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Les marchands aiment le Web indépendant
14 février 2002
 
mardi 6 mars 2001

Les marchands aiment le Web indépendant

Moi non plus...
par Marc Laimé et ARNO*
 
Nous avons changé d’époque. L’Internet façon paillettes, start-up et First Tuesday, n’en finit plus d’agoniser au Nasdaq... Subitement, le web « indépendant », « non marchand », « solidaire », « citoyen »..., se trouve porté aux nues par ceux-là mêmes qui ne rêvaient hier encore que stock-options, IPO et fortunes mirobolantes. On peut se réjouir de voir ces fadaises s’envoler en fumée. On aurait tort de se réjouir trop vite. L’effondrement très prévisible des pompeuses bêtises de la « Nouvelle économie » signe le prélude d’une nouvelle OPA, massive, possiblement dévastatrice, sur les véritables richesses du réseau. Les créations, l’imaginaire, la vie même, de celles et ceux qui lui confèrent son identité. Multiple, changeante. Faute de s’interroger sur ce « nouvel âge » du réseau, l’indépendance tant proclamée sera demain le nouveau slogan de la servitude.

La couverture médiatique de la quatrième « Fête de l’Internet » permet de mesurer l’ampleur de ce subit changement de tempo. Titré « Internet : amour, humour et beauté », le supplément du Monde Interactif du 28 février dernier annonce clairement la couleur : « Jamais, sans doute, Fête de l’Internet ne sera arrivée à si bon moment. Trois jours durant, du 2 au 4 mars 2001, et pour la quatrième année consécutive, la Toile sera à l’honneur à travers une foule de manifestations, de débats et d’initiatives. Trois jours au cours desquels les néophytes et les internautes confirmés pourront se rencontrer, discuter, s’initier et découvrir les multiples facettes - artistiques, associatives, solidaires -, du Réseau. Voilà enfin une bonne occasion de parler d’autre chose que du marasme actuel qui semble frapper les acteurs économiques du Web. C’est qu’à force de lire que les jeunes pousses ne poussent plus, que les indices boursiers s’effondrent et que la Toile est avant tout un outil de travail, de discorde, de conflits, on avait fini par oublier l’essentiel : on peut rire, flâner pour le seul plaisir de musarder, se rencontrer, et même s’aimer sur Internet. Et oui ! Le réseau n’est pas qu’une galerie marchande peuplée de sites de Bourse et de supermarchés. Ni la chasse gardée des grands instituts de prévisions qui nous abreuvent de chiffres, tantôt euphoriques, tantôt désastreux. Encore moins un espace moribond, cimetière de start-ups et d’illusions perdues (...) » [1]

Télérama, organe central de la petite bourgeoisie intellectuelle adepte du juste milieu en toutes choses - surtout quand il s’agit de ne pas rater la porte de l’ascenseur social -, n’est pas en reste. Si l’on en croit M. Gérard Pangon, responsable du site Internet de l’incontournable Téléramucha, qui signe l’éditorial de présentation d’un dossier consacré au « Réseau des résistances » : « Depuis cinq ou six ans se dessine une société en réseau dont les acteurs, loin des considérations marchandes, utilisent la Toile pour refaire le monde. (Notre bon M. Pangon est bien à sa place à Téléramucha, si l’on en croit cette très loufoque envolée millénariste high-tech... NDA). Rencontre avec ces défricheurs, militants solidaires et artisans d’une nouvelle démocratie (...) Aux dernières Fêtes de l’Internet, les start-up paradaient. Aujourd’hui pour la quatrième édition, alors que les tenants de la nouvelle économie ont plutôt mis leurs souris en berne, fêter l’Internet, c’est revenir aux sources, explorer cette nouvelle société en réseau issue des nouvelles technologies (...) Tout le monde le sait, les grandes tendances socioculturelles des pays développés traduisent un besoin d’autonomie, une recherche de sens après la chute des idéologies, un goût des réseaux entremêlés et éphémères, en dehors des fonctionnements traditionnels (travail, classes sociales), et institutionnels (partis, syndicats, religion (...) » [2]

Mais c’est à l’incomparable M. Michel Bon, très grand manitou de France-Telecom, Itineris, Orange et tutti-frutti qu’il convient de rendre hommage. C’est lui, le tout premier, qui, dans un récent « Point de vue » publié en première page du Monde, a ouvert le bal le mois dernier. Notre bon M. Bon y professait triomphalement la nouvelle doxa. Internet c’est désormais la « communauté rétablie ». Après avoir rappelé l’urgence de combattre « tous ensemble, tous ensemble » (enfin là j’exagère un peu !), la désormais célèbre « fracture numérique », notre ex-épicier en chef de Carrefour (TM), en vient après le baratin d’usage, au coeur du sujet.

