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jeudi 4 juillet 2002
Présenter des textes longs sur le Web

La lecture facile à l’écran

par ARNO*
 

Dirty Old Town...

Sur certaines listes de diffusion, il est un phénomène régressif qui consiste à revenir en permanence sur les mêmes vieux sujets, et cela malgré les années qui passent. Parmi ces sujets, une question revient à intervalles réguliers sur les listes consacrées à la publication sur l’internet : peut-on lire à l’écran ? Ou, plus précisément : peut-on lire des textes longs à l’écran ?

Pour des textes courts, la question ne se pose pas. Pour les textes longs, cela semble passionner les foules, puisque le sujet revient régulièrement et qu’il favorise les bonnes grosses engueulades et la constitution de chapelles ; certains sites Web déploient même des procédés tellement tordus pour présenter les textes qu’ils trahissent cette idée très répandue que, hé ben non, on ne peut pas lire de textes longs à l’écran. Un article de journal à la rigueur, une double page du Monde diplomatique déjà moins, un livre certainement pas...

Dans ses « Quelques recommandations pour la rédaction de contenus Web », Christian Bastien indique : « De plus les internautes ne semblent pas aimer le défilement des pages longues. Cela implique que les contenus doivent être courts et bien organisés, l’information importante devant être présentée en haut des pages. » On devra le croire sur parole.

Une telle affirmation repose sur deux autres idées, mais n’en découle qu’apparemment : (1) « Sur le Web, 79% des lecteurs aurait une lecture de type "balayage" » (définit ainsi : « qui consiste à parcourir le texte afin de savoir si une information est présente ou pour localiser une information dont on sait qu’elle fait partie du texte »), (2) « La lecture sur écran serait plus lente de 25% comparativement à la lecture papier » (même référence). Cela ne permet pourtant pas conclure que les utilisateurs ne lisent pas les textes longs à l’écran (ce que suggérerait le fait que la lecture est ralentie, et que finalement, les lecteurs survolent les textes plutôt que de les lire).

Il ne faut en effet pas s’étonner que près de 80% des lecteurs survolent les pages : même les utilisateurs les plus austères utilisent aussi le Web pour se divertir, surtout une bonne partie du temps en ligne est passé à rechercher une information pertinente, c’est-à-dire du temps où l’on survole les textes pour voir si c’est le bon document, ou s’il contient des liens vers le document recherché. Le chiffre d’une lecture 25% plus lente est présenté au conditionnel : s’agissait-il d’utilisateurs habitués à l’écran ou non (les utilisateurs de l’internet progressent très vite dans les techniques d’utilisation du réseau), quelle était la qualité de l’affichage (si cela vient d’une étude de 1996, on était en phase de transition de Mosaïc au premier Netscape, la largeur des écrans grand public atteignaient rarement les 800 pixels...) ?

Or, à moins de prendre les autres pour plus cons que soi, il faut bien admettre que les gens lisent de longs textes à l’écran. Je me suis cogné la semaine dernière les 200 pages d’un livre au format PDF en une soirée ; côté boulot, un auteur m’a retourné les 440 pages d’épreuves de son livre en fichier PDF annoté à l’écran ; sur uZine les articles les plus longs ont des forums pas moins actifs que les articles courts ; j’ai lu Le diable au corps intégralement sur le Web (et je me suis beaucoup ennuyé) ; et pendant les vacances, j’ai relu La métamorphose sur un Palm Pilot. Bref, si j’en crois mon expérience personnelle, on peut parfaitement lire des textes longs à l’écran. La question est donc réglée (fin de l’article).

Cependant, certaines interfaces rendent très pénible la lecture à l’écran. Voici donc quelques ergotages d’ordre typographique à ce sujet...

Des « règles » typographiques en général

Il y a peu de meilleurs sujets que la typographie pour provoquer un bon étripage dans les forums. Essayons donc de clarifier ce que sont des « règles » typographiques...

-  La lisibilité

L’une des tâches de la typographie, c’est de fournir des indications permettant d’assurer la lisibilité des textes.

La lisibilité n’est pas une caractéristique intrinsèque du document. Il n’y a pas, ou presque, de règles scientifiques qui assurent qu’un texte est lisible ; il y a avant tout un rapport avec le lecteur, qui pourra lire le document plus ou moins aisément en fonction de ses propres habitudes de lecture, à la fois sur la forme (habitude de telles polices, de telle façon de présenter le texte) et sur le fond (tel vocabulaire, telles tournures syntaxiques, etc.). Le nombre « 3,1415 » est plus facile à lire que le nombre « 4,7489 », le mot « kilomètre » est identifié plus vite que le mot « oculomètre » ; graphiquement aucunes différences, mais les uns sont connus du lecteurs, et pas les autres. Dans la même logique, les Français lisent plus facilement les caractères à empattements (Garamond, Times...), car tous les imprimés utilisent ces caractères depuis des siècles, alors que les Américains préfèrent souvent les linéales (« caractères bâton », type Helvetica), et longtemps en Allemagne les ouvrages étaient imprimés en caractères gothiques considérés ailleurs comme totalement illisibles.

Puisque la lisibilité dépend peu du document lui-même, mais bien plus du lecteur auquel il est présenté, le rôle des règles typographiques va donc consister à répertorier une base d’habitudes communes au plus grand nombre et, cette norme d’usage devenant des règles, fixer en retour les habitudes des lecteurs suivants.

Ainsi le respect des normes fluidifie la lecture, car on présente au lecteur un document ayant une forme à laquelle il est habitué. Le non-respect ralentit la lecture, provoque des arrêts. On pourrait comparer à l’orthographe : on peut lire un texte écri en fonétik, ou bourrés de fôtes d’aurthografe ; mais dans ce cas, la lecture n’est pas rapide, elle demande un effort (on ne lit pas, on déchiffre). De fait, le non-respect des règles peut parfaitement être un choix légitime : on veut volontairement attirer l’attention et ralentir la lecture. Dans le cas de textes longs, évidemment, on préférera certainement faciliter et fluidifier la lecture, donc respecter les normes typographiques.

Les règles typographiques, en grande partie liées à des habitudes de lecture, ne sont donc pas des absolus : elles évoluent avec la norme commune. Exemple d’évolution récente : les acronymes s’écrivaient il n’y a pas si longtemps en séparant les lettres par des points (« O.N.U. », « S.I.D.A. ») ; désormais l’usage généralisé est d’écrire simplement « ONU » et « SIDA » - « SIDA » devenant progressivement un nom propre, « Sida », puis un nom commun, « sida ».

-  L’esthétique

Évidemment, la typographie joue aussi un rôle esthétique. Inutile de développer, c’est une évidence. Le but du jeu étant de tenter l’équilibre subtile entre l’étonnement graphique et le respect de la lisibilité du texte, ou bien de savoir quand détruire la lisibilité par le graphisme pour obtenir tel effet.

-  Les impératifs techniques

La typographie dépend énormément d’impératifs purement techniques.

