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Le Canard dénonce des corbeaux et réclame plus de poulets

L’internet ne s’use que quand on ne s’en sert pas
par Lirresponsable et ARNO*
 
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Chouette chouette ! Aujourd’hui, je suis rentré tout guilleret de chez mon kiosque à journaux. Le Canard enchaîné (le journal qu’on aime) annonçait un article consacré à l’internet. Et ça, c’est pas tous les jours.

Le Canard, il aime la liberté d’expression (c’est même marqué dessus, qu’il faut s’en servir pour pas qu’elle s’use). C’est pas comme Charlie Hebdo (l’autre journal qu’on aime), pour lui le Web, c’est rien que « des tarés, des maniaques, des fanatiques, des mégalomanes, des paranoïaques, des nazis, des délateurs, qui trouvent là un moyen de diffuser mondialement leurs délires, leurs haines, ou leurs obsessions ».

Le Canard, lui c’est clair, il n’aime pas les curés et les trouffions, les juges et les pandores, et encore moins les censeurs. Bon, y’a juste la dernière fois, il nous a expliqué que la plupart des webzines « sont des fanzines de propagande et/ou de désinformation, réalisés par des militants, des allumés ou des « fans » (de tout et de n’importe quoi) », et il regrettait le manque de « journalistes professionnels (encartés) » en ligne.

Mais depuis, il nous parle tellement peu de l’internet, que s’il se fend d’un article, c’est que la situation est particulièrement grave.

Où il appert que, nonobstant...

Le Canard enchaîné lève un lièvre de fort beau gabarit, car il y avait effectivement anguille sous roche. Dans son édition du 12 février 2003, il donne un grand coup de poing dans le cyber-landerneau pour remettre les pendules à zéro.

C’est annoncé en Une : « Raids racistes sur Internet ». On reconnaît bien là le Canard, toujours à nous révéler les sujets que les autres journaux occultent et censurent : avec le Canard, c’est pas comme si on allait tomber dans la parodie, le sujet bateau, la pige réécrite en loucedé, le marronnier, genre les pédophiles ou les néonazis... Non, le Canard est à la hauteur de sa réputation de contre pouvoir et l’article promet d’être original. Il est titré : « Une bande de racistes inonde Internet d’insultes et d’appels au meurtre » et les révélations s’étalent en cinq colonnes. On avait bien entendu parler de l’attaque paralysante d’Internet par le ver SQL Slammer, mais Internet inondé, bigre, voilà de la bombe médiatique !

En sous-titre : « Depuis deux ans, ils se défoulent sans risques. » Cela va donc nous causer de racistes qui « inondent » l’internet dans la plus grande impunité. Presque une zone de non droit, un défouloir sécurisé à la limite... Formidable, non seulement ça sera original, mais en plus pas du tout raccoleur !

Prise de plume

Le premier paragraphe constitue un grand moment de journalisme :

« Il est possible aujourd’hui de propager, en toute impunité, des opinions racistes, des incitations à la haine raciale, voire des appels au meurtre, en touchant, chaque fois, des dizaines de milliers de personnes. »

Encore une fois est établie une égalité implicite entre les possibilités techniques du réseau (être un média autonome) et une utilisation raciste peu représentative. Il s’agit probablement, à travers ce choix de présentation, d’un hommage à feu Françoise Giroux.

Belle finesse rhétorique : notons l’excès de ponctuation qui provoque une lecture saccadée (...au meutre virgule en touchant virgule chaque fois virgule des dizaines...), la gradation dramatique (des opinions, puis des incitations, puis des appels) qui mène à une conclusion extraordinaire « des dizaines de milliers de personnes ».

D’où sort ce chiffre ? Mais oui bien sûr, ce sont les racistes qui fournissent leurs statistiques de visites, ce qui consitue une excellente source d’information ! Et il est même précisé « chaque fois », le racisme serait donc la garantie d’un succès d’audience systématique. Entreprenaute fatigué, lance un site raciste, bingo assuré !

Une telle introduction constitue une généralisation à partir de l’exemple qui sera exposé dans l’article. Elle impose donc au lecteur une grille de lecture orientée : le cas particulier (un épiphénomène) serait en réalité exemplaire du délabrement général et de l’impunité de l’internet (c’est tout Internet qu’est inondé, mine de rien !).

Il faut être un grand professionnel pour parvenir à maîtriser ces finesses de la langue sans tomber dans le slogan publicitaire, ça ne s’invente pas, et puis ça confirme bien ce qu’annonce le titre : du racisme en toute impunité sans risques.

Le paragraphe suivant précise « Depuis quelques mois » tandis que le titre indiquait « Depuis deux ans », il faut donc comprendre ici que « quelques » signifie « vingt-quatre ». Mais qui sont-ils ?

Il s’agit d’une mouvance de sites, dont le plus connu est SOS-Racaille, et dont :

« ses animateurs et partisans inondent de leurs slogans xénophobes les "forums de discussion" (échanges d’idées sous forme de messages électroniques) d’autres sites »

Ce sont donc bien des racistes qui postent des messages xénophobes. Il ne faudrait surtout pas les confondre avec les racistes qui ne postent pas de messages xénophobes, ni avec les auteurs de messages xénophobes qui ne sont pas racistes. Là, c’est précis, le Canard est formel : ce sont des racistes qui postent des messages xénophobes. Cette précision valait bien un paragraphe.

Précisons que chez le Canard, quand on utilise un terme très technique et très compliqué, on fait un petit signe en repliant rapidement deux fois deux doigts de chaque main, pour dire « entre guillemets », et on précise le sens. Ici, le lecteur pourrait croire naïvement qu’un « forum de discussion » est un forum où l’on discute, alors qu’en réalité c’est un échange d’idées sous forme de messages électroniques.

Et encore plus suprenant, des militants polluent non pas tout Internet, ou même tout Usenet, mais des forums webs d’autres sites. Il est vrai que le titre « Trois débiles ont floodé des forums web » est moins vendeur.

L’article du Canard explicite ensuite la pensée politique des racistes aux messages xénophobes sur l’internet inondé :

« la haine envers les Maghrébins, les Arabes et les musulmans. Comparés à des envahisseurs, des criminels [...], ceux-ci menacent, indiquent les écrans, la sécurité, les valeurs et les femmes des Français de souche ».

Voilà qui est fort instructif : ce sont donc des racistes xénophobes qui n’aiment pas les Arabes... Encore une fois, la précision très utile, c’est pour qu’on ne confonde pas avec les racistes qui aiment les Maghrébins.

Déjà trois paragraphes sans aucune information supplémentaire, simple redondance du titre, voilà qui frôle le record ! Le journaliste pour une enquête de terrain aurait pu poser la question dans un troquet afin d’obtenir une variation de « y’a trop d’immigrés », mais on imagine mal ensuite comme titre en Une : « Raids racistes au café des sports » ou « La nébuleuse Mimile, Roger, Francis tient ouvertement des propos racistes et anti-arabes »...

La reste de l’explication est également très instructif, ce sont des racistes qui s’attaquent aussi aux « "Blancs" ». On remarquera la tournure : le Canard oppose les « Blancs » et les Maghrébins en choisissant de reprendre la terminologie et les oppositions des racistes, mais il utilise des guillemets pour souligner l’élégance du procédé.

Ainsi Jean-Luc Mélenchon « est qualifié de "racaille" et de "nazi" », Elisabeth Guigou est « couverte d’obscénités ». Incroyable, ils osent même s’attaquer à des gens très bien : « Nicolas Sarkozy, accusé de trop d’indulgence envers les immigrés, est traité d’"ordure", et son patron, Jacques Chirac, l’un des plus attaqués, se voit appelé "Chiracaille" ou "Ben Shirak" ». On frémit d’horreur avec le Canard : insulter Sarkozy et Chirac... ces gens ne respectent donc vraiment rien.

Vous avez demandé la police ? Ne quittez pas !

Premier intertitre : « Cyberflics débordés ». On s’en doutait déjà un peu, puisque le sous-titre précisait « ils se défoulent sans risques » et puis n’oublions pas qu’il est question d’inondation, alors les digues de Nantes à Montaigu, elles sont débordées. Gagnons encore un paragraphe répétitif sans aucune information :

« Toutes ces gentillesses se déversent à jet continu depuis plus de deux ans (SOS-Racaille est né en janvier 2001), avec une nette accélération au cours des six derniers mois. Et ni la justice ni la police n’y ont encore mis le holà. »

(GIF) Comme indiqué dans le titre, il est donc bien question d’une inondation, donc ça se « déverse », depuis deux ans comme dans le sous-titre, et sans intervention de la police ni de la justice comme dans le sous-titre aussi. Cette correspondance quasi cosmique entre le champ lexical de l’article et les titres rédondants démontre une fois de plus, à ceux qui voudraient en douter, la supériorité rédactionnelle de l’encarté.

Le « jet continu » introduit l’image de pandores et de robes d’hermine ne peuvant arrêter l’animal mugissant. Mais notez bien : il y a une « nette accélération au cours des six derniers mois » sur un site qui est tout de même raciste depuis deux ans, et cela en toute impunité. Que signifie une nette accélération en matière de racisme ?

