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Pratique de l’autopublication
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jeudi 11 octobre 2001

A quoi sert un site perso ?

par Grosse Fatigue
 
Après deux ans d’expérience en site perso, j’en suis toujours à me demander à quoi ça peut bien servir d’avoir là, sur le web, sa propre petite vitrine. Satisfaire mon égo surdimensionné, oui, mais encore ?

Mais encore beaucoup plein de choses. A mon grand étonnement, ce qui n’était au début, à l’été 99, qu’un lieu d’entraînement à l’écriture-défouloir, est devenu avec le temps un problème psychique à lui tout seul, et il serait temps que je rencontre un psychiatre, pour dédoublement de la personnalité.

Car il y a au moins deux raisons pour faire un site personnel, et, au-delà des raisons, de multiples conséquences que je vous propose d’examiner.

La première raison invoquée dans ma démarche, c’était une sorte de stockage. Stocker des idées quelque part, et en stocker la forme à un moment donné. En 99, le web francophone était balbutiant, et stocker de la prose pouvait, au pire, ne pas coûter grand-chose, au mieux, avoir quelques échos dans le grand hasard du net. Le stockage a été favorisé par l’augmentation exponentielle des capacités du même nom, et je me demande encore pourquoi le net n’a pas « vraiment » donné naissance à un mouvement plus complet de découverte de « nouveaux talents » comme ils disent, dans la photo, l’écriture, la vidéo. Peut-être que, finalement, le réseau virtuel est beaucoup moins puissant que le réseau de relations « réelles », peut-être que. C’est sans doute un sujet à creuser, tant il participait lui aussi à l’utopie du web. Rien ne sort vraiment de là, si ce n’est des rumeurs, et, parfois, des anecdotes de réussites sociales pour auto-stoppeurs dont on fit la pub dans « Le Monde ». Mais au-delà, rien.

La seconde raison est liée aux « bonnes surprises ». Ces « bonnes surprises » sont incompréhensibles des pseudos-spécialistes du web, de Val à Wolton en passant par je ne sais plus qui. Car c’est par la pratique obligatoire de la chose qu’on les découvre : il y a du monde là-dessous. Beaucoup plus de monde que dans ma rue, où je ne connais de toute façon personne. Ou presque. Il y a du monde, et ce monde est, globalement, proche. Chose incroyable pour les non-pratiquants (me voilà curé du web), ce monde qui cause et répond aux textes et aux petites vanités, remarques, souvenirs, idées ou théories fumeuses, il existe vraiment, et fait des remarques, des théories, analyse, bref, est drôlement plus « vivant » que la plupart de ceux qui se contentent de lire le journal télévisé le soir. Cet aspect « vulgaire » rebute sans doute les chroniqueurs sur du vrai papier, et pourtant... Cette seconde raison permet de continuer un site. Elle encourage.

Les conséquences sont moins claires. A la surprise des premiers contacts virtuels se substitue celle des contacts « réels ». On se rencontre, on se tutoie, on a les mêmes souvenirs, un peu les mêmes goûts, c’est tout juste si l’on est pas allé à l’école ensemble. Normal. Le thème du site ayant rallié ceux qui s’en sentent proches, forcément, on se ressemble. Le web n’est donc pas du tout ce qu’en décrivent les imbéciles de la presse, c’est une machine chaude. Une machine à relations humaines.

Etonnish, nein ?

Voilà donc le fameux nouveau lien social numérique, plus ou moins ténu, encore un peu fragile.

Le pire dans l’histoire, c’est l’article de presse. L’article de presse rend un peu dingue. Car la publication sur le web trouve sa légitimité dans la reconnaissance du monde réel, de la presse « papier ». « Site de la semaine » dans moteurderecherche.fr, c’est bien. Mais ça passe au bout de trois jours. Un article sur du papier, ça légitime auprès des copains qui se moquent du web comme de l’an 40. Grande illusion certes, mais illusion fondatrice de la légitimité. Car l’article « papier » fait sortir du lot le site perso, comme si ce site n’était pas uniquement inutile. L’écho du monde réel donne en plus une « lisibilité » absolue, en dehors de l’auto-légitimation par les pairs, ceux qui, eux aussi, ont un site perso et vous font un lien sympa. La vue du dehors, via un autre média, donne une consistance étrange à la chose. J’avoue exister depuis qu’on parle de moi, enfin, de mon avatar, de mon alias, de mon alter-ego. « T’as un site, ouais, et alors ? » me disait-on. Et alors, on en a causé sérieusement dans un journal sérieux. « Oh putain, c’est dingue, c’est génial ! Ça se fête ! Paye ton coup ! » qu’ils m’ont dit. Sauf que c’est plus vraiment moi, c’est un autre.

C’est là que je voulais en venir. Ce n’est peut-être pas universel, mais il y a danger. Car depuis que - via mon site perso - mon avatar existe, mon moi tout court est complètement illusoire. Le net, en grande partie, représente le lieu d’une existence plus riche (en contacts, en réflexions, en engueulades), que le lieu de ma vie quotidienne au bureau. La séparation des deux « moi » est de plus en plus forte, et là, il n’y a pas de réelle « satisfaction » pour parler comme un psy.

C’est ainsi qu’on se rabat sur les chiffres, et voilà la raison cachée de ce texte. En fin de semaine, le compteur va afficher 100 000. Comme pour une bagnole. Faut-il pour autant faire une révision ?