Pour exemple, on voit régulièrement des forums s’enflammer pour savoir s’il faut mettre des accents sur les majuscules. Difficile cependant ici de s’affranchir des questions techniques... L’Imprimerie nationale recommande d’accentuer les majuscules (car en français, les accents influent sur le sens des mots) ; les ouvrages de littérature générale ont donc généralement des majuscules accentuées. Cependant, longtemps, les machines à écrire n’avaient pas de touches pour accentuer les majuscules ; donc l’absence de majuscules accentuées est devenue une habitude. De plus, dans les journaux, l’interlignage très faible (la distance verticale entre chaque ligne) interdit d’accentuer les majuscules (sinon, on risque de « mordre » sur la ligne du dessus en ajoutant un signe au-dessus d’une lettre qui est déjà plus haute que les autres) ; donc les journaux n’accentuent pas les majuscules. On en arrive même à la règle du quotidien Le Monde, présentée parfois avec une belle déférence religieuse (la typographie du Monde fait référence, vu que c’est le quotidien de référence, CQFD) : on n’accentue pas les lettres majuscules, mais on peut accentuer les petites capitales qui suivent la lettrine ; en effet, les petites capitales étant à peine plus hautes que les minuscules du texte courant, on peut se permettre de les surmonter d’un signe supplémentaire sans « mordre » sur la ligne supérieure. On voit là qu’un des affrontements les plus fréquents sur une question typographique, où chacun prend des postures d’un absolutisme sidérant, est de toute façon souvent tranché par des impératifs techniques.

Pour la lecture à l’écran, ces impératifs techniques sont évidemment très importants (par exemple : le dessin d’une lettre à l’écran a une définition d’au mieux une centaine de points à pouce, alors qu’une flasheuse de presse monte à 2400 points par pouce ; la différence de finesse dans le dessin de la lettre influe évidemment sur la lecture).

La couleur et le contraste

La lecture est plus aisée si le dessin de la lettre sur le fond est très contrasté. C’est-à-dire qu’il convient de privilégier le texte noir sur fond blanc ou le texte blanc (ou jaune vif, ou vert vif...) sur fond noir. Si, pour la navigation et des textes courts, de faibles contrastes de couleurs entre le fond et le texte sont parfaitement utilisables, pour des textes longs, il vaut mieux rechercher un contraste maximum.

Dans la même logique, il faudra faire attention au choix d’un éventuel fond de page (background). Deux problèmes classiques : les images de fond elles-mêmes trop constrastées, et les images trop « vivantes » (même peu constratées en couleurs, mais qui créent des méandres graphiques dans lesquelles l’oeil s’égare).

Notons ici, cependant, un avantage sur le papier : sur papier, en dehors des quatre couleurs de base (les encres noir, magenta, cyan, jaune), toutes les autres couleurs sont des combinaisons de ces quatre encres, avec une trame. Par exemple, pour obtenir un gris moyen, on imprime une succession de points noirs (minuscules) séparés par des espaces laissés blancs ; si l’on regarde de près, un gris d’imprimerie est donc un mélange de points noirs et d’espaces blancs. De fait, sur papier, l’utilisation des couleurs claires provoque une perte de définition, qui peut devenir pénible, surtout dans de petits caractères (imprimez chez vous un texte en gris à 50%, en corps 10, la lecture sur papier devient pénible). Sur un écran d’ordinateur, il n’y a jamais ces effets de trame liés au choix des couleurs. Un texte en gris à 50%, à l’écran, ne perdra pas en définition ; en dehors de la question du contraste entre le fond et le texte (commun à l’écran et au papier), la lisibilité ne sera pas détérioriée par le choix de cette couleur.

La longueur des lignes

Autre sujet d’étripages violents : le webmestre doit-il imposer la largeur du texte à l’écran, grâce notamment à l’utilisation de tableaux en HTML, ou bien doit-il laisser la largeur des colonnes s’adapter à la largeur de l’écran ?

Pour répondre, nous évoquerons l’une des rares règles typographiques liées à un impératif scientifique (c’est-à-dire qui soit autre chose qu’une simple habitude de lecture). Pour qu’un texte reste lisible, il faut que le nombre de caractères par ligne ne soit ni trop faible ni trop important ; l’idéal tourne autour de 60 caractères par ligne.

-  Des lignes trop longues

La lecture n’est en effet pas séquentielle : l’oeil ne lit pas les mots les uns à la suite des autres. Au contraire, l’oeil effectue des aller-retour incessants au fil du texte : une des raisons est qu’un bon lecteur ne lit pas l’intégralité des lettres des mots, il lit les premières lettres et, en fonction du contexte et de la forme générale du mot, le cerveau reconstitue le sens ; cependant, en permanence, il faut revenir en arrière pour compléter certains mots dont le sens n’a pu être deviné et lever les ambiguïtés. Ainsi, lors de la lecture, l’oeil effectue en permanence des aller-retour à l’intérieur de la phrase, et donc d’une ligne de texte à l’autre. Si les lignes sont trop longues (en gros, plus de 80 caractères par ligne), l’oeil « se perd » lors du passage d’une fin de ligne au début de la suivante (et inversement lorsqu’il revient en arrière), et la lecture est rendue très pénible. [1]

Les habitudes du lecteur ne sont pas exclues de ces considérations. Le lecteur « attend » d’un journal des lignes très courtes (26 caractères par ligne), moyennes pour un magazine (40 caractères), longues pour un livre (60 caractères et plus).

De fait, les écrans d’ordinateur n’étant plus de largeur fixe (certains ont certainement connu l’époque où l’on choisissait son écran en fonction du nombre de caractères par ligne - ma première bécane affichait piteusement 40 colonnes), et leur définition étant de plus en plus importante, c’est au webmestre de fixer, à l’intérieur de sa page HTML, la largeur sur laquelle va s’afficher le texte.

En taille normale (<font size="3">), une largeur d’environ 400 pixels correspond à environ 80 caractères. (Calcul très approximatif, le chiffre varie en fonction du caractère affiché chez l’utilisateur - le caractère Georgia est plus large que le Times -, et du réglage de la taille d’affichage.)

-  L’absence de césure

Liée à la longueur des lignes, la question de la justification et des césures. Pour l’heure, aucun navigateur n’autorise la césure automatique des mots. Or la césure est indispensable à un bon affichage des lignes courtes lorsque le texte est justifié (ce qu’en bureautique on appelle « justifié à droite et à gauche »), par exemple dans les colonnes d’un journal papier. Sans cette césure, cela force à étirer certains blancs entre les mots, dans des proportions préjudiciables à la lecture. Il y a là deux phénomènes : sur les justifications très faibles (type colonne de journal), des blancs très importants peuvent apparaître (parfois plus larges que certains mots), ce qui non seulement est hideux mais rompt l’horizontalité de la lecture (on a tendance à changer de ligne) ; l’autre phénomène concerne les largeurs de texte moyennes : les blancs sont moins importants que précédemment, mais leur présence à chaque ligne et leur répartition provoquent l’apparition de lignes blanches qui traversent le texte verticalement, ce qui est disgrâcieux et entraîne l’oeil dans des « couloirs » verticaux.

De fait, on devra choisir le mode d’alignement du texte en fonction de la largeur des colonnes. En taille normale, avec une largeur d’environ 400 pixels, on pourra utiliser la justification (<p align="justify">). Pour des largeurs très inférieures, on se contentera d’un alignement d’un seul côté (texte en drapeau).

La verticalité de la page

Si l’on a l’habitude de lire sur papier en tenant les feuilles verticalement (et non « à l’italienne »), cela semble poser des problèmes à certains lorsqu’il s’agit du Web. En particulier, devoir utiliser l’onglet de défilement de droite pour « dérouler » la page serait rédibitoire. Peut-être aussi parce que le CD-ROM (qui a précédé le Web dans les habitudes du multimédia) était généralement conçu en écrans, donc selon un format horizontal. Peut-être aussi parce qu’un article antédiluvien de 1982, « Windowing versus scrolling on a visual dispay terminal » (Human Factors, 24[4], de K.F. Bury, J.M. Boyle et A.S. Neal), affirmait la supériorité du fenêtrage par écrans sur le défilement (à quoi pouvait bien ressembler l’ergonomie du défilement sur un écran d’ordinateur en 1982 ?).

