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17 octobre 2000
 
vendredi 29 juin 2001
« Dans ma boîte, on va avoir un site »

Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise

par ARNO*
 

J’y coupe rarement : « Tiens, au fait, toi qui t’y connais en sites Web, dans ma boîte on va avoir un site, qu’est-ce que t’en penses ? ».

Bien entendu, je n’en pense que du mal, mais entre deux petits gateaux secs et une coupe de mousseux, difficile d’expliquer pourquoi... Ca donne ça :
-  Pourquoi vous voulez un site pour votre boîte ?
-  Ben, euh (gros flottement : toutes les boîtes veulent un site, personne ne sait jamais exactement pourquoi)... pour trouver des clients, ben tiens ! (soulagement)
-  Et vous faites quoi ?
-  On vend des moteurs de grues de chantier...
-  Sur le Web ? (fin de la discussion)

Pour répondre aux questions :
-  Pourquoi les sites des entreprises sont-ils tous nuls ?
-  Pourquoi les sites d’entreprises coûtent-ils toujours trop cher ?
-  Pourquoi c’est toujours la personne la moins compétente qui est chargée du dossier ?
-  Pourquoi ceux qui vendent des sites Web aux entreprises sont-ils tous des escrocs ?

Il suffit de répondre à la question :
-  Pourquoi les entreprises veulent-elles réellement un site Web ?

Toutes les réponses du genre « pour trouver de nouveaux clients » ou « pour faire connaître nos produits » ne sont ici que des alibis. Un site Web, pour une entreprise, c’est comme un catalogue en quadrichromie : ça coûte très cher, ça monopolise l’activité de la boîte pendant trois mois, c’est bourré de photos moches qui dévalorisent les produits, c’est plein de jargon commercial et d’anglicismes... et ça n’a jamais fait vendre le moindre produit. C’est, objectivement, un contresens économique.

Les raisons d’un site Web d’entreprise sont à chercher, en réalité, dans les motivations personnelles de chaque intervenant de la chaîne hiérarchique. Préoccupations qui n’ont qu’un rapport lointain avec l’activité réelle de l’entreprise...

Le patron veut un site Web

Le patron, un beau jour, ça le prend comme une envie de pisser : « Il nous faut un site Web, il nous faut un site Web... ». L’annonce est faite lors de la réunion hebdomadaire des chefs de service, sur un ton solennel comme il se doit. Plus tard, le sujet fera l’objet d’une jovialité à peine insistante : « Alors, ça avance notre site Web ? »

Pourquoi le patron veut-il un site Web ?

-  Le patron est seulement le patron de la filiale locale. Quand il monte à la maison-mère, le patron ne vaut guère mieux que ses propres chefs de service : il doit se faire mousser auprès du patron des patrons. Et pour ça, le site Web c’est génial : « nous on va faire un site Web, on a trouvé quelqu’un de très bien... » et là les patrons des autres filiales lui jettent un oeil méchant (« merde, l’autre minable est en train de me doubler, moi aussi il faut que je fasse un site Web, mieux que le sien »). En réalité, ce dont notre sous-patron a besoin, ça n’est pas d’un pauvre site à 10 000 balles, c’est d’un beau dossier (une étude, un audit) bien mis en page avec des images en couleur avec plein de mots compliqués dedans (dynamiser, impliquer, nouvelle culture d’entreprise, flux informationnels...), une liste complète des ministères pour lesquels la web agency a déjà travaillé et du jargon technique imbitable sur les bases de données, Flash et DreamWeaver.

-  Tout le monde s’ennuie sec pendant le conseil d’administration. Les actionnaires ont choisi un investissement sans risques dans le secteur des grues de chantier, mais ils rêvent secrètement aux miracles du NASDAQ. Le site Web, c’est du piment dans la lecture des rapports d’activité, ça te met de l’excitation dans un monde d’investisseurs pépères que l’annonce de la reconduite du partenariat avec le sous-traitant polonais avait fini d’assommer. Actionnaire d’une boîte qui monte son site Web, ça vous donne des allures de Bill Gates de sous-préfecture. A la prochaine soirée de la femme du commandant de gendarmerie, l’actionnaire pourra annoncer fièrement qu’il a des parts dans une entreprise qui fait faire son site Web par la même web agency qui a déjà réalisé le site de la Chambre de commerce. Quand la femme de l’actionnaire peut faire la nique à la femme du notaire au Rotary, le patron garde son job de patron...

-  Parce que le fils du patron fait un gros complexe d’Oedipe. Tous les fils de patron ont ce problème : leur papa est un homme qui a réussi, et depuis tout petit ils ont été élevés dans le culte de la réussite. Mais si le fils du patron est condamné à réussir, c’est toujours moins bien et/ou sous la tutelle de son papa ; en plus c’est un fainéant né avec une cuillère en argent dans la bouche, qui n’a objectivement aucune chance de faire quelque chose de bien de sa vie. Le fils du patron s’est donc tourné vers le seul secteur auquel son papa ne pige rien, et où l’on peut réussir avec un peu d’argent, des relations et beaucoup de médiocrité : les nouvelles technologies. Bref, le fils du patron soulage son Oedipe en montant une startup. Motivation du patron : reprendre le dessus lors des discussions de famille et pouvoir annoncer à son rejeton que, lui aussi il est dans le coup, sa boîte elle a un site Web.

-  Le patron est un éminent membre du syndicat professionnel de sa branche. C’est un enjeu énorme pour son égo de patron. Les articles sur l’impact de l’évolution du marché mondial de l’huile de vidange sur le secteur des grues de chantier, même le journal du syndicat des entreprises du BTP n’en veut plus. En revanche, des articles sur l’impact des nouvelles technologies sur les grues de chantier, la menace que représente Napster contre les grues de chantier, la communication de crise en ligne quand un moteur tombe en panne... ça c’est très bon. Avec un peu de chance, outre quelques articles hyper-pointus sur l’internet et les grues, il peut même devenir le « monsieur Internet » de son syndicat patronnal (ou même de la Chambre de commerce du coin). Mais pour cela, il faut au minimum que sa propre boîte ait un site Web, sinon ça fait pingouin.

Le chef de service veut un site Web

Il est sympa, le chef de service : le vendredi on n’est pas obligé de mettre une cravate (oui, comme aux States !). De retour de l’étage de la direction, il annonce fièrement : « Le boss nous a choisis pour faire le site de la boîte ! ».

« Choisi », c’est un bien grand mot. Disons plutôt que le chef de service était en train de photocopier des notes de frais de restaurant dans le couloir en face de la porte du bureau du patron, quand justement l’idée du site est venue au patron. Le patron l’a choisi lui, parce qu’il était là... Si ça avait été la femme de ménage à ce moment là, le service Nettoyage aurait certainement hérité du projet.

Pourquoi le chef de service veut-il un site Web ?

-  D’abord parce qu’il n’a pas le choix. Le patron veut un site Web, pas une étude qui démontrera qu’un tel site est inutile. Même s’il apparaît que le site coûtera trop cher, qu’il ne touchera aucun client, que l’image de la boîte sera dévalorisée... il faudra formuler ça de telle façon que ça démontre à quel point, oui, le patron a eu raison de vouloir un site Web.