Bôf. Une vidange peut-être ?

100 000 visiteurs, ça ne veut pas dire grand-chose sur internet. Dérisoire pour TF1.fr, ça fait une matinée pour un site porno, et 2 ans pour mon site perso. Ça fait une ville moyenne. Ça fait les trois quarts par hasard qui reviendront plus, mais ça fait quand même un monde incalculable d’habitués, de causants, de silencieux. C’est ainsi qu’on se raccroche aux chiffres, même pas matheux, pour trouver, in fine, une légitimité au site perso : y’a du monde qui passe, du monde qui vient voir, c’est déjà ça.

Mais alors, que se passe-t’il après ? L’attachement sentimental à la chose est proche de la dérive d’une dépression. J’abandonne, j’abandonne pas ? Certains sites ont déjà disparu, et c’est bien dommage. D’autres sont devenus des foutoirs terribles. Et puis le silence s’impose à pas mal de chroniqueurs un peu ténus. L’avenir nous dira qui tient la longueur.

Un dernier point, crucial sans doute, est lié à la visibilité. Car nombreux sont les nouveaux arrivants qui veulent causer dans le poste. Le problème, à vouloir causer dans le poste, c’est que le site individuel quelque part, est peu visible, à moins de recourir à quelque artifice porno. Pour être vu actuellement, il faut jouer l’agrégation du portail, du forum et de la mailing-list. Les blaireaux appellent cela du « marketing viral ». C’est surtout le seul moyen de retrouver des voisins de palier virtuel. En quelques années, les moteurs de recherche ont perdu de leur intérêt, et la mainmise de Google sur le réseau (un peu plus de 30% des recherches) n’est pas sans poser problème. Ce moteur classe les résultats par pertinence. Si vous cherchez le film de Michel Blanc qui porte le nom de mon site, et que vous êtes en une journée des milliers à chercher le nom de l’interprète principal (Blanc lui-même), ma première place va s’envoler au hit-parade du classement.

Et alors, fini la belle vie, les amitiés virtuelles, les leçons de savoir-vivre, les questionnements sur l’art et le net, les forums et toutes ces choses...

Mais 100 000, quand même.

 
 
Grosse Fatigue
 
Champagne !
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Utopiste free-lance
19 novembre 2004
19 février 2002
 
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Web indépendant


à quoi sert mon site perso
31 mai 2006, message de Mickael Le Glazic
 

Je suis en retard d’une guerre si j’en juge par la date du dernier message publié.

Dommage d’arrêter en si bon chemin mais la route est longue et il faut arriver à destination. Créer c’est bien mais il faut durer.

J’ai fait naître mon site perso pour partager ma passion des voyages. C’est peut être aussi un moyen d’exister virtuellement dans ce monde, de se donner un peu plus d’importance. Alors que l’on connaît à peine son voisin de palier on cherche,on créé des liens,certains se rencontrent sur le net. Nous sommes mitraillés d’informations que l’on reçois. A mon tour d’en éditer.Un site perso : C’est un amusement, une occupation, de l’exhibition autorisée avec un souhait, de mettre à nu mes pages devant des inconnus.

Le site est hébergé chez http://mickael-leglazic.chez-alice.fr

mais và déménager le 15 juillet 2006.

 
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> à quoi sert mon site perso, 15 août 2006
Comme prévu voici ma nouvelle adresse. http://mickael.leglazic.club.fr/
 
en ligne :
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> A quoi sert un site perso ?
22 novembre 2005, message de Cyber-Angel
 
Très bonne réflexion sur le sujet ! solution ? Trouver un moyen de familiariser le visiteur ? d’intégrer, de créer une comunautée privée ? Je pense que le site perso a encore un petit avenir comme l’artisanat façe à l’indutrialisation. Le tout reste d’intérésser le visiteur non ? :o) cyber-angel-III
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> A quoi sert un site perso ?
25 octobre 2003, message de wwisemanlam@yahoo.ca
 

me questionnais sur ce que les maudits francais ont ecore à chialer !

mais là j’avoue Grossefatigue j’en ris toujour y’a tant de poursite, alors que là...

bon-bon-bi-centenaire !

claude lamoureux montréal q.

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> A quoi sert un site perso ?
30 avril 2003, message de sd
 

bonjour, je suis arrivé sur votre site après avoir posé comme requête à Google : peut-on demander n’importe quoi à Google ?

Ce que vous écrivez est très intéressant,contrairement à certaines choses qu’on trouve sur mon propre site ce n’est pas n’importe quoi, ou alors dans le désordre, et peut-être devriez-vous en effet consulter ;-)

Bien cordialement, s.d.

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> A quoi sert un site perso ?
9 février 2003, message de ApxA
 
La question contient la reponse. Un site perso est avant tout perso. donc c’est a chaque personne, faisant ce genre de site, de définir son utilité.
 
en ligne :
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> A quoi sert un site perso ?, 12 février 2003
c’est aussi une possibilité que l’on nous vend
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> A quoi sert un site perso ?
24 juillet 2002, message de illana
 

Un site perso, à quoi ça sert bonne question... lol Un site perso, c’est s’exprimer, tout le monde est d’accord, mais c’est surtout s’exprimer sans aucune censure.