Les exemples d’activité fournis plus loin dans l’article se sont déroulés « en décembre et en janvier » (ce qui fait une accélération de trois mois), et l’activité de SOS-Racaille est connue de longue date, puisque la première plainte médiatisée remonte à juillet 2001 !

L’article mentionne explicitement trois sites (3 sites) : France Terre d’asile, le Mrap, Médecins du monde :

« Or l’activité de ces corbeaux du Net est en train de déborder de son cadre virtuel. En décembre et en janvier, les sites de plusieurs associations d’aide aux immigrés, comme France Terre d’asile et le Mrap, ont été piratés, inondés de messages haineux et, parfois, paralysés pendant plusieurs semaines. »

Les sites web ont-ils été défacés ou les forums floodés ? Pas de précision, mais du piratage, de la paralysie et, bien entendu toujours de l’inondation...

En fait de débordement du virtuel, on trouve d’après le Canard la revendication et l’appel aux barbouillages de mosquées et surtout une affaire beaucoup plus sérieuse car portant non plus sur la dégradation d’un bâtiment mais sur une personne : l’agression du curé de Saint Denis.

L’affaire de Saint Denis

Un petit rappel s’impose puisque le père Berger a été agressé le 15 septembre 2002 (il y a six mois donc, mais l’« accélération » est très nette puisque rigoureusement aucun fait similaire ne s’est produit depuis). Une dizaine de jeunes (selon Le Monde, cf. « Tentative d’assassinat, projet d’attentat, agression : les inquiétants faits d’armes du groupuscule »), ou trois militants d’extrême droite (selon L’Humanité, cf. « Haine. Le curé de la basilique de Saint-Denis a été agressé en pleine messe par des militants d’extrême droite ») avaient agressé le Père Bernard Berger en l’aspergeant de gaz lacrymogène et de mousse à raser à l’intérieur de l’église.

Sébastien Homer notait le 17 septembre 2002 dans L’Humanité :

« Sauf que, sur les forums comme celui d’Unité radicale ou granika.org, on s’agite. Le site SOS Racaille reproduit même les photos et le tract de "l’entartrage du père Berger" en prenant faussement de la distance. D’après les renseignements généraux, "ce ne sont pas les royalistes ni les monarchistes. Au regard du tract, on aurait à faire à un acte individuel de militants d’Unité radicale. Jeudi dernier, il y a eu une réunion d’UR avec le projet d’une action ce week-end", explique-t-on. L’enquête a été confiée auservice départemental de la police judiciaire. »

Le Canard quant à lui écrit le 12 février 2003 :

« Depuis quelques semaines, SOS Racaille et ses cousins Canal-résistance, CCR, AIPJ, etc. "hébergent" même des revendications, voire des appels à des "actes patriotiques" comme le barbouillage des mosquées (une douzaine en janvier) ou l’agression du curé de Saint Denis, dont la cathédrale avait accueilli des sans-papiers. »

Outre l’impression de réchauffé, on obtient à la mode du Canard, par la relation de cousinage « donc » (X est le cousin de Y, et Y connaît le voisin du beau frère de Z. Or Z est un meurtier, donc X est un meurtrier), un amalgame nébuleux de sites ; surtout le fameux « etc », sans doute le plus virulent d’entre tous.

Amalgame bien pratique où l’on mélange allègrement la dégradation d’édifice (des graffitis sur les murs) et l’agression d’un curé datant de l’année dernière par des militants d’Unité Radicale ; groupuscule dissout après la tentative d’assassinat de Jacques Chirac par Maxime Brunerie (14 juillet 2002).

Notons également le flou de la terminologie : qu’est-ce qu’« héberger » des revendications ? Cela veut-il dire que les sites qui publient des pages où se trouvent des revendications sont hébergés par des personnes qui ne revendiquent pas ? Ou plus simplement que des personnes mentionnent des faits dont elles ne sont pas les auteurs ?

Si Jean-François Julliard, celui qui signe le papier, veut démontrer que depuis quelques semaines l’activité de ces corbeaux du Net est en train de déborder de son cadre virtuel, c’est-à-dire que dans la réalité et plus dans le cyberespace des bandes de néonazis passent à l’action, il n’y parvient pas du tout.

Sauf à croire, comme dans la pensée magique, que les menaces et les revendications sont des énoncés performatifs (il dit : « que le lumière soit », et la lumière fut...). Cela dans un milieu de forte concurrence idéologique et politique, où l’on a vite fait de se vanter des actions des autres (des revendications sur SOS Racaille d’actions attribuées par les RG à Unité Radicale), à s’inventer une puissance de frappe inexistante et à tenter une petite terreur ridicule en gonflant sans honte sa minuscule capacité de nuisance (voir plus loin : SOS Racaille se présente même en réseau au cœur de l’appareil d’Etat, ou au sein de la police, etc.), voir carrément à reprendre des informations totalement fausses (nous citons plus loin l’action de Confidentiel.net).

En réalité, un paragraphe résume tout l’article :

« [Un épais dossier] démontre que cette organisation est le fait d’une poignée d’excités, trouvant ses relais - on l’aura deviné - à l’extrême-droite. »

On peut bien le tourner dans tous les sens (ce que fait le Canard avec un art consommé du sensationnel), mais cela revient à affirmer :

Un petit groupe d’excités publie un site raciste sur l’internet. Ils sont peu nombreux, et ils sont d’extrême-droite.

On connait sujet plus intéressant...

Totor chez les palmipèdes

De quoi s’agit-il en fait ? On trouve donc sur internet un site raciste, SOS-Racaille, animé par quelques individus peu nombreux, mais d’extrême-droite. Pourquoi celui-là ?

L’article ne manque pas de détails alarmants : propos racistes et xénophobes, attaques systématiques contre les Maghrébins, les Arabes et les musulmans, provocations en tous genres, mais aussi pollutions des forums d’autres sites et sur les newsgroups, quelques usurpations d’identité (avec propos pédophiles).

En fait, la notoriété médiatique de SOS-Racaille, par opposition à n’importe quel autre des (innombrables, d’après certaines sources) sites racistes, xénophobes, extrémistes de la planète, vient du fait que ce dernier est particulièrement vantard.

Ainsi en juillet 2001, il diffusait un communiqué annonçant la création d’une organisation clandestine au sein de l’appareil d’Etat. Propos qui n’avait pas manqué d’inquiéter Bug Brother qui reproduisait le dit communiqué :

« Nous avons décidé de soutenir l’organisation clandestine qui se met en place au coeur du dispositif d’Etat parmi les traitres vendus à l’ennemi, afin de défendre nos compatriotes et nos valeurs contre les voyous et les fanatiques. Il ne s’agit pas d’un soutien en paroles. L’équipe qui manage le site de SOS-Racaille compte des informaticiens de haut niveau. Certains disposent même d’entrées directes dans des fichiers "sensibles". A défaut, aucun code n’est hermétique à 100%. Pour retrouver la racaille, et la châtier comme elle le mérite, sans passer par les "circuits habituels" officiels, qui ont prouvé leur incompétence. »

Du coup, quelque journaliste aura trouvé là matière à un dossier explosif. Rendez-vous compte, des « informaticiens de haut niveau » au service d’un gouvernement parallèle fasciste au cœur de l’appareil d’Etat ! D’accord c’est totalement farfelu : à quoi bon des informaticiens de haut niveau pour pirater des fichiers « sensibles » en profitant des codes qui ne sont pas « hermétiques », quand on se prétend déjà « au cœur du dispositif d’Etat », et depuis quand un gouvernement parallèle occulte se vante-t-il de son existence ?

Au final, après un an et demi de ce qu’on supposera une enquête longue et difficile, le Canard nous apprend que :

« un épais dossier a été remis, en janvier, par des informaticiens ayant travaillé des mois sur la question aux services de police spécialisés dans la délinquance sur Internet. »

C’est qui, ça, ces informaticiens, que contient cet « épais dossier », ces braves gens ont-ils publié leur résultat sur un site Web, qu’on puisse se renseigner ? Où en est ce réseau crypto-facho qui ravage les boyaux de la tête de notre démocratie inflitrée par des taupes ou des rhinocéros ? Maintenant on a compris :

« Il [l’épais dossier] démontre que cette organisation est le fait d’une poignée d’excités, trouvant ses relais - on l’aura deviné - à l’extrême-droite. »

Un dossier pour en arriver à la révélation qu’il s’agit de militants d’extrême droite peu nombreux qui, finalement, n’ont rien infiltré du tout, ça valait le coup.

Quant à la source de cette information sur la « poignée d’excités », elle est elle-même connue : l’information est fournie par le webmestre de SOS Racaille lui-même, dans l’interview qu’il a donnée à Canal Résistance (autre site faf, lui-même linké depuis SOS Racaille, ce qui authentifie l’interview) : à la question « Combien de personnes travaillent regulierement et activement sur les sites de Resistance ? », il répond : « Depuis quelques mois, disons une trentaine, dont une bonne dizaine régulièrement. » Une enquête avec des sources sérieuses ; décidément, un grand moment de journalisme.

Malgré la nullité de ce résultat comparé aux effets d’annonce, les informaticiens vachement engagés dans l’antiracisme auront réussi à fourguer successivement leur « enquête » aux flics puis au Canard enchaîné.

