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> La folie des télécoms va saigner le contribuable
21 février 2001,
message de Fabien
Félicitations pour cet article riche et rigoureux qui va au-delà d’un éditorial brillant, et renoue avec du vrai journalisme politique comme on n’a plus tellement l’habitude d’en voir. A cette occasion, puisqu’il s’agit d’un article assez pointu, quels bouquins (accessibles aux non-experts) recommanderiez-vous pour mieux comprendre l’économie ; par exemple :
Bref, une vulgarisation non pas des théories classiques, mais plutôt des mécanismes réels de ce que l’on perçoit ou entend au quotidien ? |
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> La folie des télécoms va saigner le contribuable
6 février 2001,
message de Fred C.
Suite à ce bel article, je me dois de réagir pour corriger l’énorme amalgame qui est ici fait entre I-Mode et 3G : L’I-Mode, tout comme le WAP sont un protocol (un language) permettant de mettre en forme du contenu. L’UMTS (3G), tout comme le GPRS (2,5 G) ou le GSM (2G) sont des normes de transmission. En gros, l’I-Mode n’est en aucun cas un concurrent de l’UMTS. |
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> La folie des télécoms va saigner le contribuable
4 février 2001,
message de Orthie
Cet article est trop long, trop technique, trop chiant à lire, si bien que j’ai décroché très vite. Si la folie des télécoms va saigner le contribuable, celui-ci est déjà saigné par toutes les folies du marché. J’attends autre chose sur le Minirezo que ce genre d’articles, bourrés de chiffres, de formules techniques qui s’adressent avant tout aux techniciens et autres professionnels de l’économie qui savent si bien la cuisiner. Amicalement.
> La folie des télécoms va saigner le contribuable,
Piotr,
6 février 2001
??? Trop long et trop technique ??? Je ne suis pas un professionnel de l’economie, mais pour moi c’est un excellent article, qui decortique tres bien le sujet. Ce genre d’article est tres utile pour justement comprendre ce qui passe dans la sphere financieres et economique, et avoir des arguments solides a opposer aux manipulateurs et ignorants de tous poils, zelateurs de l’economie de marche. Il est long, certes. Et alors ? On n’est pas oblige de le lire en 5mn. On a tout notre temps (non ?). |
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> La folie des télécoms va saigner le contribuable
1er février 2001,
message de tartar
Article très dense et fortement documenté, je souscris. Quant à chercher à qui profitent ces crimes (mais je ne peux affirmer sans preuves), çà rappelle les prêts de la France aux pays en voie de développement. Nos hommes de l’état prêtent au pouésident un milliard pour les pauvres afouicains : à répartir : 10% pour le peuple 45% pour le palais du pouésident 45% pour nos hommes de notre état à nous retournés par offshore. Trois ans plus tard remise de la dette à titre humanitaire ! C’est encore nous qui paye ! |
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Finalement peut-être que le marché n’aime pas la liberté
1er février 2001,
message de bidet casserole
Je trouve que nous tout cela nous éloigne des délires à tendance schizoïde que les professionnels de l’observation avisée se plaisent à voir sur le web indépendant, du moins tel qu’ils l’imaginent dans leur boule de cristal. Parmi les nombreux sujets abordés, il y a celui de la décote systématiques des entreprises à privatiser. En fait quelles qu’en soient les causes... : 1/décote pour impureté génétique (horreur, une tradition de service public !) 2/ décote pour satisfaire à une obligation de succès (vous avez vu, il y a eu une demande 20 fois supérieure à l’offre) 3/ décote à vocation spéculative... ...tout cela prouve que notre bel état jospinien vise à démontrer que le marché est le stade suprême de l’évolution sociale. 1/ C’est admettre que la recherche du profit est prioritaire sur la satisfaction de besoins humains 2/ C’est faire croire que le marché est une machine à fabriquer du succès, alors qu’il s’agit juste de rançonner les petits au profit des gros (quand le gogo de base achète 5 actions, c’est sa banque qui ramasse le plus, en commissions, droits de garde, etc...) 3/ C’est reconnaître qu’il est légitime d’abuser de sa position dès qu’il s’agit de ramasser quelques sous... Une fort intéressante contribution à l’édifice destiné à prouver que le marché n’aime pas la liberté, du moins, n’admet pas d’autre liberté que celle des plus gros zacteurs du dit marché (l’anti-libéralisme est souvent primaire parce que le libéralisme est lui-même grossier). Je vous embrasse |
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Est-ce qu’on n’y va pas un peu fort ?