« (...) Bien sur, France Telecom - et c’est l’un des volets de notre ambition d’être la Net compagnie française - s’est engagé dans cette lutte contre l’exclusion numérique en tant qu’acteur de cette mutation de nos vies quotidiennes, mais aussi dans sa tradition de service public, pour démocratiser l’Internet (...) Pourtant, pour certaines victimes de la « fracture » numérique il faut aller beaucoup plus loin. Nous devons déclencher et soutenir des actions susceptibles d’entraîner l’appropriation des nouvelles technologies de communication par ceux qui n’imaginent même pas comment cela pourrait changer leur vie, comment cela leur permettrait de s’intégrer dans la société. Fournir du matériel et des formations revient à donner des moyens, mais n’arrivera pas à donner l’envie de dépasser le sentiment d’exclusion. Elle est pourtant bien là la source intarissable de toutes les fractures. C’est à cette « fracture du sens », celle des usages, qu’il faut s’attaquer. Internet n’est ni bon, ni mauvais, il sera ce que nous en ferons. Eh bien, laissons faire ceux qui s’en servent ! Laissons les internautes inventer les usages que jamais n’auraient soupçonnés les concepteurs du systême, absorbés à affiner les réseaux et à accélérer les flux (...) Parmi les bénéfices des nouvelles technlogies de la communication, il existe un territoire sur lequel peu d’acteurs se sont engagés, hormis quelques sociologues, qui est celui du « lien numérique. » C’est l’extraordinaire pouvoir d’Internet de tisser des liens sociaux, de recréer des liens rompus, de multiplier les opportunités de rencontres et de sortir de toutes les exclusions. Il faut soutenir ces usages encore peu explorés d’Internet. C’est le nouveau pari que fait aujourd’hui la Fondation France Telecom (...) A France Telecom, nous croyons qu’un monde qui communique plus et mieux a plus de chance d’être meilleur (...) Place à l’imagination, à l’expression humaine, aux usages pionniers, place à la créativité sociale numérique ! » [3]

Un capital très humain

« Créez, imaginez, exprimez-vous, et on s’occupera du reste. Et même on vous aidera un peu ! Enfin beaucoup... » Ou plus précisément : « Après nous être lamentablement vautrés dans nos fariboles bousières, nous allons vous prendre par la main, et vous dire où il faut faire, pour le plus grand bien de notre avenir, passablement compromis par nos bêtises d’hier... » Qu’on ne s’y trompe pas. Notre bon M. Bon a enfin compris. Et il n’est pas le seul. Tout le monde a compris. L’Etat, le marché, les syndicats, les medias, les lobbies... La gigantesque armée des bureaucraties de toute obédience qui font le charme délétère, et redoutable, de l’Hexagone. La véritable « valeur ajoutée » du réseau, d’Internet, loin de résider dans les foutaises start-upeuses, est produite par celles et ceux qui y tissent, bénévolement jusqu’ici, leurs envies, leurs désirs, leurs solidarités, leurs luttes...

Ce sont les webzines qui font de l’audience, fidélisent des lecteurs passionnés. Ce sont les réseaux de solidarités qui font émerger de nouvelles dynamiques, bousculent les certitudes et les préjugés. C’est la culture de l’échange et du don qui suscite l’enthousiasme des internautes... Il ne manquerait plus que cet admirable « capital humain » échappe encore longtemps à une prompte immersion dans « les eaux glacées du calcul égoïste. »

Et bien on va s’employer dare-dare à valoriser ces « immobilisations », désormais propices à de très fructueux « retours sur investissements »...

Il suffit pour ce faire, et nos amis les marchands ne manquent pas d’expérience en la matière, de tabler (à coup sur), sur les travers et faiblesses bien connues de la « nature humaine ». Qu’est-ce à dire ?

D’autres décriront admirablement ici même, très bientôt, la foisonnante tribu du web « indépendant », « non marchand », « solidaire », « citoyen », et les très rocambolesques aventures qui ont émaillé sa jeune existence au cours de ces dernières années.

Osons néanmoins, par anticipation, un très brutal constat. Outre les très glorieuses luttes soutenues par lesdites tribus en faveur de la liberté d’expression, de l’auto-publication, du logiciel libre, de la militance collaborative en réseau et toutes ces sortes de choses, ladite mouvance aux contours flous, vous, moi, et des dizaines de milliers d’autres, avons fini ces dernières années par trouver peu ou prou les moyens de notre survie quotidienne par, grâce à, nos talents divers de webmestres, techniciens, graphistes, bidouilleurs géniaux, journalistes plus ou moins dissidents, militants associatifs à demi-plein temps et autres qualifications mal quantifiées, qui nous autorisent peu ou prou à payer le loyer, les notes du gaz, et de France Telecom...

Fort bien. Il appert toutefois que ces très louables activités se voient désormais conférer une très réelle valeur marchande par nos amis du même nom. Tous militants, tous talentueux, tous experts, tous passionnés, nous commençons à valoir cher. Et ce n’est qu’un début ! Qu’allons-nous faire de cette richesse ? That is the question...

Nous avons tous, plus ou moins, capitalisé sur notre connaissance, pratique, maîtrise d’Internet, et cela à titre individuel. Qu’il s’agisse d’un capital symbolique (pouvoir), d’un revenu (salaire, piges...), nous tirons un bénéfice personnel de notre pratique du réseau.