Désespérant de présenter la moindre originalité, l’article conclut en essayant d’établir des liens entre SOS-Racaille et les sites extrémistes juifs comme amisraëlhai.org.

« L’enquête sur cette nébuleuse de sites pourrait en croiser une autre - judiciaire celle-là - qui concerne des extrémistes juifs, eux aussi mordus d’Internet. »

Les éléments de « preuve » du Canard, malgré la fameuse enquête de plusieurs mois, sont pour le moins légers. Le paragraphe complet sur les activités de AmIsraëlHai.org est certes édifiant quant aux tendances racistes d’une partie du camp pro-Sharon, mais cela ne constitue en rien la preuve de l’identité des auteurs d’AmIsraëlHai.org et SOS Racaille :

« Les enquêteurs qui travaillent sur la plainte de l’association, instruite par le juge parisien Lernout, ont relevé de nombreuses similitudes entre les sites. A commencer par leur "hébergeur", liberty-web, qui siège aux Etats-Unis. Mais aussi par le style et le vocabulaire des philippiques qu’ils contiennent, ainsi que les liens qui renvoient d’un site à l’autre. »

jusqu’à cette « curiosité » :

« pour les amis de SOS Racaille, l’antisémitisme est la seule xénophobie intolérable, et tout Arabe doit être considéré comme l’ennemi irréductible des Juifs. »

Pour une « révélation », elle date un peu : tout cela était déjà exposé dans Le Monde en 2002 :

« Ces sites - par exemple sos-racaille, islam-verite, sos-muzik (sous-titré : "marre de la musique de singes ?"), radikalweb (" Le seul portail pour les Blancs") - sont tous d’extrême droite. Ils ne renvoient pas à Am Israel Hai, qui ne propose pas de lien avec eux. Toutefois, le site sioniste radical reproduit des textes issus de membres de la chaîne Francarabia. Par ailleurs, dans des groupes de discussion, des propos soutenant amisraelhai.org émanent de l’équipe du site aipj.net, lui-même membre du webring Francarabia. »

A ce qui pourrait n’être que la reprise d’éléments factuels déjà largement connus, le Canard ajoute une conclusion qui, dans quelque sens qu’on la prenne, ressort de la bonne grosse stupidité :

« Façon sûrement efficace de lutter contre les attaques de synagogues et les violences "antifeuj", comme disent d’autres racistes. »

Pour la confiance dans l’économie numérique

L’article, particulièrement mal ficelé, sort des thèmes habituels du Canard. Il doit s’agir d’un vieux « dossier » vaguement réchauffé (SOS-Racaille : deux ans déjà !) qu’un pigiste aura réussi à leur fourguer ; à charge pour Jean-François Julliard de le cuisiner à la sauce Canard, en forçant la dose d’indignation moraliste dans un ébouriffant crescendo d’investigation.

Remarquons le saupoudrage d’éléments, jamais justifiés, indiquant une urgence, une actualité de façade pour un sujet totalement réchauffé : si le titre indique « Depuis deux ans », l’article commence par « Il est possible aujourd’hui... », pour passer à « Depuis quelques mois... », puis « avec une nette accélération aux cours des six derniers mois », d’ailleurs leur activité est « en train » de déborder, et « les mêmes recourent de plus en plus » à l’usurpation d’identité ; pour les revendications et les appels au barbouillage, ce serait carrément « Depuis quelques semaines » !

Puisque ça cause d’internet, ça permet au passage de dénoncer la liberté d’expression garantie par le Premier amendement de la constitution américaine :

« SOS Racaille annonce la couleur dès la page de garde de son site : "Comme nous sommes aux Etats-Unis, le contenu de notre site est protégé par le premier amendement de la constitution des Etats-Unis". Le pire est qu’ils ont raison. » [c’est nous qui soulignons]

Encore l’implant médiatique et la ritournelle suivant laquelle seuls des monstres comme les Américains ont une conception libérale de la liberté d’expression (dire « ultra-libertaire » serait plus adéquat pour obtenir l’approbation de l’assemblée à votre rejet d’une telle conception). On pourra consulter sur uZine : « Le premier amendement dans toute son horreur ». Le lecteur sera tout de même surpris de découvrir que le pays de George Bush est plus libertaire que le Canard enchaîné.

Toujours dans la broderie autour des vilains zaméricains terre d’asile des racistes, la suite de l’encadré vaut son paquet de magrets :

« Un nom de domaine internationale (finale en .net, .org, .com) coûte 42 euros et l’hébergement d’un site sur un serveur américain dans les 30 euros par mois. Pas difficile dans ces conditions de s’offrir une rimbambelle de site pour impressionner le visiteur. »

Les terribles conditions que voilà ! Ceux d’entre nous qui lisent à la fois le Monde et le Canard découvrent ainsi horrifiés qu’il revient encore moins cher de monter un site raciste qu’un site terroriste (pour un site terroriste, comptez 87 dollars). Une même bande peut s’offrir plusieurs sites pour « impressionner le visiteur » et par la même occasion le journaliste, qui pourra à son tour impressionner ses lecteurs avec les inondations de l’internet...

Et puis vraiment, les noms de domaine, c’est pas assez surveillé :

« Ainsi les sites "gendarmes-en-colère", "franceinfo.org", "elysée-2007.org", etc., affichent-ils des contenus bien peu conformes à leur enseigne. »
(GIF)

Autre antienne classique de l’hystérie sécuritaire (parfaitement symétrique au discours de SOS Racaille à propos de la délinquance), la police ne ferait rien, nous explique le Canard :

« Et ni la justice ni la police n’y ont encore mis le holà. »

Les causes sont classiques : manque de moyen et d’effectif,

« Les cyberflics sont, il est vrai, encore peu nombreux ».

Cependant, vers la fin de l’article, on apprend que :

« Les enquêteurs qui travaillent sur la plainte de l’association [dans le cadre d’une autre affaire], instruite par le juge parisien Lernout, ont relevé de nombreuses similitudes entre les sites. »

Ainsi, des policiers qui ne font rien parce que pas assez nombreux, ont tout de même trouvé des « similitudes » dans le cadre d’une autre enquête menée par un juge d’intruction. C’est pas croyable ce laxisme : malgré différentes plaintes et enquêtes, dont celle confiée au SRPJ de Nancy en juillet 2001, le holà n’est pas encore mis !

Comme d’habitude, on nous rappelle :

« [qu’] il est très difficile de remonter aux principaux responsables de ces sites et à leurs "hébergeurs", lesquels opèrent depuis les Etats-Unis, la Russie, Panama ou Israël »

Ben voyons... à rapprocher de l’explication du Monde : « Il est cependant très difficile de réguler les sites sur Internet. ». Malgré cette prétendue difficulté à retrouver les hébergeurs, le même article nous apprend, quelques paragraphes plus tard, sur le ton de l’évidence :

« A commencer par leur "hébergeur", liberty-web, qui siège aux Etats-Unis. »

Nous avons donc la dénonciation du pire, le premier amendement de la constitution américaine, des affreux hébergeurs qu’on ne retrouve pas ou alors qui font de l’argent avec les racistes, les noms de domaine tellement pas contrôlés que c’en est n’importe quoi, la police impuissante... Allez, une dernière pour la route : dénonçons les moteurs de recherche :

« Les moteurs de recherche français que nous avons testés (Google, Wanadoo, Nomade...) ne se posent visiblement aucune question et renvoient à des centaines de pages de ces sites racistes où les "melons" ne sont pas tous de Cavaillon. »

Après cette série d’idées reçues, et comme aucun travers du mauvais papier ne nous sera épargné, relevons encore la tournure suivante :

« Un entretien, publié par Canal-Résistance, avec le prétendu responsable de SOS-Racaille, annonce, souligne "Le Monde" (1/2), "des actions armées dans les cités et des éliminations ciblées". »

Typique : la source est en ligne et très facile à retrouver, mais on préfère citer Le Monde qui, lui, habituellement, cite USA Today quand il cause d’internet.

Autant de contradictions, de préjugés et d’approximations qui semblent témoigner, non d’une volonté de nuire, mais d’une profonde méconnaissance en matière d’internet, et surtout d’un besoin de « gonfler » un sujet n’apportant aucune information intéressante.

Mais ce faisant, en mêlangeant les idées reçues habituelles, on nourrit le discours sécuritaire autour de l’internet, préambule idéologique aux lois liberticides :
-  la police ne fait rien sur l’internet, la police est dépassée ;
-  c’est techniquement compliqué, on ne retrouve pas les responsables, la chaîne éditoriale est occulte ;
-  ces gens ont les moyens de faire ce qu’ils prétendent et ils sont très dangereux ;
-  les sites racistes pullulent.

Si dans ces conditions, il ne faut pas une censure technique a priori par les prestataires techniques, une déclaration en préfecture de tout webmestre et un certificat numérique pour le droit à l’expression, c’est que vraiment on est intoxiqué par la clique libertaire et un agent du néolibéralisme anglo-saxon !

A l’opposé de ce discours simpliste des médias, on pourrait aussi faire la promotion d’une forme adulte de communication : le démontage de la propagande d’extrême-droite.

