racine uZine

Dans la même rubrique
Les nouveaux Maîtres du Monde
1er juillet 2002
12 février 2001
 
mardi 10 avril 2001

France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien

Empruntez, empruntez, il en restera toujours quelque chose... Ou rien ?
par Bernard Dillies et Marc Laimé
 
Quand l’un des organes centraux de l’appareil de propagande voué à la glorification du Très Saint-Marché, entendre la mise en coupe réglée de la veuve de Carpentras et tous autres benêts bon à tondre, titre en Une, comme le fait La Tribune du 29 mars : « La crise des Telecoms pèse sur l’emploi et la croissance », il y a quelque chose de pourri au royaume enchanté de la convergence, de l’UMTS, de la dérégulation, et de l’avenir radieux que quelques grands hommes nous concoctent. Attendez vous donc à savoir que la tension monte à El Pao. Car il appert que notre très glorieux opérateur national, ci-après La Grosse, vole ardemment au devant de très prévisibles et néanmoins épouvantables désastres.

Au même titre qu’aux Etats-unis les ouragans mettent en faillite certains assureurs, au même titre l’UMTS fait vaciller et fera chuter certains opérateurs de télécommunications européens. Outre des vitesses d’endettement hallucinantes - F.T. quadruple le sien en un an, à plus de 60 milliards d’euros -, onze opérateurs ont vu leurs notations rétrogradées [1]. La situation rappelle furieusement celle de l’assurance nord-américaine de la fin des années 80. Après une distribution massive d’options, les compagnies s’étaient rendues très vulnérables aux mouvements de taux d’intérêt. [2]

Avec des résultats désastreux : explosion des faillites, jusqu’à 58 pour la seule année 1990 ! Disparition de noms célèbres comme First Executive, Mutual Benefit ou Monarch. Près de deux cent cas d’insolvabilité recensés sur la période 1976-1991, et une contamination qui n’a pas épargné l’Europe, puisqu’on a vu en France la quasi-faillite de la GMF, ou l’effondrement du « rating » (de AAA à BBB), des quatre plus grands assureurs scandinaves.

Sans doute comparaison n’est-elle pas raison. Cependant, l’analogie semble fonctionner. En effet, à partir de l’instant où un assureur décidait d’attirer des clients en leur offrant le maximum de flexibilité, via une distribution gratuite d’options de toutes sortes (« surrender options », « policy loans options » etc. [3]), les autres assureurs se sentaient obligés de suivre. Ce qu’ils firent dans une euphorie telle qu’il devenait incongru de poser la seule question qui valait : que deviendrez-vous quand les options seront exercées ? La question ne fut pas posée, les options furent exercées et les compagnies sombrèrent.

Panique à UMTS Park.

Dès lors, la transition avec les télécoms est simple : l’UMTS n’est-elle pas une (tout aussi désastreuse), réplication de la figure de l’assurance nord-américaine de la fin des années quatre vingt ? En attendant, l’atmosphère est à la panique. Depuis le Forrester Research Center jusqu’au commissaire européen à la société de l’information, Erkki Liikanen, tous redoutent une décimation dans les rangs des opérateurs, et les dégâts collatéraux considérables qui s’ensuivraient. Ou comment les tontons macoutes de la dérégulation se prennent les boomerangs qu’ils ont eux-mêmes lancés en pleine tronche...

Dans la plupart des cas, déréguler revient à supprimer des forces de rappel, au point que le « Kaiser » Strauss-Kahn usait de la métaphore des glaçons sur un carrelage pour illustrer la mutation de l’environnement des entreprises [4]. A l’évidence infoutue de faire autre chose que de détruire les anciennes régulations - dont on peut penser tout le mal qu’on voudra mais qui existaient bel et bien -, la Kommission en a rajouté. Elle a bruité jusqu’au seuil de douleur, le paysage qu’elle avait "créé".

Muette sur le schéma d’attribution des licences (gratuité finlandaise, enchères chez les grands britons et les allemands et prix affiché chez les bérêts-baguettes), ignare sur la faisabilité technique du machin, mais ferme jusqu’à l’autoritarisme sur le calendrier, elle exhibera une vacuité touchante sur les contenus, au motif inavoué qu’on n’a jamais vu les aristos sortir les poubelles, et que décidément le petit personnel n’est plus ce qu’il était.

Simultanément les ânes patentés en prospective divinatoire - analystes, haruspices et gourous emplumés -, réfutent aujourd’hui ce qu’ils affirmaient hier avec cet aplomb infaillible auquel on reconnaît les mercenaires. En face - mais est-ce vraiment en face, ou n’est-on pas là dans une posture quasi incestueuse ? -, le comportement des opérateurs relève plus du mouvement de foule que de la stratégie. Et on attend le jour où René Girard publiera sa défense et illustration du désir mimétique appliquée aux télécoms...

La pensée lente et précise de Girard nous ménageant quelques délais, nous vous offrons, en attendant la mort, de passer agréablement le temps en nous posant toutes sortes de questions sur des sujets dont nous nous contrefoutons royalement, de façon à ce qui s’écrira n’aura qu’à se réjouir d’être inutile, ou se moquer d’être insensé car, comme l’écrit l’immense Raoul (Vaneigem) : "Nous ne voulons pas être les meilleurs, nous voulons que le meilleur de la vie nous soit acquis."

