y règnent. (c ;<

Voilà pour coller davantage à la réalité de la sélection d’uZine. (c ;

Répondre
> Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, 16 octobre 2001

Salut,

Pour le cas du fasciste, Arno* lui-même était allé chercher et avait publié un texte qu’il trouvait « très bon ».

A ma connaissance, personne n’a sollicité ce texte. Il a été proposé spontanément par la personne en question, et il était effectivement plutôt correct (assez abstrait). C’est quand on a appris que l’auteur était membre du GRECE qu’on a préféré le retirer. C’était il y a presque un an.

Lirresponsable ne parle pas de ce cas-là mais deux ou trois propositions récentes, dont une d’un membre de Mensa (note : association qui recrute ses adhérents sur le seul critère d’un QI supérieur à une certaine valeur) webmestre d’un site qui fait des liens vers des textes "démontrant" (dans une esquisse atrocement poussive de raisonnement mathématique qui fait vraiment pitié, surtout quand elle est soutenue par quelqu’un qui prétend faire partie des "2% les plus intelligents de l’humanité" - traduction du critère d’admission Mensa) que les noirs ont un "coefficient d’agressivité" (sic) supérieur aux blancs et aux asiatiques ( !). L’article proposé était un pamphlet anti-politiquement correct approximatif qui évitait soigneusement de faire la critique des excès inverses (qui ont précisément donné lieu à la naissance du politically correct) - puisqu’ils font partie de l’idéologie de l’auteur.

a+

Antoine.

Répondre
> Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, Laurent Martinez, 17 octobre 2001

Salut Antoine ! (c ;

Merci pour les précisions, même si une est contradictoire avec les infos que j’ai...

Ceci dit, ok j’ai été acide dans mon propos (mais ce sont vos propres méthodes)... pour autant il me semblait clair qu’il critiquait le principe de filtrer selon l’auteur et pas le contenu. Devant tes arguments, ma critique continue de constester un fait que tu ne nies pas. Et tu ne réponds en plus qu’à la moitié.

Si je peux me proposer d’être constructif : plutôt que de supprimer un bon texte (pour les plaidoyers liberticides je pense que l’on est du même avis), il me semble plus efficace de le publier mais d’utiliser le forum pour exprimer son éventuel doute sur les intentions de son auteur étant données ses activités...

J’en avais parlé à Arno* à l’époque du mec du GRECE, il craignait alors que cette façon de faire fasse passer le minirezo pour des "fliqueurs". Personnellement, je ne vois aucun inconvénient à ce que les admins d’un site qui permettent l’expression de tiers se renseignent sur ceux-ci tant que ça reste dans le respect de nos lois. C’est pourquoi j’ai été très heureux de lire le présent article de Arno* et Lirresponsable et n’ai pas pu m’empêcher de constater que c’était exactement la pratique que j’avais proposé pour les auteurs "douteux". (c ;

Alors pourquoi ne pas élargir son application maintenant que la méthode est votre ? (c : Arno* avait raison sur un point, ça n’a pas manqué : on est vite venu vous reprocher de "fliquer". Mais quoique vous fassiez, tous les reproches possibles seront dans le panel de vos lecteurs. Franchement, qui s’est décrédibilisé le plus ? Arno* ou Lilti ? ((c ;

Et pis je déteste l’argument "si on fait ça, on va pener que..." (c : Je l’ai assez dit...

Tout ça parce que j’avais trouvé la question de Emmanuel très intéressante. Et c’est dommage qu’elle fut ignorée (surtout après qu’on est trouvé intéressant d’étaler sa culture gigantesque face à se que l’on croyait être un imbécile)... Comment prétendre défendre une liberté d’expression quand on ne l’applique pas soi-même ? Il me semble que mon idée permet de mettre ses actes en phase avec son idéologie tout en réglant son inconvénient : permettre l’expression aussi à des "salauds", "cons", "méchants", gens qui pensent pas comme vous (au choix). (c ;

Et puis à jouer à filtrer à la tête du client, vous pourriez facilement tomber dans le travers de troller vous-mêmes vos propres forums quand il est celui du texte d’un auteur que simplement vous jugez "con" ou "ridicule" ((c ; ... autant de concepts qui sont, pour moi cette fois, imatures et égocentriques pourtant je ne me permettrai pas de priver pour si peu d’expression ceux qui les choisissent comme raisonnement intelectuel.

En espérant vous influencer... (c ;

Répondre
> > Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, 17 octobre 2001

Salut,

J’en avais parlé à Arno* à l’époque du mec du GRECE, il craignait alors que cette façon de faire fasse passer le minirezo pour des "fliqueurs".

Inquiétude légitime. La question était de savoir s’il valait mieux se faire taper dessus par les Martinez & co parce qu’on a supprimé un article sur le critère de l’appartenance politique de l’auteur (qui n’apparaissait pas dans les propos de l’article), ou s’il fallait risquer de donner un argument (bidon certes, mais symboliquement assez imparable) à ceux auxquels on reprochait leur aveuglement (certaines associations anti-racistes). Aucune solution n’était vraiment satisfaisante, fallait pourtant faire un choix.

Alors pourquoi ne pas élargir son application maintenant que la méthode est votre ?

Pardon, élargir son application à quoi ?

il me semble plus efficace de le publier mais d’utiliser le forum pour exprimer son éventuel doute sur les intentions de son auteur étant données ses activités...

