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mardi 10 juillet 2001

L’affaire de la fin du gratuit

par Grosse Fatigue
 
Depuis quelques jours, de joyeux lurons et des plaisantins avides, ont décidé d’expliquer à l’internaute qu’il est grand temps de raquer, de casquer, de mettre la main à la poche, parce qu’on n’a plus de fric, et puis, faut le dire, parce que les abonnés, c’est un gage d’indépendance....

La presse a enfin compris la chose. Pour être rentable, faut faire payer ce que l’on a à vendre, plutôt que de le faire financer par des campagnes de pub en ligne que personne ne regarde.

Il faut dire que la pub en ligne a un désagréable avantage ( ?) sur la pub tout court : on sait immédiatement le résultat. Le quidam a cliqué dessus, il est venu chez nous, on lui a vendu un truc. Le plus souvent, le quidam n’a pas cliqué, il n’est pas venu chez nous, il n’a rien acheté. Pire parfois, il dispose d’un petit logiciel qui lui permet de ne pas voir les pubs, longues à charger et moches par dessus le marché. (oui, le marché). L’internaute n’aime pas la pub. Même TF1 et M6 ont perdu de l’argent en l’an 2000, c’est écrit dans Les Echos.net du 9 juillet.

Ainsi donc, les gourous de toutes obédiences nous racontent sincèrement que, pour vivre et nous abreuver d’informations et d’analyses, il est nécessaire de se vendre, car la gratuité financée par la pub ne paye plus. De plus, ils nous expliquent que tout le monde va être payant, alors faut pas faire la tête, et donner son obole. Encore mieux, Transfert.net nous explique que payer, c’est garantir l’indépendance de l’information.

Tout cela, c’est bien joli. Mais c’est pas vrai.

Si l’indépendance se paye grâce aux sous du lecteur (Le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo ne sont pas en ligne pour ces raisons mêmes), payer ne suffit pas à garantir une quelconque indépendance. Il faudrait en plus supprimer complètement la publicité dans la part des recettes de la presse en ligne. C’est là que le bât blesse, ou plutôt que le bas (de laine) s’effiloche. Si deux journaux sont capables de vivre, en France, indépendamment de la publicité, on imagine mal les magazines en ligne faire de même.

Le second argument développé partout, c’est la tendance. Il paraît que « tout le monde y viendrait ». Tous les sites deviendraient payants. La belle affaire.

Il suffirait qu’un seul site d’informations continue à être gratuit pour que - s’il est déjà très dominant (annuaire ou moteur) - il s’adjuge une grande partie de l’ensemble de la manne publicitaire restante (nationale ou mondiale), et qu’il en vive.

Ainsi donc, ceux qui croient faire payer leurs lecteurs pour motif de non-rendement publicitaire, vont en perdre une partie, ceux-là mêmes qui iront grossir les rangs des fournisseurs de contenus gratuits. (et faire augmenter, par leur simple présence, les prix de la pub).

En économie classique, on appelle ça de la concentration.

Mais alors, pourquoi donc en faire un plat de cette fin du gratuit ? C’est pourtant simple : pour rassurer les investisseurs. L’actionnaire-roi a besoin de croire, alors on lui en donne pour son argent. On a « enfin » trouvé un modèle fiable et rentable, retour à la case départ : on fait payer. (Théorie de la rentabilité de l’entreprise, milieu du XVIIIème siècle : « vendre ses produits »)

Bizarrement, je n’ai pas encore vu d’analyste sérieux tirer la fameuse sornette d’alarme et dire à ces braves gens qu’ils vont mourir, mais que c’est pas grave, vu que les gros vont continuer à engranger les revenus publicitaires, moins partagés qu’avant.

C’est drôle ça. Il n’y aurait aucun analyste sérieux dans les grandes entreprises, dans le « conseil » dont on nous rebat tant les oreilles ?

Non, aucun.

 
 
Grosse Fatigue
 
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Utopiste free-lance
19 novembre 2004
19 février 2002
 
SPIP
Web indépendant


> L’affaire de la fin du gratuit
1er octobre 2006, message de Harry
 

Fermez vos gueules et lisez plutôt ça !

http://www.webmaster-hub.com/lofiversion/index.php/t19225.html

Harry

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Il reste de journaux gratuits
18 février 2002, message de Cyrille l’Emmerdeur de Bastille
 
Mais oui mais c’est bien simple : il suffit de créer son propre canard et de le mettre en ligne. De l’ouvrir à toutes les contributions, de privilégier l’humour à la Verité et de tout se permettre puisque une bonne blague vaudra toujours une mauvaise source d’info. A bon entendeur. C. Hugon Co rédacteur de l’Ethylique consultable sur www.multimania.com/asccl
 
en ligne :
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> L’affaire de la fin du gratuit
21 juillet 2001, message de pouf
 
a plus de 4000 balles la place, voila comment on met fin a la fin du gratuit. c’est qui les plus fort :
 
en ligne : benchmark
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5 370,04 F TTC par personne , Benji, 21 juillet 2001

Ouais, y’a aussi un vieux truc de VPC : le livre "Comment devenir millionnaires ?". Simple trouver des gogos pour acheter le livre "Comment devenir millionnaires ?".

Là c’est un peu pareil, le B2C ne marche pas ? Et si on faisait des colloques (payants) sur le B2C...