Or donc, France Télécom est-il encore un objet lisible ou un hybride viral ? S’agissant de la Grosse, le coq à l’âne et les incidentes potagères sont vivement recommandées, tant ce qui s’y passe est pour les cathos hétéros, grave, et pour les mécréants rigolards, grave et même tellement vachement grave qu’ils renouent avec l’ancestrale tradition de l’élevage clandestin des pigeons voyageurs qui iront porter à leurs dulcinées ces petits mots d’amour définitifs et glougloutants : « Chérie, je t’aime mais n’oublie pas le pain. »

Orange, impair et soldes.

Et comme nous sommes dans les miches, parlons-en. D’abord - et c’est un point fondamental -, l’hystérie libérale a permis de vendre une partie d’un bien public - FT -, à ceux qui le possédaient déjà [5]. Les mêmes ont ensuite donné les fréquences GSM - autre bien public, le chapître UMTS le montre à l’envi -, à des opérateurs qui par là changeaient d’ère, tout en trayant la brave laitière du filaire. En guise de stratégie industrielle, rien ou si peu, hormis le tropisme de la taille et le syndrôme de l’homme riche : « Too big to fail ! ».

Cependant, et bien que le téléphone mobile soit devenu en quelques années un marché de masse, l’exploitation stricto sensu contribue moins au résultat opérationnel que les plus values de cessions. En d’autres termes, c’est moins la croissance du nombre d’abonnés, et du « panier moyen » par abonné - soit en général le montant de l’abonnement qu’il acquitte chaque mois -, qui expliquent le résultat que les cessions d’actifs. Cessions dont, naturellement, on affirme qu’elles ne sont pas stratégiques, dans la pure tradition du discours d’autorité.

Tout semble se passer comme si l’on voulait délier une molécule compacte et l’atomiser - avec toute la cascade de conséquences sur le statut des personnels venus de l’ex Postes & Télécommunications, et la nature juridique des nouvelles entités ainsi créées, comme par exemple Equant-Global One, dont FT serait actionnaire à 54,3 %, avant d’y injecter 1 milliard de dollars. Sans oublier les incidentes sur l’avenir du « service public » des télécommunications, en clair le droit pour tout un chacun de pouvoir communiquer avec autrui, sans se faire épouvantablement racketter par les différentes mafias qui ont déclaré une guerre totale aux « zopérateurs nationaux », fossiles dont la Très Sainte Eglise de la Dérégulation a décrété l’arrêt de mort.

La bulle des telecoms, après celle de l’Internet, pourrait ainsi rester dans les annales de l’histoire économique, après la spéculation sur les bulbes de tulipes hollandaises ou celle sur les chemins de fer américains, comme la caricature grimaçante des chaînes de Ponzi. Ce même schéma de ventes pyramidales dont les Albanais firent les frais il y a quelques années, attirés comme des mouches par les taux mirifiques qui leur étaient promis et auxquels ils ont cru !

Cette bulle a néanmoins autorisé des fusions-acquisitions via l’usage systématique de fausse-monnaie. De ce point de vue l’épisode AOL-Time Warner a montré combien le marchand de pizzas apprenait vite, et combien en face la morgue nobiliaire des gardiens des trésors éditoriaux, iconographiques et musicaux, pesait peu.

Transposé en Europe, le schéma produit déjà ses effets délétères. Le krach du Nazedaq, et l’effet domino qui s’en suit, provoquent une volatilité sidérante - le carburant des spéculateurs -, dont l’un des effets est de solliciter plein pot les mécanismes de socialisation des pertes que sont ces trouvailles, quasi-mafieuses, de l’amortissement des écarts d’acquisition (1 milliard d’euros pour FT en 2000, dont 480 millions pour Orange), et des provisions pour dépréciations d’actifs (3,4 milliards d’euros dont 1,7 pour Orange. 0,9 pour NTL et 0,72 pour Global One). [6].

L’armée des ondes.

Notons au passage que Mister Good, entre deux acrobaties boursières de haut vol, a aussi pris le maquis. Haut les coeurs ! Ne voilà-t-il pas que notre homme annonce itou vouloir bazarder le patrimoine immobilier de FT. Et ce pour la modique somme de 3 milliards d’euros. Kèzako ? Kolossale finesse ! Ledit patrimoine immobilier ce sont, notamment, les centraux téléphoniques. Le systême nerveux central de la Grosse. Lesdits centraux, en l’espèce les immeubles qui les abritent, vont être vendus en « lease-back » à des amis promoteurs, qui les reloueront illico à la Grosse. Ni vu, ni connu, je t’embrouille. Du coup, la Grosse va continuer à se foutre joyeusement de la tronche de la foule de carnassiers concurrents, qui révaient déjà de venir installer leurs commutateurs dans les centraux de notre Bon(ne) Grosse...