Ni celle d’un élément extérieur : je ne rends de compte à personne, je mets ce que je veux y mettre, tant dans le contenu (sujets, idées exprimées, organisation du site, tout est de moi) que dans le contenant (pour ceux qui s’interessent au graphisme, créer le design de son site ça parait tout con mais c’est un pur bonheur). Je suis là, je parle de ce qui me touche comme je l’entends, sans que personne ne me dise effectivement "euh là t’es sur que t’abuses pas un peu ??" et encore moins "t’enlèves ça de là mon pote".

Mais c’est aussi l’absence de censure envers soi-même. Car le regard des autres n’est pas là présent dans l’immédiat, on le sait que le site perso est visité mais ces visites restent anonymes, et de toutes façons ces yeux qui parcourent mes idées ouvertes à tous sur le web, ce sont des yeux amis qui ont (enfin le plus souvent) choisi de venir sur ces pages. Alors ce site perso, c’est la possibilité de s’exprimer, de parler de ce qui me touche, me passionne ou me fout en boule, sans cette crainte du jugement immédiat de l’autre en face...

C’est une libération donc, qui permet d’appliquer plus aisément dans la vie non-virtuelle cette liberté d’expression acquise par l’intermédaire de mes pages persos.

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La question inutile
22 juillet 2002, message de GuikaZ
 
A quoi bon aller voir un psy mon ami, l’écriture étant aussi un défouloir, un exutoire, une rédemption ? Dédoublement de la personnalité ? Bien heureux de n’avoir à débattre qu’avec deux !!! C’est dommage car c’est en plus catégorisable cliniquement par la schizophrénie. Moi je lutte avec la multitude de mes masques. Oscar Wilde disait d’ailleurs que d’être soi-même en toutes circonstances était une occupation des plus ennuyeuses ! Alléluia ! Bonheur et joie au pathos de la démultiplication des moi, des je. Cela devient même un jeu pervers. De quoi être un sujet de plus pour l’écrivain que tu es. C’est aussi un moyen d’oublier son ego ! De le noyer, de le fondre dans la masse des mois. Il me semble qu’il manque aussi une troisième raison à l’édification d’un site perso, c’est son caractère psychanalytique. En effet, ça permet de râler, de verser sa bile, d’invectiver, d’affirmer sa différence, de dire « moi aussi j’existe ». J’ai un site web donc je suis ! Je suis la mouvance de mon temps ! Ca rassure en même temps, ça donne l’impression de modernité. Ça laisse libre cours à toutes les digressions possibles et imaginables. C’est un vent libérateur et VIRTUEL. Le site web ne dilate pas simplement le temps, sinon qu’il créé un domaine sue lequel on règne en maître absolu. On s’auto investi d’une couronne et de lauriers pour satisfaire son ego. A l’image de l’article d’ailleurs. C’est d’ailleurs ton site perso qui m’a conduit à cet article et non l’inverse. Ce qui par ailleurs était impossible car à part en parler de long en large et en travers tu n’y mets aucun lien qui y renvoie !!! Pourquoi ? Peur du jugement ? Peur qu’on ne reconnaisse pas en toi le talent que tu revendiques ? Moi il m’a convaincu ton site, j’aime bien ta prose. Elle me détend, elle me soulage même parfois. Je me suis même dit : « Enfin, je suis pas tout seul !!! » C’est sûrement en quête de ce sentiment que tu l’as monté. Cependant subsiste en moi cette problématique : Si on se veut artiste, qu’importe la reconnaissance ? Qu’importe le nombre des imbéciles qui ne comprennent pas ce qu’ils perdent ?! Quelle est l’utilité de se croire meilleur que les autres ? Quel est l’intérêt d’aller toutes les heures vérifier l’état du compteur ? Et puis pourquoi ne pas créer un espace de discussion aparté pour éviter la pollution de tes textes par des commentaires débiles ou encenseurs !? Pourquoi même ne pas inviter les autres à envoyer quelques textes ? C’est une fenêtre ouverte. Elle laisse libre cours aux vents et aux idées. Elle permet la création pour ceux qui se sentent l’âme esthète. Cela devrait être plus que suffisant. Moi je suis venu puis revenu et rerevenu sur ton site. Je l’ai même bookmarké ! Je pensais même à une certaine similitude d’humeurs avant de lire cet article que je vois comme une insulte à l’écrivain. Pourquoi chercher refuge dans la multitude comme une nécessité ? Il faut dépasser le stade de ne vivre que par/pour le regard des autres ! La souffrance qui t’anime est tellement compréhensible que ça me fait de la peine de la voir taxée de vague à l’âme ou de crise existentielle dans ce forum. En forme de conclusion : Le site perso ne devrait pas avoir d’autre raison d’être que celle d’exister !
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> A quoi sert un site perso ? A s’exprimer !!! NON !!!
5 juillet 2002, message de POLO
 

Salut à tous.

Un site perso ! Evidement que c’est fait pour s’exprimer ! Surtout quend les médias conventionnels et même les non conventionnels fuient leur vocation : informer leur concitoyens de se qui se passe dans se bas monde et aussi dans le haut du panier !!

Mais apparement les histoires ou un pauvre petit fonctionnaire se fait broyer par la machine administrative soutenue inconciament par les machines Judiciaire et Politique, n’interresse sctritement personne (enfin c’est ce qu’il semble).

