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> La culture est-elle en péril ?
15 juillet 2004,
message de Alex
Bonjour, Un article très intéressant, vraiment, qui montre clairement que le débat n’est pas neuf. Une des citations du texte me frappe. Je voudrais juste y mettre l’emphase car je partage l’idée. Oui, les hommes se rapprochent et l’étranger nous devient plus familier. Les consciences et les cerveaux se rapprochent. Je crois que c’est le signe caractéristique de la prochaine évolution de l’humanité. Notre moitié spirituelle (que l’on pourrait opposer à l’instinctive) est de plus en plus sollicité et en pleine expression. Bref, mon sentiment est très positif par rapport à cette compression des consciences vers une conscience collective plus dense. Nous y gagnerons la conscience de l’espèce, ce qui peut-être nous permettra de diminuer les conflits internes. Certes, cela ne change en rien la responsabilité individuelle à savoir que l’on peut tant faire le bien que le mal avec un nouvel outil. Globalement, je sens un bénéfice dans le fait que l’humain sache ce qui est en train de se passer à des milliers de kilomètres et notamment, il peut mesurer la souffrance que des humains infligent à d’autres êtres humains. Soit, mesurer la bêtise de notre espèce (un lien peut être tiré vers les problèmes environnementaux aussi). Voilà. Je conseille de lire Teilhard de Chardin "La place de l’homme dans la nature", un vieux livre écrit après la IIGM. Bonne journée à tous ! Alex. |
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> La culture est-elle en péril ?
15 octobre 2002,
message de Marko Tasic
C’est un débat fort intéressant,que j’aurais l’occasion de disserté plus tard...mais j’aimerais savoir votre opinion,dans quelle mesure peut-on affirmer l’existence d’une culture européenne ?
je vous remercie d’avance de votre point de vue sur cette question d’actualité...
Veuillez me répondre à mon E-mail,merci d’avance !
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Ça va pas la tête les gars ?
4 avril 2001,
message de Grosse Fatigue
Qu’on veuille bien me pardonner la chose, mais je ne disais en rien que le texte ici était plein de conneries. Je disais juste qu’un peu de recul sur la culture en général, ça fait un bien fou. Je me suis mal aixxxxprimaaiiiiiiii ! L’apport d’Elias est ainsi important : il souligne que ce concept de culture est plus vaste qu’il n’y paraît, et relativise les paranoïas liées à une "disparition" de la culture... Même si parfois celles-ci sont largement justifiées, et que l’on remplace un peu facilement les trompettistes par des scratcheurs de vinyles à la con.... Une certaine culture est effectivement écrasée sous la tendance du "tout culture", et rien n’empêche de le dire, surtout pas quand on est de gauche. Pour les commentaires sur mon aigreur, aucune inquiétude. Je ne me sens pas particulièrement aigri. Je trouve juste qu’Uzine, à force de se prôner en champion de la transparence, ne l’est pas tant que ça, et qu’un certain chroniqueur a la chance de transformer assez facilement le "c" du terme en "g", ne vous en déplaise... Il peut donc être publié facilement sur ce site merveilleux, tant mieux pour lui.... Quant à ceux qui n’aiment pas mon style, là encore, c’est sans importance. La preuve en est que chacun, ici-même, fait du style ou en a un, et qu’aucun n’a pu échapper à ce tic qui lui donne une personnalité écrite. De là à dire qu’un style, forme superficielle de la personnalité, masque finalement la vacuité d’une pensée nulle, rigolons en trinquant devant tant d’outrecuidance... Car dans mon cas, c’est faux, vu que, plus profond, connais pas... With love, |
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Une référence
3 avril 2001,
message de Grosse Fatigue
A propos de culture, il faut absolument lire Norbert Elias, "La civilisation des moeurs". On y apprend des choses, on se pose des questions... On dit moins de conneries après.. en ligne : Tout sauf de la culture : internet
> Une référence,
3 avril 2001
Gf, c’est pas pacque t’es faché avec Uzine après avoir proposé des articles a coté du sujet qu’il faut injurier les nouveaux rédacteurs.
Que tu écrives dans sur tes sites ton avis sur celui ci ok. Mais si ça te plait pas t’as qu’a pas y venir. Ou alors, joue le jeu, écrit des articles argumentés, et critique de manière constructive.
On aime bien c’que tu fais, on aime beaucoup ce que tu fais chez toi. Mais tu sais quoi : je me demande si t’es pas en train de chopper la grosse tete ?