-  Le budget du service est calculé, classiquement, de la manière suivante : on prend le budget de l’année précédente et on retranche 30% ; quant au calcul des objectifs, c’est l’inverse : on prend ceux de l’année précédente qu’on augmente de 30%. A priori, se charger du site Web, c’est prendre sur le budget pour un investissement dont il sera impossible d’inclure le « résultat » dans les objectifs (l’impact d’un site Web est à peu près impossible à mesurer en termes économiques). En réalité, il faut penser autrement (sinon on n’est pas efficient) : le site Web est un coût imposé, donc on peut légitimement demander un budget plus élevé, qui sera inclus pour le calcul de l’année suivante, alors que c’est un coût ponctuel ; donc c’est tout bénef... Quant à l’objectif du site Web, il est clair : il suffit de faire le site Web (c’est ça, l’objectif ; et non que le site rapporte de l’argent).

L’intérêt pour le chef de service, c’est donc de faire gonfler son budget, ce qui est toujours bon pour le calcul du budget suivant... Objectif : il faut que ça coûte moins cher que le budget alloué. Il faut donc réaliser le site pour, grosso modo, 20 000 francs, et le budgéter pour 200 000.

-  Si le site Web est réussi, le chef de service peut espérer récupérer le budget « papier à entête » de la boîte. Fort de son expérience, il pourra en effet faire réaliser le papier à lettre et les cartes de visite pour environ 10 000 francs, et les budgéter pour 250 000.

Le responsable informatique veut un site Web

Le « responsable informatique », en gros, c’est le technicien auquel il faut trois semaines pour changer le toner de l’imprimante, au motif qu’elle est partagée en réseau et que, du coup, c’est beaucoup plus compliqué (« ça peut faire planter le driver »).

Le technicien va donc voir le chef de service (pour l’occasion, il s’est passé un coup de peigne - parce que casual friday, faut pas exagérer non plus). « Moi j’ai déjà un site Web perso, je peux faire le site de la boîte, ça c’est mon rayon. » Le site perso est splendide : en dessous de la fenêtre de pub pour Geocities, ça affiche des têtes de mort animées et on trouve toutes les informations pour préparer ses vacances à Quiberon. Malheureusement, quand on clique sur le lien vers « Mes trucs pour améliorer votre site Web », une erreur Javascript fait planter le réseau et l’imprimante de l’étage prend feu.

Le chef de service fait le calcul : le technicien de maintenance (pardon, le responsable de l’informatique), il le budgète à 2 500 francs la journée, il le facture 6 500 francs par jour quand il l’envoie faire des formations « Word-Excel » chez des clients, et comme il lui faudra bien un mois pour réaliser la « pré-étude avant audit de l’analyse des objectifs de l’adaptation de l’entreprise aux nouvelles technologies de l’information », il ne pourra jamais tenir son budget.

Il lui répond donc que : « d’accord, tu vas filer un coup de main à la stagiaire, mais faut pas que ça te prenne trop de temps ».

La stagiaire veut un site Web

C’est donc la stagiaire qui se voit confier le site Web.

La stagiaire ne coûte rien : payée trois quarts de SMIC (dont la moitié est prise en charge par la Chambre des métiers), elle peut bien s’occuper pendant trois mois du site Web. En plus, on pourra dire que c’est ça, son stage, comme ça ça évitera de faire perdre du temps aux employés pour la former.

La stagiaire, comme toutes les stagiaires, son boulot c’est d’entrer la liste des clients et des fournisseurs dans un tableau Excel, d’imprimer des étiquettes et de les coller sur des enveloppes. Du coup, comme ça lui plait bien, à la fin de son stage, elle aimerait bien continuer à travailler dans la communication.

Le but de la stagiaire, c’est de pouvoir écrire dans son dossier « J’ai travaillé sur la transition de l’entreprise vers les nouvelles structures communicationnelles, en particulier via la conception du site Web de l’entreprise. » Pour cela, elle va faire les choses bien : pendant trois mois, elle va donc réaliser sous PowerPoint une série de « tableaux » censés représenter la navigation dans le futur site. Il y aura une page d’accueil avec le logo de l’entreprise (« Bonjour sur le site de notre entreprise »), une seconde page d’accueil avec les liens vers les rubriques du site (« Choisissez votre centre d’intéret ») : une rubrique « Notre activité », une rubrique « Ce que nous feusons », une rubrique « Nos produit ». Il y aura une carte de France indiquant l’implantation géographique de l’entreprise, une page avec la photo de tous les collaborateurs de l’entreprise (et ils auront chacun leur adresse email, pour quand y’aura assez d’ordinateurs avec Internet pour tout le monde), et une liste de liens vers d’autres sites sur le Web. (L’ingénieur informatique lui explique que pour les adresses email pour tout le monde, ce sera vachement compliqué, parce que quand on s’abonne à Internet, on n’a qu’une seule adresse, mais peut-être qu’il pourra configurer un truc avec des adresses chez Yahoo ; en revanche, il a déjà plein d’adresses de sites Web à lui filer pour les liens.)

Enfin, elle étudiera soigneusement une stratégie de référencement, parce que c’est important d’être bien référencé. D’ailleurs elle a trouvé une boîte qui fait ça pour seulement 20 000 francs.

Trois mois plus tard, le chef de service tentera de montrer la présentation PowerPoint sur le rétroprojecteur de la salle de réunion devant tous les autres chefs de service, en présence du boss, et il se félicitera d’avoir pensé à avoir demandé des photocopies couleur à distribuer à tout le monde. Le patron, tout fier, fera des photocopies couleur de ces photocopies couleur pour les distribuer aux actionnaires, il y aura une superbe présentation à la maison-mère (bizarre que cette présentation PowerPoint fasse systématiquement sauter les plombs).

Et finalement, une web agency livrera le site, en s’inspirant très vaguement du dossier précédent, parce que pour 10 000 balles, faut pas rêver, tu peux pas espérer autre chose qu’un site de trois pages réalisé avec les fonds de page tout prêt livrés avec DreamWeaver.

Mais comme y’a une carte de France avec l’emplacement de la boîte, tout le monde est content.

 
 
ARNO*
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Vainqueur 1982 du concours « Chateau de sable » du Club Mickey des Pingouins à Sainte-Cécile.
28 septembre 2003
6 octobre 2003
 
SPIP
Web indépendant


Répondre à cet article


> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
16 janvier 2007, message de Manao
 
Pitié je vais me pisser dessus. Je fais partie des entreprises qui font des sites Web ! J’ai enfin compris pouquoi les clients en raffolent ;) Hahahahaha !
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> Bien vu Bien drôle
14 novembre 2006, message de Zelkova
 

Mouarf, je viens de lire l’article et tous les commentaires( !).

Ce fut long.

J’ai franchement bien rigolé, bien entendu car cette attitude est symptômatique du mysticisme qui flotte (encore) autour de l’internet, auquel on ajoute à cela une grande débilité sur les stratégies commerciales des entreprises. Il me semble que c’est ce qu’on appelle le "branding" ? la valorisation de la marque ?

Seulement le branding d’une PME, ça devient curieux. Un petit patron qui deviendrait Sony ou Cocacola grâce à son site internet, c’est pitoyable.

P.S : Remarque, on a vu Youtube racheté par Google 1.65 milliards de dolls, mais là, on n’est plus dans "le site d’emtreprise".