Pour plus d’info sur cette idée voir : http://p.mazeres.free.fr

 
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> A quoi sert un site perso ? A s’exprimer !!! NON !!!, Cyber-Angel, 22 novembre 2005
Bof non, je suis allé voir, vous avez pas été seul à être victime de tels discriminations et harcèllements. Faudrais ptetre changer de république.. On est en 2005 m**de !
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> A quoi sert un site perso ?
26 décembre 2001
 
"en 99 le web francais etait balbutiant" ??????? mdr !! le web *commercial* etait balbutiant !!! lire ca sur minirezo, c plutot rigolo : pour vous le web, c’est juste la partie commerciale .. aah je comprends mieux vos articles.
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Ben oui, champagne !
13 novembre 2001, message de Serge Langevin
 
J’ai un site perso depuis moins de 6 mois et je m’amuse comme un petit fou. Habitué aux gros auditoires (J’ai été humoriste durant 30 ans pour des publications à grands tirages, je me réjouis de 2 choses : 1o Les contacts : "les bons liens créent les bonnes amitiés"... 2o L’absence totale de censure. Même dans un mag. humo., il arrive toujours un moment où quelqu’un te dit : " tu ne trouves pas que tu y vas un peu fort ?" Jamais sur le NET ! Peut-être ais-je moins de lecteurs mais au moins, ils réagissent (parfois) et surtout, ils reçoivent ce que je veux vraiment envoyer... Et puis, çà ocuppe... Serge Langevin, Ste Adèle, Qué.
 
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Grosse Fatigue s’est fait metafiler
29 octobre 2001, message de christophe
 

Grosse Fatigue bénéficie donc d’un résumé de son article traduit dans la langue de Shakespeare !

Sinon, je vois beaucoup de contributions intéressantes sur le sujet. Si ça vous dit de débattre de vive voix des weblogs, je tente d’organiser un dîner (vrai) le 22 novembre à Paris. (http://weblogfrance.manilasites.com)

 
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> A quoi sert un site perso ?
23 octobre 2001, message de Jean-Pascal
 
Fichtre, Grosse Fatigue se prend un coup de bambou aux 100 bougies. Crois-tu que Van Gogh se demandait pq il peignait ? Passé la première lecture "on fait tout pour soi", se poser la question du rôle de notre action sur le web, c’est risquer d’y répondre, et là cata. Cette nouvelle identité ds un nouvel espace fait la promotion de nous-même, un vide ds lequel on s’affirme qque part, pour que le monde nous suive, nous ressemble, rassembler "les nous" pour croîre et se multiplier, prendre l’antenne comme un autre chante, parce qu’il n’est tout simplement pas possible de faire autrement. Et c’est là que GF est un artiste. Comme pour tout artiste, les structures, les cadres posent problème. Ton truc, c’est juste une question de vocabulaire : à quoi sert un site perso ? Oublie que tu es derrière ce mot "perso", et continue à t’oublier pour notre plus grand bonheur. Te lire, c’est la satisfaction de constater que tout ça est déjà dit, et que d’autres avancent dans le même sens, jour après jour. Des flambeaux ds la nuit, voilà ce que sont les sites persos, à chacun de reconnaître son tracé, sa couleur. Et tant pis pour les feux follets, tout le monde n’est pas là pour faire la courte échelle...
 
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> A quoi sert un site perso ?
22 octobre 2001, message de richard wild
 

Bon, on n’est pas là pour faire des risettes à ceux qui se livrent à la masturbation.

Les questionneurs nombrilistes ne demandent qu’à être interpellés, n’est-il pas ?

Alors on y va ! Pour une première salve.

rw


Kagda party skajiet : "Nada !", Komsomol skajiet "Yest !"

Il faut te faire une raison camarade, d’un web éclairé courageux défenseur des valeurs universelles commence à ressembler à une vaste fumisterie. C’est d’ailleurs cette mascarade qui devient le point le plus intéressant à étudier. On a été voir sur la référence en la matière "Uzine2"

Tromperie sur les marchands

On n’a pas fait gaffe : Il y avait de la lumière. Des écrivains recruteurs doués d’un certain talent nous ont demandé d’entrer. L’affiche était alléchante. Il y avait bien une odeur militante désuète sur le pas de porte, mais d’un naturel confiant, on n’y a pas prêté attention. Nos textes ont été publiés.

-  Puis les écrivains recruteurs on ne les a pratiquement plus revu.

-  Puis on a été convoqué chez les commissaires du peuple (ou les directeurs de conscience si on préfère)... vu que l’on avait commis des textes sur des sujets interdits. Vu que l’on "ne jouait pas le jeu".

-  Puis on est revenu demander des explications à nos recruteurs. Ils se sont défilés, débinés... Lorsque l’on a pu coincer certains de ces courageux, ils ont même été jusqu’à prétendre qu’ils n’avaient plus rien à voir avec uzine, qu’ils étaient en vacances, qu’ils avaient besoin d’une cure de sommeil et patati et patata...

-  A présent nos interlocuteurs, ce sont plutôt les techniciens de surface. Ceux qui ont le pouvoir de vie et de mort sur notre petite vie électronique sur uzine. Se pourrait-il que les vrais maîtres du lieu soient les préposés au site ? - la réédition des films d’horreur des années 70’ : les informaticiens qui prennent le pouvoir dans certaines entreprises, dans les administrations ! gosh !