1er février 2001,
message de Fab
Waouuh, cet article est long, argumente et interessant, mais je trouve qu’il y va un peu fort dans la serie "les telecoms, la bourse et le fric, c’est vraiment caca alors qu’il y a plein de misere dans le monde". Quelques remarques pour illustrer cela : au sujet de la privatisation : la these du "complot des banques conseils qui ont volontairement minore le prix de vente pour flouer l’Etat francais en adoptant un PER de 14 au lieu de 29" me semble carrement exageree. Au prix ou sont payees les banques conseil et vu que les Etats sont parmi leur principaux clients, elles ont interet a bien faire leur boulot. Si un simple examen du PER permet de conclure "la banque conseil s’est moquee de moi", le gouvernement allemand pour la privatisation de la Deustche Post, le gouvernement norvegien pour celle de Telenor ou le gouvernement grec pour celle de la compagnie de telecom grecque sa passeront bien vite de leurs services et elles se verront privees du juteuses commissions. La verite, c’est que toute entreprise publique est devalorisee sur le marche car, a tort ou a raison, les actionnaires estiment qu’elle est moins dynamique, moins competitive et que l’Etat actionnaire encore a majorite de l’entreprise peut aller a l’encontre de leurs interet. La preuve ? Demandez aux actionnaires de Volvo pourquoi ils ont fait capoter, en 1994, un rapprochement qui faisait sens au point de vue industriel avec Renault ? Uniquement parce l’entreprise etait a actionnariat a majorite public. C’est la meme chose qui se passe d’ailleurs pour les entreprises detenues en majorite par une famille, elles sont en general moins valorisee que les entreprises ou les actionnaires majoritaires n’ont pas de lien affectifs avec l’entreprise. C’est donc un fait et ce n’est donc pas Goldman Sachs et consorts qui ont ruine le contribuable francais en proposant un prix d’introduction volontairement bas. Je ne comprends non plus l’argumentation "l’Etat fait des supers cadeaux aux entreprises de telecom en leur proposant des licences UMTS a prix completement brades" et d’un autre cote, ces licences UMTS n’interessent personnes car aussi bien Bouygues, operateur en place que Telefonica ou Deutsch Telecom ou encore Hutchinson Whampoa qui ont les reins solides les trouvent trop cheres pour se les offrir. N’y a-t-il pas une contradiction ? La verite selon moi, c’est que aussi bien pour le prix d’introduction en bourse que pour le rendement de l’UMTS : ON NE SAIT PAS COMBIEN CA VAUT. On peut le deplorer mais c’est un fait. On aurait pu tenir le meme discours en 1850 au moment de la folie des chemins de fer et hurler que cela ne servait a rien de construire des reseaux de voie ferrees qui ne seront pas rentable et qui ruinent l’Etat. Certes. Le fait est que ces resaeaux existent, et qu’ils marchent et que l’Etat francais n’a toujours pas fait faillite. Je vais relire cet article neanmoins interessant ce soir car il est un peu technique par certains endroits.
> Est-ce qu’on n’y va pas un peu fort ?,
Tiresias,
1er février 2001
"Je ne comprends non plus l’argumentation "l’Etat fait des supers cadeaux aux entreprises de telecom en leur proposant des licences UMTS a prix completement brades" et d’un autre cote, ces licences UMTS n’interessent personnes car aussi bien Bouygues, operateur en place que Telefonica ou Deutsch Telecom ou encore Hutchinson Whampoa qui ont les reins solides les trouvent trop cheres pour se les offrir. N’y a-t-il pas une contradiction ? " ah zut, tu as vu...Tu voudrais comprendre quoi ? Il faut bien que l’on ait bradé, non ? Sinon, que devient la complicité du pouvoir et du grand capital...Et il faut bien aussi que les stratégies pourries des mauvais cons mènent à la quasi faillite, sinon on ne peut pas dire que "le contribuable" va devoir payer... C’est de l’ar-gu-men-ta-tion, voilà. Mais ça fait plusieurs fois que l’on voit le bidule fonctionner sur ce modèle, et personne n’en dit rien...Tu aurais pu te taire, quand même...Pas sympa !