(JPEG) On trouve donc de nombreux sites qui découpent les textes longs en écrans, et d’incessantes déclarations sur l’absolue impossibilité de faire utiliser par le grand public les ascenseurs de défilement vertical. Même si les souris dotées d’une molette de défilement vertical, permettant de ne plus avoir à cliquer pendant la lecture, sont de plus en plus répandues...

Découper les textes en écrans successifs est à mon avis à exclure (même si cela se fait beaucoup). D’abord parce qu’il est impossible de déterminer facilement la taille d’un « écran » de texte chez l’utilisateur : les écrans d’ordinateur sont de toutes tailles et de toutes définitions, et chacun affiche les caractères selon la taille qu’il désire. Impossible donc de définir comment remplir précisément un écran avec un nombre prédéfini de caractères. Sauf à recourir à des techniques extrêmement sophistiquées (voir par exemple la présentation des articles de l’International Herald Tribune, aux scripts incroyablement tarabiscotés). Ensuite, parce que cela nuit à la lecture continue du texte : non seulement l’oeil passe inconsciemment d’une ligne à l’autre d’une manière non séquentielle, de plus le lecteur lui-même a souvent besoin de « remonter » de quelques paragraphes pour comprendre ce qu’il est en train de lire. Avec un découpage par écrans, cela devient pénible.

Il serait cependant malhonnête de prétendre qu’à l’inverse la lecture d’une longue page verticale (haute de plusieurs écrans) ne pose aucun problème. On a tendance à perdre sa position verticale dans la page (ce qui est moins le cas dans un livre-papier, puisqu’on a une position verticale établie par rapport aux bords de la page). Un simple moment d’inattention, et l’on ne sait plus à quel endroit on en est. Généralement, le défilement vertical de la page (via l’ascenseur de la fenêtre, ou avec la molette de la souris) provoque cette perte du repère vertical : la « page » se déplace dans la fenêtre, on ne sait plus à quelle ligne on était et la lecture est interrompue.

La solution consiste alors à prendre soin de donner des repères de positionnement vertical au lecteur. Cela est vrai pour n’importe quel imprimé (notamment les hautes colonnes verticales des journaux), il faut l’amplifier sur le Web. Plusieurs repères classiques sont possibles.

-  Le graphisme de la page

Le graphisme général de la page peut fournir des repères verticaux. Notamment les boutons, les liens hypertexte de navigation... mais il est difficile d’en créer suffisamment pour un texte très long.

Une erreur à éviter avec les textes longs : les images de fond fixées en position absolue. Notamment avec les feuilles de style, il est possible de créer des fonds (background) qui ne se déplacent pas avec les ascenseurs de défilement, mais restent dans une position absolue dans le fenêtre. Le texte défile, le fond semble rester sur place. L’effet est désastreux sur la lecture : l’oeil reste fixé sur le fond, et le déplacement vertical du texte lui échappe.

Il semble que des éléments de navigation trop animés en bordure du texte puissent perturber l’attention. Un texte long serait ainsi plus facile placé dans une interface graphique sobre.

-  Les images, les liens hypertexte

Il est indispensable d’introduire des repères visuels forts dans le texte. De cette façon, lors du défilement vertical du texte, l’oeil se replace immédiatement au bon endroit (« j’en étais resté trois lignes en dessous de tel repère »).

(GIF) Les images insérées dans le texte sont ici particulièrement efficaces. Difficile de passer à côté de tels repères visuels... Si l’on n’a pas d’images pour illustrer son propos, on peut aussi recourir à ce procédé typique de la presse : un pavé de texte mis en exergue (sur le Web, on peut préférer créer une image de ce texte, ce qui facilite le contrôle de son aspect graphique et son insertion dans le corps de l’article).

Ne pas oublier non plus les liens hypertexte à l’intérieur du texte, si possible dans des couleurs bien tranchées par rapport au texte. Visuellement, ils fournissent d’excellent repères, qui permettent à l’oeil de bien suivre le défilement vertical. Si l’on peut très bien supprimer le soulignement des liens hypertexte, on peut préférer le conserver pour les textes longs, pour renforcer leur impact visuel.

Les enrichissements typographiques (gras, italique) peuvent jouer un rôle similaire.

« On pourra aussi rappeler la balise HTML <blockquote>, pour bloc de citation, qui permet de présenter une longue citation sous forme d’un pavé de texte avec retraits à gauche et à droite, excellent repère visuel. »

-  Structure du texte

Cependant, on n’a pas forcément une grande liberté avec les images, les liens hypertexte et les enrichissements typographiques (on ne les place pas là pour attirer l’oeil, mais selon le sens de ce qui est écrit).

Il reste donc à s’attacher à une bonne structuration du texte. Notamment par l’usage d’intertitres et un bon équilibrage des paragraphes.

Évidemment, le rôle des intertitres et des paragraphes est d’abord celui d’une indication de la logique du texte. Mais il ne faut pas négliger leur aspect graphique, très important ici : des intertitres très différenciés du texte et des paragraphes rythment la verticalité de la page ; les espaces qu’ils provoquent se déplacent avec le défilement de la page et permettent à l’oeil de bien suivre ce déplacement.

Un texte constitué d’un interminable et très long paragraphe témoigne non seulement d’une mauvaise réflexion, surtout il est proprement illisible à l’écran. Dès que l’on fait défiler la page verticalement, l’oeil est incapable de retrouver l’endroit où il avait laissé la lecture.

De la même façon, un texte aux paragraphes trop courts (une série de paragraphes d’une seule phrase, c’est-à-dire d’une ou deux lignes) n’offre pas de repère visuel clair.

On peut ici s’attarder sur la présentation des paragraphes. La méthode classique pour présenter un paragraphe est de passer à la ligne et de laisser un retrait dans la première ligne (en bureautique, souvent nommée « indentation ») ; l’identification des paragraphes se fait donc essentiellement sur la gauche du texte, avec des retraits qui provoquent des sortes d’encoches le long du texte. L’autre méthode consiste à laisser un espace vertical entre les paragraphes (ce qui amène souvent à créer des paragraphes en « sautant » une ligne). Sur le Web, par défaut, c’est la seconde méthode qui est utilisée. Avec les feuilles de style, désormais, on peut choisir l’une et/ou l’autre méthode. Il semble que l’espace vertical entre les lignes soit la meilleure façon d’utiliser les paragraphes comme repères visuels, ces espaces importants rythmant fortement la page : d’après un étude de S.L. Smith et M.E. McCombs (« The graphics of prose », Journalisme Quaterly, 48, 1971), l’insertion des lignes vides entre les paragraphes accélère grandement la lecture.

Évoquons au passage une habitude détestable très développée sur le Web : le simple retour à la ligne (le <br> du HTML). C’est un double non-sens. D’abord dans la logique du texte : on change de paragraphe parce qu’on change d’idée ; de fait, soit on change de paragraphe, soit on ne change pas de paragraphe, mais il n’y a aucune raison dans la logique d’un texte pour qu’on fasse un retour à la ligne. De plus, on obtient un « non-effet » typographique, car le retour à la ligne est quasiment imperceptible (on n’a ni espace vertical, ni retrait à gauche de la ligne). Et pour un texte long, on se retrouve avec un texte qui n’offre aucun repère visuel. À part quelques textes techniques, le retour à la ligne ne se justifie généralement que pour la poésie, et pour introduire un dialogue (avec un tiret).

Les enrichissements typographiques

-  Le gras

Le gras, à l’écran, ne pose pas de gros problèmes de lisibilités.

