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> Net bien pensant : introduction sommaire et trivia
> > Net bien pensant : introduction sommaire et triv,
20 août 2001
Salut, De plus, l’usage startupien du non-mot "contenu" dans un contexte dénué d’ironie est critiquable. Personnellement je ne trouve pas. Contenu vs. contenant, pour moi ça a un sens. Quel mot peut-on employer à la place ? "information" ? Le problème c’est que le mot a de multiples sens et il faudrait donc préciser à chaque fois quelle acceptation on utilise. En l’occurence, une acceptation très large : tous textes, graphiques, sons... ne participant pas de l’habillage d’un site mais de son... contenu ;) a+ Antoine.
> > > Net bien pensant : introduction sommaire et tr,
Nicomo,
20 août 2001
"Quel mot peut-on employer à la place ? "information" ? Le problème c’est que le mot a de multiples sens" Le problème de "contenu" c’est justement qu’il a bien peu de sens. Ca désigne tout et portenawak, et témoigne d’un manque de vocabulaire et d’imagination. Idéalement, on devrait employer "contenu" quand il s’agit de ledistinguer de son contenant. IE "j’ai reçu une lettre, et son contenu m’a foutu la haine trop grave". Hors de ce contexte, le mot perd son peu de sens, puisqu’en fin de compte quoi que ce soit est le "contenu" d’un "contenant" ou d’un autre. Alors, autant dire "truc" ou "bidule". Dans la série vocabulaire appauvri du complexe médiatico-startupique, on trouve "technologie". Par définition, celà devrait désigner "l’étude de la technique". On l’a substitué à "technique", "dispositif" ou même "système", parceque ça sonne plus cool djeunz technobranché. Et en fin de compte le mot ne veut plus rien dire.
Une discussion passionnante,
20 août 2001
Le problème de "contenu" c’est justement qu’il a bien peu de sens. Dans le sens utilisé, si. Je cite mon message précédent : "tous textes, graphiques, sons... ne participant pas de l’habillage d’un site mais de son... contenu". A part user sans cesse d’une périphrase, ce qui donne un style peu léger, je ne vois pas comment faire pour nommer cela autrement. puisqu’en fin de compte quoi que ce soit est le "contenu" d’un "contenant" ou d’un autre. Là je veux bien un exemple. Par contre, je suis d’accord pour "technologie" : c’est un emploi inutile et fallacieux de ce terme.
> Une discussion passionnante,
Nicomo,
20 août 2001
""puisqu’en fin de compte quoi que ce soit est le "contenu" d’un "contenant" ou d’un autre." "Là je veux bien un exemple." Un exemple de quoi ? Par définition, toute chose est le contenu d’un contenant, d’un certain point de vue. C’est franchement idiot à dire, d’ailleurs. Dans le contexte startupomédiatique, on parle de "contenu" pour désigner les textes, images et sons publiés et transmis sur le réseau. Une banane est le contenu d’un cargo, un livre est le contenu d’une libraire, un cri est le contenu du son, le mot est vide de sens. "Contenu" est hideux lorsqu’il s’agit d’oeuvres artistiques et littéraires. D’une certain façon, cela correspond bien à la vision tascaïenne de la culture de masse. L’art n’existe que par sa valeur marchande, au même titre que les "contenus" des boîtes de conserves du supermarché. "L’art" est contenu, retenu, encerclé.
> > Une discussion passionnante,
20 août 2001
Excuse-moi, mais tu t’enfonces là. Dire que par définition toute chose est le contenu d’un contenant, ça exige une démonstration. Sinon comme tu dis, c’est en effet "franchement idiot". De toute façon, tu ne peux nier que l’article porte sur un contexte précis (ce qui est publié sur le réseau, ce qui y fait l’objet d’une réception et d’une interprétation par l’esprit humain), et que dans ce contexte précis la distinction contenu/contenant a une signification réelle. Et ce malgré ton couplet pompeux, inutile et inutilement moralisateur sur l’art, la culture et le marchand. Et il me semble que la conversation s’épuise et mériterait de s’arrêter là.
> > > Une discussion passionnante,
Nicomo,
20 août 2001
Euh la définition de "contenu" c’est "ce qui est à l’intérieur de quelquechose". Donc tout est contenu, à l’exception de l’Univers, peut-être ... (Il y a d’autres sens, que j’ai évoqués, mais qui ne correspondent pas à l’usage dont nous parlons, proprement dit : "contenu" au sens de "limité", "retenu". Par exemple. ) Pour préciser la question, je vous invite à vous poser la question suivante : si on désigne réellement quelque chose de significatif par le mot "contenu", alors qu’est-ce qui n’est PAS du "contenu" ?