Oui mais ça expose à un forum qui pourrit le site et déclenche une polémique incontrôlable et désastreuse. Le type en question, si tu cherches un peu, n’était pas un petit poisson. Enfin, encore une fois, la décision ne pouvait pas être parfaite, mais il fallait en prendre une, voilà....

Arno* avait raison sur un point, ça n’a pas manqué : on est vite venu vous reprocher de "fliquer".

Sur le cas en question, je n’ai rien vu.

Comment prétendre défendre une liberté d’expression quand on ne l’applique pas soi-même ?

Parce que tu raisonnes binaire en concevant une liberté absolue, tu ne réussiras pas à trouver un comportement concret qui soit en accord avec cet idéal. Tu sais bien que la liberté absolue n’existe pas, et qu’"appliquer une liberté" sous-entend en fait (en-dehors du flou lié au terme "appliquer" lui-même : nous ne décidons pas des libertés de l’ensemble de l’humanité, mais juste dans l’espace défini et très restreint que nous avons construit pour étendre, non juste modifier, les moyens d’expression disponibles sur le Net - i.e. on a construit un nouveau territoire au lieu de nous approprier un existant auparavant différent, ce qui est d’ailleurs caractéristique du fonctionnement du Web) de l’appliquer jusqu’à un certain point que l’on considère satisfaisant ou en tout cas un compromis acceptable. La liberté absolue, c’est un troll.

Et puis à jouer à filtrer à la tête du client, vous pourriez facilement tomber dans le travers de troller vous-mêmes vos propres forums quand il est celui du texte d’un auteur que simplement vous jugez "con" ou "ridicule"

Oui, c’est possible. Enfin, tu sais de toute façon que personne n’est à l’abri de débordements d’humeur ou de coupables facilités. Rares sont les tableaux d’ensemble entièrement satisfaisants, quand on s’adonne à des projets réels.

ciao

Antoine.

Répondre
> Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, Martinez Laurent, 17 octobre 2001

« Pardon, élargir son application à quoi ? »

Peu importe... tu as répondu. (c ;

« Parce que tu raisonnes binaire en concevant une liberté absolue »

Non, pour moi c’est clair : la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres !

Ainsi, concernant la liberté d’expression, s’arrêter de considérer l’expression pour considérer son auteur n’est pas du tout concevoir de façon raisonnable les limites de cette liberté plutôt que succomber à l’utopie d’une liberté absolue, c’est tout simplement une excuse bidon ! (c ; On ne parle plus de la même chose.

Où as-tu lu que je prônais de pouvoir exprimer n’importe quoi ?? Je dis simplement que n’importe qui doit pouvoir s’exprimer tant que son propos ne représente pas un abus de la liberté d’expression.

C’est pourtant simple de faire la différence entre une expression et celui qui l’exprime...

« nous ne décidons pas des libertés de l’ensemble de l’humanité, mais juste dans l’espace défini et très restreint [...] »

On y arrive... (c :

Effectivement ! Mais justement PERSONNE, même pas les législateurs, ne décident de la liberté d’expression de l’ensemble de l’Humanité. Alors le classique argument massu « t’as qu’à aller t’exprimer ailleurs » m’a toujours semblé très léger, surtout dans la bouche d’un prétendu défenseur de la liberté d’expression. (c :

Réalises-tu qu’en défendant votre régulation, tu adoptes la même dialectique que les législateurs qui en ce moment veulent réguler l’Internet ? (c :

Evidemment, les repères non rien à voir, mais la logique est identique :

« Aucune solution n’était vraiment satisfaisante, fallait pourtant faire un choix. »

« Enfin, encore une fois, la décision ne pouvait pas être parfaite, mais il fallait en prendre une. »

On dirait presque du Pasqua !

Ce « compromis acceptable » que tu défends correspond, avec les critères d’acceptation des régulateurs du gouvernement (bien sûr différents des tiens et je préfère les tiens) à leur compromis acceptable à eux : on accepte les mots, mais pas les logos. On accepte la critique mais pas quand elle met une entreprise en danger...etc...etc.

Un compromis dans un principe fait s’écrouler le principe !

Certes c’est pas facile de gérer un système qui respecte la liberté d’expression. Mais si vous, admins sur uZine, nous dîtes que c’est trop compliqué, comment veux-tu être crédible quand tu défends, contre un gouvernement, la liberté d’expression pour tout un pays, espace bien plus complexe à gérer que votre petit site ? (c ;

Un bon principe, un principe bien compris s’applique sans compromis ! La liberté des uns qui s’arrête à celle des autres est un principe relativement objectif qui contient explicitement ses propres limites (pas de compromis personnels à inventer) ! Les cas équivoques sont vraiment très rares surtout pour le cas de la liberté d’expression...

J’te raconte pas ici ma façon d’avoir compris et d’appliquer ce principe (trop long), mais je défends qu’on peut très bien appliquer une liberté d’expression non-absolue bien sûr mais avec des limites objectives. Certes, l’objectivité humaine n’est pas non plus absolue, mais de là à confondre expression et "celui qui exprime", j’crois que l’être humain de bonne fois peut faire moins subjectif. (c ; Evidemment, le premier fondement de l’application du dit principe est le respect (au sens du minimum dû) de toutes les expressions tant qu’elles ne sont pas liberticides, c’est difficile pour beaucoup... Mais la difficulté est là et pas dans l’application du principe ! (c ;

Qu’on me dise « sur uZine on a décidé de choisir qui parle et quels thèmes, de quelle façon et avec quel courant idéologique » ok, c’est clair ! Il n’est pas souhaitable non plus que tous les e-zines jouent le jeu de la liberté d’expression, y’a d’autres intérêts qu’offrir un espace d’expression libre. Mais qu’on vienne pas me faire gober qu’ici la publication est à tous, et surtout qu’on vienne pas, résigné, me dire « ouai, mais c’est dur hein ! », c’est quand-même plus pertinent d’assumer la réalité ! (c ;

Répondre
> > Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, 17 octobre 2001

Non, pour moi c’est clair : la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres !

Oui bien sûr. Mais où commence la liberté des autres ? Heu... là où s’arrête celle des uns ? C’est donc circulaire alors ? Bravo Laurent, tu découvres qu’il existe des problèmes indécidables rationnellement ! Ajoute à cela qu’il n’y a pas "les uns" et "les autres" mais un nombre N d’individus (N = 6 milliards) entre lesquels existent des relations très complexes et sans régularités statistiques simples, et tu comprendras que prétendre traiter le problème de la liberté en deux lignes comme tu le fais est complètement idiot.

Où as-tu lu que je prônais de pouvoir exprimer n’importe quoi ? ? Je dis simplement que n’importe qui doit pouvoir s’exprimer tant que son propos ne représente pas un abus de la liberté d’expression. [blablabla]

Relis ce que j’ai écrit concernant la justification de la chose. Tu argumentes sur le point précis si tu veux, mais tes divagations spécieuses sur des concepts que tu ne maîtrises pas ne font pas partie de la discussion pour moi.

Mais justement PERSONNE, même pas les législateurs, ne décident de la liberté d’expression de l’ensemble de l’Humanité.

Non mais ils décident de la liberté d’expression sur un territoire sensiblement plus important que celui d’uzine. De plus, ce territoire a été conquis par eux ; celui d’uzine a été ajouté aux territoires existants. En d’autres termes, un législateur qui régule la liberté dans un pays, c’est un tort causé et une diminution statistique des libertés de l’ensemble de l’humanité. uzine qui n’accepte pas tous les articles proposés, ce n’est pas un tort car si uzine n’existait pas l’espace d’expression serait moins important, sans répercussion positive sur le reste. C’est ce que tu aurais compris si tu avais pris la peine de lire et de comprendre ma réponse précédente.

Evidemment, les repères non rien à voir,

Tu en conviens, c’est bien.

mais la logique est identique :

Evidemment puisque quand un problème se pose il faut prendre une décision. Le problème a été exposé plus haut dans mon autre message, les arguments en faveur de chaque solution également, tu argumentes sur le problème précis si ça t’amuse, mais si le but est de disserter sans fin, sans fond et sans objet concret, ça ne m’intéresse pas.

On dirait presque du Pasqua !

Très amusant. Regarde ta réponse à Lilti : "vous ne faites que traiter les gens de nazis".

Un compromis dans un principe fait s’écrouler le principe !

Donc le seul principe qui vaille pour toi est celui de la liberté sans compromis, donc de la liberté absolue. On revient à ce que je disais plus haut, je ne répète pas, tu seras assez grand pour aller chercher toi-même (et aussi, je l’espère, pour arrêter de poster circulairement sur les mêmes arguments foireux).

Mais si vous, admins sur uZine, nous dîtes que c’est trop compliqué, comment veux-tu

Pardon, je parle en mon nom, je n’endosse pas quoi que ce soit d’autre. Ca ne m’empêche pas d’expliquer quand une demande est faite, mais visiblement celle-ci visait plus à venir troller qu’à discuter d’un fait précis (puisque celui-ci n’apparaît absolument plus dans ton dernier message).

Mais qu’on vienne pas me faire gober qu’ici la publication est à tous,

Personne n’a jamais essayé de te faire gober cela, les règles ont été énoncées dès le début, il y a une sélection à la publication par les administrateurs, c’est ce qui est expliqué en premier quand tu t’inscris pour avoir un accès rédacteur. Relis les articles sur les modalités de fonctionnement d’uzine, la ligne éditoriale, au lieu de ressasser sous une forme masquée les rancoeurs que tu as pu accumuler suite à tel ou tel évènement interne.

Répondre
> Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, Laurent Martinez, 18 octobre 2001

« Donc le seul principe qui vaille pour toi est celui de la liberté sans compromis, donc de la liberté absolue. »

Débat de sourd... (c :

Je ne reviens pas sur tous les points qui prouvent au mieux un quiproquo, au pire de la mauvaise foi... je t’encourage simplement à te demander quel genre d’expression peut être liberticide ? Quel(s) usage(s) concret(s) de la liberté d’expression prive la liberté d’un autre ? (c ;

Je vois pas ce que les stats viennent faire la dedans... régulières ou pas...

Si tu trouves que c’est insoluble et si je pense le contraire, c’est éventuellement qu’on n’a pas la même conception de la liberté. Ca aurait pu être intéressant d’en parler, de comprendre la conception l’un de l’autre (sauf si tu juges la tienne universelle bien sûr)... (c :

Effectivement, tu peux aussi me juger "idiot" ou "troller" ! (c :

« mais si le but est de disserter sans fin, sans fond et sans objet concret »

L’objet est la liberté d’expression !