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On veut plus coder que pour les sous mais en attendant
31 mars 2006, message de Matthieu
 
Bravo pour cet article, vu le nombre de réponse qu’il suscite c’est vraiment de la bombe... En fait, si je peut me permettre c’est juste le titre qui est mal choisi, ça serait peut-être mieux, comment éviter de faire un site Web de merde, car c’est clair, pour être sur Internet il vaut mieux s’inscrire sur un bon annuaire dans sa région, que de faire un site pourri en flash, que personne ne verrat jamais. Pour ce qui tombe sur une bonne agence, qui les arnaque pas, et qui fait de la qualité, genre service super bien expliqué, publicateur, référencement naturel et pourquoi pas syndication, le tout pour pas cher, ça peut valoir le coût, pour ceux qui vont répondre c’est pas possible de faire tout ça pour pas cher, aller au w3c réfléchissez et retournez a votre code, vous ferez la même chose qu’avant, mieux, en trois fois moins de temps, donc vous pouvez le vendre trois fois moins cher, donc vous avez des clients dans ce monde impitoyable, et en plus ils sont contents. L’autre question sous-jacente, c’est faut-il faire des sites pour les entreprises, perso je fait de plus en plus de site pour des fondations, des assoc et même des entreprises qui pronnent des bon truc et j’y crois avoir des valeurs c’est un gage de pereinité et les miennes me porte loin mais je suis pas encore arrivé a ce moment de bonheur ou un connard qui fait de la spéculation immobiliére viendra me voir pour lui faire son site et ou je lui dirait, non désolé j’ai d’autre chose a faire, et ouai on tire des pipes monumentales aux clients mais faut bien nourrir nos gosses. En attendant vive le Web indépendant, bientôt la masse aura plus de pouvoir que TF1, même si on n’en est encore qu’au skyblog, le peuple gronde et le Web sera une de ces armes, a tous ce qui n’y croit, pas faites ce que vous voulez, laissez le Web aux bourges de la com, pour qu’il ressasse leur connerie, mais nous on part a l’assaut, comprends, c’est une opportunité unique, jusque là seul les friqué avez ce pouvoir et maintenant, tu peux être lu par des milliers de personnes, la révolution ne sera pas télévisée mais peut-être que du coté du net il y a quelque chose a gratter.
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
31 mars 2004
 
Bon bhé, a voir la quantité de réponse... c’est pas si inutile que ca un site web !
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise, mtxdownunder, 18 juin 2005
Pas vraiment. Les seuls qui ont le temps d’aller voir, ce sont ceux qui n’ont rien d’autre à faire - comme moi, qui n’a pas envie de bosser. Mais, ça sert souvent à tout autre chose que la raison pour laquelle on les fait. Merci tout de même, je ne pourrais pas travailler sans. ;-)Bon, j’y vais quand même. MTx
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
14 janvier 2004, message de Bruno
 

Pas signé le post précédent ... oups !

N’empêche que c’est vrai que dans bien des cas on veut un site par snobisme, tout le monde parle de "la stratégie Internet", beaucoup de cadres se la jouent connaisseurs et certaines sociétés abusent clairement de la situation.

Malheureusement ces abus que vous caricaturez avec Brio cachent trop souvent des gens de talent, plus modestes, attachés à la qualité et qui sont eux aussi nombreux dans le Web en général et son volet commercial en particulier !

Je crois que cette inflation dont vous rappelez avec humour les abus (que j’aime à croire révolus quand même) sont la conséquence d’une période de spéculation où les banquiers se sont retrouvés avec énormément (trop) de fonds par rapport à ce que pouvait absorber l’industrie.

Ils se sont retrouvés avec des tonnes de thunes mais pas assez de projets sérieux.. Et il fallait bien employer ces fonds ... Se sont approchés bon nombre de gens peu srcupuleux trop content d’absorber ce trop plein de fric mais peu soucieux de la qualité de leurs projets. Dans certains cas ce sont les banques elles mêmes qui ont "fabriqué" ces entreprises pour y mettre l’argent qu’ils ne savaient pas utiliser autrement. Il faut pas oublier qu’utiliser les fonds est vital pour eux, car ils font ainsi beaucoup plus de commissions !

Malheureusement les banquiers et les entreprises c’est un peu comme les énarques et l’action, ça n’a rien à voir. D’un côté il y a les gens qui prennent des risques et qui ont des couilles, de l’autre, ceux qui aiment à prélever des pourcentages sur le dos des autres. Ca doit pas se mélanger, ça n’a rien à voir et ce n’est pas aux administratifs de commander sans quoi ça aboutit systématiquement sur un fiasco...

Alors si en plus les capitaux risqueurs sont énarques (comme c’est le cas en France), faut-il encore s’étonner de toutes les folies et fantasmes ignorants qu’a provoqué le net à une époque ? -Et parfois même au détriment de nombreux projets et personnes de qualité !-

Pour avoir travaillé dans les technologies à cette époque et avoir connu par ma famille la crise immobilière de 92, je sais une choses, quand les banquiers, avocats et autres bureaucrates se retrouvent avec trop d’argent à administrer, ils prennent le pouvoir ... ET quand c’est le cas, ça se casse systématiquement la gueule tôt ou tard ... ET malheureusement le cassage de gueule est à la mesure de l’engouement l’ayant précédé. Il emporte tout autant les bon et les mauvais projets ...

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
14 janvier 2004
 
MDR !!! Belle caricature !!! Y’a du vrai quand même !!!
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
18 décembre 2003, message de Djag
 
Ridicule, S’est rare de voire des gens avec autant de préjuger... je n’ai jamais lu un article aussi nul et qui ne veux rein dire du tout du tout... écrire 300 lignes de connerie a 100 %... bravo ARNO tu est le plus gros des losers !
 
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise, 28 décembre 2003

illisible sous Mozilla 1.4... le site d’entreprise et fort probablement inaccessible à bcp de gens (intro flash infranchissable)

vous faite quoi au fait ?? dans votre entreprise...

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise, makhno, 9 février 2004

ça marche pas non plus sous firebird.

Et on sait toujours pas ce qu’ils font dans leur entreprise.

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise, Ez3kiel, 24 juin 2004
Ben ça passe sous Mozilla 1.7 Y’a rien a dire c’est TRES beau, en revanche je suis totalment d’accord avec le texte d’Arno*, même si ce n’est pas le reflet de tous les sites d’entreprise, c’est quand même une bonne mojorité...
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise, smoof, 6 septembre 2005

L’article d’Arnaud sent le vécu tant il est criant de vérité. La (Les) société(s sont) est pourrie mais il n’est pas trop tard pour mieux faire. Il est bon de faire remarquer ce genre de raisonnement si fréquent, et pas que dans le développement de site web ! Avec un peu de chance, tout le monde réfléchira la prochaine fois...

Sinon, il à coûté combien ton joli site qui ne passe pas car trop large pour mon écran 1024x748 ?

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
21 novembre 2003, message de DrPaint
 

Tout simplement GENIAL !!!

Pourquoi ? Tout simplement car cet article est la vérité. En 1997 mon PDG c’est reveillé en criant au codir : je veux mon internet et mon intranet ! tout cela parce que notre concurent avait son intranet :) La com a été mise sur l’histoire pour trouver un webmaster et un webdesigner (moi).

J’ai vécus exactement ton article en 1997 !! Alors qu’en 1994 je travaillais pour une compagnie americaine qui n’etait pas dans cet état d’esprit.

Pour rebondir sur les couts de pages/sites internet. Notre departement de communication constitué de gens non créatifs et totalement débile ! avait le/les gars en interne disponible pour la realisation de projets multiples qui aurait couté tres peut a l’entreprise.

Lors d’un salon interop notre cher Directrice de la communication a payé une web Agency 700.000 FRS pour 4 pages realisés en Flash ! Mini site détruit 7 jours apres.

Voila, tout cela sans demander notre expertise, tout cela sans utiliser les ressources interne, tout cela pour se faire mousser de la couche au dessus.

Quand a nous, graphiste et developpeurs, nous avions les taches ingrates a faire.

"Il y’a de la pourriture partout"

Tes articles sont trop forts ! bonne continuation !