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> Le Gratuit n’aurait jamais dû exister !!!
13 juillet 2001, message de Denis Dordoigne, président de l’association exprime-toi.net
 

Le problème ne vient pas de la fin du gratuit, mais du fait qu’il est commencé ! Rappelons-nous la grande arnaque de la décennie 1990 : les start-up. On faisait gober à des actionnaires qu’une entreprise pouvait dépenser des millions de francs puisqu’elle allait se rembourser avec des clicks à 10 centimes. Il y en a qui ont compris l’astuce et qui se sont fait passer pour des génies en s’en mettant plein les poches avec l’argent des actionnaires (vous vous rappelez, les petits jeunes qui valaient soit-disant des millions) avant de mettre la clé sous la porte. J’ai appris à l’école primaire qu’il fallait un milliard de clicks publicitaires à 10 centimes pour rembourser 100 Millions de francs, et le système était voué à l’échec depuis le début ! C’est dommage, mais on voit bien qu’il n’y a que dans le milieu du web que l’on nous a fait croire au tout gratuit. Regardez bien autour de vous : vous payez votre journal, votre croissant, votre café,... Les chaînes de T.V. ne se contentent pas non plus de la publicité, on a droit au téléachat, aux jeux téléphoniques à 10 francs la minute, etc.

On ne doit pas parler du bien-être de l’actionnaire, il a tout perdu dans l’affaire. Une entreprise a besoin d’argent pour vivre, alors le vrai problème est : pourquoi avoir laissé se développer le gratuit ?

 
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> > Le Gratuit n’aurait jamais dû exister !!!, jukap, 15 juillet 2001
Ce qui eet un peu bête avec le modèle entrepreneurial, c’est qu’il ne laisse aucune part à l’idée d’une construction sociale non hiérarchisée de manière ultra-rigide et unidirectionnelle. D’où l’idée de base un peu con-con qu’un construit social ne peut trouver son utilité et sa résonnance sociale qu’en s’inscrivant d’emblée dans un modèle économique (comme si, d’ailleurs, le système économique était incapable de s’adapter son environnement !). Ne vous inquiétez pas, il récupèrera tout ce qu’il lui faut, le pôvre. Mais avant cela, il faut tout de même que le construit (ici, internet) ... se construise socialement, c’est à dire qu’il intervienne comme la part du système social global qui lui revient (infrasctructure, role interpersonnel ...). J’ai alors un peu le sentiment que l’internet et l’Europe, c’est la même chose : on veut faire passer la marchandisation et la monétarisation avant toute idée de valeur personnelle et sociale, comme si c’était dans ce sens que les choses pouvaient le plus naturellement s’enclencher. Les faits et la moindre idée de la nature humaine semblent alors prouver l’inverse. L’économique, de toute façon, viendra, étant transcendant, et en plus il y viendra à flot. La question est alors : où ? (d’où la pétoche actuelle de ceux qui y mettent des billes, qui voudraient bien trouver un moyen de canaliser tout ça pour entrer dans un quelconque peloton de tête, quitte à être dictatoriaux).
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> > > Le Gratuit n’aurait j, nogo_nogo@hotmail.com, 19 février 2002
Vous même vous inscrivez dans une logique structuraliste et pessimiste. La grande avancé de l’internet c’est qu’il permet une forme d’anarchie incontrolable puisqu’il s’affranchit dès qu’on s’en donne la peine de tous les systèmes discriminants, hiérarchisant, accaprants. Ma réflexion va aussi loin que de dire qu’Internet pertmet à chacun de développer sa propre langue t donc d’affirmer sa voie (x) intérieur. Le nombre incalculable de site gratuit (littérature, écriture, muisque ...) ne pourra jamais être endigué par aucune tentative de contrôle. La lLiberté est là à condition d’voir le courage d’aller la chercher... Bises, Cyrille
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> > Les startups, Rh., 22 novembre 2001
L’exemple des startups n’est pas bien choisi. En effet, on sait bien que les investisseurs qui dépensaient 20 millions pour un site ne comptaient pas regagner leur mise avec la publicité. Une startup c’est avant tout une place sur le marché... futur ! Et là où ça a coincé, c’est au niveau des prévisions qui étaient trop optimistes sur la durée d’attente avant l’explosion de la consommation sur internet. Ainsi, la fermeture d’une startup n’est pas synonyme d’echec pour l’investisseur. Certains sites ferment alors qu’ils peuvent devenir rentable.. Mais pourquoi entretenir plusieurs dizaines de personne juste pour atteindre l’équilibre, alors qu’il suffit de le fermer, mettre le projet en sommeil, et le réveiller lorsque la consommation sur internet aura bien augmenté ? Cela va donc être une question de patience.. Certains investisseurs vont vendre leurs concepts, et les patients vont attendrent pour relancer le projet à moyen terme. Vendre de suite ou attendre patiamment pour gagner plus : n’est- ce pas le principe meme de l’investissement ?
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> L’affaire de la fin du gratuit
12 juillet 2001
 

Leur rêve est de gagner plus de sous. Parce que là franchement, les actionnaires sont pas contents. Leur rêve, c’est de pouvoir faire payer le visiteur, ça a l’air encore plus facile que d’aller chercher des annonceurs et les convaincre. C’est leur fantasme qu’ils nous livrent, on peut lire en eux comme en plein jour, c’est pas très joli.

On connaissait déjà le fantasme de l’industrie, c’est le dégraissage qui atteint son apogée avec le dégraissage total : la sous-traitance intégrale de la production (cf alcatel)

A qui le tour de se dévoiler ? On attend et on mate.