Appliqué à un texte long, il rend cependant la lecture un peu pénible (on trouve des textes très longs entièrement en gras, cela est peu agréable à lire). Comme toujours, il s’agit d’une question d’habitude : on a l’habitude de lire les textes selon une certaine graisse, donc l’usage d’une graisse différente (le gras) nuit à la lisibilité.

On notera aussi que le webmestre ne dispose pas de toute la richesse qu’offrent les polices pour le papier : il ne dispose que d’un seul gras, là où pour le papier on a le gras, le demi-gras, et parfois des gras encore plus lourds (heavy, extrabold...). Selon les polices, le gras à l’écran sera souvent trop gras à l’intérieur du texte (plus adapté par exemple à des titres), plus rarement il ne sera pas assez gras (donc peu identifiable à l’écran).

-  L’italique

L’italique pose en revanche de très gros problèmes de lisibilité.

Cela est paradoxal, car l’italique fut créé justement pour être plus lisible que les caractères romains. À une époque où les livres étaient rares, et donc les habitudes de lecture fixées par des documents manuscrits, imiter en édition l’écriture manuscrite avec ces caractères italiques a permis de réaliser des livres considérés comme plus lisibles (toujours cette histoire d’habitude).

Mais aujourd’hui (et depuis longtemps), la lecture se fait sur les caractères romains. L’italique est devenu particulièrement pénible à lire. On l’utilise donc par petites touches, pour mettre en valeur quelques mots dans un texte. Si on l’utilise pour composer un paragraphe complet (et, a fortiori, un long texte), la lecture est extrêmement ralentie.

L’affichage à l’écran accentue ce problème. S’il est relativement aisé de dessiner des caractères romains à l’écran (caractères constitués essentiellement de trais verticaux et horizontaux, donc faciles à reproduire en plaçant des pixels les uns à côté des autres), les caractères italiques sont difficiles à rendre (l’aspect oblique des lignes dominantes, les nombreux déliés, ne peuvent pas être rendus facilement avec des pixels).

Si le gras ne gêne pas beaucoup la lecture à l’écran, l’italique est en revanche très pénible. Sur papier, l’italique est moins lisible que les caractères romains ; à l’écran, il ralentit extrêmement la lecture. Au point qu’un texte entièrement composé en italique, déjà difficile à lire sur papier, devient totalement illisible à l’écran.

(JPEG)
Impact environnemental
Passé à la broyeuse, un texte long produit beaucoup plus de déchets qu’un texte court.

Les polices de caractère

Le choix des polices sur le Web est très limité : il faut travailler avec des polices que tous les utilisateurs possèdent. (Sachant que les polices livrées avec tous les PC sous Windows ne sont pas celles livrées sur les Mac, etc.)

On pourrait presque se réjouir de cette limitation, tant on a vu d’horreurs réalisées en bureautique... Au moins, sur le Web, n’importe quelle page reste sobre et lisible de ce point de vue-là.

Cependant, on se retrouve souvent limité au Times et à l’Helvetica (ou Arial). Le problème étant que le Times, conçu pour les colonnes étroites des quotidiens, se prète mal à la lecture à l’écran : trop étroit, oeil trop faible. La lecture d’un texte long, à l’écran, en Times, est à la limite du pénible.

Il faut ici signaler l’un des très rares apports positifs de Microsoft à l’internet : la mise à disposition d’une série de polices téléchargeables gratuitement sur son site, au format TrueType pour Windows et pour MacOs. On y trouvera en particulier le Verdana (une sans-serif) et le Georgia (avec empattements), qui remplaceront avantageusement l’Helvetica et le Times à l’écran. Ces polices sont en effet spécifiquement dessinées pour la lecture à l’écran, sans sacrifier à l’élégance des polices pour l’impression. Elles sont donc très lisibles à n’importe quelle taille.

-  Polices lissées à l’écran

Les systèmes récents permettent de lisser les polices à l’écran. C’est-à-dire qu’au lieu d’afficher des lettres constituées uniquement de points noirs, la finesse des lettres est simulée par des niveaux de gris. On obtient des affichages des caractères proches de ce qu’on obtiendrait en scannant une page de texte.

Sur les grandes tailles de caractère (au-dessus du corps 14), c’est du plus bel effet. En revanche, sur les petites tailles, la lisibilité est pertubée, les caractères étant alors peu définis et contrastés (une sorte de bouilliedepixelsgris).Les systèmespermettantde lisser les caractères permettent généralement de fixer une taille limite en-dessous de laquelle on affiche les caractères sans lissage, et au-dessus de laquelle on lisse l’affichage.

Cette option, il y a quelques temps réservée aux professionnels disposant de matériel relativement puissant (utilisation d’ATM et de polices PostScript), est désormais disponible sur toutes les machines grand public. La lisibilité des pages Web en est grandement améliorée.

-  Taille des caractères

Le choix des tailles de caractères était jusqu’ici relativement limité sur le Web.

Ici aussi, paradoxalement, on peut se réjouir de ce faible choix : presque toutes les pages de tous les sites étaient lisibles. Avec l’arrivée des feuilles de style, le webmestre peut beaucoup plus finement contrôler la taille des caractères, et il n’est pas rare de tomber sur des sites dont on ne peut plus lire le texte...

Pour faire simple : la taille par défaut (correspondant à <font size="3">) est la plus adaptée à la composition de textes longs. Ni trop grosse, ni trop petite ; c’est selon cette taille (qui n’est donc pas une taille fixée en point, mais une indication relative par rapport à la taille « 2 », plus petite, et la taille « 4 », plus grande) que les utilisateurs règleront éventuellement leur butineur (l’utilisateur peut décider que la taille « 3 » correspond à un corps 12, ou 14, ou 10...). Ainsi, un texte composé en taille « 3 » est le plus lisible pour l’ensemble des utilisateurs.

(GIF)
Bon à savoir
Le mécanisme complexe de l’audition n’est par particulièrement touché par l’organisation d’une page web, bien que l’oreille interne liée aux fonctions de positionnement dans l’espace joue un rôle non négligeable

Conclusion

Au final, la simplicité reste le gage d’une bonne lisibilité. Un texte long ne pose aucun problème de lecture à l’écran, pour peu que l’on se contente des vieilles recettes :

-  un fort contraste entre le texte et le fond de l’écran,
-  des lignes ni trop longues ni trop courtes,
-  une justification (à droite et à gauche)uniquement lorsque la largeur de la ligne est suffisante,
-  un découpage correct des paragraphes, une structure indiquée par des intertitres, pour fournir des repères visuels lors du défilement vertical de la page (et éventuellement des images et des liens hypertextes)
-  une utilisation modérée du gras et de l’italique
-  un choix de polices de caractères aussi sobre que possible (« Georgia, Times, serif » pour les polices avec empattements, « Verdana, Helvetica, Arial, sans-serif » pour les caractères « bâton »)
-  des caractères à la taille standard (size="3").

Évidemment, comme pour toute norme typographique, on est bien libre de faire autrement (c’est même le charme du truc). Cependant, il faut avoir à l’esprit que la lisibilité n’est qu’une affaire d’habitude. Et si l’on déroge à ces fameuses habitudes, on provoque un effet graphique certainement très intéressant, mais au détriment de la facilité de lecture.

 

[1] L’appareil permettant de suivre le trajet de l’oeil lors de la lecture se nomme un oculomètre. Des tests ont été menés sur des visiteurs de sites Web, mais semble-t-il essentiellement dans le but de mesurer l’impact des publicités ! Est-ce à ces mesures par oculomètre que l’on doit le déplacement des publicités de la marge de l’écran (grand bandeaux horizontaux) vers le centre de l’écran (gros pavés carrés insérés dans le corps des articles) ?