Dans la tradition des sites parodiques, signalons SOS Raclure qui démontre l’absence de crédibilité de SOS Racaille, par exemple dans « le cas Habib Mezaoui », où la photo censée le représenter provient en fait du FBI.

Plus significatif cette fois, le site Confidentiel.net détaille la manière dont il a manipulé SOS Racaille afin de démontrer que ce dernier ne contrôle absolument pas la validité de ses informations et qu’il s’agit de pure propagande, dans « Comment désinformer à peu de frais », article repris sur SOS Raclure.

On voit donc que l’internet n’est aucunement « inondé » par la propagande d’extrême-droite et permet au contraire un travail critique en ligne.

Le Canard vote la confiance au gouvernement

Concluons simplement en rappelant le vote prévu, le 25 février prochain, de la loi instaurant la responsabilité des hébergeurs. Un tel article est donc particulièrement bienvenu.

Que le Canard adopte la ligne éditoriale du Figaro, sans doute pour coller davantage à un lectorat en phase de momification (Assemblée nationale, sénateurs, Conseil constitutionnel...), après tout c’est son affaire. Mais surfer sur le discours sécuritaire qui permettra d’instaurer la censure préventive sur l’internet, c’est peut-être déjà moins conforme à son image de canard libertaire.

 
 
Lirresponsable et ARNO*
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Répondre à cet article


> Le Canard dénonce des corbeaux et réclame plus de poulets
28 juin 2006, message de godjo-godjette
 
d’autres canards infirmiers à voir pour rire sur http://monsite.orange.fr/godjo-godjette
 
en ligne :
Répondre


> Le Canard dénonce des corbeaux et réclame plus de poulets
30 juin 2004, message de observer
 
clair que les extremistes sionnistes, sont sur le web assez actifs, dans une propagande anti arabe, que l’on croit souvent issue d’uneclassique extrème droite, qui n’existe que par justement ce nouvel influ de forces vives (sic), voir egalement , un site intitulé les-identitaires... qui se cache derrière a a votre avis....
Répondre


> Le Canard dénonce des corbeaux et réclame plus de poulets
8 février 2004, message de yaen
 

Je trouve très bien de dire "attention vilains"... Mais ne voir des vilains que dans un coin c’est s’enfermer.

Le canard d’habitude tape sur tout ce qui n’est pas droit, honnête et juste que ce soit d’un côté, de l’autre, ou au dessus et en dessous...

Dans cet article que je n’ai point lu, je ne vois que du racisme unilatéral. Il y a aussi l’autre racisme... Celui qui fait que si l’on est blanc on est marron (c’est facile mais je n’ai pu y résister). On me dira peut-être que l’on a le fruit de l’arbre qu’on plante et c’est vrai. Mais quand on ne plante pas d’arbres, on ne souhaite pas forcément en recevoir le quéron sur la tête.

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> Le Canard dénonce des corbeaux et réclame plus de poulets
21 août 2003, message de DEUXNIXX
 

MERCI POUR CET EDIFIANT TOUR D’HORIZON. BON COURRAGE POUR LA SUITE.

SINCEREMENT DENIS

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Tirer sur les ambulances...
20 juillet 2003
 
... c’est le propos de l’article d’Arno. Fort long, pour si peu de chose : que le canard ait vieilli et soit dépassé sur sa gauche par de nombreux activistes, est une évidence. Mais il est tellement plus facile de tirer sur une ambulance que de s’attaquer à la grande presse de propagande, n’est-ce pas... Allumer le Canard ne peut que positionner l’auteur de l’allumage en héro des temps modernes : on a les boucs émissaires qu’on peut. Disons que c’est aussi pathétique que l’article du canard : creux et facile. C’est très à la mode en ce moment de tirer sur les ambulance : il y a ceux qui envoient des lettres d’insultes publiques à Bové au nom de la modernité luttant contre l’obscurantisme, et ceux qui mettent 150 lignes à incendier le Canard pour un article mineur alors que la "grande" presse quotidienne n’a jamais été aussi délibérément propagandiste et mensongère. Quelle sera la prochaine cible des nouveaux beaufs ?
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> Tirer sur les ambulances..., uliette.tristan@vthomepage.zzn.com, 26 juillet 2003
J’ai lu le Canard pendant des lustres sans en louper un numéro, même à l’étranger. Depuis que je fais de la presbytie, j’ai un peu levé le pied. Je n’ai pas dit "myopie", (au sens figuré). Bien sur il existe cette question fondamentale et redondante,un organe de presse comme le Canard peut-il conserver la même qualité, la même pertinence durant des décennies alors qu’il change de rédacteur en chef, de personnel... C’est une question que je me suis toujours posée, vu que le volatile est né bien avant moi. Mais ceci étant dit, il présente l’énorme avantage d’exposer en très peu d’espace un maximum d’informations (une fois que l’on s’est familiarisé avec sa lecture). Ce qui n’est pas toujours le cas, loin s’en faut et l’article de m. Arno en est la brillante illustration, de nombre d’écrits ou de pamphlets sur le net où certains s’épanchent sur des centaines de lignes pour souvent ne pas dire grand chose. Donc je vais faire court aussi. Enlevez le Carnard et regardez ce qui reste... Je crois qu’il s’agit moins de tirer sur une ambulance que de cracher dans une soupe élaborée avec des exigences qu’il est parfois difficile de s’appliquer à soi-même. Ce qui nous ramènerait facilement à des images de psychanalyse de comptoir...
 
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> Question de génération...
19 juin 2003, message de lesmediaboliques
 
C’est juste, ce que vous remarquez et illustrez fort longuement. Je suis devenu pour ma part un lecteur régulier du Canard (auquel je n’accrochais pas dans ma plus tendre jeunesse : maquette trop vieille), et ai noté ce que je nommerais "la verve des dépassés générationnels". Je m’explique : je trouve souvent que le Canard descend ce... qu’il ne comprend pas, ou ne maîtrise pas. C’est manifeste sur les questions du web et des nouvelles technologies. Et c’est un travers de journalistes (cf : j’en suis un) en moment de faiblesse ou de facilité que de chroniquer à la va-vite, éditorialiser sans vraiment comprendre un sujet. Autre exemple qui me choque souvent : étant aussi cinéphile et passionné par le fantastique, je lis avec intérêt la rubrique critique en rapport dans le Canard. Question de génération sans doute, mais je trouve là aussi que leurs journaleux manquent singulièrement d’ouverture d’esprit à l’égard des films de SF, d’horreur, fantastique... Tout ça semble d’emblée nul pour eux, rentrant dans le même sac des produits pré-digérés venant de chez l’oncle Sam. Tout est jaugé par eux à travers le prisme d’un nécessaire "réalisme". C’est court comme argument en matière de 7ème art. Et pourtant... Je connais quelqu’un qui y a bossé en piges (pour les Dossiers du Canard, nuance) et qui en a été enchanté, me louant l’esprit détendu et constructif de l’équipe rédactionnelle. Genre : "on peut dire et écrire ce que l’on veut".
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> Question de génération (bis)..., pRn, 11 juillet 2003

Etant également journaliste et ayant connu d’assez près des personnes qui ont collaboré à la rédaction du Canard, je ne peux qu’abonder dans votre sens. Et même en rajouter.

Un grand nombre de ses collaborateurs travaillent dans d’autres rédactions depuis fort longtemps. Ce sont souvent des vétérans du journalisme, qui fréquentent assidûment les bancs de la République et de ses institutions, publiques et privées : le travail classique et honorable des journalistes papiers de la PQN et de la PQR.

Parfait, donc, pour sortir de belles perles des couloirs de l’Assemblée, de la réunion publique d’un parti ou de celle des actionnaires d’une grande entreprise. En Ecole, on apprend à faire les marchés, c’est pas pour rien.

Ce que l’on ne peut publier dans le Figaro, ou dans Libération, peut-être que le Canard Enchaîné l’achètera à la pige. Lui ne vit pas de la publicité, mais de ses lecteurs. "Je ne peux pas mettre cette rumeur dans mon article, mais heureusement, j’ai le Canard."

Là, il faut voir aussi que l’oiseau nasillard n’est légitime que par la confiance qu’il peut accorder à ses collaborateurs. N’y rentre pas qui veut. Vous êtes reconnu dans la profession, par forcément connu en dehors sauf des bonnes personnes, vous avez fait vos preuves : vous pourrez peut-être travailler au Canard.

Dans l’inconscient collectif, il est entendu que le journaliste craint peut-être moins à l’abri dans les plumes du volatile de voir ses oeuvres rabotées par un rédacteur en chef ou un secrétaire de rédaction un peu trop consciencieux, voire corrompu par un système (et non corrompu dans un système). Ca n’est pas toujours faux, loin de là.

En fait, en hantant les conférences de presse ennuyeuses, le journaliste du Canard - appelons-le ainsi même s’il est d’abord tout dévoué à son principal maître-éditeur - revend deux fois sa présence à l’événement.

Les deux heures qu’il aura consacrées à écouter le député de l’Eure et Loir s’exprimer sur les questions de jachère auront payé deux fois. Pour cinq minutes de plus à traîner du côté de l’estrade après la conclusion. Pour avoir englouti des petits fours en présence de De Machin conversant avec Dugronez. Ou pour avoir siroté quelques bières avec son chauffeur dans le bureau d’en face. Et bonne ambiance, ensuite, dans les conférences de rédaction du Canard.