« Ca ne m’empêche pas d’expliquer quand une demande est faite, mais visiblement celle-ci visait plus à venir troller qu’à discuter d’un fait précis (puisque celui-ci n’apparaît absolument plus dans ton dernier message). »

La demande était : « pourquoi vous ne dites pas que vous êtes opposés à TOUTE régulation idéologique ? »

1- personne n’a répondu avant moi !
2- J’ai utilisé 2 exemples pour étayer mon propos sur ce que je crois être votre position. C’était des éléments du débat et pas son centre !
3- J’en ai profité pour donner la mienne (de positions).
4- Depuis je ne parle de rien d’autre : de liberté d’expression.
5- Si tu tiens à rester figé aux 2 exemples et ne pas élargir le débat à un niveau plus générique, je ne vois personnellement pas à quoi ça peut mener ?

Y’a 2 approches du débat :

-  chercher coupables/innocents. Avoir tort/raison. (destructif)
-  faire avancer une idée à force d’arguments. Utiliser l’évenement pour en faire une expérience enrichissante. (constructif)

Ce qui était, pour moi, intéressant dans la question d’Emmanuel c’était de vous permettre éventuellement d’améliorer votre régulation. Si tout ce qui t’intéresse c’est de rentrer dans un conflit accusé/accusateur sur un fait précis, ça ne m’intéresse pas. Tu es sur la defensive, je ne peux rien faire sinon te redire que je me voulais constructif ! (c ;

Répondre
> > > Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, Laurent Martinez, 17 octobre 2001

« > > Arno* avait raison sur un point, ça n’a pas manqué :
> > on est vite venu vous reprocher de "fliquer".

> Sur le cas en question, je n’ai rien vu. »

Lilti disait : « Rien ne peut justifier que vous prétendiez constituer et publier de rétendus "dossiers" [...] »

Répondre
> > > > Petit plaidoyer déguisé anti-sectarisme, 17 octobre 2001
Il ne faisait pas allusion à la même chose et tu le sais très bien.
Répondre
On recommence..., Laurent Martinez, 18 octobre 2001

?!?!?!?

1- comme solution au mec de GRECE, j’avais proposé à Arno* de mettre en commentaire dans le forum les activités du monsieur et éventuellement pourquoi vous craigniez une manipulation de sa part (ca casse sa manipulaiton sans le privé de sa liberté d’expression). Y’a des moyens "diplomates" de faire aussi bien dans l’écriture du commentaire que dans la gestion des éventuels réactions pour ne pas foutre le feu dans le forum pour autant.

2- Dans le présent article, exposer les activités de Jaccuse et compagnie est très exactement ce qui fut fait ! Expliquer pourquoi y’a éventuellement manipulation aussi !

3- Lilti vient reprocher qu’on fasse un dossier sur lui ! Bref, qu’on le "flique" !

4- De la même façon, le mec du GRECE aurait probablement pu le faire et alors ? C’aurait été aussi peu convainquant que l’intervention de Lilti !

5 (conclusion)- Si c’est une mauvaise méthode pourquoi l’avoir utilisé en article ? Si cet article suit une bonne méthode, pourquoi ne pas l’appliquer en commentaire de l’article d’un auteur douteux ?

En espérant être plus clair...

Répondre
> > > Contrôleurs et régulateurs, même combat ? , Emmanuel, 28 octobre 2001

Bonjour Antoine, tu écris, à propos d’un texte refusé sur uzine : "Oui mais ça expose à un forum qui pourrit le site et déclenche une polémique incontrôlable et désastreuse."

Je ne sais pas trop ce qu’est une "polémique incontrôlable". Faut-il "contrôler" à ce point-là les discussions ? Faut-il ne pas mettre le texte d’un type du GRECE - avec des précautions et avertissements qui s’imposent, évidemment, pour désolidariser le site - si par hasard ce texte pose des questions qui valent d’être débattues ? Je ne sais pas, mais il me semble effectivement difficile de militer pour une liberté d’expression "relative". Vous semblez admettre dans un concert bien touchant, les uns et les autres, qu’il faut des limites à la liberté d’échanger des idées. Je ne vous comprends pas. A part la diffamation envers des personnes et les insultes, déjà réprimées par la loi, pourquoi acceptez-vous comme "allant de soi" qu’il faudrait des limites ? Pourquoi ne pas mettre en cause cette obsession actuelle et moralisatrice des limites, et cette peur de la liberté de penser, d’échanger, d’envisager des points de vue quels qu’ils soient ?

Je crois qu’on prend pour naturel, même à l’extrême-gauche, une sorte de soupe "éthique" pleine de lieux communs. On vit à une époque de moralisme rigide, à tel point qu’on ne comprend même plus ce qu’ils écrivaient en 68. On entend parler de mariage, de "fidélité", de travail, de "valeurs" à longueur de médias, alors que le but des libertaires est de casser les structures normatives telles que famille et mariage, cesser de travailler, d’être infidèle, de se libérer de l’aliénation par des "valeurs" et autres morales. En bref, si les libertaires de 68 étaient transportés ici de leur lointain passé et voyaient les "scrupules" et le flicage que l’on fait pour empêcher le libre débat d’opinions, même à l’extrême-gauche, ils seraient bien étonnés ! Et je crois qu’ils auraient le sentiment de lire de discussions de réacs, parfois...

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> La régulation était fermée de l’intérieur
11 octobre 2001
 

Cher ARNO,

J’ai lu avec attention votre article "la régulation était fermée de l’interieur".