Ceci afin de doper la Koncurrence, après que la grand messe de la dérégulation ait été entonnée en choeur, par l’ART, Bruxelles, Matignon, et autres zouaves approximatifs. Peuvent aller se rhabiller les guignols ! De quoi ? Vous voulez poser des bretelles chez moi ? Ah, bon, faudrait prendre langue avec le proprio, mon brave, essayez de faire le 22 à Asnières, peut-être ben qu’ils vous répondront... Les zozos qui fantasment sur les « Zhauts-débits-gage de l’enfin décollage de l’Internet bérêt-baguette-avec aménagement du territoire solidaire-video plein pot et plus si affinités » peuvent réserver leur place aux 54 000 colloques qui vont se succéder sur la question, avant que la Grosse leur refile l’adresse du Century 21 (TM) qui va récupérer les clés de nos fameux centraux, qui leur interdisent pour l’heure (et ça va durer !), l’accès tant attendu à la mirifique « boucle locale »... Pouvez toujours vous brosser les aminches. FT meurt, mais ne se rendra pas. Remballez vos quincailleries et allez vous faire bronzer, le temps que ça vous reprenne. Bien joué, Mister Good. Trop fort le mec ! Faut les entendre brailler à l’égorgement, et en appeler à la vigoureuse intervention de l’Etat, les apaches de la boucle locale, hérauts de la Konkurrence qui va faire baisser les prix, au plus grand profit du Kon-sommateur [7].

Revenons à nos moutons, actions et obligations. Le programme de cessions annoncé par l’immense Mister Good est donc tout à fait éclairant. Que dire, il irradie...

-  En janvier 2001, le boss annonce une réduction de son endettement de 30 milliards d’euros à fin 2002. Deux mois plus tard (22 mars 2001), il relaxe le montant en ouvrant la fourchette entre 20 et 30 milliards, puis il relaxe la date entre 2002 et 2003.

-  Toujours en janvier 2001, Michel Bon confie aux Echos un plan de cession d’actifs non stratégiques (bien évidemment !), de 20 milliards d’euros, lesquels seront ramenés deux mois plus tard dans une fourchette, à son tour relaxée, de 15 à 20 milliards, dont 10,5 pour la seule année 2001. En avant pour les soldes : KPN Orange (0,5 milliards), Sema (1 milliard), Noos (1 milliard), Sprint FON (2 milliards), ST Microelectronics (4 à 5 milliards). Restera à s’alléger de Sprint PCS (2 milliards), du reste de l’immobilier (1 à 2 milliards), et de diverses participations (1 à 3,5 milliards).

-  Les opérations réalisées au moment de la grande bringue de l’an dernier ont naturellement migré dans les bilans. Ainsi en va-t-il des titres FT que Mister Good rachète à Vodafone. Là encore, les coups de pieds à suivre dans le futur ont de quoi sidérer les meilleurs rugbymen. Mister Good a beau jeu d’annoncer leur remise sur le marché dans deux à trois ans en risquant un cours compris entre 70 à 100 euros, et les 7 à 10 milliards que l’opération pourrait rapporter. On ne louera jamais trop l’infinie putasserie du conditionnel, ni la crédulité touchante des petits porteurs dans leur rôle de police d’assurance gratuite des gros porteurs.

Cependant, c’est la concommitance du quadruplement de l’endettement et des cessions d’actifs qui ne cesse d’intriguer. Qu’un industriel se défasse de participations non stratégiques, rien que de banal. Sauf qu’ici, il serait amusant de connaître la génération des actifs, i.e. leur date d’acquisition/entrée dans le bilan... En effet, le quadruplement de la dette dessine une figure extrêmement intéressante. Les obligataires seront servis au taux du papier qu’ils ont souscrit. En revanche - et quelle revanche ! -, les actionnaires sont d’une part, les seuls à bénéficier de l’effet de levier issu des obligataires et, d’autre part, les seuls à disposer d’un droit sur le résultat. [8]

Tout cela est bel et bien bon, Mister Good. M’enfin, on ne peut valablement soutenir "je me désendette", qu’à la condition de racheter son papier. Or les cessions d’actifs, pour ce que nous en savons au fil des funambulesques « road-shows » qui se succèdent, n’ont pas été dédiées au rachat de titres de dettes. Mais aux actionnaires.

Et puis, et surtout, que signifie cette plongée dans la dette, pour bramer illico : "mais je vais me désendetter fissa !" Je creuse un trou. J’ai un trou (emprunt obligataire), et le tas de terre (le produit de l’emprunt). Simultanément je vends les bijoux de famille. Au final, j’ai un trou, le tas de terre, et le cash des bijoux. A ce train là, va pas falloir attendre longtemps les cailloux. Dans la tronche. Et nos hiboux de se retrouver à genoux. Tous ensemble, tous ensemble : « Dans les choux ! ». (De Bruxelles, à la plus grande joie de nos emplumés de la Kommission du même nom.)

Le bal des vends !-pire.

Or cette année, nos amis actionnaires seront à la fête puisque les seules sociétés du (très) C(R)AC 40, (TM), vont leur verser plus de 100 milliards de francs de dividendes. Du jamais vu. Jospin Akhbar ! Schématiquement, actionnaires et obligataires n’accordent pas le même prix au futur. Ce qui revient à dire que leurs taux d’actualisation sont différents, plus élevé chez l’actionnaire que chez l’obligataire. Et ceux qui se sont débattus avec le théorème de Modigliani Miller savent qu’il est en général faux. La valeur dépend bel et bien de la structure d’endettement d’une société.