[re]Tromperie sur la marchandise - La prêtresse du site :

Discours officiel : "uZine est un site militant pour la liberté d’expression et la décentralisation des moyens d’expression"

La curiosité aidant, on a été se ballader sur uzine2. Quelque part dans un petit recoin, un texte qui a première vue n’a l’air de rien mais qui a été réalisé par la prêtresse du site :

FONCTIONNEMENT D’UZINE2...

Et sous la rubrique : "Quels sont les critères de validation ?"

(.../...) "- proximité idéologique : uzine2 est un site militant pour la liberté d’expression et la décentralisation des moyens d’expression ; une contribution est donc d’autant plus appréciée que les idées y développées sont proches de celles que nous voulons mettre en avant. Il n’y a pas de honte à revendiquer cette orientation idéologique, et à admettre que nous déclinons les textes proposés qui sont trop franchement en porte-à-faux avec les principes qui nous guident.

Voilà qui demande pour le moins quelques explications !

Un peu mal à l’aise, je tente : Attention aux rapprochements de ces notions ! Que l’on puisse partager la liberté d’expression etc d’accord. Mais ces principes élémentaires ne font pas une idéologie. Et la rédaction dans uzine2 ne doit pas apparaître comme l’adhésion à une idéologie ou à une ligne politique. Je serais tenté de dire que l’on accepte a minima le trépied républicain première version sur une base libertaire, égalitaire et non totalitaire (et le quatrième mousquetaire fraternel si entente) et que l’on refuse les attitudes extrêmes faites d’intolérance etc...

Pas de réactions... la prêtresse a décidé que l’on n’avait pas à remettre en cause ces tables de la loi, sans doute d’essence divine. L’ambiance devient curieuse.

Un autre que moi, qui trouve aussi la ficelle un peu grosse, tente une sortie plus tempérée : "Bel exemple de liberté d’expression ! ! ! Au moins n’avez vous pas honte de l’affirmer ! Cela dit la vie en société implique des limites, règles et tout le toutim allez vous me dire et l’uZine au quotidien n’y échappe pas. "

Notre (ré)inventeur du dogme de la liberté d’expression dans les limites de la proximité idéologique sort de sa tanière avec grigris et épouvantails : "Ouaip les supporters de la tribune du Kop de Boulogne, les amis du maire d’Orange, et les textes proches de leurs idéaux, n’ont que peu de chance de paraître ici... Voilà une lecture possible de ce passage."

Epouvantails idéologiques, raisons d’Etat : que ne fait-on pas en vos noms ? La suite nous a prouvé que ce n’était pas les amis du maire d’Orange etc. qui étaient les plus menacés. En dehors des aspects rituels et formels des gesticulations, il n’y a parfois que l’épaisseur d’un papier cigarette entre des thèses extrémistes. Il ne faudrait pas prendre le risque de tirer dans son camp par inadvertance ;-)

-  C’est bien le quidam égaré sur le site uzine2 et qui "ne joue pas le jeu" (sic) qui est visé : celui-là, il prend rapidement une drôle de tête d’ennemi du peuple uzinien. Qu’il se rassure cela ne dure pas longtemps, la justice est expéditive.

On avait bien raison de se méfier, l’expérience de uzine2 montre que liberté d’expression et idéologie ne font jamais bon ménage

Un autre encore s’inquiète : "je ne savais pas qu’uzine faisait de la politique. ou on va. je me disais chouette, un webzine deconnant avec des trucs pas cons. mais pas de politique. c’est décevant."

Notre sympathique luminion des consciences - 25 ans à peine mais déjà de sérieux appétits- sort à nouveau de sa tanière pour tenter de mettre de jolies couleurs sur les mots glaçés, comme elle a appris dans ces études très supérieures : "Ne soyons pas simpliste ! UZine n’est pas un parti politique, bien évidemment. La politique, c’est aus sens étymologique, la vie de la cité. En venant t’exprimer sur un site, en réagissant dans un forum tu participes à cette vie-là, quelque soit le thème aborder et ce que tu peux en dire."

Sauf que tu ne peux pas tout aborder et que souvent "tu ne peux pas en dire" - Les guides éclairant le peuple uzinien veillent armes à portée de main - Ce sera l’objet de la suite de l’histoire sur les autres pages.

A ce stade on laisse la place à notre commissaire politique n°1 rien qu’à nous, qui résume assez bien la situation : "Tu es libre de tout dire, à condition que ce soit dans le respect de la Ligne du Parti. Ou en d’autres termes (authenticité confirmée)... -Kagda party skajiet : "Nada !", Komsomol skajiet "Yest !" (Quand le Parti dit "Il Faut !", le Jeune Communiste répond "Présent !")" - (Bien entendu on pourrait vous le traduire en d’autres idiomes dogmatiques)