Quelque soient nos divergences (je suis l’avocat de l’UEJF, celui de J’ACCUSE et plein d’autres choses encore), je ne m’attendait pas à respirer en ce lieu les effluves qui s’en dégagent.

Permetez moi en effet de dénoncer avec force vos méthodes Staliniennes de basse police politique.

Rien ne peut justifier que vous prétendiez constituer et publier de prétendus "dossiers" sur les membres de cette association (sans même prendre la peine de vérifier vos informations ou leur portée).

Ainsi me mettez vous personnellement en cause pour un acte de ma profession d’avocat (ce qui n’est déjà pas terrible venant du "dernier rampart des libertés individuelles") dans l’affaire JUNOT .

Je suis en effet le Conseil de la famille d’une petite fille victime avec sa mère de la rafle du vel’dhiv’ le 18 Juillet 1942, séquestrée à Pithiviers pour être déportée et gazée à Auschwitz tragiquement le jour anniversaire de ses trois ans le 31 août 1942.

Une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité est à l’instruction sur les responsabilités éventuelles du sous préfet de Pithiviers de l’époque Michel JUNOT.

Cela ne plait pas à tout le monde, en particulier à Mr Klarsfeld que vous citez abondamment (et lui seul) et plus généralement à l’ entourage politique de Mr CHIRAC .

Que savez vous sur le sujet ?

Qu’avez vous tenté de savoir ?

La réalité est que le rôle de l’ancien sous préfet de VICHY, le sort le la petite fille que j’évoquais plus haut vous intéressent fort peu.

La référence à l’affaire Junot dans votre papier n’est que l’instrument du discrédit personnel sous lequel vous tentez systematiquement d’ensevelir vos contradicteurs pour mieux les éliminer.

Vos méthodes, monsieur, sont celles des fachistes.

Votre papier anonyme pue la haine et vous discrédite.

Je signe pour ma part sans pseudo selon ma conception de la liberté et l’honorable profession que j’exerce.

Stephane LILTI (liltilaw@noos.fr) avocat

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, Antoine, 11 octobre 2001

Bonjour,

Permetez moi en effet de dénoncer avec force vos méthodes Staliniennes de basse police politique.

... Comme votre collègue de l’AIPJ Stéphane Peillon qui voit un "chien de garde patronal" dans chaque contradicteur ? D’ailleurs, c’est un vocable d’extrême-gauche, faites attention, le "stalinisme" n’est peut-être pas loin !

Rien ne peut justifier que vous prétendiez constituer et publier de prétendus "dossiers" sur les membres de cette association (sans même prendre la peine de vérifier vos informations ou leur portée).

Vous auriez peut-être dû le dire directement à L’Express, puisque c’est de que vient l’info "non vérifiée"....

Ainsi me mettez vous personnellement en cause pour un acte de ma profession d’avocat

Qu’est-ce qui vous gêne ? Le "personnellement" ou le fait que ce soit lié à votre profession ? A force d’inonder la presse de communiqués tapageurs, il ne faut pas vous étonner que vous soyez connu et que votre action fasse l’objet de débats et d’articles divers. A partir du moment où vous vous exposez et mettez délibérément en scène votre combat, il faudrait peut-être que vous acceptiez de discuter sur le fond...

à Mr Klarsfeld que vous citez abondamment (et lui seul)

Abondamment = trois phrases. D’autre part, le lien est dans l’article, n’importe qui peut aller se faire une idée (ce qui n’est pas le cas quand vous tronquez les décisions de justice sur votre site Web).

La réalité est que le rôle de l’ancien sous préfet de VICHY, le sort le la petite fille que j’évoquais plus haut vous intéressent fort peu.

Il est vrai que l’article ci-dessus se pose plus la question de savoir ce qui peut mener des gens supposément attachés aux libertés individuelles à préconiser des solutions délirantes pour "éradiquer" (le mot est de vous, ou d’un autre membre de votre association) des problèmes dont la dangerosité n’est nullement avérée. Il est vrai que l’objet de l’article n’était probablement pas d’étudier en détail une procédure judiciaire liée au génocide des Juifs il y a cinquante ans, mais des procédures liées à la volonté actuelle de "réguler" un outil de libre expression utilisé présentement. Insinuer que vos contradicteurs se soucient "fort peu" du "sort d’une petite fille" morte il y a cinquante ans dans un camp d’extermination vous semble peut-être rhétoriquement efficace (et, en outre, passablement calomnieux), mais ça n’apporte toujours rien sur le plan de l’argumentaire à propos de vos actions actuelles vis-à-vis d’Internet et des libertés individuelles.

Vos méthodes, monsieur, sont celles des fachistes.

Voilà qui est implacablement démontré :))

Votre papier anonyme pue la haine et vous discrédite. Je signe pour ma part sans pseudo selon ma conception de la liberté et l’honorable profession que j’exerce.

Votre conception de la liberté nie peut-être aux autres le droit de mettre en jeu un nom autre que leur patronyme officiel ? Vous êtes tout de même en mesure de comprendre qu’un nom choisi, s’il est pérenne, est tout aussi chargé de sens et de références qu’on nom imposé ? D’ailleurs, la loi consacre le droit au pseudonyme, étonnant, non...

Antoine.