> Une référence,
3 avril 2001
Gros Fat ? these/antithese (pas de synthese, il se fait tard),
calvz,
4 avril 2001
L’interessant, chez GF, il faut aller le chercher, se l’imaginer, savoir le percevoir ou peut-etre l’inventer parfois la ou lui-meme ne l’a pas mis...et c’est ca qui est bien. Ca change des textes fermes, avec un debut et une fin, et pas de portes vers soi-meme... Ah oui, pas de numeros pour ne pas se perdre, pas de clairs arguments marteles guidant vers la Lumiere...Angoisse. Pas habituel. Joli style, donc pas de fond ; vide total pour certains. Moi je dis : les pauvres. calvz PS : evidemment, quand les premieres critiques coincident avec de regrettables refus de publication, d’aucuns s’estiment en droit de subodorer...une legere aigreur. Ca peut arriver. La solution ? Un comprime de Rennie(TM) avant chaque repas, et apprendre a rester cool et decontracte en toutes circonstances (ma philosophie de vie).
> Gros Fat ? these/antithese (pas de synthese, il se fait tard),
4 avril 2001
N’exagérons pas, vous deux... entre les diatribes anti-techno, la nostalgie de la photo "à la papa" et la critique tous azimuts des start-upeux/marketingeux/et autres "eux", il y a tout un discours de GF, avec des idées, et beaucoup plus clos/reclus que tu ne le penses, Calvz... On pourrait considérer que c’est une espèce de gauchisme élitiste et fiérot à l’ancienne mâtiné de neurasthénie fin de siècle, le tout ripoliné façon "très grosses chevilles". allez a+ Hubert. PS : pour les critiques, oui, tu as raison... c’est marrant comme, moins bien écrites que les petits textes de son site, elles permettent du coup de saisir beaucoup mieux le personnage - sous des atours moins angéliques, of course.
> Une référence,
Vandale,
4 avril 2001
On peut dire qu’il en prend pour son grade, le GF. Et c’est justifié. Proposer une référence de lecture solide, rappeler ainsi subrepticement que pour penser rien ne remplacera la lecture d’un bon classique, c’est faire la leçon au bas peuple de l’internet, c’est refuser de s’incliner devant la démocratie d’opinion, c’est vouloir péter plus haut que son cul. C’est mépriser ceux qui croient que "savoir que", c’est la même chose que "savoir". C’est insulter la génération Casimir. C’est brûler cet internet qui est un peu notre cordon ombilical : mieux, notre terre promise, depuis qu’on nous répète qu’on est des cyber-résistants. C’est sûr, il a la grosse tête, le GF. Passe encore qu’il nous fasse la leçon en nous invitant à débrancher nos écrans pour lire. Mais, en plus, il nous abreuve de textes un peu vides, un peu plats, de véritables déserts intellectuels au lieu de nous asséner un prêt-à-penser en dix leçons, un manuel pour bobo pressé ou pour webmaster start-upisé. On s’en fout des tomates qui poussent dans son jardin, de ses attendrissements de jeune père ou de ses aigreurs d’enseignant. On s’en bat l’oeil de ses prétentions littéraires ; de toutes façons, après Stephen King, que peut-on écrire d’autre ? Non, ce qu’on aimerait, c’est que GF nous résume Bourdieu en 3 textes et nous dise que le web citoyen va faire de nous des cyber-résistants. Bref, du rapide et de quoi conforter nos préjugés. Je propose donc demain une journée sans GF. Après la fête de l’internet, la journée sans achat, les cyber-pétitions depuis son fauteuil, le boycott une journée du site de GF. Voilà un acte citoyen. Il va enfin arrêter d’occuper l’espace et ceux qui ont quelque chose à dire, les courageux anonymes des forums d’Uzine vont enfin avoir le champ libre pour nous apprendre à penser. A bien penser. Vivement demain : l’avenir s’annonce radieux ! Vandale en ligne : L’adresse du site à boycotter
> Une référence,
4 avril 2001
Vous dites : "Et c’est justifié. Proposer une référence de lecture solide, rappeler ainsi subrepticement que pour penser rien ne remplacera la lecture d’un bon classique, c’est faire la leçon au bas peuple de l’internet, c’est refuser de s’incliner devant la démocratie d’opinion, c’est vouloir péter plus haut que son cul. " Est-ce que c’est comme ça que vos "classiques" vous ont appris à penser ? Ou est-ce que vous ne faites que dans l’indignation facile qui aime s’écouter parler - avec des accents d’ironie supérieure pour bien montrer de quel bois intellectuel vous vous chauffez ? "On s’en bat l’oeil de ses prétentions littéraires ; de toutes façons, après Stephen King, que peut-on écrire d’autre ?" Ma parole, vous faites mieux que Philippe Val et tous les éditorialistes réunis ! Bien à vous Hubert.