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> L’affaire de la fin du gratuit
11 juillet 2001, message de Roland Trique
 

"Imminent death of the Net predicted !". Vous pouvez aller voir dans le Jargon File d’Eric Raymond, cela fait une paye que pas mal de gens prévoient la "fin" du net (et d’une façon générale, la fin de tout et n’importe quoi). Et pourtant ça tourne... Et ça tourne encore et encore...

Citez-moi donc un service gratuit, je vous dirai comment vous en passer les doigts dans le nez. Il se trouve que n’importe quelle machine connecté à l’Internet est un *hôte* à part entière, et peut remplir tous les services possibles et imaginables. Certes pas de façon industrielle, mais localement, pour un usage personnel ou pour quelques personnes, ça le fait sans problème.

Ce qui disparaîtra sans aucun doute avec la "fin du gratuit", ce sont les bidules pyramidaux centralisés très lourds et très chers, tout ça au profit des structures décentralisées et horizontales, infiniment plus adaptées à la structure symétrique du net. Tant mieux, donc.

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> > L’affaire de la fin du , Cyrille l’Emmerdeur de Bastille, 19 février 2002

Bravo ! Mort aux Cassandre et Pessimiste de tous poils qui nous pourrissent la vie depuis des millénaires (il y a un poème de Bukowski qui explique très bien quel type de vie intérieur conduit à ça = "The Genious of the Crowd"). Critiquer ceux qui veulent asservir le net à leur profit, c’est leur accorder plus d’importance qu’il n’en méritent. Internet c’est la possibilité pour chacun de se transformer en navigateur solitaire quand l’envie lui prend d’aller respirer l’air du grand large. On y choisit ses amis et on y échange que ce que l’on veut quand on veut. On peut y filtrer ce et qui on veut quand et où on veut. La pollution mercantile se chasse d’un simple click comme on chasse une mouche. LE vrai danger ce sont les fabricants de matériel et c’est tout. Mais sans eux ... Au rayon bel découverte :un exemple personnel = un site d’écriture lové quelque part sur le site officiel d’un groupe de rock canadien. La seule contrainte qui vous y est imposée est celle de la cordialité ... comme dans un pub ... et encore certains dérapages sont autorisé.

Le site est à l’adresse www.cowboyjunkies.com Là il faut aller sur le forum WORDS ... Ce site - officiel mais conçu par le guitariste du groupe - encourage par ailleurs l’échange de d’enregistrements pirates entre fans de leur groupe préféré ... ALors moi J2M et cie : BOF !

NE reste qu’à communiquer la bonne parole et pour ça il faut faire sauter la Télévision. BOOM !

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L’inévitable fin du gratuit
11 juillet 2001, message de greg.fr
 

D’abord, un "bon" papier se doit forcément d’isoler des "tendances". Sinon, il n’est pas vendable à un rédac’chef. Les "tendances" rassurent, sans pour autant impliquer l’auteur en cas d’erreur. Après tout c’était juste une "tendance", et à tendance, tendance et demi.

Bon nombre de sites sont en train de préparer le terrain : hébergeurs gratuits plus vraiment gratuits (mais ils n’ont pas tort, les serveurs et la bande passante, ça coûte cher), fournisseurs de contenu (ne venez pas me les casser avec Yahoo, c’est jamais qu’une compile à peine fiable), etc.

Tu as raison, toute ce bruit est surtout destiné aux investisseurs. Faut les rassurer, c’est des petits êtres fragiles et moutonniers, et qui ne comprennent rien au sujet (de tte façon, c pas ce qu’on leur demande). Rassurés par la perspective de gagner des sous sur le dos des visiteurs, ils se calment quelques mois, toujours ça de gagné. Dur de les avoir sur le dos tout le temps, ils font perdre un maximum de temps à tout le monde.

Les analystes ne sont pas incompétents : quand ils sont des choses intéressantes à dire, ils les vendent (tiens, tiens...). Le problème est complexe, et fait entrer plusieurs variables : quoi faire payer, comment. Comment vont réagir les concurrents (vont-ils conserver leur modèle gratuit pour me piquer des clients). Quelle part des visiteurs vont rester et accepter de payer (20% ? 30% ?). Cette part sera-t-elle suffisante pour couvrir mes frais ? Si je perd x% de mon audience, comment vont réagir mes actionnaires et la bourse ?

D’où les déclarations de certains, qui commencent à claironner que les taux de clics ne sont pas significatifs, et qu’il est déjà pas mal d’avoir sa marque en ligne, comme il est nécessaire (je ne cautionne pas du tout ça, notez bien) d’avoir sa marque sur des 4x3 un peu partout. Tentative de sauver la pub en ligne (et leur train de vie conséquent) ? Info-tox, toujours à destination des actionnaires ?

Et il n’est même pas sûr que la disparition de certains sites améliorent les choses : il faudrait partir du principe qu’un Internaute moyen a une consommation moyenne de x heures par mois, et que si un des sites qu’il visite disparaît, il reportera le "crédit-minute" qui accordait à ce site sur un autre, de préférence un concurrent. Pas du tout sûr que ça marche comme ça.

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Vous l’aurez tous compris
11 juillet 2001, message de Phant0w
 
MODJO = Mojo Nation Je me suis trompé.
 