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
15 juin 2003
 

Hi, milles mercis pour cette article. tu as mis en texte mes convictions que j’avais du mal a exprimer. quelle magnifique usine a Gaz et a truands que cette internet mania. et la valeur d"vrai" travail dans tout ca ?!

Frank.

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> Merci pour cette doc de travail :)
26 avril 2003, message de vincent
 
Je cree des sites pour notamment des entreprises. J’ai deja envoyé ton texte deux fois a des clients en demande... je sabote mon business ? peut etre, mais on attaque les cahier des charges d’une maniere plus sereine. et puis ca tombe bien, j’en avait marre de faire tout le temps les mêmes choses idiotes, j’ai mis ma carte de france en troidé au rencart !
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Article très sympa !
12 avril 2003, message de Dorv
 

Il m’a rappelé la fois où j’ai dû faire un de ces fameux PowerPoint pour France Telecom...

Le cadre de l’entreprise voulait absolument que je change les couleurs que j’avais utilisées, car il trouvait ça plus à son goût.

Sauf que les couleurs que j’avais utilisées étaient celles de la charte graphique de France Telecom, que j’étais sensé respecter.

Mais il fallait faire plaisir à ce gros bonhomme et tenir son rang de stagiaire :p

En tout cas, j’ai appris ce qu’il y avait à apprendre et ça m’a permit de me réorienté (adieu le marketing et la communication mercantile), et ce gros bonhomme, fait sûrement partie des cadres qui seront mis en pré-retraite parce que FT est dans la merde...

En tout cas, cet article a fait plaisir à lire et m’a rappelé à quel point la réalité peut être elle-même caricaturale !

Répondre
> Petit ajout, Dorv, 12 avril 2003

Juste en passant, je n’avais rien contre FT, mais ce gars qui me soutenais mordicus qu’il avait raison de mettre du jaune au lieu des couleurs de la charte graphique m’a laissé un mauvais goût de certains décideurs qui ne font que décider laquelle de leurs lubies sera à l’ordre du jour ce jour là...

Voilà :)

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> Bien content
6 mars 2003
 

Persos. Nous sommes content d’être des soit-disant escrocs.

Loin de vous l’ésprit commercial. Bravo l’illumination.

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> Bien content, 11 janvier 2006
Perso, j’espère que vous ne gérez que la technique de vos sites et pas le contenu.
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
5 mars 2003, message de martine
 

Merci Arno. Franchement. Le plus drôle dans l’histoire, c’est que je cherchais comment réaliser son propre site internet. Et là, en lisant ton article, je me suis poilée, vraiment ! Je suis seule à la maison, mon petit Hugo dort, et je n’osais pas rire trop fort pour ne pas le réveiller. C’est sûr, je le ferai lire ton texte par d’autres, il gagne à être connu. J’ai un projet professionnel : je voudrais devenir webmaster, je suis actuellement en formation, où tout paraît si simple, si rose, et vas-y que la vie est simple, et l’informatique, aussi, voyons ! Ton article me fait voir une certaine réalité, c’est bien. Je ne suis pas naïve, il y a toujours du bon et du mauvais. Et j’ai vu la face cachée de la lune, ça me rassure quelque part. Il n’y a pas de coïncidence, il n’y a que des hasards hasardeux, bien sûr ! Au plaisir de te lire encore !

A la revoiiiiiure !

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
25 septembre 2002, message de marc croydon
 
Une excellente caricature, mais rien d’autre qu’une caricature !
Répondre


> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
19 août 2002
 
ARNO si tu veux un site web pour 15.000 frs et 15 pages va sur www.piscinel.com le nom du web master est en bas de la page a G.salutation michel
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
1er juin 2002, message de Olivier
 

Je trouve qu’il y a une certaine finesse qui se cache dérrière cette insolante facilité !

Voilà une magnifique satire... je me suis bidonné du début à la fin ! Et pourtant j’en prend aussi pour mon grade et tant que stagiaire chronique, futur responsable informatique, spécialiste du site web perso... etc...

Il y en a qui n’aime pas percevoir certaines réalités et moi bizarrement j’en redemmanderai presque !

C’est parfois bien de cracher dans la soupe alors que tout le monde vous soutient qu’elle est bonne ! Au moins ça a le mérite de ramener le doute et peut-être la vérité !

Merci pour ce texte coup de poing !

Olivier

Répondre


> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise
23 mai 2002, message de theo
 
Je suis en stage sur un projet de création de site web et je voulais de la doc pour élargir le débat sur la nécessité de la création d’un site web : J AI ETE SERVI !!! Sans rancune, un stagière qui veut poursuivre en comm !
Répondre
> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un site d’entreprise, Fred, 21 janvier 2003
Les STAGIAIRES sont-ils si nuls que ça en orthographe ??
Répondre


J’ai bien rie à la lecture de ton texte
30 avril 2002
 

Sauf que à 10 000 balles de budget t’es bien en dessous des tarifs proposé.

Qu’il y a des cas (exceptionnels je l’avoue) où un site peu servir à quelque chose.

Réduction des coûts de presse pour la feuille de choux de l’entreprise.

Vente de produit contre remboursement quand le produit est de petit prix et disponible en magazin pour que le client le "palpe". (ex vendre des tel portables à -15%).

Dans la créations d’un service de support s’appuyant sur un fichier de FAQ produits.

Jamis tu télécharge la doc de ta carte mére que tu as paumé tu ne sais plus où ?

Sinon le reste c’est bien vu.

Répondre


> Quelques bonnes raisons p
5 avril 2002
 
je n’étais pas partie pour lire ce genre de trucs (voir causes lues plus haut : création site web à moindre coup), mais vraiment c’est excellent. Merci
Répondre


> Et merde pour tout ceux qui crache dans la soupe sans savoir...
21 février 2002, message de Fred
 

Bonjour,

Bien pénible cet article lorsque tu conçois des sites avec le plus d’intelligence possible et que ton prospect te convoque pour te remettre la copie papier de cet article et te dire qu’il ne fera rien car comme il l’avait pensé, le monde entier pense comme lui et puis la nouvelle économie de merde et puis ceci et celà et ti ti ti et ta ta ta ....

Venez voir comment utiliser de façon rationnelle un site web conçu comme un véritable outil de prospection et de fidélisation de la clientèle

 
Répondre
> > Et merde pour tout ceux, Prosper Duralex, 6 mars 2002
Quand la page d’ouverture d’un site contient un fichier Flash de 350Ko, c’est dès le départ la fin de la rationalité... Le zap est assuré.
Répondre
> > > Et merde pour tout ce, Jaro le Fourbe, 11 mars 2002
Adhésion totale au commentaire ci-dessus... pourquoi pas des goodies en .exe aussi ???
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> Et merde pour tout ce, Magik CypresS, 14 avril 2002

J’adhére aussi aux remarques ci-dessus :-)) A mon avis, Fred propose aux utilisateurs un screensaver à Download, ça ajouterai plus de charme au site, et c’est plus vendeur :-)))

Cypress

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> Et merde pour tout ce, trouillard_anonyme, 21 avril 2002

Non non, c’est juste pour être certain que les personnes ayant Windows 95 sans 30 tonnes de plug-in ou NetBSD "de base" ne puissent pas visiter le site.

Mais il est superbe ce site, non ? Ah... enfin, je n’ai vu que la première page. "patientez pendant le chargement" ça me ferme automatiquement la fenêtre :-) Etonnant non ?