Donc l’actionnaire qui est « liquide » est assez indifférent à la construction du résultat - ici des cessions massives d’actifs. En 2000 déjà FT s’est débarassé de ses participations dans Deutsche Telekom, Telmex et Crown Castle, qui ont rapporté 7,2 milliards net (3,9 milliards de plus-values après impôts). Ce sont ces cessions qui ont permis de sauver le bénéfice net, qui a même augmenté de 32%, à 3,6 milliards d’euros. Contre 3,7 prévus par les analystes. Seul compte donc pour l’actionnaire le résultat, sur lequel il est le seul à disposer d’une sorte de droit de tirage [9]. L’emprunt « jumbo » de FT (mars 2001), d’environ 16,4 milliards de dollars (libellé en euros, en livres et en dollars), semble bien corroborer cette logique purement financière. D’autant que l’opérateur français annonce un plan de titrisation de 5 % du chiffre d’affaires, plan qui lui permettra d’émettre une autre génération d’obligations. [10]

Au final, le désendettement annoncé ressemble furieusement à un leurre. Il s’agirait en l’espèce de réaliser des actifs au profit exclusif des actionnaires, dans la grande tradition de la prédation. Et quiconque a vu les lions boire au marigot a également vu les antilopes faire le poireau une paille derrière l’oreille.

C’est ce que font les fonctionnaires et les salariés de FT. Car la Grosse est un hybride. Issue des Postes & Télécommunications, FT fut un EPIC [11], avant de devenir une SA deux temps, carburant au mélange : 3/4 fonctionnaires, 1/4 salariés de droit privé. Mélange fumant...

France S.A.

Une SA dont l’Etat serait - mais l’est-il encore ? - l’actionnaire majoritaire.

L’inoxydable Georges Sarre, député MDC du XIème arrondissement de Paris, a interpellé il y a trois mois l’autorité de tutelle de FT. Sa question a été publiée au Journal Officiel le 8 janvier 2001. Notre bon Georges, fort attaché comme chacun sait à la défense - totalement forcenée -, du service public, interrogeait ladite autorité de tutelle aux fins de connaître, notamment, l’actuelle composition du capital de FT. Dont l’Etat est réputé détenir 54% du capital. Il semble, à ce jour, qu’il n’y ait plus d’abonné au numéro qu’a composé notre bon Georges. Comme l’excellent quotidien de référence béret-baguette (le seul, le vrai, Le Monde), a publié en Une il y a peu un très intrigant article, signé de l’une de ses journalistes, Mme Anne-Marie Rocco, article audacieusement titré « Faut-il privatiser France Telecom ? », on est en droit de s’interroger...

Une SA, la même, qui propose à des fonctionnaires de devenir actionnaires de la Grosse, à un cours préférentiel, et garanti par le Crédit Lyonnais [12].

Une SA qui offre, toujours à des fonctionnaires, participation et intéressement, genre douanier colombien des hauts-plateaux.

Une SA qui vers 1995 sort de l’Ircantec - la caisse de retraite complémentaire recevant les agents non titulaires des administrations, services et établissements de l’Etat, des départements et des communes -, signifiant par là que les contractuels de droit public relèveraient désormais des caisses Arrco et Agirc des salariés de droit privé.

Une SA qui a su, comme l’a fait le Medef, instrumentaliser jusqu’à la caricature des instances syndicales dévouées à l’arithmétique élémentaire du compte de résultats qu’autrefois, moins pudique, on appelait compte « d’exploitation ».

Rien que l’euphémisation suffirait à justifier qu’on restaurât en place de Grève le pal, la roue et autres babioles propres à l’éradication des faux-culs, dont les langues chargées de sciure nous ont tant gâché le silence que nous sommes fondés d’exiger de pouvoir enfin danser et nous enivrer aux « flonflons du pal » (Jean Yanne - TM).

Une SA dont la gestion du personnel a conduit le Conseil d’Etat à rendre des arrêts dont le standing juridique ferait rigoler des étudiants de première année. [13]

Une SA qui, avec d’autres, joue une partie de poker avec des jetons de un et dix milliards d’euros, dans la pénombre d’un environnement concurrentiel atteint de fibrillations, et dans l’obscurité d’un steeple-chase technique, où une innovation brutale peut invalider les stratégies fussent-elles signées Boston Consulting Group ou McKinsey - ce qui pourrait expliquer que dans le métier tous volent à vue, pas aux instruments.

Hawaï gesture.

Enfin, la présence de l’Etat. Outre que nous n’avons pas enregistré de réponse officielle à la question - très officiellement posée dans le grand Livre de la République, le ci-devant J.O, ainsi que nous le révélions plus haut -, de savoir si l’Etat détient toujours la majorité de FT, il est assez probable que sa présence serve au placement de la dette. Il serait à cet égard hautement instructif de connaître la part des émissions ayant reçu la garantie de l’Etat. [14]

Pour l’heure, le titre FT est côté 56 euros environ à Paris. Son PER est > 29. Sur le Monep, qui traite les options sur le titre, le volume total, « puts » et « calls » confondus, dépasse les 5,5 millions de contrats. Les titres de dettes - obligations du compartiment CB/ secteur public et semi-public -, sont cotés à Paris dans 7 lignes obligataires, dont 5 comprises entre 4,8 et 5,7 %, et deux lignes à 9 et 9,3 %. [15]

Avant la publication des résultats 2000, et Mister Good voulant conserver son « rating » A, JP Morgan avait calculé que A impliquait 30 milliards d’euros de cessions, alors que 18 milliards de cessions conduisent FT à BBB.