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La fin du gratuit
11 juillet 2001, message de Phant0w
 

J’en etais sur de toute façon Internet est dans sa periode faste (c pour ca qu’il faut profiter /voire abuser/ des réseaux e tcommunautés gratuites style Gnutella ;)).

Amis du peuple ,profitez ,profitez, allez glaner de l’info,des progs (interessants) des videos,de la cogite (comme sur uzine2) avant que tout ca ne se termine......dans un bain de sang....

recupperez tout ce qui vous permetra plus tard, a devenir IN-DE-PEN-DANT,tous le logiciels qui vouspermettrnt de montez vous-meme votre centre de diffusion d’informations libre sur le net.

On voit deja les prémice de la censure sur le Net : L’affaire jeboycottedanone.com|.net , le site e-connerie.com recemment arreté surement suite aux menaces d’Aubade pour parodie....( ?!)ou encore condamnation pour avoir pointé sur son site un moteur de recherche mp3..... ..et toutes les affaires dont on ne nous a pas parlé !! Bref , l’esprit de Net se verra etouffé par le "médiatiquement correct" et les forums non-filtrés se feront de plus en plus rares.....

Le net deviendra "Le Net Passif" ou la seule interactivité se limitera à la saisie de votre Numero de CB (et le protocole ultra-securisé qui l’accompagne) et le choix des produits/cours en ligne(e-learning)/videos/musique. :(

Heureusement,il reste encore bcp de militants sur le Net, un groupe de presse parallelle (comme Uzine2,Nospoon,Techmag...) qui nous informe gratuitement sans pub tout en donnant la paroles aux internautes (Net actif), des communautés d’échange de medias (Gnutella,modjo et autres),progs,infos,toturiaux pour de la formation gratuite (http://www.commentcamarche.net) sur les technologies de base de données.

Non, le net n’est pas mort et pour l’instant le pouvoir reste encore à notre faveur....mais jusqu’à quand... ? Bienvenue dans un monde ou tout se vend ...meme les idées....

 
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> La fin du gratuit, Marco, 7 juin 2002

Les sites d’infos indépendants ! ? Et ou donc ?

On s’abonne à l’AFP et on recopie leurs conneries avec quelques modifs. Voila l’origine des ces pseudos-sites d’infos. Vous n’immaginez quand même pas que des sites à deux balles ont des reporters au Japon ! :))

Internet sera taxé. Point barre. On est en France...

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gratuit vs payant : une croisade religieuse, Harry, 27 août 2006

Le modèle gratuit a précédé le modèle payant et la vérité c’est que c’est le payant qui menace le paradis virtuel et les idéologies meta-physiques que nous avons connu. Les militants du gratuit ont donc plus de souci à se faire. Les majors sont cupides mais leurs jours ne sont pas en danger.

Ils ont les moyens de ternir l’image et le prestige des modèles gratuits pour les condamner au registre clandestin. Le pire c’est que cette croisade est aussi alimentée par les usines du libre et ses employés open source. Il suffit de lire la presse ou de travailler dans une pme 100% online.

Je tombe souvent sur des sites militants qui ont fermé ou menacent de fermer alors qu’ils n’ont aucun actionnaire à convaincre ni de crédit à rembourser. D’autres se sont fait absorbés ou couchent avec les lobbys financiers et institutionnels en se faisant passer pour des associations.

Comptez le nombre de sites de petites annonces gratuits sur le web et demandez vous pourquoi les sites de petites annonces payants sont souvent pleins alors que les sites gratuits sont souvent vides !

Je suis d’accord sur le fait que nous vivons une période faste et rebelle qui peut s’estomper en quelques années : internet est un media adolescent où les sentiments guident encore les décisions plus que la raison mais les echecs et l’indifférence de la majorité des internautes à vos publicités, votre bouton donation ou bouton acheter maintenant vous rameneront progressivement à revoir vos comptes et ce quelque soit le modèle choisi :

abuser la crédulité des annonceurs ou exhalter le gratuit avec des arguments purement ésotériques est une stratégie à court terme digne des marchands de rêves et théoriciens qui se moquent des conséquences de leurs discours. Le brio n’est pas un service publique.

Pas besoin de confondre recettes et bénéfices pour faire banqueroute. Les forces muettes et aveugles de la nécéssité ont toujours eu raison des idéologies mystiques qu’elles soient imaginées par des financiers ou des apôtres de la gratuité.

Elles ont toujours été contraintes à un moment de l’histoire de trahir leurs doctrines intolérantes. Payant et gratuit doivent abandonner certaines positions pour occuper d’autres positions. C’est la victoire de l’histoire maîtraisse de vie sur toutes les formes de délires religieux et ce quel que soit la foi et le nombre des supporters.

C’est tout ce que je pense de ce débat payant vs gratuit !

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> L’affaire des affaires
11 juillet 2001
 

Il est dommage de trop simplifier, même si c’est plus drôle ainsi...Le modèle dont il s’agit ne comporte pas que la pub en ligne, mais aussi (cf les algorithmes de calcul de la valeur d’un site) la possibilité de jonction ciblée (avoir des données perso fiables, des "abonnés" fidélisés, d’ou l’importance de l’offre de mailing lists gratuites qui sont des pièges à adresses entre autres...), et accessoirement la possibilité de revente d’adresses, ce qui fait toujours 4 sous en plus. De plus, faut intégrer l’évolution du capital, notamment regarder s’il y a eu diminution de capital (cas très fréquent) etc.