 
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> > A quoi sert un site perso ?, Antigonos Monophtamos, 22 octobre 2001
Je ne vois pas le rapport entre ce propos long et le thème de l’article, ce doit être ce que d’aucuns appellent troller. A mon tour, et pour t’aider dans ta quête, je signale l’ouvrage Fuck the diadoques qui n’a rien à voir avec l’article de monsieur fatigue (il voudra bien me pardonner en considération de la publicité que je lui fais, tous les gens opérant des recherches par mots clés sur mon nom viendront désormais ici le lire).
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> > > A quoi sert un site perso ?, Alice, 22 octobre 2001
Votre message est tres négativiste, mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas parceque des gens font des sites perso comme usine, qu’apres ils s’arrogent le droit d’empecher de s’exprimer ceux qui viennent, même s’ils ce qu’ils disent n’est pas tres malin, tout le monde a le droit de dire ce qu’il ressent, a sa façon qui n’est pas forcement intellectuelle. En effet, sur internet les gens qui ne peuvent pas s’exprimer dans la presse écrite ont plaisir a raconter leur vie, c’est une grande liberté qu’il ne faut pas censurer, sinon les sites perso deviendront personnels et quelque chose d’essentiel sera perdu. Moi, on m’a censurée sur un autre site perso, foruminternet, je n’étais pas contente du tout, ils nous disent venez écrire et quand on écrit, ils disent que c’est pas bien. Je trouve ça inadmissible et pas conforme a la liberté d’expression, qui est absolue. Sans compter que c’est rigolo de voir des messages cons et surtout que c’est quand même mieux socialement de venir dire des sottises sur internet que de faire chier sa femme et ses gosses le soir parcequ’on a une pauvre vie. Les sites perso et les forums, ça sert à pas faire chier les autres en vrai avec ses petites miseres sexuelles et autres, alors je dis : liberté d’expression obligatoire.
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> > > > A quoi sert un site perso ?, Ed, 23 octobre 2001
Il y a une grande part à laquelle je souscris, et quelques désaccords, certes, passer sa vie à s’occuper d’un site perso, nommé zero+zero, ou monde+merde, comme ça existe, ça dit bien les choses, on s’occupe à rien et ça permet à l’environnement d’éviter les relations pathogènes, c’est l’aspect positif, bien que vain, ils le savent pour se nommer ainsi, mais pour autant, faut il exiger la liberté d’expression chez les autres ? Puis je aller sur le site de grosse fatigue dire qu’il est vieux et déprimé ? Non, pas possible. Peut on dire sur uzine que les admins sont des cafards noirs gluants ? Oui. Peut on dire sur foruminternet que tu cites que le capitaine sent le produit de sa peche ? Non, pas courtois (en plus c’est pas vrai, ça sent Chanel five m’a dit un commensal). Tu vois c’est compliqué, la liberté d’expression chez les autres, je suis d’accord avec le borgne, quand ça a pas a voir, ça a pas, je vous laisse mon adresse à tout hasard.
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> A quoi sert un site perso ?, Harlay, 4 avril 2006
Eh oh ! Jean-Jacques Rousseau a écrit "Le Bavardage Inutile"...aussi très inutile ! Je ne connais pas encore de mots qui tuent mieux qu’un Uzi ! Mais l’objet ici c’est "a quoi sert un site perso ?" ou..à quel degré de l’échelle psychopathe êtes vous rendu pour ouvrir un site "perso" ? Pour ma part j’en suis à 99% (un criminel en puissance) et ça me donne le goût de m’exprimer ou d’éclater ! Alors, si c’est encore pour réfléchir à la nature du Monde que vous le faite ; voyez votre psy, car vous n’êtes pas assez givré pour jouir de vos folies !
 
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> A quoi sert un site perso ?
20 octobre 2001, message de sylvie sans pseudo
 

C’est curieux que tu t’attaches tant à ton chiffre des 100 000. Il y avait peut être 90 000 paumés ou badauds parmi eux qui sont restés 2 minutes ont lu 3 lignes et basta. Faudait pas raisonner en termes d’audience quantifée, faisant ainsi le jeu des pires médias, mais plutôt en termes d’audience qualifiée : combien d’échanges vivants et intéressants, combien de correspondants, de rencontres, quelle richesse est le fruit de ce site perso.... Ce ne peut pas être qu’un chiffre.

Je comprends très très bien le coup de la schizophrénie, ça le fait, deux moi, un ici et un autre là-bas. En même temps l’anonymat n’arrange rien à l’affaire. Non plus le fait que ton site n’ai aucun lien -hypertexte j’entends- avec personne, on dirait que tu partages tout seul...

Enfin Tirésisas a raison : "Je crois finalement que le site perso sert à dilater le temps, ce qui devrait être la plus saine occupation de tout mortel. Mais il y a d’autres manières non concurrentes, l’amour, par exemple. "

Les deux mon capitaine, les deux.

Je ne fatigue pas de te lire GF mais je comprends que tu sois fatigué on le serait à moins. Champagne bien sûr.

 
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> A quoi sert un site perso ?, Florian, 24 juin 2004

J’suis tombé sur l’article par hasard... bref comme toujours sur Internet, on y va sans trop savoir pourquoi, on ouvre des pages, on en ferme autant... on fait monter les statistiques.

Pour commencer je tiens à dire que même si ma recherche n’avait pas pour thème de « comprendre la motivation de créer un site perso », l’article m’a interpellé... Moi aussi je me suis fait mon petit site perso il y a trois ans et mon entourage ne semble pas franchement me comprendre. Cela dit, si je laisse ma "trace" sous ce post précisément, c’est parce qu’il me semble qu’il apporte un réponse courte, sensible et très juste à la question posée : "pourquoi un site perso" ?

Car en effet, les chiffres sur le net, c’est du vent, la moitié du trafic correspond généralement à seule page vue et refermée immédiatement. Ainsi au cours de mon existence sur le net, j’en retire comme réelle expérience les rencontres que m’ont offerts mon site...