Durant cette même année, le quadruplement de la dette de FT a fait tripler les frais financiers pour les conduire à 2,15 milliards d’euros, soit 14 milliards de francs. A rapprocher du bénéfice net (anabolisé aux cessions), de 23,6 milliards de francs. [16]

Et qu’est-ce qui se passe-t-il quand vous ne comprenez rien à quelque chose ? Vous trouvez immanquablement quelqu’un qui en connaît encore moins que vous pour tout vous expliquer.

Pile, c’est le commissaire qui s’y colle. Au menu : redéfinition d’un marché pertinent, d’une position dominante et de la concurrence rien de moins ! Ca sent le schisme, la Contre-Réforme. Va y avoir de la viande sur les murs [17].

Car en vérité, je vous le dis : la Grosse est moins barrée par un équipage qui carbure au rhum planteur que par des flibustiers à l’abordage qui, dans leur infinie sagesse, iront s’inonder au planteur sous les Tropiques, mais après la prise du vaisseau.

(Epitre aux déjantés, Saint Django Edwards, Chap. VI, versets 12 à 17).

A taaaaaaaaable !

-  Notes :

 

[1] Aux USA, six agences spécialisées sont agréées par la Securities and Exchange Commission (SEC), dont émerge le duopole de fait constitué par Standard & Poor’s (filiale de McGraw Hill), et Moody’s (filiale de Dun & Bradstreet). Ces agences décernent des notes aux Etats, aux collectivités locales et aux entreprises cotées en bourse. Ces notes jugent la solvabilité des emprunteurs, depuis le AAA (complète sécurité de paiement), jusqu’à BBB (passable). En dessous, on est dans la catégorie « speculative grade », jusqu’aux fameux « junk bonds » (« obligations pourries », notés D), devenus des « high yield bonds » (obligations à haut rendement). Une bonne note permet d’emprunter pas cher, une mauvaise plus cher, etc. La note porte sur une émission et prend naturellement en compte les autres lignes de dettes. Le pouvoir de ces agences est donc considérable, quand bien même elles se plantent royalement (cf la ville de New York en 1975, et l’affaire du Comté d’Orange (déjà !), ou 2 miliards de dollars partirent en fumée à la suite d’une spéculation sur des produits dérivés.)

[2] En France, le plan d’épargne logement (PEL), est un cas d’école d’option de taux d’intérêt. Les clients qui achètent ce produit, achètent un droit futur à emprunt, d’un montant inconnu mais à un taux fixé aujourd’hui. Cette option cachée avait été très mal appréhendée par les banquiers qui, à un moment, ont porté un risque de taux potentiel d’environ 100 milliards de francs sur le seul PEL... On considère aujourd’hui que les dépôts à vue (ressource gratuite des banques), présentent un risque de taux.

[3] « Surrender options » : contrat d’assurance avec une option de rachat. « Policy loans options » : contrat d’assurance avec une option d’emprunt.

[4] La métaphore a fait florès car elle illustrait bien la disparition progressive de toutes les frictions institutionnelles. Ainsi, la dérégulation des télécoms ou de l’énergie (EDF-GDF est dans les tuyaux), s’est-elle pour partie réalisée via l’ouverture à la concurrence, le recrutement de non statutaires etc. Le désencadrement du crédit ou la suppression du contrôle des changes sont d’autres mesures de dérégulation. En avant pour l’économie à mains nues !

[5] FT est un bien public qui fut construit avec de l’argent public. Privatiser revient donc à vendre un bien qui appartient à tous à quelques-uns qui, en achetant une deuxième fois ce qu’ils possédent déjà, "confisquent" à la collectivité les profits à venir.

[6] Amortissement des écarts d’acquisition et dépréciation d’actifs : A achète B et accepte de payer un surprix parce qu’il anticipe des profits futurs et/ou un effet de synergie. Quand ces prévisions ne se réalisent pas, le prix est alors supérieur à la valeur comptable ou boursière. Un décret de 1986 impose l’amortissement de cet écart d’acquisition sur une durée de 5 à 40 ans (pratiquement de 10 à 20 ans). Il y a donc amortissement avec maintien à l’actif, les capitaux propres sortent indemnes. Par mesure de sécurité, les actifs entrent au bilan à leurs prix historiques. Si leurs valeurs baissent, on provisionne l’écart.

[7] « France Telecom ne respecte ni les lois nationales, ni les règlements européens », François Vivier - AOST, Le Journal du Net, 31 mars 2001

[8] Pour les actionnaires, le bénéfice des cessions d’actifs est immédiat : les plus values réalisées en 2000 représentent une fois et demie le résultat opérationnel. Le résultat exceptionnel (3,8 milliards d’euros) dépasse le bénéfice net part du groupe FT. Et qui se partage le résultat ? Les actionnaires pardi ! Les obligataires - soit les investisseurs institutionnels détenteurs d’oblogations émises par FT -, sont moins chers/gourmands que les actionnaires auxquels ils servent de trampoline, les intérêts étant déductibles du résultat imposable. Avec un « price earning ratio » (PER ou rapport prix de l’action-bénéfices), de 29, et le programme de cessions annoncé, FT veut maintenir son « rating » A, donc emprunter douillet tout en vidant la bête des actifs non stratégiques. Logique financière sans matières grasses.