Mais voilà, les échos d’Internet ne se récupèrent pas au fond des loges des artistes lorsque ceux-ci vous laissent entrer car ils ont pris l’habitude de vous connaître. Criards, ils s’étalent sur les écrans indiscrets et fluorescents des ordinateurs, sur des sites Web ouverts à tous mais que l’on consulte seul. Un comble. Point d’information de valeur à revendre, juste à s’étonner des idées reçues ou des concepts mille fois retournés.

Quand on ne sait pas, bien sûr, ce qu’est par exemple une infrastructure IP ou comment fonctionne une base de données, il semble difficile de pouvoir prétendre aller plus loin dans la conduite des réseaux virtuels. Sauf, d’abord, à bien vouloir apprendre de quoi il s’agit.

Car avant tout, les secrets d’Internet s’atteignent à condition d’aimer un peu se servir d’une machine infernale. Vous savez, le biniou complexe avec des tas de fenêtres dans un écran où il arrive des trucs bizarres qu’on ne peut pas contrôler. Tout cela ne vaut pas la bonne vieille Selectric d’IBM (1961), qui répondait au doigt et à l’oeil.

Finalement, si une partie des journalistes du Canard n’a rien a dire de plus sur Internet, ça n’est pas si grave puisque nous sommes bien contents tout de même d’apprécier les perles qu’ils nous ont dégottées offline, grâce à leurs techniques de sioux et leur flair légendaire.

Pour Internet, tournons-nous plutôt vers de vrais professionnels (Transfert, JDNet...) qui savent a priori de quoi ils parlent, même s’ils n’ont pas toujours raison.

Merci donc à Arno pour sa verve et pour son style percutant. Quant à son explication de texte, dans le fond je trouve que celle-ci ne vaut pas beaucoup mieux que l’article qu’elle vise à critiquer.

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> Le Canard s’en fout bien
4 mars 2003, message de Tiresias
 
Depuis, la loi en question a été votée à l’assemblée, sans plus de bruit que la petite musique du petit milieu qui s’y intéresse. Faudra qu’il redemande au pigiste (ou à un autre, compte tenu de la performance), mais je crois surtout qu’ils s’en foutent complètement, de l’internet, en dehors de ce qu’il convient de faire pour avoir l’air d’avoir l’air (et dans le sens du vent, puisqu’il s’agit d’air). Dans 10 ou 20 ans, ce sera différent, suffit de patienter un peu.
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> Le Canard s’en fout bien, Jérôme Dautz, 27 mars 2003
En tout cas, je vais continuer à lire les webzine et à ne plus lire le Canard, qui amuse un moment mais fatigue vite. Les règlements de comptes du petit milieu politique parisien ont un intérêt qui se relativise très vite avec l’éloignement du périphérique. Personnellement je préfère 100000 fois mieux lire des journaux come le ###publicité### Monde Diplomatique ou les gens ont pris le temps de réfléchir à ce qu’ils écrivent.
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Ambiance "fin de règne".
26 février 2003, message de Nils Auperen
 
Je cherchais comment formuler la sensation que, depuis près de deux ans, j’ai chaque fois que je tombe sur un nouvel article d’Arno* ou de Lirresponsable. Avant de parvenir à le mettre en forme, je suis tombé sur l’article de Kitetoa. Rien à dire de plus.
 
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> Ambiance "fin de règne"., Tiresias, 26 février 2003
Ha ! on est pareil, moi aussi je passe bien deux ans parfois avant de parvenir à formuler la sensation sur quelque chose, et toc, c’est en lisant une connerie lourdingue que ça me vient. Que veux tu, on n’est pas des rapides, nous deux...
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> Ambiance "fin de règne"., uzine en tongs devant le mac do, 4 mars 2003
Tiresias, la lenteur, pour penser vraiment, ça aide. A moins d’être adepte du "fast thinking". Et casser les lecteurs dans les forums lorsqu’ils ne sont pas 100 % enthousiastes, 100 % en accord avec les articles publiés, ça c’est vraiment lourdingue. T’es pas d’accord avec nous ? T’es un con ou un troll ! Relisez (lentement) Carl Schmitt et réfléchissez (lentement) à vos pratiques avant de répondre (trop rapidement) à vos lecteurs.
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> Le Canard dénonce des corbeaux et réclame plus de poulets
24 février 2003, message de Lienj
 
Un comble... Dénoncer un article qui ne nous apprend pas grand chose il est vrai, ceci par un terriblement long et ennuyeux décortiquage qui nous révèle...rien du tout. Magnifique !!!
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> Le Canard dénonce des corbeaux et réclame plus de poulets, tOMAZ, 3 mars 2003

Heureusement que toi tu as fait court...
Je rappelle à tous que le schmilblick est un oeuf... mais non je n’ai pas dit que c’était un oeuf.
Merci Coluche !!!










Désolé...

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Le Coin-Coin, au coin !
20 février 2003, message de Marjo
 

L’art de faire d’un épiphénomène un véritable phénomène de société a de beaux jours devant lui...

Faut il être devin pour comprendre que l’article ci-dessus ne justifie en rien les actions de SOS Racailles (enfin personnellement je n’ai vu ecrit nulle part dans cet article que l’incitation à la haine était une activité honorable), mais qu’au contraire il dénonce d’une part l’audience imméritée que l’on fait à une bande d’excités proches de la débilité , ceci en tombant dans les travers de l’amalgame, de la généralisation et de l’imprécision , d’autre part la stigmatisation d’Internet en tant que vecteur d’intolérance, violence, subversisme, terrorisme, banditisme, etc. **une erreur s’est glissé dans cette énumération, sauras tu la retrouver ?**

Soyons clairs :

1- SOS Racaille est un site dégueulasse et profondément débile, personne ne dit le contraire, mais après tout, cette bande de sans-cervelles se décrédibilise tellement bien toute seule... et c’est encore mieux quand on aides ses participants à passer pour des imbéciles, CF l’action de Cubalibre et son collègue). Pour moi c’est clair, l’argumentation de l’article ne justifie pas les conclusions mirobolantes qui sont tirées.

2- Internet c’est aussi Uzine, Rezo, Acrimed, l’Homme Moderne, le Réseau Voltaire, et tant d’autres. Un outil puissant et GENIAL, qui permet la critique, la diffusion, et l’echange des idées... de toutes les idées, malheureusement ou heureusement. Ce genre de discours sécuritaire, mal argumenté et très spectaculaire, ne profite qu’à ceux qui voudraient entamer dans nos libertés d’utilisation d’Internet, et aux marchands de "sécurité Internet"... (Voir l’interview sur Zdnet de Kapersky : http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2130372,00.html)

Merci aux deux auteurs d’avoir épinglé intelligemment le Canard. Je suis sûr que "notre journal qu’on aime" apprécie.

Marjo

 
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> Le Coin-Coin, au coin !, Le Masque , 23 février 2003
Bonjour Marjo, l’idée sous-jacente de nos amis les censeurs anti-fascistes est la suivante : les "idées" racistes, fachos, sont tellement incitatrices qu’il faut les éradiquer par tous les moyens. Si le moindre beauf’ tombe sur SOS Racaille et consort, il va immédiatement se transformer en chemise brune. D’ailleurs nos censeurs invoqueront le cas Brunerie : n’est-ce pas "parce que" il fréquentait des sites d’extrême-droite que Brunerie a voulu assassiner notre Président vénéré ? Donc, au vu de leurs effets, ces sites sont dangereux et constituent des actes. Il faut les interdire comme on interdit des actes illicites. Tout le raisonnement des censeurs s’appuie sur un mépris souverain du peuple, assimilé à la figure éternelle du beauf’ de Cabu, par nature fasciste et donc qu’il faut protéger contre la bête immonde qui sommeille en lui grâce à une foultitude d’interdictions. Bref, nos anti-fascistes sont d’abord des élitistes qui méprisent le peuple et veulent le tenir en laisse ? Bizarre pour des démocrates d’être si inégalitaires : à eux le droit à l’information, et au peuple l’enclos bien surveillé par les régulateurs !
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Mepris du peuple... , Marjo, 27 février 2003

Oui... je comprends bien cette "idée sous-jacente", très chère aux prétendus sauveurs de la République, cette idée qui veut que le peuple soit bas et laid et veule, et totalement perdu s’il est livré à lui même. Evidemment les exemples ne manquent jamais pour appuyer ces idées, mais qu’en est il des non exemples ? Il n’y en a pas, tout simplement parce qu’on n’en parle pas, ou presque pas, dans les médias. On ne parle essentiellement que de l’extraordinaire, du sensationnel.

Là où ça devient triste, c’est de penser que cette idée s’autoréalise peut être... Qu’à force de véhiculer l’idée que le peuple est un gros con, le peuple se met à avoir cette image de lui-même (toujours projetée sur ’les autres’, évidemment) et fatalement, en vient à se mépriser... et se punir !

Ou alors, penser cela c’est justement tomber dans ce mépris, dans ce découragement ? Hé...

Heureusement, il y a (encore) de jolies choses ecrites, je pense en particulier à ce texte du collectif lmsi, sur "la france d’en bas".