 
 
ARNO*
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Vainqueur 1982 du concours « Chateau de sable » du Club Mickey des Pingouins à Sainte-Cécile.
6 octobre 2003
28 septembre 2003
 
SPIP
Web indépendant


> La lecture facile à l’écran
5 juillet 2007, message de Erwan
 
Si je peux me permettre, je vois un autre conseil « classique » à ajouter : ne pas écrire des phrases trop longues. Et ce n’est pas valable que sur écran...
Répondre


> La lecture facile à l’écran
19 juillet 2006, message de Mohamed Mekkawi, Director of Libraries, http://www.howard.edu/library
 

Merci. Votre article devrait interesser pas mal de journaux en ligne—Le Monde, l’Orient-Le Jour, etc. qui semblent ignorer qu’une distinction existe entre lecture de text imprimé et lecture sur écran. Les rédacteurs à BBC News (http://news.bbc.co.uk/) et CNN semblent avoir saisi cette distinction très tôt.

La page suivante contient quelques propos et références utiles.

 
Répondre


BRAVO C’EST SUPER
17 novembre 2004, message de masthok
 

je suis étudiant en documentation capes, et ce texte va me permettre de gentillement problématiser ma dissertation merci beaucoup

pour ma part j’ai tout lu, d’une traite et je pense que les générations à venir seront à mème de lire des livres en entier aussi facilement sur papier ou sur écran. L’Ecole et la documentation en particulier penvent apporté beaucoup dans ce domaine.

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> La lecture facile à l’écran
17 septembre 2004, message de sdo
 

Je suis d’accord qu’il faut le plus possible respecter les grands principes de la typo, tels qu’ils ont été élaborés dans les ateliers d’imprimerie depuis quelques siècles.

Toutefois, le support écran doit être pris en compte. Il y a eu des recherches à ce sujet et il est intéressant d’aller voir les sites qui s’occupe d’ergonomie des interfaces homme-machine (IHM).

Il y a plusieurs messages sur le fond blanc qui fatigue la vue. C’est tout à fait exact et il suffit de casser la couleur de fonds (c’est à dire ajouter un léger gris) pour améliorer les choses.

Par ailleurs, il y a une notion importante, le piqué des écrans. En impression on travaille maintenant au minimum en 360 dpi (et souvent en 720 dpi voire plus) or les écrans ne sont qu’à 72 dpi (96 pour les bons). Le contour des caractères est donc moins net à l’écran qu’à l’imprimé.

Il faut donc réduire le taux de noir/blanc (= mettre plus de blanc et moins de texte sur une page écran que sur une page papier). On peut légérement augmenter les interlignes. On estime qu’il faut augmenter en général de 2pt la taille des caractères entre un document écrit et un document web. Ensuite il y a un petit réglage qui est souvent négligé et qui joue pourtant beaucoup sur le confort de lecture, c’est l’espacement entre les caractères (interlettrage) ; cela peut se régler dans la feuille de style. Faites l’essai, la différence d’affichage est minime et pourtant on voit mieux. (cela dit tous les navigateurs ne répondent pas à ce réglage).

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> La lecture facile à l’écran
10 mai 2004, message de Béatrice
 

Pas mal cet article... Vous qui vous intéressez à la lisibilité sur le Web connaissez-vous des articles sur la santé et les écrans plats. Les scientifiques ont-il étudiés la différence de lecture sur les écrans plats ainsi que leur influence sur la santé visuelle par rapport aux écrans catodiques ?

Merci d’avance pour votre réponse.

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> La lecture facile à l’écran, désolé...
17 février 2003, message de JoeSat
 

...mais je n’ai pas pus lire ton article jusqu’à la fin, malgré ma molette de défilement et mon courage à deux mains. Habitude d’une lecture en diagonale ?

@+

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> La lecture facile à l’écran, désolé..., Zzz., 13 décembre 2004
Moi non plus mais avec ce que je porte comme lunettes, c’était couru d’avance...
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> La lecture facile à l’écran
7 janvier 2003, message de Mack
 

Un fond d’écran blanc fatigue la vue . Cela correspond à l’éclairage d’une lampe, en permanence... Que nous serions obligé de fixer, pour lire le texte.

Bon courage .

A+

mack@motorhino.com

 
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> La lecture facile à l’écran, Vrykolaka, 9 novembre 2003

Salut,

Bravo pour cet article de très haute tenue.

Je me permets de signaler quelque fautes d’orthographe. Tu pourras supprimer ce commentaire après coup.

-  les pourcentages sont précédés (en français, pas en anglais) d’une espace insécable.

-  "centaine de points à pouce" "centaine de points par pouce" ?

-  type "balayage" type “balayage”

-  j’en ai au moins oublié deux

Autres remarques :
-  "dans des « couloirs » verticaux." On les appelle des « rivières »

-  la mise à disposition d’une série de polices téléchargeables gratuitement Plus vrai depuis peu mais tu dois être au courant

-  une justification (à droite et à gauche)uniquement...
-  une justification (à droite et à gauche) uniquement... (espace manquante)

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> La lecture facile à l’écran
2 octobre 2002, message de Thierry
 

Comme je donne plusieurs liens, je les cale ici, en espérant que cela passera :

Une @dresse indispensable pour se penser (hihi) sur le problème :

Questions sur la lisibilité http://www.retina-france.asso.fr/lisibilite.html

Pendant qu’on y est : liens sur la « malvoyance » http://www.retina-france.asso.fr/liens.html#acces

Directives pour l’accessibilité aux contenus ouaibes http://www.internet.gouv.fr/francais/guide/w3c/w3c.html

Lisibilité des polices de caractères (là-dessus, même au rencontres de Lurs/Lure, tout le monde n’est pas encore d’accord). http://dyninfographie.ca.edu:81/discuss/typo/lisible/

http://www.internet.gouv.fr/francais/guide/w3c/w3c.html#authoring-toolhttp://www.cybertribes.com/lisibilite.html

TyTyPoPo : actuellement une expo aux Silos à Chaumont (52)

T

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> La lecture facile à l’écran
31 août 2002, message de Vilhelmo
 
... et si l’on affichait, en marge gauche p.e., une numérotation de lignes (p.e. pour toutes les cinq ?
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> La lecture facile à l’écran, Vrykolaka, 9 novembre 2003
À coup de XSL (T, FO ?), oui, effectivement, c’est une bonne idée. Quelqu’un donne le code ?
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bingo, bingo, 17 novembre 2006
 
en ligne : bingo
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> Culture et typographie
19 août 2002, message de Yannick
 
Vous mentionnez dans votre article que "... les Américains préfèrent souvent les linéales..." Comment s’en rendre compte ? Absolument tous les ouvrages américains (plusieurs dizaines y compris The Chicago Manual of Style) qui peuplent mes étagères sont imprimés en Times et parfois en Palatino.
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> Les petites joies de la molette
12 août 2002, message de m_lemotdit
 
En effet, la lecture de texte long à l’écran nécessite une culture rédactionnelle. Amusant de penser qu’en fait nous retrouvons la continuité de textes déroulés comme c’etait le cas avant l’invention du livre et surtout de l’imprimerie. Il me semble que la lecture à l’écran à fait un bon en avant avec l’arrivée sur les souris de la petite molette de défilement. Expérience étonnante faite par nombre d’entre nous. A peine a-t-on fait défiler un texte à l’écran du bout des doigts que l’absence de la molette sur une souris ressemble à une amputation.
 
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> Les petites joies de la molette, 10 avril 2003
Personnelement, je prefere utiliser la touche "espace" dans le cas de texte long.
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> La lecture facile à l’écran, oui mais...
13 juillet 2002, message de Caro
 

Bonjour,

En ce qui me concerne, je travaille sur et avec le Web depuis maintenant quelques années et suis très familiarisée avec les écrans et la réalisation de pages web.