Recevoir un mail ou un post, pour un webmaster, constitue une récompense bien plus valorisante qu’un chiffre sur un compteur... et personnellement ça justifie toutes ces heures de travail, tout cet investissement de temps et d’écoute, de partage... J’ai eu la chance aussi de concrétiser de vraies rencontres via mon site, ceci pour dire que la limite virtuelle/réelle n’est qu’illusoire, qu’il n’y rien de « faux » dans la représentation de soi que le web.

Le site perso, c’est une partie de soi que l’on ouvre directement aux autres, certains passent, d’autres saisissent le sens du geste ; je ne suis pas trop d’accord de dire que la vie sur le net est une « autre vie », l’expression d’un alter ego. Moi sur le web, c’est tout simplement moi, mais moi plus libre, plus accessible, plus sensible, car plus peur du regard de l’autre, de son jugement... bref moi sur le net, c’est tout simplement une chance qui m’est offerte pour être celui que je suis vraiment, sans ce masque de politesse et de règles...

Pour conclure je dirais seulement à ceux qui se moquent du geste, qui trouve idiot de laisser sa trace sur le web, parce que soit disant tout a déjà dit été mille fois, que la fin des sites perso, ce serait tout simplement la mort du net... la place libre aux sites marchands, sites de culs, sites de hackers.

Si c’est ça que vous aimez, soit... mais à mon avis, le web de qualité se trouve loin de ces saletés de pubs, loin des compteurs.

 
en ligne : dexther
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> A quoi sert un site perso ?
17 octobre 2001, message de iscandar
 

En fait je ne vais pas réagir directement sur le site perso : j’en ai un (disons une page ou une anim avec quelques photos) mais je ne vois pas ce que je pourrais dire sur un support qui n’a pas de visibilité. Lorsque j’aurais quelque chose à dire, je préfererais le dire sur un site comme celui-ci, comme je le fais maintenant.

En fait ce qui me plait surtout c’est le nom de domaine et cette facilité d’avoir une boite aux lettre qui ne dépende pas de l’hébergeur : la possibilité (le virtuel) de rester en contact, de pouvoir être joint toujours dans quelques anneée (si g paye toujours ma cotisation à nsi ou à un des ses confrères).

Ce qui me plait c’est ce mécanisme de correspondance, de translation entre une adresse choisie et voulue et des une série de chiffres où une adresse physique, le nom d’une machine.

A partir du moment où je possède un nom de domaine et donc une possibilité de site waib alors j’en profite pour mettre une "carte de visite" numérique. Une expression du moi à l’usage non défini et à destination d’un je ne sais qui et je ne sais quand.

Vive les vrais site où il y des choses et des gens à lire, à voir, à apprécier (comme celui où g poste ce message) et vive SPIP qui permet de s’affranchir de la technique : la bille du html :-)

PS juste une tite pub pour mon site de roller (qui n’est pas mon nom de domaine) : www.planetroller.com

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> > A soigner ses névroses, Ermentrude, 18 octobre 2001
A quoi sert un site perso ? A soigner ses névroses. C’est bien mieux que la religion, il y a un peu de répondant derrière, des ingénieurs vautrés confortablement dans leurs canapés à discuter spip ou pas spip. Merde, Philippe Val avait bien raison.
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N’a blaireau du marketing ?
13 octobre 2001, message de xav
 

Le marketing, pour moi, c’était surtout inventer des tas de mots ronflants pour reservir (cher) des vieux concepts. Par exemple, saurait été furieusement plus tendance de parler de weblog que de pages perso.

Le problème des mots qui marchent, c’est qu’on leur met un peu tout et beaucoup n’importe quoi derrière.

Ainsi, le marketing viral n’a pas grand chose à voir avec les détournements que tu décris. Le marketing viral, en gros, c’est le bon vieux bouche à oreille. C’est dire aux marketeux de se taire, parce que les utilisateurs sont meilleurs qu’eux (que moi) pour vendre le produit. Je vais peut-être uziner un article à ce sujet...

Autrement, petite précision sur google et son page rank : il ne classe pas les sites en fonction des recherches, mais en fonction du nombre de liens vers un site. En gros, plus t’as de liens vers GF, plus sera en haut de la liste.

 
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> N’a blaireau du marketing ?, olbi, 22 mars 2004
l’ortografe é la grand-mère son telles un portantes pour toit ?
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> A quoi sert un site perso ?
12 octobre 2001, message de Schmorgluck
 
Bah ! L’identité que l’on manifeste sur le Web est un rôle que l’on joue, comme on joue un rôle dans toutes les circonstances de la vie. Seulement, sur le Web, le phénomène est intensifié, et du coup le rôle que l’on y joue est ressenti un peu plus fortement. C’est particulièrement la distinction avec les autres rôles, qui reflètent également notre personnalité et que l’on joue dans le monde "réel", qui se fait le plus fortement sentir et qui fait que ce rôle semble parfois nous échapper.
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> A quoi sert un site perso qui ne garde pas trace de ses visiteurs ?
12 octobre 2001, message de Walk
 

Et si tu passais sous SPIP, qu’on puisse réagir, et témoigner de ton existence ?

SPIP veut dire Surfer Power for Independance Planet !