 
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Des poireaux dans les yeux, E.T, 27 février 2003

L’autre jour, pendant que je faisais mes courses, j’assistais à une scène de la vie quotidienne, entre une caissière et une "cliente".

Ca se passait dans un de ces grands magasins primeurs que l’on trouve sur le faubourg Saint Denis, les magasins où, aux heures d’affluence, un employé est posté à l’entrée pour attirer le chaland. Etant donné que les quatre primeurs sont postés au quatre coins d’un carré relativement petit, c’est à celui qui criera le mieux et le plus fort, "Allez-allez-allez, on y va-on y va-on y va !". Non sans humour, les quatre "crieurs" se répondent les uns les autres : bien que "concurrents" et payés pour détourner la "clientèle", ils se lancent des blagues, s’accordent sur le rythme et les intonations ; ils jouent, littéralement. A 18 heures, à l’heure où fatigué je rentre péniblement du "Trimwork", et qu’il faut encore faire les courses, je retrouve avec quelque soulagement une rue vivante, festive, aux airs de marché aux halles ouvert, et j’oublie mes petites contrariétes.

C’est donc dans un de ces magasins que les habitants du quartier s’approvisionnent en fruits et légumes. Quartier pauvre, popu, pluriethnique, sale, où se cotoient les prostituées, les clients des prostituées, les vendeurs de rues, les sans domicile, les accordéonistes roumains, les ateliers de textiles, Strasbourg Saint Denis n’est pas un endroit où l’on trouve beaucoup de touristes (ou alors ils se sont égarés et cherchent à retourner sur les Grands Boulevards fissa).

A la caisse, une jeune africaine africaine a trois euros en poche. Elle achète des oranges, des patates, des carottes. Résultat des courses affichés sur le ticket de caisse : 4 euros 70. Bon, il va falloir procéder à un petit allègement... Elle demande à retirer quelques oranges, s’étonne dans un français bégayant "parce que sur l’étiquette c’est ecrit un euro cinquante". La caissière perd patience, "et ben quoi, c’est un euro cinquante le kilo mais là y’en a presque deux kilos, hein, on fait pas payer le même prix tout le temps..." Elle soupire, elle se plaint, à haute voix. "Ah la la, ce métier me fera perdre mes nerfs, je vois de tout ici, moi". La jeune africaine fait le tri, visiblement elle s’aperçoit bien de l’aigreur de la caissière, mais elle hésite tout de même sur ce qu’elle va laisser. Le tout prend une minute, l’affaire est réglée, et la jeune femme s’en va, pas plus souriante que la caissière.

De mon côte, à la caisse d’en face, j’en ai pour 12 euros de fruits et légumes (c’est pas donné tout ça...), et je plaisante avec le caissier parce que "je vais jamais pouvoir tout porter jusque chez moi". La caissière s’approche, et plutôt contente, nous fait part de sa conclusion : "Tu vois Momo, à chaque fois que j’ai des problèmes, à chaque fois, c’est pareil, c’est des dames de couleurs, toutes les mêmes, elles ont rien dans le porte monnaie, mais elles en veulent pour 15 euros à tous les coups, c’est pas moi qui l’invente hein". Le Momo en question, il me semble que sa "couleur" devient un peu blème, mais poli et calme, il répond que cette cliente-ci, en effet, fait plus ou moins le même coup à chaque fois. L’autre continue son monologue, cherche mes yeux qui la fuient pour trouver ceux de Momo, et s’en va soupirant et râlant.

Je suis troublé. J’aurais envie de répondre à ce couplet ignorant, un tas de choses, mais je ne sais rien dire, je ne trouve pas la force de parler poliment et clairement, je ne dis rien. Je ne dis rien, et je me dis que pour cette dame, "Strasb" est un sale quartier d’immigrés, qu’elle n’a pas du voir comme cette africaine était belle, que Momo est un "gens de couleur mais lui je l’aime bien parce qu’il est honnête", que j’aurais bien voulu lui foutre mon poing dans la gueule, que la pauvreté et la nationalité ne sont pas des choses simples. Non cette brave dame elle n’a rien vu de tout ça, je crois.

Je repars, et dans la rue, mes sacs sont vraiment lourds.

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> Des poireaux dans les yeux, Le Masque, 28 février 2003
Bonjour, merci pour votre texte agréable et vivant. Mais bon, si vous étiez prof dans le 93 et que vos élèves risquaient de vous casser la figure parce que vous racontez la Shoah, et que vous entendiez "nike ta rrrace" à longueur de journée, ou que vous ne pouviez plus enseigner la Guerre d’Algérie normalement - cf. un récent témoignage de prof - ce serait un peu plus original. Vous savez, le "racisme" est démultiplié par un facteur tout bête, et très humain :
-  je vois un groupe de garçons et de filles, pauvres mais qui vivent leur vie, discutent entre eux, rigolent etc., dans une rue, je sui heureux, et s’ils sont blacks, blancs ou beurs, ça ne change rien.
-  Je vois sur une place ou au bas d’un immeuble un groupe de MECS, patibulaires, qui lorgnent les passantes, crachent par terre, traficottent, je n’ose pas croiser leur regard. Et à force de voir ces types, de savoir qu’ils cloîtrent leurs soeurs, qu’ils volent par-ci par-là le vélo de ceux qui s’égarent là, on n’arrive pas à les apprécier énormément. Qu’ils soient beurs, blacks ou blancs ne change rien. Bon, y’a un petit prob : en génétal, ils sont beurs - et pas blacks, ni blancs. Qu’y faire ? Est-ce du racisme ou une expérience ordinaire, mainte fois répétée ? Au fond, s’ils étaient en groupe mixte, ce serait mieux, ils ne généreraient pas cette ambiance lourde et ne feraient pas bêtement le jeu du FN et de ses clichés stupides. Donc, vive la marche des filles des cités. Le jour où les beurs accepteront les filles, se mélangeront aux filles, respecteront les filles libérées et occidentalisées, l’ambiance changera. Et cela, ce n’est pas seulement une question de misère, de racisme, etc., c’est un choix, c’est leur volonté d’entretenir une ambiance triste et sexiste, ou au contraire de créer de la vie et de la gaieté - comme les blacks le font en général.
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Cherchez l’intrus, Bonne memoire, 26 février 2003

"Internet c’est aussi Uzine, Rezo, Acrimed, l’Homme Moderne, le Réseau Voltaire"

Vous trouvez ce dernier encore crédible ? Ou vous avez une piètre idée des précédents cités ? :-)

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> Vous avez dit numéros de série ?, pRn, 11 juillet 2003

"à ceux qui voudraient entamer dans nos libertés d’utilisation d’Internet"

Tant pis, je ne résiste pas...

Ainsi, quand Kaspersky (voir votre lien vers ZDNet) dit qu’il FAUT des identifiants uniques, c’est un peu se foutre de la gueule du monde.

Prenons IPv6, par exemple, qui a pour vocation d’être généralisé dans les toutes prochaines années.

IPv6 ?

" L’en-tête des paquets IPv6 est formée à partir des numéros de série de la machine de l’internaute qui a envoyé les données. En clair, il semble possible par ce biais d’identifier un fauteur de trouble et de lui interdire l’accès à des services. Mais qu’advient-il si celui-ci a revendu sa machine d’occasion à un malchanceux ? Au mieux, les portes de certains sites lui resteront fermées. "

Trop tard.

 
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La récidive
20 février 2003, message de Bonne mémoire
 

Relisez http://www.uzine.net/article129.html

Encore et toujours le meme discours... Quelque chose comme : "La presse dit que depuis Internet il n’a jamais ete aussi facile de faire parvenir de la propagande nazie aux oreilles du public, mais elle n’ajoute jamais que depuis Internet il n’a jamais ete aussi facile aussi de la combattre"

Sauf que le combat en question est apparemment mené par des personnes qui trouvent assez hypocrites l’attitude d’ARNO* et consors (Francois de "Confidentiel" pour cette article, G. Karmasyn pour l’URL en tete de cette réponse). En tout cas les réactions sur Uzine des personnes citées par ARNO* sont assez similaires...

Ceux qui "tentent de combattre" constatent surtout que depuis Internet, il se cree une *habitude* du discours nazi, percu non plus comme un reel danger, mais simplement comme une menace virtuelle, brandie par "ceux voulant censurer le Net".

Relisez cette derniere phrase, arretez-vous a "virtuelle"... Etes-vous toujours d’accord avec l’attitude consistant à taper sur le Canard ainsi ? :-)

Pour ma part, j’ai l’impression qu’entre devoir se rendre a la faculte d’Assas pour trouver un ouvrage revisionniste, et tomber dessus sans le savoir en tapant "genocide" sur un moteur de recherche, il y a quand meme une difference, non ? Et du cote de l’anti-revisionnisme, la, pour le coup, malgré les efforts de certains (encore moins nombreux que les revisionnistes, mais cela n’est pas un probleme de representativité pour les auteurs de l’article !), il y a moins de matiere sur Internet que dans les bibliotheques universitaires, non ?