[9] Le risque de l’actionnaire, c’est la ruine. Sa carotte, c’est le résultat, donc le dividende. Le dividende c’est un montant de tant par action que l’entreprise verse, ou non, au détenteur d’action, si elle a engragé des bénéfices dans l’année. Mais la vraie carotte de l’actionnaire c’est la plus value boursière, qui lui donne cette trogne de tête à claques dont il est vivement recommandé de se servir pour ce qu’elle est. L’obligataire est avers au risque. L’obligataire rase les murs quand il va aux putes. L’obligataire ignore que lorsqu’on essore le travail, il en sort de la plus value bien épaisse. L’obligaire est un peu con. Il va toucher son coupon puis il se bourre la gueule au bouillon cube.

[10] La titrisation est une technique de refinancement. Elle permet schématiquement d’émettre des obligations à partir d’un portefeuille de créances quasi-certaines : des encours de cartes de crédit ou des factures de téléphone dont on connaît assez bien le comportement. Pour une banque, la titrisation permet de libérer des fonds propres pour de nouvelles activités.

[11] EPIC : Etablissement public industriel et commercial. La loi du 2 juillet 1990 accorde l’autonomie à la Poste et à FT, qui restent de droit public mais ne sont plus des administrations. Elles disposent d’une personnalité juridique propre, et leurs comptabilités relèvent du droit commercial. Par contre tous les agents restent fonctionnaires, ils conservent la garantie d’emploi et le régime de protection et de retraite des fonctionnaires.

[12] En février 2001, France Telecom, hors filiales, employait 115 000 agents au statut de fonctionnaires, soit 86% des salariés, et 15 000 contractuels sous statut privé. En 1997, 140 000 salariés avaient acquis des actions de France Telecom. En 2000 ils ne furent plus que 92 000 à acquérir des titres Wanadoo, puis 60 000 en février 2001 à acheter des actions d’Orange. Les actions initiales de France Telecom acquises par le personnel en octobre 1997, à un prix d’introduction de 27,75 euros, bénéficient d’une garantie de reprise à ce même prix, mise en place par le Crédit Lyonnais. L’ action FT est aujourd’hui côtée aux alentours de 70 euros, après s’être envolée jusqu’à 220 euros... Quand bien même le cours de FT s’effondrerait-il, leurs détenteurs ont la certitude de récupérer leur investissement initial puisqu’il est garanti par le Lyonnais. Ce qui n’est pas le cas des actions de Wanadoo et d’Orange, qui sont passées en dessous de leur cours d’introduction.

[13] Des dizaines de procédures contentieuses ont été portées devant les tribunaux administratifs et le Conseil d’Etat par des agents de France Telecom ayant le statut de fonctionnaire. La très complexe évolution de l’entreprise semble avoir généré de nombreuses incongruités qui ont conduit ces agents à porter ces contentieux devant les tribunaux de l’ordre administratif.

[14] Nous enquêtons encore sur ce point à l’heure de la parution de cet article.

[15] Ces informations figurent dans les cotes complètes publiées par les quotidiens économiques.

[16] FT est une machine à cash dont les frais financiers pèsent près de quatre fois le résultat de Danone... On adore déconner !

[17] Face à la possible catastrophe qui risque de mettre à mal toute l’industrie européenne des telecoms, engagée dans la course folle à l’UMTS qui a conduit les opérateurs à s’endetter de 2000 milliards de Francs, soit l’équivalent du budget annuel de la France, le commissaire européen à la société de l’information, Erkki Liikanen, après avoir dénoncé l’attitude des Etats membres lors de l’attribution des licences UMTS, a proposé le 20 mars dernier d’assouplir les délais de mise en oeuvre de la téléphonie 3G, d’allonger la durée d’exploitation des licences UMTS, de mutualiser les investissements entre les différents opérateurs détenteurs de licences. Et de transférer de nouveaux pouvoirs de régulation à Bruxelles. La Commission souhaitant notamment désormais pouvoir annuler des décisions arrêtées par les autorités de régulation nationales. On efface tout et on recommence...

 
 
Bernard Dillies et Marc Laimé
Imprimer
format impression
Journaliste, coordinateur du dossier « La Folie de l’Internet » du Canard Enchaîné
23 août 2000
 
SPIP
Web indépendant


> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien
19 juillet 2001, message de riton v.
 

Les Gaulois Parlent aux Gaulois....

Ici Riton V., cyberprole démissionnaire de la mère patrie pour les cieux électriques et les accès illimités du Québec. (C’est les lascars de kaskooye qui m’ont branché sur Uzine et cet article sur France Télécom.) Bravo !!! J’ai bu cet article comme du petit lait, du miel sur mes blessures ! Après avoir été un des pionniers de la 3D et du multimédia en France, (y’a quinze ans !) et m’être fait enculer plus que ma part par les techno-mondains parisiens et les maquereaux de France Télécom,j’ai foutu le camp pour l’amérique mais je vous soutiens de tout coeur. Enfin quelqu’un qui cite le grand Raoul (Vanegeim) après toute la surévaluation du commissaire politique Debord. Faut que ça chie, tabernacle !

Riton V.