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Rhétorique commune, Laurent Martinez, 16 octobre 2001

Décidemment, on pourrait faire un schéma standard de l’expression de Marc Knobel, des jeunes étudiants de l’UEJF, de Philippe Breton, de Stéphane Lilti ...etc :

1) Ne jamais répondre sur le fond du débat ! Jamais !
2) Ne jamais donner aucun argument fondé mais trouver un moyen (même s’il est très éloigné) d’instrumentaliser la souffrance du peuple juif pour se positionner, dans l’émotion du lecteur, du côté des "bons universels", contre les "méchants universels".
3) Une fois positionné, injurier son interlocuteur de nazi ou de fachiste.
4) J’oubliais... toujours commencer par "Cher contradicteur".
5) Ne surtout jamais avoir conscience que le contradicteur imaginaire (tel qu’il est perçu) n’est rien d’autre qu’un miroir. Quand la peur a remplaçé la raison, la vision de soi-même devient en effet insupportable...

« Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. » Beaumarchais

« La peur est la plus terrible des passions parce qu’elle fait ses premiers effets contre la raison ; elle paralyse le coeur et l’esprit. » Rivarol

« La peur est ce qui rend méchant ; la méchanceté est ce qui fait peur. » Eugen Drewermann

« La peur est la voie vers le côté obscur... la peur mène à la colère... La colère mène à la haine.. La haine mène à la souffrance... » Yoda

« Celui qui a la diarrhée n’a pas peur de l’obscurité. » Proverbe mongo (c ;

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Le parquet envoie J’accuse ! au tapis
4 octobre 2001, message de Laurent Martinez
 
Sur Transfert, on pourra se soulager un peu à lire comment le Grand Sage du parquet dégomma le Grand Sage Gomez et les Grands Sages enseignants au Bétar.
 
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> Le parquet envoie J’accuse ! au tapis, 4 octobre 2001
Bien vu, Laurent ! Comme ça ne sera plus accessible sur Transfert d’ici quelques jours, ci-dessous le même article archivé sur Yahoo...
 
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> La régulation était fermée de l’intérieur
3 octobre 2001, message de Association "Justice et Journalisme contre la Haine"
 

Bonjour ARNO,

vous semblez croire en la "démocratie". Rappellez-vous ce bon Platon, qui disait dans "La République" que le peuples, mu par la passion, la peur et le désir, ne peut se gouverner lui-même. Il a besoin de Philosophes-Rois, raisonnables et posés, siégeant pourquoi pas au Club St Simon. Pensez donc ! le peuple, livré sans défense à des sites pédophiles ? Ca y est, on verrait des centaines d’enfants violés, à cause de quelques textes sur le net ! Et que se passerait-il si les "appels à la haine" d’un site dénonçant les "racailles" qui brûlent les voitures en banlieues étaient entendus ? Ce serait immédiatement la guerre civile, les français se transformeraient en nouveaux SS, ils attaqueraient ces bons "jeunes" sans défense ! Non, nos sages connaissent la bonne marche de la société, ils calment peu à peu le peuple, l’éduquent progressivement, l’empêchent de choisir sur un coup de tête... Et vous voulez bloquer ce processus qui nous conduit vers une démocratie mature ? Vous croyez qu’il faudrait que les gens puissent dire n’importe quoi, n’importe comment ? Que proposez-vous donc ? Vous tournez autour du pot, vous dénoncez nos Sages, mais n’est-ce pas pour mieux dissimuler vos visées réelles : le chaos, les rumeurs, les pervers laissés libres de tromper les autres. Car vous ignorez le fond des choses : il y a de séducteurs qui entraînent les autres au mal, à l’erreur, à la folie. On ne peut pas discuter avec ces pervers, ils savent manier le sophisme ; ce sont les Le Pen, les pédophiles nazis racistes, les satanistes skins New Age, bref non seulement malades mentaux mais capables d’infecter par leurs jeux vidéos une population entière. Pire que des virus en guerre chimique ! Je n’en peux plus, je retourne me prosterner devant la photo de Gérard Miller, cette conscience éclairée, car j’entends déjà le bruit des bottes que vous allez déchaîner, avec vos raisonnement sur la "liberté" !

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, Mikeul, 3 octobre 2001

hum :o) je suis partagé, est-ce ironique ou pas ?

Bizarrement, la balance ne s’équilibre jamais : si l’on tente de limiter cette liberté d’expression en amont, on arrive à des bloquages et des absurdités, des limitations de cette liberté, pourtant inscrite dans la déclaration des droits de l’homme.

la démocratie américaine a ses qualités et ses défauts, mais je trouve que leur 1er amendement est tout de même une bonne idée.

Que fait-on ? limiter la liberté au risque de plonger droit vers la censure et la dictature (c’est peut-être fort mais les contraintes de toute ordre, économiques en particulier, que nous subissons en France ou ailleurs sont bien réelles), ou sauvegarder cette liberté d’expression, même en faveur de ceux qui disent des horreurs ?

Ex : Avec tous ces procès en diffamation, on arrive à ne plus avoir le droit de dire quoique ce soit sur une entreprise. Je n’ai pas le droit de dire quoique ce soit sur l’entreprise dans laquelle je travaille. Pour moi, cela s’appelle de la censure, point final.

Je vais ressortir cette citation classique de Voltaire : "Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire".

Et franchement, on ne peut pas dire qu’aux US, leurs extrémistes soient plus nuisibles, plus puissants qu’en France. Les autres font simplement en sorte de se servir de cette liberté d’expression pour parler plus fort.