> Est-ce qu’on n’y va pas un peu fort ? pas trop !,
mict,
1er février 2001
C’est vrai que de parler Du Capital, de L’état et Du Contribuable, c’est une simplificatin grossière, limite enfantine, on dirait du Charlie Hebdo, mais cela n’enlève rien à sa véracité. C’est quand même ton travail qui finance la structure dans laquelle tu travailles. Donc tant qu’à faire autant que la structure te coûtes le moins possible pour que avoir plus de retours.
Il faut savoir de quoi on parle,
Fab,
2 février 2001
Je suis parfaitement d’accord avec le fait de "faire en sorte que la structure nous coute le moins cher possible", cela me semble de bon sens, mais je n’aurais pas employe cela pour designer la gestion de Ft mais plutot celle de l’ensemble de l’administration francaise ou d’entreprises publiques comme la SNCF ou EDF. Cela pose a mon avis des problemes d’argent public cent mille fois plus epineux. Alors oui, trois fois oui pour ne pas gacher l’argent public, mais a tout prendre, il faudrait mieux, avant de s’occuper de la paille dans l’oeil du voisin (les retraites des 100 000 agents de FT), regarder la poutre qu’on a dans son oeil (les retraites de nos 6 millions de fonctionnaires actuel pour lequel rien n’est encore prevu et qui s’avere une bombe a retardement d’une puissance autrement plus forte)
> Il faut savoir de quoi on parle,
Croa33,
3 février 2001
Arrêtez de vous laisser bourrer le mou ! Le pays est riche. Les richesses continuent à s’accumuler de manière exponentielle. La productivité du travail explose à un point tel que déjà seulement 10% d’actifs pourraient entretenir les autres... Hors prélèvements bancaires et financiers bien sûr. Si bombe à retardement il y a elle provient essentiellement de l’affaiblissement économique et politique de l’état à cause de la complicité des élus avec les puissances financières. A u que le risque de voir un jour les retraites mal assurées ? Et peut-être même les services publics tomber en déliquescence ? OUI !!! C’est pour nous préparer à cela (entre autres raisons bien connues) qu’une campagne nous avance ces explications fumeuses d’un trop grand nombre de futurs retraités cause de tous les maux... Sauf ceux qui seraient déjà à la charge des étrangers. (Trop prolifiques, eux.) C’est justement un exemple des mécanismes qui nous mène là où nous allons qui est décrit dans ce long texte que pour ma part je trouve très intéressant. Je te propose de le relire !
Je sais de quoi je parle, merci !,
Fab,
5 février 2001
Merci du conseil mais je l’ai relu attentivement. Et je ne suis pas d’accord du tout avec ce qu’il affirme. Attardons nous uniquement sur l’exemple de l’UMTS car je n’ai pas trop le temps de developper maintenant les autres points : Ce que dit l’article est (je schematise) "l’Etat a completement brade les frequences UMTS en faisant des cadeaux aux operateurs qui n’en demandait pas tant. Et meme apres avoir fixe un prix derisoire compare a celui des encheres anglaises, il s’est senti oblige de proposer un systeme d’amortissement avantageux car il estimait que ce n’etait pas assez". C’est, a mon sens, grossierement biaise pour plusieurs raisons : - 1 : lorsque les frequences UMTS ont ete mises en vente, l’Etat a justifie le choix d’un concours de beaute (avec prix plus bas) par opposition aux encheres, par sa volonte de voir pris en compte des criteres qualitatifs, au premier rang desquels la couverture totale du territoire dans des delais raisonnables. La France etant en effet un pays beaucoup moins densement peuple que l’Angleterre, il n’y aurait jamais eu le moindre relais UMTS en Auvergne ou en Corse si le cahier des charges avait ete "light" et moi je trouve ca tres bien.