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> Et merde pour tout ce, embe, 10 septembre 2002
N’empêche qu’on a tous été faire un tour sur son site. Son coup de pub a fonctionné, c’est tout ce qu’il cherchait...
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> Et merde pour tout ce, 31 octobre 2002

ben nan, on a tous cliqué dessus, vu 2 sec et refermer la page. Personne sait de quoi ca parle, personne se souvient de l’adresse, et tout le monde s’en fout. La seule utilité c’est pour le gars dire "z’avez vu le trafic sur mon site, hein ?" a son prospect.

Vive la "fidelisation clientele" lol

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> Et merde pour tout ceux qui crache dans la soupe sans savoir..., fophe, 23 juillet 2002

ho oui ici c pas mal !!! surtout quand comme moi on est un peu con sur les bords, et qu’on aime se faire mal !!! oui je me suis balladé sur ton site, mouhahahhah !!!

la plus belle perle c la phrase d’intro d’une de tes references : comprendre demain c’est etre fort aujourd’hui !!! oui la vraiment, le patron a besoin de se faire mousser et de montrer que lui il prevoit le futur. mais oui bon courage !!!

la fameuse marque de meubles de bains est pas mal ! comment avez vous osé faire une page d’acceuil comme celle la, et en plus la mettre en exemple de vos real. oui vraiment c top !!!

et que dire de cette phrase relevé sur votre site : "Notre connaissance du support internet nous permettra de vous conseiller pour que la symbiose entre le contenu créé par vos soins et le contenant programmé par notre équipe puisse se faire de manière optimale." sans commentaire, la ca me depasse !!!

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> Et merde pour tout ceux qui crache dans la soupe sans savoir..., arnaud, 8 avril 2003
Je ne voudrais pas cracher dans la soupe. Lorsque je vais chez des clients, j’agrémente mes "audits" avec des images empruntées sur leur sites. Les sites d’entreprises ? ça sert d’abord au pôv’ consultant qu’on envoie au charbon : il a un peu de matière pour poser quelques questions pertinentes. Vu que chez son client, plus personne ne se souvient qu’il y a un site... Alors quoi ... Heureusement qu’il y a des sites d’entreprises. Quand je pense que j’ai réfléchi (et vachement fort, croyez moi) aux motivations et aux retours sur investissements (interdit de ricaner) du web pour arriver à... peau de balles. Et pourtant, le net c’est du rêve... à l’état pur. C’est pour cela que beaucoup ont suivi : les patrons qui ont vu l’occase de vendre beaucoup pour pas un rond, les commerciaux qui ont pensé qu’ils allaient enfin se les rouler, les informaticiens qui ont cru dans la simplicité des outils (alors là je rigole vraiment très fort) et les gogos de clients qui pensait être à la Samaritaine ( à juste titre) et qui se sont faits piquer leur n° de carte bleue... Merci à Arno pour son article. J’avais besoin d’y voir clair et retrouver mon sens de l’humour ... J’ai bien ri. Jaune, car je fais partie des couillons. Mais bientôt j’en rirais franchement.
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> Et merde pour tout ceux qui crache dans la soupe sans savoir..., Alexis, 15 septembre 2006
Rahh coment elle est sèche la présentation du logo lol ah c chaud on est mort de rire ça bô !!!!!
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un sit
19 octobre 2001, message de Jesus
 
Tiens j’en profite pour faire un gros doigt au "notaires d’europe" qui voulaient un site de merde pour quelque chose qui de toute evidence était mal organisé en plus d’être chaotique, t dont les responsables incompétents se montraient particulièrement arrogants et manifestement néophytes en la matière. Ah ça fait du bien bordel.
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un sit
25 août 2001, message de lemesle
 

Avec quelques semaines de retard (au retour de vacances) j’ai pris connaissance de l’article très provocateur d’Arno ... qui n’a pas tout fait tort ... et pas tout à fait raison, non plus (je suis d’origine normande, ceci expliqant celà). J’avais soumis un article à un journal très connu du web et laudateur de la nouvelle économie, qui l’vais refusé au prétexte qu’il était négatif et trop pessimiste. Je le soumets à votre sagacité :


On veut aujourd’hui en usant du terme de Nouvelle Economie, parler le plus souvent de ces entreprises de nouvelles technologies, (biotech et NTIC) qui fleurissent aux détours de l’internet ou des colonnes des journaux financiers Mais IBM, ce blue chip né dans le premier quart du XXème siècle, peut-elle être assimilée aux startups ? En quoi Alcatel, cette vieille dame de la téléphonie française, peut-elle être aujourd’hui regroupée dans les valeurs de la Nouvelle Economie ?

Ce ne sont que des entreprises de technologies dont l’économie utilise maintenant des ressources financières qui étaient hors de portée il n’y a encore qu’une trentaine d’années et les consacrent à de nouvelles formes de gestion.

Les thuriféraires médiatiques de la Nouvelle Economie ne qualifient pas explicitement ce vocable tant ils sont incapables d’exprimer véritablement ce que cette Economie a de neuf. Ils ne sont que les relais des institutionnels, des investisseurs de tous poils et des créateurs de startups qui n’ont que le souci d’un profit rapide au mépris, des règles de gestion créatrice de valeurs et de profits pour les actionnaires.

Un peu de bon sens ! Cette spéculation outrancière hypothèquera l’avenir à court terme en réduisant de manière drastique les capacités d’investissement et de financement des entreprises quand la bulle éponyme éclatera.

Comment est-on arrivé à cette situation quasi-explosive ?
-  Tout d’abord sous l’effet du mirage collectif d’un eldorado prometteur de nouvelles " trente glorieuses ", tout un chacun s’est précité, tête baissée, dans un gold rush en oubliant que les chercheurs ne sont pas toujours des trouveurs. Ramené à notre époque, les entreprises qui firent fortunes -les vendeurs de pelles et de pioches, de tentes et de jeans- sont aujourd’hui les agences de publicité, les web agencies, les éditeurs de logiciels, les fabricants de serveurs et les maîtres des tuyaux de télécommunication qui ont tous intérêts à entretenir la béatitude. Ce sont eux qui tireront d’abord les bénéfices de l’engouement.

-  Les opérateurs financiers, " zinzins ", capital-risqueurs, sociétés de capital développement et groupes industriels en mal d’inspiration (et/ou de diversification) et bien sûr la cohorte des petits épargnants placent des sommes astronomiques dans des projets sans queues ni têtes.

-  Des entrepreneurs en herbe ficèlent à la vite des business plans de 5/6 pages sans véritable contenu original, bâtis sur des hypothèses d’évolution des marchés dans des calendriers fantaisistes avec des retours sur investissement qui reflètent leur incompétence ou leur malhonnêteté.

-  La position des investisseurs qui interviennent au démarrage en constituant les premiers tours de financements révèle leur âpreté aux gains qu’ils comptent réaliser par leurs opérations de portage, au moment de l’introduction en bourse de leurs " protégés ".

-  Ce monde du web fonctionne en circuit fermé : on est tour à tour client et fournisseur à la fois. C’est une sphère de trocs où s’épuisent les plus fragiles faute de clients véritables ( ceux qui apportent du vrai argent ) ou de fonds propres suffisants et qui seront rachetés à coups de papiers en tête -c’est à dire, sous forme d’échanges d’actions- dans des termes maintenant très proches pour nombre d’entre eux.

Aux premiers doutes qui s’installent en cet été pourraient bien succéder l’automne pluvieux d’un désarroi général et l’hivers rigoureux du premier repli des marchés boursiers. L’année de l’entrée du millénaire verrait alors la sortie d’intérêt des investisseurs pour les valeurs technologiques au profit des belles endormies de l’ " ancienne économie ".