De plus, ayant une bibliothèque assez fournie et sachant que j’achète plusieurs livres par moi, je me considère comme quelqu’un qui aime vraiment la lecture.

J’ai été très intéressée par votre article, mais... il y a cependant un point qui n’a pas été réellement évoqué : le confort.

Personnellement, si je ne lis jamais de textes longs sur un écran, c’est que je trouve qu’on est bien mieux installé dans un bon fauteuil pour lire... Et j’ai pourtant un bureau très confortable !

 ;-)

En tout cas, bravo pour cet article passionnant !

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> La lecture facile à l’écran, oui mais..., sd, 18 août 2002
Tout à fait d’accord.
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> La lecture facile à l’écran, oui mais..., 10 avril 2003

Je n’ai jamais reussi a lire plus de 3 pages en PDF, alors 200...

Internet est tres pratique pour la recherche d’infos, mais des qu’il faut faire une lecture approfondie.... j’imprime.

Des qu’un article (html ou PDF) est long, je ne pense pas qu’il soit tres "facile" a utilise (retour en arriere / recherche).

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> La lecture facile à l’écran, oui mais..., Vrykolaka, 9 novembre 2003
La sortie prochaine des écrans haute définition (300 ppp) devrait changer la donne.
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> La lecture facile à l’écran, oui mais..., 19 décembre 2004

D’accord pour Bravo, mille fois. Et d’accord pour passionnant. La preuve c’est que j’ai récupéré le contenu pour ... l’inprimer et pour le lire !!!!

Ca vous fait un avis de plus ;°))

Et pourtant ce n’est pas que je sois allergique à l’écran : j’y passe 8 heures par jour et je ne m’en plains pas. Mais lorsque j’ai l’intention de réflêchir sur quelque chose d’un peu sérieux, de construire un raisonnement dessus et, surtout, de le mémoriser, je l’imprime.

Pb de génération ? Est-ce que les gens de ma génération réfléchissent mieux avec un crayon à la main ? Pb de vue ? Pb d’utilitaire ? Même en passant des heures sur les logiciels de dessin (vectoriels ou non) j’avoue être gênée de ne pas dessiner à la main : trop rigide, mon clavier, ma souris. Trop rigide, surtout, la logique des menus de commande. Est-ce que ce n’est pas un peu vrai aussi pour l’écriture et, partant, la lecture ???

Sais pas...
Amicalement,
Dominique

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La lecture amène la lecture
10 juillet 2002, message de sigir
 

Depuis que je lis plutôt beaucoup sur le web, je reprends l’envie de lire des livres. Parce que quelque chose sature en moi : le fait de lire à l’écran ou le fait que je liste surtout des articles ?

Je ne sais pas, les 2 sans doute, mais j’ai vraiment l’impression de me reposer en lisant autre chose d’une autre manière. Il faudrait que je compare avec la lecture de revues, mais je sens que l’écran y est pour quelque chose. Il est pourtant paramétré le moins agressif possible.

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choisir le navigateur
10 juillet 2002, message de sigir
 

Il est important aussi de ne pas aveugler le lecteur avec un fond blanc comme sur ce forum où j’ai l’impression que l’arrière de mon crane bronze à l’intérieur. J’ai pourtant un réglage d’écran très "doux" qui m’empêche de lire de nombreux sites écrit bleu foncé sur fond noir.

L’ascenceur : la chose la plus agréable est la barre d’espace pour descendre et maj-barre pour remonter. Ça marche aussi pour les courriels et les forums, en tous cas, les logiciels que j’utilise.

La police : j’utilise Comic sans MS, c’est une police très lisible (sauf le gras) et surtout qui ne confond pas le O majuscule avec le zéro, ni le 1 avec le i majuscule et/ou le l minuscule. C’est une police courante ?

Le navigateur : Opera et Mozilla permettent d’alterner très facilement entre le style d’origine et le style personnel. Donc fond grisatre et Comic sur cette page :-). Cette possibilité est indispensable quand on lit beaucoup sur le Web.

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> choisir le navigateur, J, 25 juillet 2002

Pour moins souffrir du fond blanc, tu peux augmenter l’éclairage derrière l’écran (mur) et latéral.

Mais personnellement je suis d’accord avec toi, et je force depuis toujours (comme en ce moment même) le fond grisâtre, pour une lecture confortable.

Du coup, sur mes sites j’ai choisi de laisser les couleurs indéfinies, pour laisser prévaloir les réglages par défaut du navigateur : ledit gris ou autre chose s’ils ont été modifiés.

Je voulais simplement être cohérent avec moi-même ; content de voir qu’il y a aussi 2-3 personnes qui préfèrent également.

 
en ligne : Site mentionné
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> choisir le navigateur, Vrykolaka, 9 novembre 2003
Comic Sans MS est dispo sur Mac OS X et sur Windows. Je ne sais pas ce qu’il en est de Linux
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Fatigue occulaire
9 juillet 2002, message de asr
 

Quand même un des aspect les plus important est le confort de lecture.

Essayez de lire un balzac dans une pièce sombre éclairée par un mauvais néon (50Hz) ; Recommencez la même expérience avec une lampe halogène.

Lire sur un écran revient à faire lire un texte papier éclairé par néon (en plus de l’aspect verticalité, mise en page, temps d’accès et d’autres paramètres qui sont purement techniques). La lecture sur écran est pénible (c’est mon avis) en grandepartie à cause de la nature scintillante des écrans cathodiques (la résolution s’étant grandement améliorée, cele ne rentre plus en ligne de compte sur les écrans modernes.

Je pense que la lecture sur écran n’est possible (de manière régulière) que sur écran LCD. Quand je parle de ce type de lecture, je pense à une lecture demandant un gros effort de concentration de la part du lecteur, fixer un texte sur l’écran.

En outre, un text écrit sur un écran d’ordinateur n’est pas perçu comme un texte écrit sur papier, dans la mesure où la lumière émise par l’écran n’est pas une partie de la lumière extérieure, comme dans le cas d’une page (la lumière ambiante est réfléchie par la feuille). L’écran a sa propre luminescence, qui reste la même (couleur, intensité) quelle que soit la lumière extérieure.

Ainsi, l’oeil ne peut pas s’habituer aux changements de température de couleur, et aux changement d’intensité de la lumière extérieure.

La conséquence directe est une fatigue (oculaire et nerveuse) accrue.

L’argument qui dirait que c’est possible, en regard du temps passé devant un écran d’ordinateur aujourd’hui n’est pas recevable. En effet, un utilisateur d’ordinateur ne fixe pas l’écran. Il regarde son clavier, sa souris, ses voisins... et aussi son écran. Un lecteur ne regarde QUE son écran pendant de longues périodes.

Pour moi, la lecture sur écran est possible, mais incomfortable et fatigante.

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> Fatigue occulaire, ARNO*, 9 juillet 2002

Merci, c’est très pertinent.