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> > > La régulation était fermée de l’intérieur, Olivier, 4 octobre 2001

"la démocratie américaine a ses qualités et ses défauts, mais je trouve que leur 1er amendement est tout de même une bonne idée."

Je ne suis pas certain qu’il faille se precipiter sur le premier amendement pour faire des Etats-Unis un exemple de liberte d’expression. L’Amerique pratique bien plus la censure dans les media traditionnels que la France.

Si en general vous avez le droit d’exprimer n’importe quelle opinion, vous ne pouvez pas le faire n’importe comment. A la radio, tout est filtre "anti-grossierete". Les chansons sont saucissonnees (Emminem a la radio, c’est vraiment comique) et de charmants "Bips" viennent masquer les "fuck" et autres "shit" malvenus lors d’interventions d’auditeurs ou d’animateurs.

A la tele, les films sont tous modifies et amputes pour eviter les scenes choquantes et pour ne pas etre trop longs (comme il faut rajouter 5 minutes de pub par quart d’heure de film, ca prend un certain temps de regarder un film en entier...).

Pour Internet, une loi federale impose depuis peu l’utilisation d’un logiciel de filtrage sur tout ordinateurs connectes au Net dans les bibliotheques publiques.

En France, le pire qu’on puisse reprocher a la radio ce sont les quotas (forme de censure positive visant a faire croire que les chansons francaises meritent un traitement de faveur) et a la tele c’est de ne passer les bons films qu’apres 22h (des fois que les enfants les voient...) et de couper les generiques de fin.

Olivier

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, Kodbar, 3 octobre 2001

Bonjour,

C’est très dangereux de manier l’ironie de façon aussi alambiquée dans un débat en ligne :) C’est un coup à attirer tout les trolleurs de la place ! Et une fois que ces sales bêtes vous collent, plus moyen de s’en débarrasser !

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Leçon de Sophisme !, Laurent Martinez, 3 octobre 2001

Au cas où il n’y a pas d’ironie...

« il y a de séducteurs qui entraînent les autres au mal, à l’erreur, à la folie. On ne peut pas discuter avec ces pervers, ils savent manier le sophisme »

...et merci de nous en avoir montré un exemple croustillant dont la tautologie principale est de présenter comme des sages les gens que tu prétends défendre en conclusion de ta "réflexion", mais ceci sans nous démontrer en quoi ils étaient sage ! (c ;

Tu dis 3 fois que les sages sont sages et que donc c’est mal de dénoncer des sages ! Il est plus intéressant de réfléchir à leur prétendue sagesse, nan ?

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> Leçon de Sophisme !, Association des "Journalistes et des Juges contre la Haine", 3 octobre 2001
Bonjour Laurent Martinez, pourquoi ces Sages en sont ? Par exemple parce qu’ils ont suivis de longues études (juridiques aujourd’hui, théologiques dans les régimes religieux, politiques chez les marxistes-léninistes). Ces sages garantissent l’Ethique, puisqu’ils incarnent les faibles et donnent la patrole à ceux qui ne l’ont pas ; ainsi les associations anti-racistes donnent lma parole aux beurs et aux blacks, les Commissaires Politiques donnent la parole au Prolétariat, les théologiens donnent la parole à Dieu et à Jésus (qui représente aussi les opprimés) etc. Voilà pourquoi nos Sages méritent d’être respectés et écoutés. Et ils méritent d’avoir des moyens accrus, de pouvoir (on commence par là) condamner pénalement les hérétiques et autres anormaux, puis de pouvoir les mettre en prison, puis de pouvoir les détruire (les "éradiquer" dit, je crois, ce déviant ARNO). Que veux-tu, quand des gens sont malades (et les racistes/néo-nazis/skins/pédophiles le sont !), on ne peut pas discuter avec eux ; il vaut mieux les mettre à l’écart dans des asiles (au mieux). Non ? Vive la santé, vive la Sagesse, vive la Justice ! Ne donnons pas laparole au Mal et à leurs représentants sur Terre, les Pervers !
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> La régulation était fermée de l’intérieur
2 octobre 2001
 

Saurez-vous un jour nourrir votre indéniable talent d’autres techniques que la biographie sélective, les citations choisies ? Croyez-vous vraiment que vos lecteurs ignorent qu’il est possible de défendre toute thèse par la sélection soigneuse des arguments ?

Comprendrez-vous un jour que certains lecteurs peuvent difficilement accepter que vous meniez une étude critique de la biographie de vos "ennemis" sans offrir à vos contradicteurs la possibilité de faire de même ?

Ne voyez-vous pas aussi qu’ainsi, vous desservez la thèse que vous prétendez défendre en nuisant à l’expression des arguments objectifs en sa faveur ?

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, Nicomo, 2 octobre 2001

"Comprendrez-vous un jour que certains lecteurs peuvent difficilement accepter que vous meniez une étude critique de la biographie de vos "ennemis" sans offrir à vos contradicteurs la possibilité de faire de même ?"

Rien ne les empêche de venir répondre sur uZine lui-même. Or ils ne le font pas.

Rien ne vous empêche non plus de signer, ni de fournir une adresse email, pourtant vous ne l’avez pas fait.

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, Karl, 2 octobre 2001

Je dois avouer que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une aussi belle façon de proclamer que l’on n’a rien à dire. Chapeau !

Karl.