> > > > Ca :,
#,
21 août 2001
> > > > > Ca balance dans la netanse,
Tiresias,
21 août 2001
Faut pas s’étriper pour ça...Et pas besoin de faire appel aux starteupes, le mot contenu existe depuis la nuit des temps, au sens figuré, pour désigner la substance (mais ce dernier mot est d’usage délicat) qui est sur un support. On est en train de faire l’analyse de contenu de l’article, ou celle des posts... :) Du point de vue qui nous intéresse ici, on a besoin d’un mot pour désigner ce qui est de la responsabilité d’un auteur, et le distinguer de ce qui est de la responsabilité d’un intermédiaire technique. Si on ne distingue pas, ou si l’on considère que les responsabilités sont liées à la mise à disposition collective (auteur, hébergeur, FAI, EDF etc.), no more web, c’est bien ce qui est en jeu avec les affaires Licra et alii contre AFA.
Le choix des mots,
Nicomo,
21 août 2001
J’ai peut-être donné l’impression de jouer sur les mots ou de pinailler ; le fait est que le choix des mots est important, et dénote une adhésion pas forcément consciente à un certain mode de pensée. En cherchant un synonyme à "contenu", j’ai trouvé "donnée". N’est-il pas amusant de constater que les tascaïosaures du business médiatique n’emploient pas ce terme — mais alors, jamais ! Pour cette industrie, l’art n’est pas "donné", il est "contenu".
> Sème en TIC,
21 août 2001
Sur le contenu de "contenu", et le désherbant puritain,
Jacques Du Pasquier,
23 août 2001
Au mot "contenu" correspond simplement un concept très abstrait. Mais l’universalité de la numérisation rend nécessaire exactement ce niveau d’abstraction. La critique que "tout est contenu" et donc que ça ne veut rien dire, est puérile, pour la raison suivante : "contenu" est en fait un terme relationnel, qui fait référence, implicitement, à un contenant (le concept complet est "contenu de X"). C’est exactement comme "plus petit que X" ; cela aussi, si on fait varier X, peut s’appliquer à presque tout. Mais ça n’en est pas moins un concept très utile, et tout à fait bien défini. Attention au désherbant puritain qui ne laisse subsister que ce qu’il arrive à comprendre clairement. Vous seriez déjà mort dans un monde que vous auriez conçu vous-même. en ligne : Hache, contenus littéraires
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Un peu décousu
20 août 2001,
message de Pierre Thierry
Je trouve l’article intéressant, mais dur à suivre, et donc difficile à lire avec crédibilité : le texte est assez décousu, souvent passe du coq à l’âne. Dur dur. Du reste, je me demande si des associations qui seraient représentatives des utilisateurs ont seulement tenté de participer...
> Un peu décousu,
23 août 2001
"Associations représentatives des utilisateurs" ? ça existe, ça ? A noter tout de même que le glissement de "consommateurs" à "utilisateurs", dans la phrase ci-dessus (lapsus où confusion ? :o), ouvre de joyeuses perspective. Par exemple, il semble que "l’association des utilisateurs de l’air du temps" ai un bel avenir devant elle. Par comparaison, "l’association des utilisateurs de l’eau de mer" connaitrait une activité plus "décousue", climatologiquement parlant. Quid de la légitimité du combat des anarcho-bronzés ?
> > Un peu décousu,
Spyro (le chtit dragon violet),
24 août 2001
Ben lui chais pas mais je me considère comme un utilisateur (qui utilise, si si) et non un consommateur (qui dépense du fric dedans), car je ne me définis pas par la façon dont je dépense mon argent. D’autant plus que cette dernière catégorie implique souvent une relation de préséance du payant sur les autres, et une hiérarchie selon les montants (calquée sur le principe de l’actionnariat). Je ne pense donc pas qu’une association "représentative" de consommateurs puisse exister sans être plombée par ces questions d’argent. Par contre une association représentant *des utilisateurs* à la rigueur, mais ce n’est plus qu’un groupe de pression parmi les autres, sans plus de légitimité que les autres. Mais pour faire leur loi, là, si ils veulent faire moderne et branché, ils n’ont qu’à utiliser un vieux concept d’internet : les RFC. Plutôt que de s’énerver dans les medias, ils mettent leurs arguments au clair, et on en discute sur des mailing lists dédiées. Allez, chiche. |