Voila. Je te rassure donc, j’ai lu l’article mais je n’ai pas trouve de contrepoint aux arguments ci-dessus. En as tu un ? Si oui n’hesite pas. Parler des accointances de l’Etat francais avec le grand capital, eventuellement, mais il faut savoir choisir ses exemples pour l’llustrer.
> Je sais de quoi je parle, merci !,
5 février 2001
Précision de l’un des auteurs : Il s’agissait ici d’inscrire les soubresauts d’une « brulante » actualité, passablement opaque pour les non-initiés (le dossier UMTS), dans le champ plus vaste de la gestion politique des affaires publiques. Si l’on considère que des décisions engageant l’avenir de citoyens, salariés, contribuables..., méritent un débat démocratique, nous nous étonnons que pareils enjeux ne fassent pas l’objet de plus vastes, et transparentes, délibérations... En l’espèce, les répercussions concrètes de décisions engageant l’avenir sous des aspects multiformes semblent pour le moins n’avoir pu être appréhendées, débattues, par celles et ceux qu’elles affectent et affecteront très directement. A cet égard le « retour en arrière » ici proposé nous apparaissait d’autant plus légitime que l’articulation entre des décisions majeures prises par l’Etat et leurs implications dans des domaines excédant très largement le bien-fondé de stratégies industrielles publiques et/ou privées n’a, à notre connaissance très peu, voire jamais, été relayée par les medias auprès du public... Pour ce qui concerne les stratégies arrêtées par les différents états européens en matière d’attribution de licences, chacun appréciera leur bien-fondé. Il nous importait au premier chef d’apporter des éléments d’information propres à susciter le débat, sous un angle un peu différent de celui majoritairement porté dans l’espace public par les medias. Et il est sans doute superflu d’ajouter que ne jouant aucun autre rôle que celui d’observateur, nos compétences ne nous autorisent pas à nous prononcer sur la pertinence des enchères versus « concours de beauté »... Ceci à raison, pour l’essentiel, des incertitudes pesant sur l’efficience supposée des futurs services 3G, et du caractère à ce jour des plus « incertain » du modèle économique réputé permettre aux opérateurs concernés de rentabiliser leurs investissements... C’est ici une interrogation plus oblique sur la « gouvernance » de ce type de dossiers qui a orienté notre exposé des faits. Résolument critique, et ce nécessairement, tant la relation qui en est très généralement faite nous apparaît empreinte, sinon de préjugés, du moins d’une bien désolante - si trop bien compréhensible -, « absence de curiosité » des observateurs patentés du secteur... Bien à vous. Marc Laimé
> Je sais de quoi je parle, merci !,
Tiresias,
5 février 2001
My mistake.... mais pas tout a fait quand meme,
Fab,
6 février 2001
Merci a Marc Laime d’avoir precise la pensee des auteurs (precision necessaire a mon sens car elle - la pensee des auteurs - n’apparaissait pas clairement dans l’article). Je l’avais mal interpretee - desole - maintenant, le malentendu est repare. A ce sujet :
Que les auteurs ne m’en veulent pas si ma contribution precedente etait un peu acrimonieuse, je l’ai ecrite en reponse a la contribution precedente, ce n’etait pas tourne vers eux. Par ailleurs j’apprecie beaucoup les articles de Marc Laime sur Uzine.
> My mistake.... mais pas tout a fait quand meme,
19 février 2001
Madame, J’ai envie de vous taquiner un peu et déplore, bien au contraire, votre manque d’acrimonie. Admirable équilibre de la personne "bien informée"... mais qui "persiste à croire"... Un peu d’"acrimonie" vous permettrait de "passer la vitesse" : entre "bienséance" et "bien pensance"... Avec mes sentiments les plus respectueux ! |
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> La folie des telecoms va saigner le contribuable |