Dans ce schéma l’assèchement des capacités d’investissements des pourvoyeurs de fonds bloquera le financement de nouveaux projets. Dans cette situation où l’avenir immédiat est noyé dans un épais brouillard et que d’autre part, il faut quand même encaisser ses pertes, la tendance sera de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Les effets de bord peuvent avoir des conséquences lourdes pour l’économie mondiale. En effet par ricochet, les acteurs financiers ne disposeront plus d’assez de fonds pour financer l’investissement productif des entreprises. Les épargnants, à leurs tours, devront " encaisser " leurs pertes sur les marchés boursiers et le corollaire pourrait alors s’afficher dans une baisse de la consommation des ménages. La conjugaison de ces facteurs, un moral en berne et une sourde inquiétude sur l’avenir pèsera alors sur la croissance.

En outre, si l’on regarde certains facteurs macro-économiques, la financiarisation économique mondiale qui conduit solidairement les nations pourrait donner une impulsion négative au premier domino. La récession dans laquelle s’introduit l’Amérique du Sud et où le Japon n’en finit plus de s’enfoncer pourrait annoncer une purge sévère pour l’économie mondiale.

Le capitalisme, et ce qui suit n’a rien de politique, devra alors affronter une crise de surproduction, de suraccumulation des stocks, de créances douteuses et de plans de restructuration coûteux visant aux rééquilibres économiques. La résorption de la crise passera donc par une destruction de valeurs dans une logique propre au capitalisme qui ne sait que constituer les conditions de son essor qu’en détruisant ce qu’il a créé pour ainsi relancer un nouveau cycle.

Mais alors en quoi peut-on parler d’une Nouvelle Economie ? L’économie est l’économie. Elle se mesure dans le rapport de la production à la capacité de production. L’attitude actuelle des investisseurs qui visent le profit à court terme en soufflant et s’essoufflant aujourd’hui dans la bulle de la spéculation, évoque la parabole du fermier qui, découvrant qu’une de ses poules pond chaque jour un oeuf d’or lui ouvre le ventre par cupidité pour tous les obtenir et détruit ainsi la poule qui lui aurait permis d’être riche. Plutôt que s’intéresser à la poule de se centrer sur le oeufs le fermier se retrouve sans unité de production.

Dans ce désir de bénéfices rapides d’aucuns négligent l’élément essentiel de l’économique qui établit ce rapport de la production à la capacité de production pour l’exprimer en terme de rentabilité. Des entreprises de tous secteurs ne déconsidèrent pas, et c’est heureux, cette règle universelle, mais conçoivent à travers l’apport des N.T.IC. (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), de l’évolution des marchés, des globalisations financière et économique, de nouvelles approches dans la conduite générale de leur économie.

Il n’y a dons pas de secteur de la Nouvelle Economie mais des entreprises qui observent des formes nouvelles dans leur gestion.

1> Le bien financier le plus précieux est la capacité à gagner de l’argent.

Partant de postulat, l’entreprise doit consacrer ses capacités d’investissement sur des éléments directement productifs et se libérer de charges ou d’investissements qui constituent autant d’obstacles à sa capacité de développement. Ce n’est pas un phénomène nouveau mais la sous-traitance de certaines activités de l’entreprise connaît depuis une vingtaine d’années, un essor considérable.

Dans tous les secteurs, les entreprises s’empressent de déléguer leurs activités qui ne sont pas strictement liées à leur objet économique. La sous-traitance décharge l’entreprise de fonctions ou de services assurés précédemment à l’intérieur même de l’entreprise. Grâce à la sous-traitance l’entreprise n’a pas besoin de se procurer des équipements coûteux et de se doter en interne des compétences généralement chères, pour pouvoir exécuter des tâches en marge de son activité rémunératrice. Ainsi l’entreprise n’immobilise pas sa capacité d’investissement en intégrant ces services aux postes de charge. Outre ses aspects, la sous-traitance offre plus de souplesse et de réactivité face aux mouvances technologiques et aux nouveaux comportements des marchés plus concurrentiels caractérisés aussi par une clientèle plus volatile et des cycles de vie des produits de plus en plus courts. D’autre part, la sous-traitance permet à l’entreprise d’avoir accès à des prestataires qui peuvent, grâce à leurs expertises spécifiques, offrir des services de qualité à des coûts faibles.

Dans cette perspective, l’entreprise n’est plus isolée : elle devient un point d’intersection dans un réseau constitué de fournisseurs, de clients, d’experts et de prestataires industriels ou de services. Dans la convergence des intérêts du réseau naîtront ces entreprise co-traitantes.

2> La dématérialisation des biens commerciaux et la disparition des vendeurs.

Dans la nouvelle économie des entreprises, ces co-traitants partagent donc des informations et bâtissent des relations inter-personnelles pour développer une politique de services plutôt que de vendre un produit dans un échange où le vendeur et l’acheteur ont des intérêts divergents.

C’est ainsi que sont nées des entreprises -que l’on pourrait qualifier de virtuelles- qui ne possèdent pas d’usines, qui ne vendent plus aucun produit mais des images et des idées véhiculées par des chaussures comme dans le cas de Nike. D’autres ne vendent plus des " machins " électroniques ou des voitures, mais des styles de vies. Dans l’univers des N.T.IC., les constructeurs de PCs, les éditeurs de logiciels ne sont plus des vendeurs d’outils qui vantent les mérites comparés de leurs produits mais des sociétés de services qui produisent une expertise verticale axée sur la satisfaction par le client de l’usage du produit.

Dans ce schéma il ne s’agit pas de gagner à tout prix de la part de marché en consacrant ses efforts pour vendre à un maximum de clients le maximum de produits mais plutôt d’offrir à un nombre restreint de clients un service complet de conseils dans l’usage des produits.

A ce stade intervient la notion de la durée de la relation avec le client, c’est à dire le taux de fidélité qui repose sur la volonté de une relation à long terme avec un client plutôt que de faire des " coups " avec un grand nombre.

3> C’est ce que vise la troisième objectif : le développement du rapport relationnel.

Les N.T.IC. sont autant d’outils pour rendre plus ténus les relations avec les clients existants et en recruter de nouveaux. Dans la cas du B to C, ceux-ci visent à travers les renseignements collectés et stockés dans les bases de données à vendre aux consommateurs des produits qui correspondent à leurs goûts, à leurs habitudes et à leurs modes de vies. Le marketing relationnel ou de bases de données, ou encore dit One to One, recommandé au début des années 90, n’a pris son envol que depuis la généralisation de l’accès à l’internet de ces 3 dernières années.

L’internet c’est l’interconnexion de PCs et de serveurs dont le Web n’est que la partie émergée qui focalise l’attention du plus large public par la mise en forme du contenu des sites et sa profondeur qui permet d’y puiser des informations inaccessibles auparavant. Les mouchards stockées à l’insu de votre plein gré sur votre PC quand vous naviguez sur le Web renseignent ces base de données. Chaque formulaire de jeu, chaque abonnement à une newsletter les enrichissent à leur tour.

Grâce à ces mécanismes de renseignements les entreprises peuvent anticiper et satisfaire les besoins des consommateurs avec plus d’acuité. Ainsi ces technologies ne sont plus seulement des outils dédiés à la gestion de l’information mais des vecteurs du développement des mondes marchands à travers les réseaux du cyberespace.

Les entreprises de cette nouvelle économie mobilisent donc leur ressources pour le développement commercial à travers des réseaux où elles deviennent interdépendantes.

Les fabricants de ces nouvelles technologies sont les nouveaux bâtisseurs de ces infrastuctures, ces fameuses autoroutes de l’information sur lesquelles vont bientôt se mettre en place des barrières de péage. Car il faudra bien enfin gagner de l’argent.