Nota : dans l’URL précédent, ARNO n’avait pas repondu a G. Karmasyn, gageons qu’il n’y aura non plus aucune réponse de sa part à Francois "Confidentiel", qu’il utilise egalement comme caution pour un discours a l’opposé de celui de la personne intéressée... Qui manipule ici, hm ??

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> La récidive, 20 février 2003
Votre réflexion sir l’article d’Uzine me semble datée. Les "idées" du Protocole des Sages de Sion sont diffusées par les chaînes câblées arabes, sous forme d’une fiction regardée par des millions de téléspectateurs, "le cavalier sans monture". La haine antisémite est enseignée par les manuels scolaires palestiniens, et finit répercutée de proche en proche jusqu’aux collèges français, où des "jeunes" empêchent les cours sur la Shoah (voir "les territoires perdus de la république"). Donc vos sites d’extrême-droite ou autres sites racistes ont assez peu de capacité de nuisance, comparativement aux menaces qui se multiplient ailleurs. Si vous êtes tellement antiraciste, anti-fasciste, allez manifester contre les attentats antisémites qui se banalisent, et empêchez un peu les télés câblées du Moyen-Orient d’émettre, et supprimez nombre de lmibelles édités par l’Arabie saoudite et qui circulent en Europe... la propagande nazie semble en bonne voie, grâce à l’indignation sélective des anti-racistes, qui hélas ont une guerre de retard.
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> La récidive, Bonne memoire, 26 février 2003

Je ne nie pas l’effet de la propagande hors-Internet.

Mais contrairement a ce que semble vouloir faire croire les gérants d’Uzine, je maintiens que depuis Internet il est beaucoup plus facile qu’avant d’avoir acces au negationnisme, et qu’en revanche c’est toujours dans les bibliotheques qu’on trouve le plus de documents contre le negationnisme, malgré l’effort d’une poignée de sites anti-racistes, cités sans arrêt par ARNO* et consors, malgré le fait que ces derniers sont d’un avis contraire au sien sur la situation que crée l’Internet.

Bref, pour conclure sur la teneur de votre message, je dirais justement qu’il faudrait mieux arrêter d’invoquer la Shoah et les nazis des qu’on veut "défendre Internet contre les media", alors que la motivation première semble être plutôt juste de pouvoir dire "Je travaille pour des sites Internet" dans les dîners en ville sans être regardé de travers...

[Dans le même ordre d’idée, qui oserait nier que depuis Internet il est beaucoup plus facile qu’avant de se procurer des videos pédophiles, tandis que dans le même temps la prévention anti-pédophile ne passe aucunement par Internet ? Et pareil, il n’y a qu’une poignée de sites anti-pédophiles, et comme ils sont partisans d’une censure assez forte, ils seraient sans doute completement en desaccord avec l’approche d’Uzine sur le fond]

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> La récidive, 28 février 2003
Boff, je ne suis pas convaincu. Au contraire : le négationnisme s’étend par des circuits hors d’internet - revues, rumeurs, séries TV, "Protocoles des Sages de Sion" réédités par des islamistes etc. Donc la part due à internet dans la diffusion de telles "idées" est faible. Par ailleurs, la pédophilie est discutée depuis 20 ou 30 ans, et déjà petit j’entendais parler d’affaires "de ballets bleus" ou "de ballets roses", et internet n’existait pas ! Je ne sais pas si la pédophilie se diffuse mieux à cause d’internet, d’ailleurs il faudrait d’abord faire une histoire de la pédophilie, car ce problème était moins débattu avant l’affaire Dutroux. (Sans oublier nombre d’intellectuels de gauche qui ont défendu jusqu’à un certain point des pédophiles, voir "la censure des bien-pensants" de Ménard). Qu’en était-il de la pédophilie au Moyen-Age, ou au XIXème siècle ? Et quand nos arrières-grands-mères se mariaient à l’âge de 13 ans ? Si vous avez des amis d’origine africaine ou asiatique, demandez-leur à quel âge leur mère et leur grand-mère se sont mariées. Pédophilie et européocentrisme ne vont-ils pas ensemble ? Dans le Coran, Mahomet a une épouse de 9 ans, Aïcha ; aujourd’hui encore, il semble que les pays islamiques admettent ce genre de pratiques. Il me semble difficile d’évaluer avec suffisamment de recul l’ensemble de la question. Bon c’est vrai qu’en osant faire de telles remarques, je dois passer pour un pédonazi ! On vit à une époque de bien courte mémoire, justement : on a refoulé une partie des questions portées par les intellectuels soixante-huitards. Mais que disait Wilhelm Reich par exemple ? Sa vision contestatrice de la famille et de la répression sexuelle, ainsi que du fascisme, est-elle totalement stupide ?
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Très parlant..., Bonne mémoire, 9 mars 2003

Dans un forum sur un article dont un des auteurs (l’autre ne répond pas, comme prédit) finit par dire que le racisme est minoritaire et donc est un non-évènement, voila une autre relativisation culturelle, cette fois pour dire que la pédophilie est un non-évènement.

Pauvre Uzine, ceux qu’ils citent pour leurs démonstrations trouvent qu’on les cite en dépit du bon sens, et ceux qui les défendent ont des idées assez embarrassantes...

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> Très parlant..., 11 mars 2003
La relativisation culturelle existe. Si on ne relativise pas, on fait de l’occidentalo-centrisme et du colonialisme, ne crois-tu pas ? En gros "mes valeurs" d’européen sont universelles, et si dans ma civilisation il faut se marier à partir de 18 ans, les civilisations qui font autrement sont "inférieures". Tenez Mahomet s’est marié avec Aïcha quand elle avait 8 ou 9 ans, alors vous en déduisez quoi ? vous êtes bien obligé de contextualiser et de RELATIVISER, non ? Ou bien affirmez-vous que la notion de pédophilie a existé de tous temps et en tous lieux ? Un minimum de culture a,thropologique ne fait pas de mal, et empêche de devenir un Berlusconi qui affirme "l’occident est une civilisation supérieure".
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Oh là ! Calmos !, Yenamarre, 11 mars 2003

Oulalalala... c’est quoi ce délire ? Tout d’abord quelques lignes à chaud avant de revenir au vif du sujet (l’internet facho).

1. « Le Cavalier sans monture » n’ a pas été diffusé par « les chaînes cablées arabes » ( Ah, la 5e colonne !!!) mais par UNE chaîne égyptienne et UN bouquet satellite privé (Dream).

2. Cette fameuse histoire de la-haine-antisémite-enseignée-dans-les-manuels-palestiniens a été diffusée par les (très efficaces) services de propagande de la droite israélienne qui ne pouvait supporter l’aide de l’Union Européenne à l’Autorité palestienne (http://www.monde-diplomatique.fr/2001/04/MORENA/15106) En revanche, procurez-vous un manuel scolaire israélien (disponible sans aucune difficulté en France) et vous y trouverez une bien singulière conception de l’histoire du Moyen-Orient.

3. Enfin, vous liez la mayonnaise avec ce pamphlet (« Les territoires perdus... ») qui suinte la haine et le racisme pur en présupposant la laïcité républicaine en danger face à l’islam. A vous lire donc, l’antisémitisme aujourd’hui en France c’est d’abord rien que des méchants zarabes de la zone. C’est faire bien peu cas de la réalité quotidienne des cités et tout simplement de l’histoire européenne.

Rappelons tout d’abord que les grandes persécutions antisémites, depuis deux mille ans, ont été plus que majoritairement le fait de régimes européens, plutôt que ceux d’une autre aire géographique.

Rappelons également que ce ne sont pas les juifs auxquels, en France aujourd’hui, on refuse un boulot, un appart ou l’entrée en boîte simplement sur leur nom ou leur couleur de peau. Ce ne sont pas les juifs non plus qui ont droit aux sympathiques contrôles et vexations au faciès par les flics et vigiles de tout poil. Le racisme ordinaire est fréquent dans les cités. Mais bien plus entre maghrébins, noirs et asiatiques qu’à l’encontre des juifs en tant que tels.

Cela devient donc très génant toutes ces campagnes de presse sur « La France antisémite ». Particulièrement pénible même. Selon le dernier rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, les violences raciales en France sont commises à 89% contre des Noirs et des Maghrébins, à 10% contre des juifs. Alors pourquoi se focaliser uniquement sur la judéophobie ? La judéophobie serait-elle un racisme « supérieur » à tout autre ? Pourquoi évacuer toutes les autres formes de racisme ? Pourquoi ne pas poser tout simplement la question des crispations racistes dans leur ensemble ? Mais surtout, pourquoi présupposer en permanence que la judéophobie émane directement de la communauté musulmane française ? Il semble bien que la tradition antisémite française soit tout ce qu’il y a de plus franchouillard. Et si quelques unes des personnes arrêtées pour actes antisémites sont effectivement d’origine maghrébine (mais jamais de militants pro-palestiniens, ni de prosélytes wahhabites, bien plus des voyous très ordinaires), en revanche les autres personnes interpellées (et en plus grand nombre) appartiennent à un courant politique « identitaire » très français. Curieusement, on n’en entend faiblement parler.