Désolé, mais les actionnaires et les conseils sont loin d’être idiots. D’ailleurs les pertes d’investissement éventuelles sont intégrées dans le modèle d’ensemble et compensées (y compris fiscalement). De toute manière, le jeu n’a jamais consisté à rechercher la "prime au premier", mais, comme tu le dis justement, la prime "au dernier resté debout". Ces derniers seront forcément France Telecom et Vivendi en France, ils peuvent perdre ce qu’ils veulent sans que ça se voie (n MF/mois pour les portails, sans état d’âme...)

Note sur la question de l’indépendance : rester indépendant, dans certaines situations, c’est pouvoir éviter de devoir se vendre à un groupe pour sauvegarder les emplois...C’est dans ce sens qu’ils entendent le paiement par l’utilisateur.

Voilà, voilà, pour l’instant, tiens ça me fatigue de poster des messages gratuits...

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> L’affaire de la fin du gratuit
11 juillet 2001, message de jukap
 
Moi, j’en veux bien, des combats d’analyse, tout ça. Mais j’y comprend que dalle à ces "modèles", et mon côté paysan me fait tout de même penser que pour bouffer, il faut bien faire pousser. Alors j’ai besoin d’une réponse claire : qui arrose ?
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la selection sera naturelle, simplement naturelle..., collectivestream, 7 septembre 2002

Moi aussi, mes parents étaient paysans ;). Mais sauf ton respect, comparer du "média" et des carottes, c’est justement ce qui a poussé Vizzavi et une floppé de start-up à leur naufrage.

Prenons un maximum de recul. Qui peut croire qu’un ménage va investir 6000 frs dans un PC, 100 à 400 fr mensuel entre le provider et les com. (au bas mot) et en prime se palucher l’apprentissage de window$ pour, ENCORE, dépenser une fois connecté ? Si La Redoute faisait payer ses catalogues, qui de plus necessitaient une formation et du matériel pour être lu, vous y croiriez, vous ?

Internet est une vrai révolution, parce qu’elle permet de s’affranchir de tout support physique pour diffuser de l’information, au sens le plus large du terme. "C’est tout". Ce n’est pas pour ça que l’audience télé chutera, que les journaux disparaitront, tout comme le phonogramme n’a en rien fait disparaitre la musique live, au contraire. Mais ce n’est certainement pas la poule aux oeufs d’or. Au contraire d’ailleurs. A chaque "tombé au champ d’honneur" du gratuit, la communauté a engendré un nouveau petit soldat, toujours plus invincible. Adieu Napster ? Bonjour Kazaa. Windows trop cher et hétiquement douteux ? Linux explose dans les entreprises (déja plus de la moitié des serveurs/routeurs sur le web tournent grâce au pingouin malin) encore quelques lignes de code, et il sera enfin prêt pour les particuliers... La culture d’internet EST la culture du gratuit, et se sera toi, moi, nous tous, qui "arroseront", comme tu le dit si bien. Est-ce que se sera bien pour autant ? C’est une autre histoire, mais j’ai (suffisament)confiance... En tout cas, ça ne sera pas plus rentable qu’autre chose pour ceux qui croyaient ré-inventer l’eau tiède, le minitel et la VPC. De bonne foi ? Mmmmh, ’du mal à y croire : un milliard de francs dans vizzavi ! Tout de même ! Mes pensées les plus sincères aux actionnaires...

En fin de compte, peut être que le progrès, s’il ne génére -pour une fois- pas d’argent, va désormais permettre aux peuples d’en économiser. Quite à remettre en cause les notions de licence et de propriété intellectuelle... mais chaque chose en son temps. Nos enfants décideront peut-être, à moins que "la communauté" ne déborde totalement la loi (au fait, laquelle ?)d’ici là.

 
en ligne :
Répondre


> L’affaire de la fin du gratuit
11 juillet 2001
 

Joli coup - pan dans les dents de transfert. Ca fritte au paradis des indep ! Mais l’analyse est juste, dans le ton Nouvelle Economie II, le retour de l’intox à deux balles. Et puis, t’as pas dit que dans le magazine transfert, y’a de la pub. Alors indépendance sans pub sur internet quand on en a sur papier, faut m’expliquer !

PS : Hé hé ! tu vois que t’as fini par être pris ici GF ! Suffit de parler du sujet !

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> > L’affaire de la fin du gratuit, Grosse Fatigue, 12 juillet 2001

Mouais-mouais. Faut dire que cette analyse est vraiment profonde....

Arf.

 
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> > L’affaire de la fin du gratuit, Christophe Agnus, 12 juillet 2001

Je vais répondre, puisque Transfert est mis en cause. Le fait pour Transfert d’avoir de la publicité n’a jamais été un frein à son indépendance. Je pense que les journalistes de la rédaction peuvent en témoigner. Nous avons même perdus de gros contrats de pub pour avoir écrit des choses pas sympas sur nos annonceurs. Et on doit être maso : on continue à les écrire si cela est justifié...

Ce que je dis, et que j’affirme, c’est qu’il n’est pas sain de ne dépendre QUE de la pub. Car, un jour, en effet, on peut se laisser tenter à la censure. Le jour où la vie du titre est en jeu, pour un mot en plus ou en moins. Et je pense qu’une des façons d’éviter cela est d’avoir un équilibre des recettes entre les lecteurs et les annonceurs. Je pense qu’il est normal qu’un titre disparaisse si ces lecteurs le boudent, alors qu’il est anormal qu’il meurt si les annonceurs le boudent.