(enfin pour moi, et depuis 69 minutes)

 
en ligne : WebGenerAction
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SPIP, Grosse Fatigue, 14 octobre 2001
SPIP, c’est super pour un webzine avec plein de rédacteurs, et une connexion haut-débit. Je me vois mal copier/coller 600 textes avec mon vieux modem.... Et en plus, je comprends rien aux squelettes, et puis en plus, je gère mes textes avec une base de données qui me fait un pdf pas trop moche... Et puis je ne veux surtout pas de commentaires sous mes textes, ça fait un peu "livre d’or" dans ce cas-là, ce qui ne l’est pas dans un site collectif..
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> SPIP, 14 avril 2002
tu peux désactiver cette fonction...
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> A quoi je sert ?
12 octobre 2001, message de Walk
 

... malgré mes 100.000 ans ...

Une tite crise cyberexistencielle on dirait.

Une page web présente une caractéristique qui change tout : Elle est volatile et fugace. Elle peut être modifiée ou disparaître à tout moment.

Une page papier est durable même si on la distribue à moins grande échelle, on l’archivise on l’indexe on la bibliographise, on la préserve en la stockant.

Pour l’instant sur le web les rares qui le font appellent çà un cimetière. L’histoire sur le web est un trou noir. C’est le papier qui la préserve en fait.

Alors pour durer, pour exister réellement : Imprimez votre site et publiez-le.

100.000 visiteurs donc 100.000 ans, la virtualité change l’échelle du temps. 2 ans deviennent 100.000 ans.

Vaut ptet mieux devenir schizo et s’avatariser.

Découverte de nouveaux talent ...

Tu es déjà un talent reconnu sur le net. C’est le réel qui ne te reconnait pas.

Contrairement aux apparences sur le web la notoriété (et la légitimité si çà veut y dire quelque chose), est beaucoup plus longue à venir, pas d’image unique matraquée massivement après validation marchande.

La prostitution mentale n’y est pas autant professionnelle que dans le "vrai".

Le réel est marchand, le virtuel est ... ? humain ?

J’ai vu un jour un message où tu te demandais pourquoi "on" ne t’avait pas encore engagé pour te permettre de vivre de tes écrits. Cà m’a étonné que tu frôles ainsi la soumission aux marchés.

Tu sais bien ce qu’il te fait le marché ... (JPGaillard/Guignol)

Tu ne devrais pas comter, 100.000 çà ressemble quelque part à des passes. Laisses çà à TF1, personne morale immorale. Laisses-les relever les compteurs.

Attaches-toi plutôt au qualitatif, chaque message est un témoignage de ce à quoi tu sert : A perturber les cons et à soulager les bons.

Tu entres bien dans l’inconscient collectif, et par la bonne porte.

Jouer perso sur le net, c’est autre chose que sur le pas net.

 
en ligne : Pas Net
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> A quoi sert un site perso ?
12 octobre 2001, message de radisouris
 

Je vais doucher un peu : si peu d’artistes ont émergé grâce au ouèbe, c’est qu’ils n’ont pas emprunté les voies "classiques" menant à la reconnaissance. Il n’est jamais bon d’évincer tous ces intermédiaires qui "font" un artiste.

Relativisons (salut Einstein) : quelques créateurs ont quand même réussi à sortir la tête. Mais pour emprunter immédiatement une voie "classique", impressario et agent, conf’ de presse et expos. Difficile de casser les vieilles habitudes.

Alors, le site perso ? Juste un moyen de se faire plaisir, que l’on expose ses humeurs ou sa collection de peluches. Autant faire ça, vu que le monde n’en a rien à foutre de notre gueule sorti d’une fraction infinitésimale de l’humanité. Comme on dit bonjour à sa boulangère le matin, hitoire de dire qu’on est toujours en vie. Laissons le reste au sociologues.

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Un pove gars qui en a marre de fréquenter les même gars everydays, Beelzebub, 2 mars 2004
je suis hyper d’acc avec toi un site j’en ai fait un en espèrant avoir plus de cote avec tou le monde mais non y s’en on tous rien à branler que je m’appelle ace que je suis o mexique et que je fais de la guitarre éléctriqe depuis 10 ans j’ai 17 ans
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> A quoi sert un site ?
11 octobre 2001, message de Tiresias
 

Comme tu l’as remarqué, je suis depuis trois jours le seul forumiste d’uZine. J’attends la relève qui ne saurait tarder, dès que chacun aura actualisé son site perso.

Je crois finalement que le site perso sert à dilater le temps, ce qui devrait être la plus saine occupation de tout mortel. Mais il y a d’autres manières non concurrentes, l’amour, par exemple.

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> > A quoi sert un site ?, Mikeul, 12 octobre 2001
Certes, mais c’est plus facile de monter un site perso que de trouver l’âme soeur. Ca ne se commande pas :o)
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> > > A quoi sert un site ?, Vent de Laitue, 23 octobre 2001
Sur Internet, tout se commande...
 
en ligne : Vent de Laitue
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> > > > A quoi sert un site ?, mersea, 21 décembre 2001
ca peut servir a NET’oyer votre argent,si peu que vous en possediez,vous ne serez jamais en MANQUE,PUISQU’IL SERA EN BANQUE,ne vous inquietez pas nous ne sommes pas des blanchisseurs(pas legal) ,mais des "NET’OYEURS" (net et clair)alors en toute independance venez nous voir,ca peut solutionner pas mal de problemes vous concernant,et puis un site il faut bien que ca serve, a bientot...c’est gratuit...
 
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