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La Croix : grand cimetière sous la Une (2)

L’horreur journalistique, chapitre 10
par Pierre Madrid

L’équipe a renouvelé ses effectifs en embauchant des jeunes. Mais sont-ce de vrais djeunes, et que peuvent-ils faire vraiment ? La cheftaine du service photo est incontournable. Comme elle est d’une grande prétention depuis qu’elle est chef et depuis qu’elle écrit des papiers sur la photo dans son journal de retraités pas encore morts, et que c’est devenu une pointure en créant un magazine photo pas encore mort lui non plus : c’est le calvaire.

Pour publier il faut soit être très patient, soit très célèbre, ou tendance. Ah oui, là encore, ça lit pas les journaux, ça les feuillette, au mieux. Bref, pour que la cheftaine décide de publier un reportage il faut, soit qu’elle soit très amoureuse, soit qu’elle trouve que c’est génial, soit que l’un des brillants reporters du journal prévoie de dégager du temps et de l’énergie pour pencher son esprit très occupé sur un « sujet ». Autant dire que c’est très rare et souvent pas très brillant.

Ah oui, c’est la seule rédaction, à part peut-être au Figaro mais j’y fous pas les pieds, où on croise des journalistes avec des cravates, et des jeunes femmes avec écharpe « Burberrys », comme les lascars de banlieue. Mais peut être que c’était un gars de la pub qui vient faire du charme à des journalistes après, qui sait : un voyage payé par une entreprise, ou un bon déjeuner dans un resto parisien. Allez savoir.

Les codes de déontologie n’existent quasiment pas dans les journaux. Et même s’ils existaient, ils ne seraient pas appliqués. Les journalistes ne sont pas très bien payés. Ils frustrent de ne pas être reconnus comme des penseurs. Avec le temps la plupart s’en tapent et raflent tout ce qu’ils peuvent. Imaginons en un se faire choper en train d’abuser des cadeaux. Les autres seront trop contents de pouvoir le sadiser jusqu’à la retraite. Un journal c’est comme une famille : des cousines qui baisent avec des cousins dans les débarras, à l’heure du café quand tout le monde somnole. Des tontons qui protègent et rendent des services à leurs neveux. Des mamies qui ont leur petit dernier préféré, leur chouchou. Et les inévitables papys, qui sauteraient bien les petites. Qui n’osent pas et se font mener en bateau.

Alors avec les égos qui se baladent dans les journaux, cette impression permanente d’avoir à faire l’histoire. De devoir trier ce qui mérite d’être su et ce qui ne le mérite pas. Le bon et le mauvais. De cotoyer les puissants. J’ai presque envie de dire que c’est pire qu’ailleurs. Allez je le dis, c’est franchement pire qu’ailleurs. Même moi j’en arrive à draguer les stagiaires, qui comme moi ne font que passer.

 
 
Pierre Madrid
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24 janvier 2001
 
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17 janvier 2001, message de Phynette
 

Pierre Madrid n’a rien à dire, il le dit longuement et dans le détail, et quelque chose me dit que ce n’est pas fini. Bon, enfin je lis tout de même, et il est vrai que j’ai glané quelques informations utiles. 1 - Les rédactions de journaux sont semblables à n’importe quel bureau (quel scoop !), 2 - On peut en venir à draguer les stagiaires en vertu d’un sentiment d’importance (drôle d’idée), 3 - La famille, définition générale : les grands-pères veulent toujours sauter les petites filles (mais la plupart du temps ils se retiennent). 4 - Pierre Madrid est hétérosexuel (merci, je le note, ça c’est de l’info !), 5 - les directrices de service photo : toutes des pétasses.

On se cultive, dans la joie, la bonne humeur et sans le moindre relent d’aigreur. Qu’apprendrai-je de fondamental la prochaine fois ?

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Mais pendez le, DK99, 17 janvier 2001

Ce que ses textes peuvent etre chiants ! A ce point là c’est carrément saboter uzine2. Et en plus il en pond à la dizaine.

Et par pitié épargnez moi le couplet "si ca te plait pas t’as qu’à pas lire !", ben si je lis quand même et je donne mon avis que voici :

Pierre madrid nous ponds des textes au combien passionants dans le seul but de combler son ennuis dans le boulot.

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