Pour Transfert, nous avons donc choisi non pas de faire payer le site (celui ci est et reste gratuit pour son actualité), mais de réserver les archives, au delà d’une période raisonnable, aux lecteurs du magazine papier. Cela semble un deal acceptable par tous.

Le problème est qu’il est impossible, avec les coûts de la presse en France, de faire fonctionner un magazine ET un site Web ambitieux et 100% libre d’accès sans perdre de l’argent, sauf à être L’Express ou Le Nouvel Observateur, énormes monstres gavés de publicités. Donc Transfert magazine étant un petit titre, nous n’avons pas d’autre choix que de passer le message à nos lecteurs en ligne : si vous souhaitez que Transfert.net continue, soutenez nous financièrement en achetant le magazine. Où venez au moins une fois par semaine sur le site (dans ce cas, vous ne verrez jamais un nouveau papier innaccessible).

Cela ne me semble ni excessif, ni honteux.

Et cela ne remet pas en cause notre indépendance.

Sinon ? C’est vrai qu’il nous reste une option : fermer le site, et licencier l’équipe qui y travaille. Transfert, la société, serait presque automatiquement bénéficiaire ! Mais ce serait très con, je pense...

 
en ligne : Transfert.net
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> > > L’affaire de la fin du gratuit, Thomas, 12 juillet 2001

(Malheureusement ?)la consultation des archives réservée aux seuls abonnés est remise en question par la performance d’un moteur comme Google

Par exemple l’article "ça plane pour le net" publié en février 2001 n’est plus consultable sur transfert.net sans abonnement mais il reste (malheureusement ?) archivé dans la "mémoire cache" de google, donc consultable pour tous les internautes à l’adresse suivante.

C’est aussi à ce genre de subtilités électroniques que la presse semble avoir à adapter son modèle de revenus

 
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> > > L’affaire de la fin du gratuit, 13 juillet 2001

Donc Transfert magazine étant un petit titre, nous n’avons pas d’autre choix que de passer le message à nos lecteurs en ligne : si vous souhaitez que Transfert.net continue, soutenez nous financièrement en achetant le magazine. Où venez au moins une fois par semaine sur le site (dans ce cas, vous ne verrez jamais un nouveau papier innaccessible). Cela ne me semble ni excessif, ni honteux.

Je pense que c’est une trés bonne solution.

Marianne, Charlie-hebdo et Transfert. 3 titres sans pub, ou presque, ce serait bien.

Les admins,ici, n’aiment ni Marianne ni Charlie-Hebdo. S’ils commencent à aussi à bouder Transfert on saura que c’est parce qu’il ne contient plus assez de pages de pub.

 :-)

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> > > > L’affaire de la fin du gratuit, loana petruciani, 13 juillet 2001

c’est vrai que transphere point net a l’air bien sympatique, mais mais...

cela ne l’empeche pas d’avoir un site de lourdingue a la "je me la pete" style figaro.fr et l’equipe.fr...

quand aux archives...je rigole...pour lire les tartuffleries de y’a-six-mois

quand a la pub depuis quand est-ce que la pub ne marche pas... puisque le principe de la pub s’appuye grandement comme la prestidigitation sur la poudre de perlinpinpin...

donc ca marche a tous les coups.

 
en ligne : kaskooye
Répondre
> > > > > L’affaire de la fin du gratuit, jean-edouard, 13 juillet 2001

voila.. le temps passe et les gens oublient...

souvenez-vous de netscape-3-il-est-temps-de-payer, bilou en rit encore

 
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> > > L’affaire de la fin du gratuit, pffttttt vieille affaire...., sylvie de Ridder, 14 juillet 2001

Eh dites voir, GF et Monsieur Agnus, vous trouvez pas que c’est un débat qui dure depuis 5 ans cette histoire de gratuité de l’info sur le net ? Libération (je sais c’est un gros mot) a ouvert un forum depuis des mois sur le dogme de la gratuité et bien avant il y avait déjà des dizaines de thèses sur le problème du modèle économique de la presse en ligne... Quant au journal Le Monde il fait payer ses archives depuis toujours...

Transfert, z’avez qu’à télécharger Spip et demander des contributions volontaires, un médiateur en emploi jeune peut suffire pour valider :-)) et vous licenciez les 25 jeunes cadres du web financés par vos capital-risqueurs... Non je suis méchante mais bon, moi j’achète encore du papier et notamment Transfert pour lire dans le TGV... Quant à celui qui raconte que Uzine est une "presse parallèle" je rigole doucement, uzine est une usine à débat et à polémique ce qui est déjà bien, un peu familial ou secte des fois, mais les sources y viennent toujours d’ailleurs, ce qu’il y a de bien c’est qu’elles sont citées. Uzine c’est pas de la presse. C’est du web, nuance. Du coup c’est gratuit. C’est toujours gratuit d’ouvrir sa gueule, manquerait plus qu’on paye avec sa carte bleue ;-) On le paye bien assez ailleurs et autrement. Y a qu’a compter le nombre de pseudos qui s’expriment. Mais bon je m’égare. Réveillez-moi quand un petit malin aura inventé la formule de la presse en ligne qui roule sans pubs et sans lecteurs payants.

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> > > > Ca vous défrise ?, Matthieu Rialland, 15 juillet 2001

"La presse en ligne qui roule sans pubs et sans lecteurs payants"

Happy guys ! Avec de l’amour et de l’eau fraîche, le moteur devrait super bien tourner...