> Une référence,
Vandale,
5 avril 2001
A critique facile, indignation facile... J’ai en fait été réellement surpris qu’on tombe ainsi sur le râble de quelqu’un qui n’a fait que proposer une bonne référence à lire. Au lieu éventuellement de discuter cette référence, on a fait comme si le fait de proposer une lecture ( et donc de montrer qu’on a, c’est vrai, un peu lu) se réduisait à donner une leçon aux autres. Pour le reste, vous avez raison : les livres ne servent pas à penser. Ce ne sont que des juxtapositions de mots. On se demande à quoi ils servent d’ailleurs, les livres... Comme vous, j’ai appris à penser tout seul, en faisant table rase du passé : c’est pas toujours facile car il faut rédémontrer soi-même que la terre tourne autour du soleil, que la société ouverte a ses ennemis et qu’il nous faut gérer la banalité du mal. Long travail, avec des résultats pas garantis, il suffit de me lire... Quant à la comparaison avec Val, vous n’êtes pas le premier : Françoise Giroud m’en parlait encore hier. Il va falloir que je me soigne... Sans rancune Vandale, sur le chemin de la repentance en ligne : Un texte à la noix
> Une référence,
5 avril 2001
Mon cher Vandale, Vous dites : " Pour le reste, vous avez raison : les livres ne servent pas à penser. Ce ne sont que des juxtapositions de mots. On se demande à quoi ils servent d’ailleurs, les livres... Comme vous, j’ai appris à penser tout seul, en faisant table rase du passé : c’est pas toujours facile car il faut rédémontrer soi-même que la terre tourne autour du soleil, que la société ouverte a ses ennemis et qu’il nous faut gérer la banalité du mal. Long travail, avec des résultats pas garantis, il suffit de me lire..." Quand apprendrez-vous / accepterez-vous la nuance ? Je vous reproche votre sortie définitive sur "les classiques, meilleur moyen d’apprendre à penser", vous me répondez cette fadaise ironique... Vous êtes désespérant. Hubert.
consterné...,
pierric,
3 mai 2002
juste un petit message du petit étudiant que je suis pour donner mon avis, qui ne vaut sûrement pas grand chose par rapport à toutes vos phrases complexes remplies de mots compliqués dont vous avez l’air très fier...
tout d’abord, je n’ai pas réussi à lire jusqu’au bout les nombreuses réponses au message de Grosse Fatigue, car je commence sincèrement à saturer. Tant d’intolérance font peur à voir, surtout sur un site que j’ai toujours considéré comme un lieu de partage d’opinions, sans rejet des "incompris"... apparemment je me suis trompé et j’en suis très déçu, vous semblez -à votre manière- aussi intolérant qu’un gros fascho bien connu, et je trouve que vous devriez regarder un peu autre chose que ce en quoi vous croyez... je ne vois pas quel est le problème : Mr Grosse Fatigue écrit des choses qui lui plaisent et qu’il veut faire partager (tout comme vous voulez faire partager ce que vous pensez de lui apparemment), et je ne vois pas en quoi vous vous permettez de lui dire que c’est de la merde, et que vous savez mieux que tout le monde ce qui est de la prose et n’en est pas, ce qui est "beau" ou pas, ce qui a du sens ou pas...
voilà, je pense bien que mon avis n’a pas beaucoup de valeur au beau milieu de tous ces intellectuels qui sont conscients de leur supériorité, mais je tenait à dire ce que je pensais, tant ce que j’ai lu pue la haine et l’intolérance, sur un site (je me répète je le sais...) qui devrait être une vitrine du web TOLERANT.
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c’est quoi la culture ?
2 avril 2001,
message de L’idiot du village global
Hi, Tes sources sont proprement hallucinantes, surtout le premier passage que tu cites : on croirait entendre un discours sur le reseau.... Toutefois, une question qui me turlupine a chaque fois qu’on me parle de "menaces sur la culture", qu’est ce que c’est que cette satanee culture ? Encore, si je lisais Culture, je me dirais qu’on parle de la culture officielle et ma comprehension en serait simplifiee. Si on me parlais de culture americaine, europeenne, magrebhine ou encore martienne...je comprendrais de quoi on parle... Mais non ! Le concept de culture que tu utilises dans cette article, je capte pas ! Si quelqu’un par ici pouvait eclairer ma lanterne, je me coucherai moins con ce soir et je serais bien content.