Philippe Lemesle

 
en ligne : nomasis
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un sit
24 août 2001
 

Bonjour.

J’aimerais faire quelques commentaires sur cet "article", et plus particulierement sur la phrase "Un site Web, [...] ca n’a jamais fait vendre le moindre produit." parce que c’est FAUX ! Exemple : je travaille pour une societe d’import et devinez comment se fait la moitie des prospections de fournisseurs : par internet ! C’est en consultant les pages web des industriels que l’on trouve de nouveaux produits susceptibles d’interesser nos clients. Donc pour ces industriels, avoir une page web fait vendre ! D’autre part, c’est a la suite de la consultation de notre page web que certains industriels nous contactent pour nous demander d’importer leurs produits. C’est egalement a la suite de la consultation de notre page web que certaines entreprises nous contactent pour nous demander d’importer tel ou tel produit. Autre exemple : je dois parfois proceder a des achats pour le titre de ma societe, et dans ce cas je consulte les sites des constructeurs pour selectionner mon produit ! Je pense que beaucoup plus de business se fait grace aux sites web que vous ne sembliez pouvoir l’imaginer. Dernier exemple : DELL est numero 1 mondial des constructeurs de PC et n’est distribue dans AUCUN magasin, 100% des ventes se font par l’intermediaire du site de la societe. Allez dire a DELL qu’un site Web, [...] ca n’a jamais fait vendre le moindre produit...

Autre commentaire au sujet de la phrase suivante : "Le á responsable informatique â, en gros, c’est le technicien auquel il faut trois semaines pour changer le toner de l’imprimante, au motif qu’elle est partagee en reseau et que, du coup, c’est beaucoup plus complique." 1) je pourrais dire que cette phrase est sans interet car ne vehicule aucune idee et n’est la que pour amuser la gallerie, mais dans la mesure ou cela s’applique a l’ensemble de votre "article", je m’abstiendrai de faire la remarque 2) je vous accorde que vous etes sans doute capable de changer un toner plus rapidement que la majorite des responsables informatiques de la planete. Cela tiens sans doute au fait que ces gens ne sont pas la pour changer des toners mais pour travailler a la mise en place de systemes d’information, ce que vous etes incapable de faire vu votre vision aussi etroite que fausse des choses. 3) je vous trouve dur vis a vis des responsables informatiques. Ce que vous dites serait un peu comme dire "Le journaliste, en gros, c’est le gars qui ecrit des trucs dans uzine.net", ce qui est tres reducteur.

Pour conclure, quand on ne sais pas de quoi on parle, on ferme sa gueule.

Salutations

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> > Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un s, La minorite non silencieuse, 4 novembre 2001

Deja, dell ne vend pas tout par internet, faut pas exagere quand meme.

Je vois votre 1), vous faites la remarque alors que vous dites que vous vous abstiendrez de la faire, un peu nul comme methode mais vu le reste, on ne s’etonne pas.

Je regarde votre 2) et je m’amuse. La majorite des responsables informatiques sont de gros pingouins qui ne font rien, sauf des grandes phrases tel que : il faut remobiliser nos flux afin de mettre en synergie les competences et les acquis de chacun afin que l’entreprise s’engage de plein pied ....blablabla. Ce sont des nullos. Je connais, des reunions comme ca, j’en ai a ne plus savoir qu’en faire.

Votre 3) ne veut rien dire.

Votre semblant de conclusion est tellement affligeant que vous devriez la mettre en pratique.

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> > > Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un, nima, 6 décembre 2001

Moi je baigne dedans, des responsables informatiques gros commes des icebergs, et moi au milieu je fais le pingouin... ...responsable informatique ça veut rien dire. Il faut avant tout faire des catégories (tu vois qu’on sait organiser des SI, on fait des catégories). 1 - Administration 2 - Autres.

Ca me semble déja une bonne distinction... je bosse à la chambre de commerce(que vous citez par ailleur dans cet article... :) et les responsables informatiques, ils changent même pas le toner, faut le faire soi même. Il parait qu’ils n’ont pas le temps, soit, mais que font ils alors ? Ils cont des models sous lotus notes, et tout le monde croit qu’ils bossent... si, crées 3 doc sous notes et un model mal fichu c’est de l’organisation de SI, moi j’abandonne... non franchement, comparés aux responsables info, qu’on peut aussi nomer admin systeme du moment qu’ils sont responsables de quelquechose concernant l’informatique, il y a une grosse différence. Y’a l’administration (voir pire, l’administration publique), et les autres... les autres j’en fait partie, alors bon, je ne critique pas...

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un, Une responsable logistique insultée, 20 novembre 2003

Ah les responsables informatiques... quelle profession ingrate.

Ingrate, parce que changer le toner d’une imprimante est comme si on demandait à une secrétaire de direction d’aller chercher le courrier à la poste.

Ingrate, parce que ces responsables informatiques si décriés, qui ne fichent rien de toute la journée, doivent répéter 36’000 fois les mêmes choses et aux mêmes personnes pour leur expliquer que si elles ne sauvegardent par leur documents Word (ou autre), elles ne l’auront pas dans leurs documents.

Ingrate, parce que les collaborateurs qui se croient plus intelligents que les autres n’écoutent pas quand ils leur disent de faire attention au tout dernier virus découvert et le ramène à l’intérieur de l’entreprise parce qu’ils ont été relever leur messagerie externe alors que ceci est strictement interdit par la nouvelle politique de sécurité informatique.

Donc, si les utilisateurs étaient un tout petit peu plus débrouillards, attentifs et humbles, ils y auraient aussi des responsables informatiques un peu moins idiots et fénéants.

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Le Pouvoir de la DEMOCRATIE, Anonyme [L’infame lachete], 25 juillet 2002

Ne comprenant moi non plus la réthorique (désolé) du 3) j’affirme :
-  que pour 66% de la population (3 individus),la comprehension du 3) est impossible.
-  Les seuls 33% restants ne representant que l’auteur (1 individu)

.... Mais tout ca c’est que des chiffres... et tatati tatata (cf.arguments dejà avancés par un interressé démoralisé "mais a quoi bon, je suis un imcompris")

Critiquer l’interet d’un site de cette facon ma bien amusé mais c’est le principe même de l’image d’entreprise et de la publicité qui m’amuse... par contre,oui,effectivement la publicité peut rapporter de l’argent.(et permet accessoirement de faire la nique a la femme du notaire au Rotary)

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un sit
25 juillet 2001, message de Jaro le fourbe
 

Je m’étonne toujours de trouver sur minireso des articles ou contributions complètement lepenniste dans leur façons d’envisager le monde.

Le Pen voit les noirs et les arabes comme toi tu voit les agences internet, comme un groupe dangereux aux motivations et aux raisonnements collectifs. ??

De l’autre cote, ton article ressemble à un plagiat de Dilbert, ce qui est plus sympathique mais pas forcemment plus interessant.

Ca fait 15 ans que je fais de la micro, 6 ans que je bosse sur internet et moi je constate une seule chose : il y a de plus en plus de gens qui savent utiliser un ordinateur, qui savent trouver ou construire des sites comme celui-ci.

Si dans un excès de débilité collective (la je suis d’accord) les entreprises n’avaient pas poussé pour "vendre" leur site au grand public et faire bander monsieur toutlemonde devant le "ouaib", y aurait moins d’internautes, et tu aurais moins de lecteurs, et la fracture numérique serait encore plus grave.