En attendant, j’ai comme l’impression que beaucoup ici confondent gratuit avec utile. Désolé, mais ce n’est pas mon cas. Jusqu’à preuve du contraire, je paie mon électricité et mon provider, et j’ai acheté l’ordinateur avec lequel je surfe.

Je bosse sur internet, aussi. Et quand je vois les factures arriver, je suis assez content qu’on me paie pour travailler. Et pas cher, j’ai pas de stock options ! Bizarrement sans doute, je suis assez content de pouvoir sortir trente balles pour m’acheter un magazine (Transfert par exemple) - et ça ne me choque pas de devoir payer.

Ma boîte me verse un salaire. Elle ne le fait pas pour me faire plaisir. D’un côté, elle a besoin de quelqu’un pour faire tourner son site (moi et/ou d’autres), et de l’autre elle considère que son activité sur le net a une utilité pour elle, donc qu’elle est prête à payer pour. Mais elle pense aussi qu’elle aimerait bien y retrouver au moins une partie de ses billes... Ca ne vous paraît pas logique ?

Moi si. Surtout quand on me dit que je suis assis sur un siège éjectable, que ce sera terminé si on ne fait pas un peu de chiffre. Alors je travaille... et j’essaie de gagner de l’argent. Pour ma boîte. Mais surtout pour moi.

Si j’étais au chômage ou à côté du système, je pourrais faire un site gratuit, avec plein de bonnes choses dedans. Enfin... il faudrait quand même payer l’électricité, etc. Et là, je n’aurais certainement plus les ronds pour aller acheter Transfert si ça me chante. Je préfère faire ce que je fais en ce moment, dans les termes où je le fais. Et si demain le net devient le royaume des marchands, tant pis. Parce qu’internet est comme le reste du monde : ni blanc ni noir. Entre la Samaritaine et le siège de Elf, il y a la place pour un fanzine ou une asso pour le développement de l’Afrique. C’est pareil et même mieux sur le web : c’est moins cher. Profitons-en.

Le net est un média. Un vrai, un grand média. Un truc susceptible d’enterrer la télé si la technique suit. Et vous croyez que les multinationales ne vont pas trouver de bizness à y faire ? Rêvez ! Un jour, le web sera un énorme tuyau à fric, comme la télé, la radio ou la presse écrite avant lui. Alors, ce sera le modèle dominant.

La bataille pour un réseau 100% gratuit est déjà perdue. Mais il nous reste celle pour rester présent dans les mailles du filet. Pour que n’importe qui, ayant des choses à dire, y ait accès. A mon avis, il est là, le vrai combat. Car ni vous ni moi ne pouvons empêcher Vivendi ou Danone de vouloir faire du fric. Ni Apple, IBM, Alcatel. Ni pas mal d’autres. Faire vivre un autre web entre les mailles de celui du fric roi, ça pourrait être sympa... ou même nécessaire.

Ca vous défrise, le réalisme ?

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> > > > > Ca vous défrise ?, Sylvie de Ridder, 15 juillet 2001

Ben non ça me défrise pas le réalisme. C’est pour ça que je parlais de me réveiller si l’utopie devient un modèle réaliste. J’ai oublié de mettre un smiley pour dire que c’était ironique, je pensais que ça tombait sous le sens.

Tout comme toi je travaille et je comprend le principe et la nécessité de gagner de l’argent pour une entreprise comme pour un individu, enfin, a-t-on d’autres choix ? En plus je pense que la VRAIE info (investigation, vérification, traitement de l’info) coûte de l’argent, légitimement. Donc le modèle du gratuit, de l’info gratuite notamment, a toujours posé un problème insoluble dans le web. Je ne crois pas que Yahoo ou un autre annuaire soient de bons pourvoyeurs d’info. Transfert si, mais comment rester gratuit alors ? Transfert peut à peine faire vivre son web grâce aux ventes papier, mais les autres ? Et quid si les mêmes contenus d’une même source sont gratuits sur le web et chers sur le papier, qu’est ce qu’on fait, de la bonne cause alors ??

Je disais juste que la question est vieille, en temps internet.

Je suis d’accord sur l’idée qu’une parole moins calibrée, moins formatée, plus exceptionnelle, plus accessible au grand nombre, doit absolument rester dans les mailles du filet, et je trouve le plan Spip vraiment fort et le média potentiellement idéal. Ceci dit il s’agit là de la parole particulière pas d’une fédération de contenus professionnels.

Mais comme je paye mon abonnement provider, mon équipement informatique, mon journal papier, ma place au cinéma, mes compact discs (quoique) et mes journaux, j’imagine que j’accepterais de payer l’info si je ne la trouvais pas, la même, gratuite ailleurs. J’aimerais toutefois qu’elle soit moins chère car le média le permet, tout le monde en serait gagnant.

Je vais me faire très mal voir, je viens de dire que je veux bien payer - sous réserves de qualité, de déontologie et de prix adapté, GF ne sois pas fâché ... ;-))

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> > > > > > Ca vous défrise ?, p, 16 juillet 2001

mais enfin le web n’a rien demander aux se-tarte-ups, si le model economique n’est pas rentable pour l’instant... ce n’est pas la faute du web. L’internaute ne dit pas "je veux payer". Ce qui est important c’est l’audience (la seule et l’unique)

ps : arretez de lire le journal du net ! Ca vous bouffe la cervelle...