> c’est quoi la culture ? ,
Yves Patte,
3 avril 2001
La question que tu poses renvoie directement à ce que j’ai voulu montrer : tant à l’époque de ces Rencontres Internationales de Genève, qu’aujourd’hui, le terme de culture est relativement flou dans les débats. Quand on parle d’ouverture à la culture ou de culture pour tous (aujourd’hui concernant le réseau), est-ce qu’on parle des autres cultures (au sens ethnologique) ou alors de la culture « savante » ou d’ « élite » au sens d’une éducation du peuple via les médias ? Par ailleurs, la culture évolue, mais les débats autour de sa diffusion sont toujours les mêmes, ce qui est assez intéressant. Je me suis limité à quelques exemples, mais j’aurai pu retranscrire tout l’ouvrage. En 1955, ils parlaient des comics comme d’une déchéance et d’une perversité, ils expliquaient le danger que le cinéma remplace le théâtre, etc… En fait, ce qu’on voit, c’est un conflit très ancien entre culture populaire et culture d’élite, et ça, c’est toujours le cas aujourd’hui… Yves Patte en ligne : Approche sociologique des médias
> c’est quoi la culture ? ,
severino,
3 avril 2001
Merci pour cet article... Comme quoi avant les gourous du net, il y avait ceux de la radio :-) Chaque nouveauté technologique entraine son lot de débats, de craintes, d’optimiste, de catastrophisme. Nos corps allaient-t-ils supporter la vitesse du train ? Le télégraphe permettra à tout le monde de communiquer avec tout le monde, ça va tout changer ! Voilà qui permet de relativiser certains des discours actuelles sur la société de l’information, en tout premier lieu ceux de la pub, des sociologues, et des "futurologues"... Il est probable que comme toujours la nouveauté soit absorbée sans que les nouvelles générations ne réalisent ce que cela a pu changer (comme nous avec la télévision). Cela ne veut dire que ça ne va rien changer non plus. Et les discours sur le télégraphe, la radio-amateur, ou ceux que tu retranscris dans ton article comporte une part de pertinence. Il me semble parfois que les des moyens techniques de transmettre l’information ne fait que se développer lentement depuis des millénaires. La marche à pied et les rencontres, le langage, l’art, la religion, l’écriture, l’argile, le parchemin, la navigation, les routes, la roue, l’imprimerie, la poste, le train, le télégraphe, la voiture, le téléphone, l’avion, la radio, la télévision, par cable, par sattelite, le téléphone portable, l’informatique, le net. L’imprimerie qui permettait de faire autant de fois que voulu un même bouquin annonçait cependant une rupture technologique : les livres désormais beaucoup moins coûteux ont permis la diffusion massive de la Bible en Europe... facteur important parait-il dans l’émergence du protestantisme. Mais surtout un seul "original" peut-être la source de plein d’autre. L’autre grande rupture c’est l’invention du télégraphe et de la radio : désormais on fait passer les informations dans les airs et dans des fils. Cette désincarnation de l’information est à l’origine de l’accélération de la "communication", et internet en est l’aboutissement (ahma, mais moi, je ne suis pas un visionnaire :-). Ainsi ce que certains disaient du télégraphe au XIXème siècle parait beaucoup plus pertinent si l’on comprend que le télégraphe était pour eux synonyme de ce qu’il allait devenir bien plus tard : internet. Bref, peut-être, peut-être que, tout comme des tas d’inventions ont eu des conséquences importantes sur la société (à moins que ce ne soit l’inverse, mais ne chipotons pas), -exemple au hasard, les antibiotiques, la pilule contraceptive, et la télévision- ... Internet et les autres réseaux informatiques ont et auront des conséquences également significatives. Et, peut-être, peut-être que, au fil des découvertes technologiques, au fil de l’évolution des pratiques des utilisateurs, internet représente à la fois une mutation quantitative et qualitative du système... et que l’on aurait tort de sous-estimer au prétexte que "ce coup-ci on ne nous la fait plus, ils disaient déjà ça il y a un siècle avec le télégraphe !" Evidemment, vu que l’on s’adapte(ra) au fur et au mesur, ça paraît(ra) moins fun qu’un feuilleton de star-trek :-) La preuve, vous êtes déjà tous blasé par le téléphone portable, alors que c’est trop mortel comme gadget :-) |