Du coup (mais ça ne concerne pas le webmestre qui fabrique la page), on peut rappeler quelques conseils habituels pour l’utilisateur d’un écran :
-  éviter de lire/travailler dans le noir complet ; il vaut mieux avoir une lumière d’appoint dans la pièce ;
-  dans le même ordre d’idée, éviter d’avoir des reflets sur l’écran (par exemple, l’écran face à la fenêtre et le lecteur dos à la fenêtre) ;
-  trouver un compromis acceptable pour son écran et sa carte graphique, au niveau de la définition et du rafraîchissement : il faut éviter à tout prix les fréquences de rafraîchissement trop faibles (en dessous de 75Hz), puisque ça revient comme tu le dis à lire à la lumière d’un néon ; l’idéal se situe au-dessus de 80Hz, et si on peut monter à 100Hz, la fatigue occulaire est très réduite (évidemment, ça dépend de l’écran -récent- et de la carte graphique -récente aussi-) ;
-  si l’ordinateur est utilisé dans des conditions d’éclairage très variables, ne pas hésiter à régler le contraste ou directement la température de couleur (baisser le contraste quand la pièce est peu éclairée ; l’augmenter sinon). Mais le plus sûr reste encore d’allumer systématiquement la lumière pour éviter de lire dans une pièce sombre ;
-  prendre régulièrement le temps de re-régler son écran, notamment de le démagnétiser, et de le rendre le plus net possible sur toute sa surface (réglages souvent intitulés « focus » et « convergence ») ; quand l’écran est trop vieux, en acheter un nouveau pour ne pas devenir rapidement aveugle...

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weddings, weddings, 16 novembre 2006
 
en ligne : weddings
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> La lecture facile à l’écran
8 juillet 2002, message de StarBoutch
 

Ce texte constitue, à mon sens, un rappel assez juste des règles utilisées en imprimerie et désormais applicable et appliquées (puisque l’on doit bien partir de quelque chose) au net. Je ne reviendrais pas sur le texte en lui-même, ni sur les positions de l’auteur (ou même d’autres auteurs).

Ce qui manque, ce qui me chiffonne, c’est que l’article n’est qu’une suite d’applications techniques que le lecteur est censé prendre ou non sans raisonnement à posteriori.

Certes, on pourrait voir dans l’écriture (manuelle mais aussi, dans un moindre cas, numérique) un simple procédé de redistribution de l’information, une espèce de nomenclature à ingurgiter et à redistribuer ultérieurement.

Ce serait alors oublier la dimension affective de l’écriture (quelle que soit sa forme) et, en élargissant, du Langage.

Pour reprendre la problématique du sujet -"La lecture facile à l’écran"-, pour moi, le sujet se formule ainsi :
-  "Doit-on faciliter la lecture à l’écran ?"

Lorsque j’écris un texte, je prends position, je m’engage et j’entends que le lecteur potentiel -qu’il soit d’accord ou non - respecte assez le sujet et selon sa disposition d’esprit, soit le rejète, soit l’accepte, mais dans les deux cas, qu’il ai assez de volonté pour s’engager COMPLETEMENT dans sa décision : qu’il le rejète COMPLETEMENT ou qu’il le lise COMPLETEMENT.

Bien entendu, aucune sanction ne tombe si ce point n’est pas respecté, aucun couperet ne s’abat sur la tête du consommateur s’il décide au milieu d’un paragraphe d’aller chercher un café et d’éteindre son ordinateur. Cela marque seulement un certain dédain, un manque de respect du texte, et donc de l’auteur.

Dès lors, si le lecteur s’astreignait (car je reconnais volontiers que c’est une contrainte) à l’entière lecture dudit texte, les considérations techniques - que je ne dévalorise pas - changent de dimension pour acquérir une finalité d’intention, et non plus un corps technique brut.

Autrement dit, les différentes règles énoncées dans l’article d’ARNO ne doivent pas être prises dans leurs ensembles mais plutôt comme une myriade de sous-ensembles à moduler pour parvenir à objectif de lecture précis. Si l’on regarde les journaux d’informations (surtout ceux à tendances politiques très marquées), l’assemblement des différents éléments n’est, bien entendu, pas le fruit du hasard, mais correspond à une intentionnalité et une orientation de lecture. Plus que la lisibilité, cela une entraîne la création d’une habitude, qui elle-même peut être considérée comme une évolution de l’individu.

Car, de la contrainte, naît l’évolution par la création, par l’adaptation. N’est-ce pas une finalité assez chouette d’un texte ardue à décrypter ?

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Pages longues vs. pages courtes : le temps de réponse
6 juillet 2002, message de Nicomo
 

Des pages courtes, qui tiennent dans un écran, peuvent être à mon avis plus facile à consulter. Il y a cependant une très bonne raison pour laquelle ce n’est pas pratique sur le web : le temps de réponse.

En effet, même quand le site web a une bonne connectivité et que la page est construite de façon à s’afficher rapidement, il y a toujours un temps de latence de 1 à 3s entre le moment où l’utilisateur clique et où suffisament d’information a été téléchargée, ce qui suffit à rendre la chose pénible à utiliser.

Un autre problème existe par ailleurs dans ce modèle, celui de la recherche ; une des fonctions avancées les plus utiles dans un navigateur (et un éditeur de texte ou un visualisateur de doc par exemple) est la fonction "recherche" ; le fait de diviser l’information en plusieurs page rend cette fonction quasi inutile. Dans le meilleur des cas, le site propose une fonction de recherche, mais ce n’est pas forcément le cas. Par ailleurs les moteurs de recherche sur site les plus fréquemment utilisés sont assez merdiques : le classement des résultats est souvent complètement aléatoire, des informations non pertinentes apparaissent dans les résultats, et l’affichage des résultats particulièrement illisible (affichage de javascript ou de balises HTML au lieu de texte par ex.) Et là encore les temps de réponses peuvent être particulièrement prohibitifs. C’est d’autant plus vrai que la conception d’un système de recherche rapide est un exercice délicat, et que sa mise en oeuvre demande beaucoup de ressources, tant en matériel qu’en administration : la maintenance d’un système de bases de données, aussi simple soit-il, n’est pas à la portée du premier webmestre venu.

A ce sujet, j’apprécie particulièrement le système d’affichage des forums sur Uzine : le temps de chargement total de la page n’est pas un problème, puisqu’on peut très bien commencer à la lire avant qu’elle soit complète, et une fois que c’est fait, on peut naviguer très rapidement dans les posts.

Enfin, se poser la question de la lisibilité est une très bonne idée ; c’est pourtant le moindre des problèmes quand on voit ce que pondent régulièrement des dizaïneurs "professionnels" et qui me fait parfois envisager le recours à la torture avec bienveillance.

 
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Tous n’ont pas les mêmes intérêts dans la publication de textes..., Noémie , 10 juillet 2002

Faut-il faire des pages longues qui défilent ou courtes que l’on lit en plusieurs écrans ?

Je pense que le temps de réponse n’est pas en soit un problème : charger du texte seul en une passe unique sera toujours plus rapide que de charger 15 pages du même texte, puisque les 15 pages demanderont autant de requêtes serveurs, négociation, protocole et j’en passe... Et surtout les habillages qui vont avec ; la solution un seul texte ne charge qu’un seul habillage !

Les conseils donnés un peu partout, à savoir découper les pages et éviter les textes longs, me semblent répondre à des "impératifs" typiquement web :
-  retenir le lecteur sur le site le plus longtemps possible, mais surtout
-  lui faire parcourir le plus de pages possible afin de lui faire "bouffer" de la pub le plus possible (la plupart de ces sites n’ont qu’un bandeau par page, d’où la nécessité de nombreuses pages)
-  de faire le plus de Hits possible (un par page s’entend) afin d’attirer des annonceurs... et la boucle se boucle, si j’ose me permettre.

On peut le regretter, mais c’est ce qui intéresse le plus les webmasters de la plupart des sites (sites qui, nous sommes d’accord, ne relèvent que rarement d’un intérêt majeur - du point de vu textuel s’entend).

Personnellement, je lit Uzine depuis longtemps, ainsi que le réseau des copains en général (entre autre). La longueur des textes ne m’a jamais dérangé, mais (autre point qui les différencie) ils ont un défaut majeur par rapport à la logique précédente : ils sont intéressants. D’où, la longueur importe peu, on est captivé donc on va jusqu’au bout. A l’inverse des sites qui pronent le texte court car ils n’ont rien à dire, alors autant le dire vite...