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, 2 octobre 2001

« Croyez-vous vraiment que vos lecteurs ignorent qu’il est possible de défendre toute thèse par la sélection soigneuse des arguments ? »

Tiens, j’y reviens, elle est jolie celle-là. Saviez-vous que sélectionner des arguments, cela s’appelle argumenter ? Si cela vous gêne que l’argumentation soit considérée comme une manière rationnelle de discuter des opinions, vous pouvez toujours pérorer et moraliser dans les médias ou sur votre site Web. Chacun son truc.

Pour les citations choisies et tronquées, on vous renverra à la façon particulière dont l’AIPJ retranscrit les ordonnances de justice.

Karl.

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, Bibiche, 5 octobre 2001
Que voulez-vous dire ? Les textes d’Arno sont librement disponibles et sa pensée comme ses buts ne paraissent pas cachés. Quel est le problème ?
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Ne pas confondre : Justice privée et Tyran domestique
2 octobre 2001
 

>À ce train, si les entreprises doivent anticiper >sur les décision politiques et intervenir >directement dans l’expression publique, en se >passant de décision de justice, on pourrait >tout aussi bien privatiser la justice...

Mais vous ne pensez pas si bien dire, avant que cette expression de ressurgisse sur les lèvres les plus inatendues (hein , Dani le rouge ?), les "Libéraux-libertaires" était un groupe d’économistes US des années 70 et 80.

Issues des milieu conservateurs, il n’en étaient pas moins radicalement utopistes et rigolos (il faut bien le dire). Pour eux, Etat=caca. Mais ils croyaient tous au modèle du Saint Marché Régulateur. C’est pourquoi ces joyeux drilles proposaient de privatiser la justice et de l’organiser de façon à créer une concurence entre les différentes cours !!

Fallait oser, ils l’ont fait :))

Je suis incapable de vous dire comment cela devait fonctionner, et je n’ai pas trouvé de liens pertinents sur la toile pour illustrer mon propos. Mais je suis sûr de mon coup.

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> La régulation était fermée de l’intérieur
2 octobre 2001, message de Mimile
 

Merci pour cette contribution richement étayée.

Concernant la première partie, il n’est pas sans intérêt de découvrir que les gens de "J’accuse" sont liés au Betar et inconditionnels d’Arik Sharon (Der Yassin, Sabra et Chatila, etc.), mais pour moi, un mystère subsiste : pourquoi n’attaquent-ils pas les sites pédo-nazis, révisionnistes et tutti quanti qui suscitent leurs tourments ?

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> > La régulation était fermée de l’intérieur, Mikeul, 2 octobre 2001

C’est là l’énorme contradiction de ces stupides et puériles actions en justice.

On attaque le tuyau, au lieu d’attaquer la source. Un peu comme si on attaquait France Télécom suite à des propos haineux de la part d’un correspondant téléphonique.

Bref, ça reviendrait à demanderà FT de filtrer le contenu des conversations téléphonique..

TF1 est responsable du contenu de ses programmes, pas TDF ou un société de diffusion par satellite.

Totalement absurde...

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> > > La régulation était fermée de l’intérieur, Mimile, 2 octobre 2001
Merci pour ces pertinentes explications ; ma question, que j’avais sans doute mal formulée, est : pourquoi n’attaquent-ils pas _également_ les sites eux-mêmes...
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> > > > La régulation était fermée de l’intérieur, Jean-no, 3 octobre 2001
Ils n’attaquent pas les sites eux-mêmes parce que ces derniers n’ont pas pignon sur rue et ne sont pas solvables, que ça demanderait un travail d’enquête et pas seulement une agitation de "grands témoins" qualifiés.
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> > > > > La régulation était fermée de l’intérieur, Mikeul, 3 octobre 2001

Pourquoi n’attaquent-ils pas la source ?

Je n’ai pas de réponse absolue je peux seulement donner quelques pistes : plus facile d’attaquer les fournisseurs d’accès français que d’aller chercher un hébergeur ou un auteur étranger (Front 14 n’est pas un site hébergé en France). Ensuite, on peut imaginer les visées médiatiques, les réactions épidermiques (un peu comme dans l’affaire Loft Story où le MRAP s’est lancé dans une croisade un peu vaine pendant que SOS Racisme calmait largement le jeu, là c’est l’inverse).

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> > > > > > La régulation était fermée de l’intérieu, Loik, 4 octobre 2001
Ces associations pourraient aussi ne pas attaquer juridiquement les sites racistes et néo-nazis. Après tout, la raison est-elle si faible qu’elle ne puisse elle-même se défendre, avec ses propres moyens (l’argumentation, la discussion, etc.) contre la déraison sous ses différentes formes (racisme, fanatisme, extrêmes etc.) ? On est en train de trouver normal la censure. Par quel conditionnement en sommes-nous arrivés là ? Nous ne savons donc plus discuter, débattre, confronter les idées et opinions ? Laissons les sites des allumés racistes, et comme il a déjà été préconisé par d’autres, créons des sites plus intéressants et plus convaincants pour promouvoir une vision de l’humanité plus valable.
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> La régulation était fermée de l’intérieur
2 octobre 2001, message de Jean-no
 
Belle charge à relire à tête reposée, toutes ces références compilées donnent l’étourdissant sentiment de la responsabilité que nous avons, nous autres internautes, à chercher à penser par nous-mêmes et à lutter même pour notre liberté de communication.
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