Répondre


> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien
12 avril 2001, message de Jacky Jacky
 
Salut Laimé, chapeau pour le boulot que tu abats sur uzine. Si tu as un site perso, ce serait sympa de publier l’adresse. On m’a donné l’adresse de pas mal de sites (ornitho, menteur, portail des copains...) mais pas du tien. et c’est surtout celui là que j’aimerais. salut !
Répondre


> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien
10 avril 2001, message de Mickey
 

Est-ce mon état fievreux ? Peut être pas... Toujours eqt-il que cette fois-ci je n’ai rien compris à l’article, à part que <>

Pourtant les mécanismes boursiers ne sont pas compliqués en soi, et je suis sûr qu’avec un peu de patience, et de temps, il est possible d’expliquer la même chose que ce que dit cet article, mais de façon plus pédagogique.

Evidemment, il y aurait moins de style !

Mais n’en déplaise aux auteurs de cet article, l’excès de style, tel qu’il est pratiqué dans ce texte, et dans les autres des mêms auteurs, rends le propos illisibles.


A l’usage des novices :

Komission => commission européenne (organisme ultra libéral à la solde de lobbies) Mister Good => Monsieur Bon, président de France Télécom

Si toi aussi, ami lecteur, tu veux rendre l’article plus lisible à l’usage des moins savants que toi, je t’invite à continuer ce glossaire.


Amitié

 
Répondre
> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien, William Steve Applegate, 12 avril 2001

Je tenais à te rassurer, ami co-lecteur : non, tu n’es pas fiévreux (ou alors nous sommes deux, ce qui nous permettrait au moins d’être reconfortés de savoir que nous ne sommes pas seuls dans notre malheur ;-)

À première vue, les journalistes d’uZine2 semblent se défouler gaillardement en ligne et y enfoncer tous les interdits de la presse écrite ; l’un d’eux est de se laisser aller à un verbiage inconsidéré : dans les quelques milliers de signes impartis pour un article moyen, ils n’ont guère l’espace pour s’y adonner, et le prix du papier étant ce qu’il est, ce n’est pas demain la veille que ce sera possible.

Le hic est que ce faisant, ils noient dans un galimatias indigeste des informations précieuses : cet article en dit long sur les pratiques de FT (et de ses petits camarades). Mais il faut pour les lire effectuer un savant travail de décodage. En fin de compte, on a l’impression bizarre que, dépouillé de sa gangue sémantique, l’article pourrait tenir sur une page de papier journal...

Bien entendu, me retorquera-t-on, le but des webzines est peut-être bien de proposer autre chose que lesdits torchons, mais je ne suis pas sûr que ce soit tant au niveau du contenant que je cherche de l’originalité. En fait, je n’ai pas vraiment le temps de farfouiller dans un article baroque pour y dénicher l’information perdue entre deux effets de style...

Bref, nous sommes d’accord pour dire que ce genre d’articles ne nous convient pas ; manifestement, il convient à d’autres, ceci dit. Il n’y a donc pas lieu de se plaindre, tout au plus d’aller chercher les mêmes informations sous une autre forme ailleurs. Il n’en reste pas moins que si quelqu’un avait le mode d’emploi pour décoder les écrits de MM. Laimé et Dillies afin d’en tirer la substantifique moëlle sans mal de crâne à la clé, je suis preneur !

Répondre
> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien, 12 avril 2001
Arrêtez de dénigrer Marc Laimé à chaque fois qu’il écrit. On sait qui vous êtes. Cela suffit.
Répondre
> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien, William Steve Applegate, 14 avril 2001

Heu... Pardon ? ! ?

C’est la première fois que je poste un message à propos d’un éditorial. Et il me semble bien avoir dit que l’article était intéressant, juste trop touffu. Quant à Marc Laimé, je ne le connais ni d’Éve ni d’Adam - et je n’étais même pas au courant qu’il avait des détracteurs (il faut dire que je ne connais pas ce site depuis longtemps) ! Je ne savais pas qu’on diffamait sur Internet. Mais peut-être devais-je comprendre par « on sait qui vous êtes » que moi, je ne poste pas en anonyme ? Dans tous les cas, je trouve ce genre d’attaques non seulement injustifiées, mais d’une grossièreté sans pareille. Monsieur l’anonyme, je ne vous félicite pas :-((

Répondre
> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien, Sl !co, 15 juillet 2002
J’adore lire ce genre de remarques sur un site tel que celui-ci. Je trouve cela trop fort et très contradictoire. Bravo pour montrer clairement ce qu’est l’Homme.
Répondre
> > France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien, 5 octobre 2001
ok sur l’article indigeste, mais où trouver l’info précise, dans l’urgence, sur la fermeture des agences FT en milieu rural, pour faire mon papier de correspondant local, interdit de faire de la ligne inutile... ?
Répondre


> France Telecom : la Grosse qui nous veut du bien
10 avril 2001
 
Merci pour ce brillant article. Pas grand chose de plus à ajouter. Tout est dit ! bravo !
Répondre


Les questions publiées au Journal Officiel
10 avril 2001
 

Questions publiées par le Journal Officiel :

Vous trouverez ci-après, pour information, les questions posées en décembre et janvier dernier au ministère de l’Industrie, autorité de tutelle de France Telecom, par Messieurs Georges Sarre, Robert Hue et Yves Bur, telles que publiées au Journal Officiel, dans ses éditions des 8 janvier 2001, 25 décembre 2000 et 1er janvier 2001 :

« 11ème Législature.

Question N° : 56311 de M. Sarre Georges (Radical, Citoyen et Vert - Paris).