)-8

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Une suite... > > Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un s, 2 août 2001

Je ne vois rien de lepenniste sur cet article. Rien de plus que la cruelle realite de la vie des entreprises...faire comme tout le monde et tirer la couverture a soi.

Quant a savoir utiliser un ordinateur.... mettre du lave glace dans sa voiture n’a jamais fait devenir mecanicien... c’est la meme chose avec l’informatique, il suffit pour cela de se rendre dans les HotLine FNACs et/ou autres revendeurs d’infos pour contempler la masse d’utilisateurs en desaroi devant leur pc muet..... c’est la meme chose pour le web... il existe bien trop de sites de mauvaises qualites mais Uzine n’en fait pas parti..

Il est toutefois clair que le ouaibe a besoin d’une masse grandissante de spectateurs sans eux - pas d’avenir et pas d’echanges.

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> SPIP SUCKS
11 juillet 2001, message de Tartine
 

Ce que je ne supporte pas sur Uzine, c’est que pour lire un papier, il faut se télécharger des dizaines de kilos de commentaires. Est-ce que l’équipe de SPIP ne pourrait pas mettre les forums sur une page supplémentaire, à laquelle on accèderait par un lien hypertexte (vous savez, ces mots soulignés sur lesquels on peut cliquer pour accéder à une autre page).

Autre chose que je n’aime pas : dans les colonnes justifiées, tous les textes en italique sont bouffés sur la droite. La justification, ça ne marche pas encore du tonnerre...

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The webmaster sucks :)), 12 juillet 2001

Est-ce que l’équipe de SPIP ne pourrait pas mettre les forums sur une page supplémentaire, à laquelle on accèderait par un lien hypertexte

Ce n’est pas SPIP, c’est la mise en page programmée par le webmestre. Ceci dit, que les forums soient à la suite de l’article, ça permet de mettre les interventions des lecteurs au même niveau que l’article. Compare avec les sites comme Transfert et al., où les forms sont relégués sur une page annexe pour les deux-trois-clampins-qui-veulent-discutailler.

a+

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Les autres aspects fascinants de l’open source, Stan, 12 juillet 2001

J’ai 38 ans et j’ai quatre enfants.

Je vend des sites compliqués à des entreprises.

Notre approche procède de celle de SPIP (facilité de maintenance, modules communautairesd etc...) + du shop.

Comme je fait mes sites avec des produits Krosoft je suis un salaud.

Comme mes clients me les achètent assez peu, vu que y’en a plein de gratuits, je suis pauvre.

Pourtant je bosses beaucoup et ca me plait bien ce que je fait.

La semaine dernière j’ai du licencier deux personnes, une femme (Sandrine) et un homme(Nicolas).

Eux aussi, ca leur plaisait bien leur boulot.

Mon salaire ca sera bientot 6000 FF/mois. Je sens que je m’approche fortement du concept de logiciel gratuit.

J’aimerais avoir la certitude que personne dans l’équipe de SPIP n’a été payé par le CNRS, l’éducation nationale, ou autre pendant les développements.

Si la réponse est négative, j’aimerais savoir qui les a payé ?

S’ils ont trouvé une technique pour survivre sans fric, je suis preneur.

Voila, c’est tout.

Stan

 
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> Les autres aspects fascinants de l’open source, 12 juillet 2001

Hello Stan,

Mon salaire ca sera bientot 6000 FF/mois. Je sens que je m’approche fortement du concept de logiciel gratuit.

J’aimerais avoir la certitude que personne dans l’équipe de SPIP n’a été payé par le CNRS, l’éducation nationale, ou autre pendant les développements.

Non, non, certes. Personnellement j’ai été payé un mois par le Monde Diplomatique pour installer et améliorer SPIP chez eux (pas mal de développements pour répondre aux besoins, qui ont tous été réinjectés dans la version standard), mais c’est tout.

S’ils ont trouvé une technique pour survivre sans fric, je suis preneur.

Pas vraiment, il me restait assez pour me payer quelques mois de chômage (non indemnisé, démissionaire ;-)). Malheureusement ça ne va plus pouvoir durer longtemps.

a+

Antoine.

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> > SPIP SUCKS, 12 août 2001
Pour justifier correctement, il suffit d’avoir un navigateur récent ! Ca déconne jusqu’à la version 4, mais IE 5, 5.5 et 6 font ça nickel...
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un sit
11 juillet 2001, message de George W.Bush, president of the USA
 

Hello Arno,

my daughter Chris, who is living in Alaska, said I should read your articles. She was right. A shame I don’t speak french. but I do like the colors and the beautiful shapes. great stuff. Hope to be able to read french soon. I very much like your president, Jacques Chirac. I think we are very much alike, even if I can’t understand a word that he says. Nice man. Well, well, well... I think I should go back to work, Dick is looking at me angrily, and don’t wan’t him to be mad at me. He always gets mad at me. Sometimes he leaves me all alone in this big office and I feel so lonely, so desperate. hopefully, I read the uzine. thank you, yours,

George W.Bush, president of the USA

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> Oohaouuu c’est dur quand meme
11 juillet 2001
 
je viens d’avoir l’adresse de votre site, l’editorial est dur et j’ai l’impression d’en avoir pris pour mon grade !! je vend justement des sites !! enfin bon j’ai pas tout lu, mais pour ma part , je conseil aux entreprises un site internet en tant que catalogue interactif, et non pour leur amener des clients !! pour ce qui est des escrocs ? je suis d’accords à 99%, ils profitent de l’ignorance de leurs clients. bon je me retire à petit pas , @+
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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un sit
9 juillet 2001, message de Pierre
 

Un peu lapidaire... Mais peut être pas si éloigné de la réalité que l’on veut bien le croire.

Signé : Un patron qui est en train de refaire un site Web.

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Arrière pensée d’entreprise et site minitel
8 juillet 2001, message de Walk
 

Il y a bien sûr de bonnes raisons pour faire un site web, comme il y en avait déjà d’avoir ses pages sur le minitel (personne n’en a parlé ...).

Ceci n’empêche pas les arrières-pensées et les intox de chaque maillon de la chaîne dans l’application d’une lubie venue d’en-haut.

En la matière la vraie décision n’est pas tant de savoir s’il faut ou non un site web, mais plutôt de savoir s’il est temps d’y passer.

Beaucoup le font parce que "tout le monde le fait", ce qui est peut-être une raison en soi, mais qui laisse la porte grande ouverte aux fantasmes personnels et à l’irresponsabilité collective.

Cet article a le mérite de pointer une forme d’irresponsabilité en chaine très répandue.

Dans les commentaires je remarque l’usage abusif du mot ENTREPRISE, elle fait çi et çà. Cà m’agace. ELLE ne fait jamais rien, ce sont des individus qui font.

L’article pointe aussi çà et c’est bien.

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> Quelques bonnes raisons pour (ne pas) faire un sit
6 juillet 2001, message de Yakusa
 

Salut le Scarabee,

Sympa ton article....et ca sent le vecu. Il me fait penser a ce que la boite pour laquelle je travail nous fais faire pour nous "impliquer dans la vie de l’entreprise". du style, "si vous n’avez rien a faire pendant vos breaks ou apres vos heures, pourquoi ne pas faire un site internes ?". comme si on ne bouffait pas assez de "leur culture d’entreprise" entre les petites fetes d’equipes et les grands messes ou tout le monde doit etre en admiration devant le grand gourou...

enfin, merci pour ton article. je les deja envoye dans toute la boite.

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> > Quelques bonnes raisons pour , 7 juillet 2001
Bien, voilà quelques bonnes raisons de ne pas rester dans sa boîte...
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