Et lorsque l’on évoque, en reprenant les doctes analyses du CRIF, une importation du conflit israélo-palestinien dans les banlieues, cela semble malheureusement être le choix de la communauté juivre française, du moins de ses institutions, dans leur appui inconditionnel aux sharoniards. Car pour les « sauvageons », l’attachement au pays d’origine des parents, voire des grand-parents, est bien plus déterminant que toute autre considération dans la recherche de l’affirmation identitaire, et bien peu d’entre eux connaissent véritablement l’histoire de la Palestine et du sionisme.

Or, c’est bien avant la seconde intifada (sept.2000-...) qu’est apparue pléthore de sites tout à la fois ultra-sionistes et violemment racistes. Bien que SOS-Racaille et AIPJ viennent tout juste de disparaître (curieusement), il en reste suffisamment pour dégager de la haine à tout va et observer de bien étranges alliances. Déjà, dans les années 70, certains jeunes militants très musclés ne se privaient pas d’émarger tout à la fois au GUD et au Bétar, on les retrouve aujourd’hui en hérauts du souverainisme. Mais actuellement, les allégeances mutuelles de militants du FN et (surtout) du MNR et du madelinisme avec les partisans du sionisme le plus violent semblent particulièrement virulentes, partageant et s’efforçant de propager une même haine raciale à l’encontre des « arabo-islamistes » ou « déchets » selon leur expression favorite. Une idéologie pratiquée de manière plus soft mais permanente par certains « bureaux » de presse qui inondent quotidiennement les rédactions française de leurs communiqués dénonçant « l’absurdité islamique ». Une puissance de feu que l’on ne retrouve pas du côté la communauté maghrébine française. A tel point que l’on se demande qui cherche vraiment à « importer » le conflit israélo-palestinien.

Bref, ces sites fachos cultivent un bien curieux mélange des genres, dont l’objectif paraît être l’exaspération des tensions entre juifs et musulmans français. Ce que l’article du Canard signalait à sa manière. Histoire sans doute de faire passer un petit message à certains commanditaires. Mais surtout, ces sites paraissent étroitement similaires dans leurs argumentaires, prises de positions, interpellations et dénonciations violentes des politiques et personnalités français qui osent manifester une indépendance d’esprit à l’égard de l’extrême-droite israélienne. Et l’on se trouve manifestement en présence d’une propagande musclée très organisée qui rappelle l’effarante déclaration de Roger Cukierman à Ha’aretz en septembre 2001 : « Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu’il doit absolument mettre en place un ministère de la propagande, comme Goebbels. »

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> Oh là ! Calmos !, Le Masque, très calmos , 13 mars 2003

Bonjour, puisque vous nous faites un intéressant exposé de la pensée politiquement correcte dans toute sa splendeur, voyons quelques-uns de vos arguments :

Vous écrivez : "1. « Le Cavalier sans monture » n’ a pas été diffusé par « les chaînes cablées arabes » ( Ah, la 5e colonne ! ! !) mais par UNE chaîne égyptienne et UN bouquet satellite privé (Dream)."

Cette série n’est qu’un phénomène parmi d’autres, par exemple l’édition du "Protocole des Sages de Sion" dans le monde arabe, ou nombre de discours judéophobes dans diverses mouvances. Cf. "la nouvelle judéophobie" de Taguieff. Le tableau d’ensemble ne vous paraît pas préoccupant ? Que des thèses fausses utilisées notamment par les nazis avec les résultats que l’on sait, soient reprises dans une série très populaire TV n’est pas un symptôme grave et vous me dites d’un ton paternaliste et indigné "calmos" ? Allons, un peu de vigilance, SVP !

Vous écrivez : " 2. Cette fameuse histoire de la-haine-antisémite-enseignée-dans-les-manuels-palestiniens a été diffusée par les (très efficaces) services de propagande de la droite israélienne qui ne pouvait supporter l’aide de l’Union Européenne à l’Autorité palestienne (http://www.monde-diplomatique.fr/2001/04/MORENA/15106)"

Plus récemment, c’est le député socialiste François Zimeray qui s’est notamment inquiété du devenir des aides du parlement européen, et a demandé une Commission d’enquête - ce qui est une exigence de simple transparence me semble-t-il. Mais nos bons "démocrates" sentants que cette Commission risquait de lever des lièvres tels que corruption, soutien aux groupes terroristes ou autres, a tenté de faire obstruction. Voir Proche-Orient.info

Vous écrivez : "En revanche, procurez-vous un manuel scolaire israélien (disponible sans aucune difficulté en France) et vous y trouverez une bien singulière conception de l’histoire du Moyen-Orient."

Oui, ai-je nié cela ? Ai-je dit "Israël a toujous raison" et patititi ? Vous semblez caricaturer ma position. Chaque Etat tend à faire sa petite version de l’Histoire, que ce soit Israël, la France, les USA ou autre...

Vous écrivez : "3. Enfin, vous liez la mayonnaise avec ce pamphlet (« Les territoires perdus… ») qui suinte la haine et le racisme pur"

Désolé, vos propos indiquent que vous n’avez pas ouvert le livre en question. Il rapporte des TEMOIGNAGES d’enseignants confrontés à des problèmes. Ces enseignants parlent en général à visage découvert et retracent des faits, qui les ont eux-mêmes étonnés. Vous semblez tenter de discréditer un ouvrage au nom de vos présupposés idéologiques au lieu de voir simplement les FAITS - quitte bien sûr à proposer d’autres faits vérifiables, à dire qu’il s’agit d’anecdotes ou ce que vous voudrez.

Vous écrivez : "(Les auteurs des Territoires perdus de la République) en présupposant la laïcité républicaine en danger face à l’islam. A vous lire donc, l’antisémitisme aujourd’hui en France c’est d’abord rien que des méchants zarabes de la zone."

Ai-je écrit cela ? Il semble que les gens informés, par exemple SOS Racisme, reconnaissent eux-mêmes qu’il y a un antisémitisme préoccupant parmi certains beurs. Ce n’est pas une hypothèse, c’est là encore un FAIT. Reste à l’expliquer, à en discuter, à chercher à analyser au lieu de s’emballer dans telle ou telle conclusion simpliste et dangereuse.

Vous écrivez : "C’est faire bien peu cas de la réalité quotidienne des cités et tout simplement de l’histoire européenne. Rappelons tout d’abord que les grandes persécutions antisémites, depuis deux mille ans, ont été plus que majoritairement le fait de régimes européens"

Oui tout à fait. Je ne vois pas en quoi cela répond au problème de l’antisémitisme et du racisme haineux de certains groupes soi-disant musulmans ou de certains délinquants AUJOURD’HUI. On est encore avec une guerre de retard, chez vous ? Vous reconstruisez la Ligne Maginot, ou vous vous intéressez à ce qui se passe maintenant ?

Vous écrivez : "Rappelons également que ce ne sont pas les juifs auxquels, en France aujourd’hui, on refuse un boulot, un appart ou l’entrée en boîte simplement sur leur nom ou leur couleur de peau."

Oui et je trouve ces discriminations déplorables. Mais reconnaissez aussi que si vous étiez directeur d’une boîte, est-ce que vous seriez ravi d’accueillir 10 ou 15 mecs de cités SANS FILLES dans votre établissement ? Le sexisme est un autre problème grave de cette culture des cités, et elle crée un malaise chez les gens mieux intégrés. Si les types des cités venaient en groupe mixte, auraient-ils autant d’embrouilles dans les boîtes ? Bien sûr SOS Racisme fait ses testings avec des gens corrects, et dans ce cas-là il n’y a aucune excuse qui vaille et c’est très bien d’épingler ce racisme ordinaire. Maintenant il faudrait aussi se demander pourquoi, à un moment donné, des établissements qui ont besoin de faire du chiffre d’affaires sombrent dans la discrimination la plus dégueulasse. Vous victimisez totalement des mecs qui ont aussi une part de responsabilité, parfois, dans le rejet qu’ils suscitent. Mais bon vous avez fait votre couplet politiquement correct, en rappelant des réalités évidentes et punies par la loi républicaine.

Vous écrivez : "Ce ne sont pas les juifs non plus qui ont droit aux sympathiques contrôles et vexations au faciès par les flics et vigiles de tout poil."

Oui. Mais si les flics contrôlent, croyez-vous qu’ils ont plus de probabilités de trouver un coûteau ou une arme de poing ou du cannabis dans une bagnole conduite par 4 hommes seuls, au crâne rasé et beurs, ou par un couple de sexagènaires ? Soyez réaliste, le jour où l’on connaîtra une vague d’attentats vietnamiens en France et en Europe, et où le Vietnam concoctera des armes bactériologiques, et où les français d’origine vietnamienne seront surreprésentés dans les prisons pour viols, transport d’armes, traffics etc., les restaurants asiatiques seront sur-contrôlés !

Vous écrivez : "Cela devient donc très génant toutes ces campagnes de presse sur « La France antisémite ». Particulièrement pénible même."

Vous disiez cela au temps où le cimetière juif de Carpentras a été profané ? Aujourd’hui il est politiquement correct de se plaindre des "lamentations" des juifs ; hier cela paraissait normal de s’indigner envers l’antisémitisme. Vous suivez un peu le sens du vent, non ?

Vous écrivez : "Selon le dernier rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, les violences raciales en France sont commises à 89% contre des Noirs et des Maghrébins, à 10% contre des juifs."