Ministère interrogé : industrie.

Ministère attributaire : industrie.

Question publiée au JO le : 08/01/2001 page : 156.

Rubrique : ministères et secrétariats d’État.

Tête d’analyse : industrie : personnel.

Analyse : France Télécom. Fonctionnaires conservant leur statut. Carrière.

Texte de la QUESTION :

M. Georges Sarre appelle l’attention de M. le secrétaire d’Etat à l’industrie sur la situation de l’actionnariat de France Télécom. Il relève que l’opérateur historique présente la caractéristique d’offrir à ses salariés le choix entre le statut de fonctionnaire et celui d’intégrer les grades de France Télécom, ce qui implique dans ce cas de renoncer au grade des postes et télécommunications. Il note que certains membres du personnel ayant choisi de conserver le grade des PTT et donc le statut de fonctionnaire s’interrogent sur le devenir de ce statut au sein d’une entreprise dont la culture évolue vers des normes différentes.

En conséquence, il lui demande quelle est la part aujourd’hui effectivement détenue par l’Etat dans le capital de France Télécom.

Il lui demande de lui préciser quelle est son analyse de la politique menée vis-à-vis du personnel de cette entreprise par sa direction en termes de statut, et de lui exposer comment l’Etat comprend son rôle d’actionnaire dans ce domaine stratégique.

Texte de la REPONSE : (Inconnu des auteurs de l’article ci-dessus).

RCV 11 Ile-de-France N

11ème législature.

Question N° : 55938 de M. Hue Robert (Communiste - Val-d’Oise)

Ministère interrogé : économie.

Ministère attributaire : économie.

Question publiée au JO le : 25/12/2000 page : 7251

Rubrique : ministères et secrétariats d’État.

Tête d’analyse : industrie : personnel.

Analyse : La Poste et France Télécom. fonctionnaires conservant leur statut. Carrière.

Texte de la QUESTION :

M. Robert Hue attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le devenir des agents, fonctionnaires de l’ex-administration des PTT, qui n’ont pas souhaité être versés dans les corps créés dans le cadre de la réforme des Postes et Télécommunications et se sont retrouvés chez France Télécom après sa transformation en société anonyme par la loi n° 96-660 du 26 juillet 1996. En dépit du fait qu’une grande majorité d’agents à choisi son reclassement au sein de France Télécom à des grades propres à cette entreprise, il semblerait qu’un certain nombre de ces agents restent aujourd’hui sans perspectives de carrière et se retrouvent dès lors dans des situations fragilisées. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre en faveur des agents reclassés des Postes et Télécommunications.

Texte de la REPONSE : (Inconnu des auteurs de l’article ci-dessus).

11ème législature

Question N° : 56089 de M. Bur Yves (Union pour la démocratie française-Alliance-Bas-Rhin).

Ministère interrogé : économie.

Ministère attributaire : économie.

Question publiée au JO le : 01/01/2001 page : 16

Rubrique : économie sociale.

Tête d’analyse : mutuelles.

Analyse : Réforme. Conséquences. Mutuelle générale des PTT.

Texte de la QUESTION :

M. Yves Bur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’évolution annoncée de la mutuelle générale des PTT et sur les conditions dans lesquelles celle-ci s’opère. En effet, les récentes et fortes actions de communication de la mutuelle générale des PTT font état, en même temps que d’une nouvelle dénomination : "mutuelle générale", de son souhait de s’ouvrir à d’autres adhérents. Or, cette extension de son champ d’action à d’autres clientèles semble se faire en contradiction avec un certain nombre de règles de la législation française et européenne de la concurrence auxquelles sont soumis les opérateurs du marché de l’assurance. Il en est ainsi de l’exonération de la taxe de 7 % sur les contrats d’assurance complémentaire santé, mais également de la mise à disposition de fonctionnaires au bénéfice de la mutuelle. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser ses intentions quant au devenir de cette taxe au moment où la directive européenne sur les assurances devrait être transposée dans le droit français et de bien vouloir lui indiquer le nombre exact de fonctionnaires mis à la disposition de cette mutuelle.

Texte de la REPONSE : (Inconnu des auteurs de l’article ci-dessus).

Répondre
> Les questions publiées au Journal Officiel, 14 juin 2004
tu est stupide
Répondre
> Les questions publiées au Journal Officiel, 15 juin 2004
Et toit !
Répondre
> Les questions publiées au Journal Officiel, 7 septembre 2006

Communiqué officiel France Télécom a signé le 22 juillet 2006 un contrat de cession de l’intégralité des titres qu’elle détient dans France Telecom Mobile Satellite Communications SA à des fonds d’investissements gérés par Apax Partners SA.

Le produit de l’opération s’élève à 60 millions d’euros.

La réalisation de cette opération de cession des 100% de France Telecom Mobile Satellite Communications SA détenus par France Télécom est soumise à des conditions suspensives et notamment à l’obtention d’autorisations réglementaires

France télécom ne vend plus il brade son patrimoine !! les activitées de cette filiale sont rentables avec des clients de type stratégiques. 60 millions d’euros pour une société qui en vaut trois fois plus !!! de plus avec un fond de pension sur la base d’un LBO....

Les actionnaires du groupe sont en droit de se poser des questions mais aussi tous les citoyens qui sont encore sensibles à la notion de service public et au deniers de l’état.

 
Répondre