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> > > > > > > Ca vous défrise ?, Sylvie dr, 16 juillet 2001

L’audience c’est pour qualifier le prix de la pub et le prix de l’abonné potentiel, c’est le même modèle économique que pour les autres média. Ca veut dire racoler pour toucher large ou cibler pour toucher pointu.

Le tout gratuit ca veut rien dire, j’ai de la merde plein ma boite aux lettres papier, tout gratuit, les petites annonces et petites arnaques payées par la pub et l’audience. Mais pas de l’info, pas de créa, et pas de sens. J’ai TF1 et M6 sur le même modèle, vive l’audience, vive la pub, c’est gratuit pour nous ;-).

Le modèle payant est celui par défaut dans ce monde, rien de nouveau, je ne l’ai pas inventé. Si vous avez un modèle de gratuit qui peut payer des gens à écrire ou faire des choses intelligentes, leur métier par exemple, et à donner ça gratuitement à tous - plutôt à chacun - je vous l’ai dit, réveillez-moi ça m’intéresse. Evidemment j’encourage les initiatives du genre, mais les gens d’uzine quand ils font leur métier ils se font payer, uzine, c’est leur terrain de jeu seulement.

Pour ce qui est de l’amour, gogo, et alors, quand bien même je payerais pour du qualitatif ? ;-D Tu vas proposer tes services gratuit (ca va élever le débat) ? Et je suis sensée me jeter dessus parce que c’est pour pas un rond ? Je ne suis pas celle que vous croyez. :-)))

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> > > > > > > > Ca vous défrise ?, pouf, 17 juillet 2001

L’audiance, c’est le pouvoir, et pas seulement le prix que l’on peut vendre cette audiance. Je ne prone pas le model du tout gratuit, je dis juste que le web n’a pas ete pense pour faire du bizness, mais pour echanger. Et meme que, apres deux ans de battage mediatique sur le potentiel faramineux du eBusiness, il y a des gens qui pensent que c’est les "bizenaisse angel" qui ont inventer le net. Si l’idee de creer un reseau etait nee (peu probable) dans la tete d’un bousinessman, cela n’aurait jamais marche. Tout le monde veut controler le reseau, mais il ne marche justement parce que personne ne peut le controler (hypercompetitivité). (on peut discuter du cas de bilou a part)

quant aux mes services, je ne suis quand meme pas si balot ou si desespere ;) J’aurais pu dire : j’espere que beaudelaire n’a pas ecrit les fleurs du mal en se disant : ca c’est de la bombe, je vais faire un carton, je serais riche et je moucherais tout le monde. C’etait juste pour dire que meme dans un monde hypercapitaliste, il existe des actes qui sortent du model...

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> > > > > > > > Ca vous défrise ?, christophe, 2 août 2001
le gratuit pour le gratuit ca me semble impossible dans le monde réel, il n’y a pas de raison que le virtuel, qui n’en est qu’une branche un peu trop nouvelle (pour se souvenir qu’une branche a besoin d’un tronc), fonctionne différemment. ceci dit, quand on gagne des sous, l’une des rares libertés qui nous restent (pour ceux qui utlisent leur cerveau et défèquent sur les stimuli publicitaires), c’est de choisir quoi en faire... alors mon argent (ou mon temps,comme vous voulez) je peux le dépenser à perte (sans attente de retour ) dans ma collection ou a pratiquer un art martial que j’ai appris en chine. dans les parcs, parce que pour avoir une salle il faut faire payer des gogos pour ca... pas mon truc. un exemple entre autre pour faire du gratuit... grace au payant.
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> > > > > > Ca vous défrise ?, gogo, 16 juillet 2001
certes tu payes, tu as toujours payer, (enfin, j’espere au moins que tu ne payes pas pour faire l’amour) alors comme tu as toujours payé, il faut payer. Reste dans ton model du payant et si quelqu’un te dit qu’il existe un autre model, ne le croit pas c’est un menteur !
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> > > > > > > Ca vous défrise ?, Guillaumes Portes, 17 juillet 2001
Moi je ne paye pas pour faire l’amour (merci bien). Par contre je paye pour beaucoup de choses. Mais visiblement tu es un petit génie et tu as un nouveau modèle économique révolutionnaire à proposer. Mettons que j’ai envie de te croire. Est-ce que tu peux quand même nous expliquer ça ? Ca doit être passionnant ! Mais est-ce que tu es venu sur ce forum pour te fouttre de la gueule de quelqu’un en te la jouant Che Guevara du net ou est-ce que tu vas nous révéler la recette miracle de la rentabilité (tu sais le gros mot qui fait frémir les actionnaires...) du tout gratuit ? Je suis impatient je l’avoue. Et puis avec tes révélations je vais pouvoir ma faire plein de fric. Je sais faire du fric c’est mal. Mais je soignerai ma culpabilité au bord de ma piscine. ;-)
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> > > > > > > > Ca vous défrise ?, 18 juillet 2001
alors je le dis plus simplement : qui a dit que le net etait fait pour faire du fric. Qui a demander aux gens d’investir sur le net. Qui a demander aux de faire du commerce sur le net. Alors avant de se plaindre que personne ne veut payer, ne veut acheter...
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> > > > > > > > > Ca vous défrise ?, 18 juillet 2001
ca c’est b’en vrai (accent mere denis) le net il existait avant le commerce electronique
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> Ca vous défrise ?, 6 novembre 2002

freenet !

cherchez un peu

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