CQFD

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> Pages longues vs. pages courtes : le temps de réponse, serge, 2 août 2002

Et le temps de lecture ? Peut-être as-t-on pris aussi la (mauvaise) habitude de "sauter" la lecture des textes longs avec les connexions modems et la taxation de l’internet "à la durée" ?

On les saute, au plus on sauvegarde ceux qui sont vraiment intéressant.

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> La lecture facile PAS SEULEMENT à l’écran
4 juillet 2002, message de fredy
 
Il y a aussi des gens qui lisent les pages en braille, d’autres qui écoutent (littéralement) les pages... malheureusement la plupart des sites encapsulent l’information dans des structures complexes et parfois difficiles d’accès (typiquement, la page est dans une gigantesque "table"). Aujourd’hui, avec la popularisation des navigateurs comprenant les CSS, on peut remplacer tout ça par des éléments de "style", et donc rendre le web plus accessible. Le groupe Web Accessibility Initiative (WAI) du W3C publie des "guidelines" pour un web plus accessible. À quand SPIP en version WAI-AAA ?
 
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> La lecture facile PAS SEULEMENT à l’écran, Yves Pratter, 6 août 2002

Pour appuyer la réponse précédente, je souhaite rajouter ceci :

Il existe un site qui permet de tester si une page est accessible ou non :

BOBBY http://bobby.watchfire.com

Pour cette page (idem pour l’accueil d’Uzine), Bobby n’appouvre pas du tout :

This page does not yet meet the requirements for Bobby AAA Approved status. To be Bobby AAA Approved, a page must pass all of the Priority 1,2 and 3 accessibility checkpoints established in W3C Web Content Accessibility Guidelines 1.0.

Vous trouverez le lien du livre blanc de BrailleNet concernant l’accessibilité des sites web.

Pour ma part, je pense que les journaux en ligne devraient être accessible aux personnes handicapées (je pense au Monde diplo, Uzine et la grosse majoritée des sites réalisés avec SPIP).

A quand des squelettes et des feuilles de styles pour non voyants ? SPIP 1.5 ?

 
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> Tips
4 juillet 2002, message de Jedi
 

Pour le défilment de la page, je trouve bien plus aisé d’utiliser les fléches directionelles du clavier que l’ascenceur , même la molette est moins précise (à l’instar de la croix directionelle sur un joypad, toujours plus précise que l’analogique) ...

Un changement de teinte pour la première lettre d’un paragraphe, en plus de mettre un peu de couleur dans un monde de brutes, me semble aussi faciliter la lecture verticale.

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> Tips, TheClem, 6 juillet 2002

Je pense aussi que l’usage des fléches de direction sur le clavier est plus utile lors d’un texte long, cela permet de s’éloigner plus de l’écran et de se concentrer sur le texte en lachant la souris quelques minutes ...

Quand aux lignes entre les paragraphes cela m’a toujours semblé logique pour faciliter la lecture ( meme l’écriture manuscrite, ce qui énerve depuis longtemps mes profs de francais, en effet j’adopte des marges à droites à gauche, et des lignes entre les paragraphes que ce soit sur papier ou sur le web ... )

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> Tips, mael, 3 octobre 2002
Il y a aussi la barre d’espace qui permet de sauter de paragraphe. Effet identique au touches |||> et <||| sous la touche pause de votre clavier... Mais que pour la descente. Donc vive la molette !
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> La lecture facile à l’écran
4 juillet 2002, message de espionnage2008
 
Il y a quand même quelque chose de très important à vérifier lorsqu’on tape un texte long que l’on souhaite voir devenir une référence : le rendu à l’impression. Quand un texte est vraiment intéressant, on l’imprime, car les sites web ont tendance à évoluer (ou ce ne sont pas de bons sites web). Le top étant de proposer une version imprimable en postscript (plutôt en milieu professionnel), pdf (je n’aime pas le côté "algorithme breveté") ou rtf (lu par tous, sauf les fichiers créés sous word).
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ps, pdf..., Roland Trique, 6 juillet 2002
Voui, sauf que j’avais ça sur mon site, une version en ps et une autre en pdf, et, constatant que certains moteurs de recherche en faisaient vraiment complètement n’importe quoi, j’ai supprimé tout ça (pour le moment et sous cette forme). :-/
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XSLT, Nicomo, 6 juillet 2002

Vous devriez envisager d’utiliser XSLT par exemple, qui permet à partir d’un fichier contenant l’information, et d’un ou plusieurs autres contenant les isntructions de formattage, de générer des sorties en différentes variantes : HTML, mais aussi même PDF ou texte brut.

En séparant complètement l’information de sa présentation, vous pouvez par ailleurs rapidement modifier l’une ou l’autre facilement et indépendamment.

Ca peut paraître assez complexe, et ça demande de pratiquer le XML, mais on peut obtenir des résultats intéressants beaucoup plus facilement qu’on ne croit.

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> XSLT, Roland Trique, 7 juillet 2002

Euh, ouais, j’ai même une version XML de mon site sous le coude, avec DTD et tout, tout bien défini propre. Ca ne règle pas le problème des moteurs qui débloquent et renvoient chaque jour quelques dizaines de personnes sur mon site, pour leur faire télécharger des fichiers de quelques Mo qui ne contiennent pas du tout ce que les moteurs en question croient y voir...

Pour le moment, les 8500 pages de mon site sont générées avec Perl, le ps via LaTeX et le pdf à partir de ps. Faire tout ça en XML/XSLT, beuh... Je crois que j’ai trop la flemme tellement c’est lourd et compliqué. Ca viendra plus tard...

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> XSLT, 7 juillet 2002
Ben faut utiliser robots.txt peut-être, non ...
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> La lecture facile à l’écran, fredy, 31 juillet 2002
Les feuilles de style (CSS2) sont censées répondre à ce problème. On peut donner à une page un style différent selon qu’elle est lue à l’écran ou imprimée. Deux problèmes subsistent :
-  le navigateur le plus répandu ne supporte pas correctement CSS2
-  on ne peut pas changer la structure de la page. Si le texte est mis dans une , il y aura une
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> La lecture facile à l’écran
4 juillet 2002, message de Jacques
 

Merci pour cet effort ingrat mais utile. Des problèmes délicats en effet. En vous lisant, j’ai décidé d’ajouter de l’espace vertical entre les paragraphes (tout en laissant le retrait de première ligne). Ayant souvent des longs textes à donner, sans intertitres, sans gras, et sans aucun repère visuel possible (c’est de la littérature, on va pas mettre des pavés en exergue), on peut se perdre en effet lors du défilement. Les espaces verticaux aideront un peu.

Personnellement je tape PageSuivante / PagePrécédente plutôt qu’utiliser la souris ; mais même ça ne fonctionne pas comme ça devrait. Surtout en fin de page, je ne sais pas si vous avez remarqué, où on perd NECESSAIREMENT le fil : si après l’avant-dernier écran il reste moins d’un écran, c’est impossible de savoir où vous en êtes une fois que vous avez pressé Page Suivante. Pour cette raison, j’ajoute du blanc en fin de page.

Pour le contraste texte / fond, j’ai opté pour une option radicale : les laisser indéfinis, et laisser prévaloir les options du navigateur. Comment battre le réglage par défaut, par définition choisi comme étant le plus lisible, et modifiable par l’utilisateur ?

Je ne sais pas si je suis arrivé à quelque chose de très lisible. J’espère.

Cordialement

 
en ligne : Hache
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