Publication de livre, carrière de journaliste spécialisé, participation à des colloques, rapports réalisés pour des instances officielles, prise de pouvoir dans des associations, demi-jobs à demi-quart de plein temps pour aider les copains à prix d’ami, chroniques dans la presse, création d’associations, de coopératives « solidaires »...

Petits meurtres entre amis

Dans l’absolu, rien de mal, parce qu’inévitable. Quoique à ce stade les choses peuvent très vite dégénérer. On a capitalisé, et on devrait bénéficier d’une rente de situation grâce à cela. Tout « solidaire » soit-il, ce nouveau « marché » n’échappe pas plus qu’un autre... au libre jeu de la concurrence. Dès lors, on en vient vite à se tirer dans les pattes quand l’initiative « gratuite » du groupe, du collectif, de la petite bande d’amis, menace de menacer les intérêts particuliers de l’un(e) ou de l’autre...

Interrogez pour voir quelques grands ancêtres de l’épopée des radios libres, des télés indépendantes... Tensions et rancoeurs surgissent inévitablement si certains projets sont perçus comme une capitalisation personnelle. Chacun n’en tirant pas les mêmes bénéfices particuliers (ou de même ordre - économiques ou symboliques), ces rancoeurs s’accentuent : « Je bosse et les autres se remplissent les poches ».

La capitalisation amenant le confort de la rente de situation, ça provoque aveuglement et certitudes inébranlables. On n’avance pas plus loin et, par autojustification, on pense qu’on a tout compris.

Tout ce qui peut menacer cette rente de situation doit être combattu. D’où prise de risques ultra-limitée à la reproduction de ce qu’on sait déjà faire et de ce qu’on a déjà expérimenté.

Ces points sont parfaitement naturels, et ne deviennent mortifères que s’ils ne sont pas assumés...

Force est de constater qu’il devient difficile de les assumer quand, au hasard, un secrétariat d’Etat, un syndicat, une grosse structure associative, une coopérative, un media, une banque « solidaire », voire un monstre de l’Internet, pourquoi pas ?, vous font les yeux doux...

Vous ne rêvez pas, nous y sommes ! Le « so called » web « indépendant », « non-marchand », « solidaire » et toutes ces sortes de choses vaut déjà très cher. Et ce n’est qu’un début. A mesure que la « bulle internet » explose, sa valeur monte...

L’effoyable camarilla des bureaucrates de tout acabit qui vous claquaient hier la porte au nez, pour autant que vous ayiez eu l’idée saugrenue d’y glisser votre talon, vous contemplent désormais avec les yeux de Chimène. Vous êtes le lien social, le réducteur de fracture numérique, l’ingénieur des sociabilités de demain. Vous valez très cher. Tous vos ami(e)s aussi.

Que faire ?

Le Quizz du non-marchand

En répondant avec vos camarades (les yeux dans les yeux, j’affirme que, croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer), au quizz ci-après, peut-être échapperez-vous, momentanément, restons modeste, à l’égorgement collectif qui vous-nous pend au nez, au plus grand profit des affreux bandits marchands qui exhibent ostensiblement leurs liasses de dollars sous vos yeux exorbités ? En fait de liasses de dollars, il s’agira de « partenariats solidaires pour tisser du lien social », et plus si affinités. Mais bon, vous êtes de grandes filles et de grands garçons, donc je ne vais pas vous faire un dessin !

Je vous souhaite donc le plus grand courage avant de vous abandonner aux plaisirs délétères du quizz susnommé, que vous trouverez ci-après. Accessoirement, conscient que de très cyniques individus ne manqueront pas d’en tirer d’innommables profits, ne manquez pas de considérer que cet exercice peut aussi vous permettre de vous débarasser une bonne fois pour toutes de l’un(e) ou l’autre des faux-jetons qui vous pourrissent « solidairement » la vie depuis des années... Il n’y a pas de petits profits (non-marchands), et il n’y a pas de mal à se faire du bien. Ce n’est pas le bon M. Bon qui me démentira...

1. Chacun d’entre vous-nous a-t-il conscience de ce qu’il « donne » au groupe, et de ce qu’il en retire, en pouvoir symbolique et en revenus ?

2. Savons-nous à quel moment ce déséquilibre devient négatif ? C’est-à-dire que nous recevons plus que ce que nous donnons ? Question subsidiaire : sommes-nous perçus par les autres comme étant dans cette situation (que l’on qualifierait alors de parasitage), et cela à tort ou à raison ? Que faire dans ce cas ?

3. Pouvons-nous expliciter clairement les situations où l’intérêt personnel peut être menacé par l’action du groupe, et cela sans tourner autour du pot ?

4. Sommes-nous devenus des professionnels du « Web indépendant », « non-marchand », « solidaire »..., en passe de rentabiliser l’investissement (souvent énorme), qui a permis cette accumulation de savoir ?

5. A quel moment les intérêts particuliers deviennent-ils un élément de concurrence entre nous ? Y a-t-il des situations où l’échange de savoir (et donc l’intelligence collective du groupe), nuit à une rente de situation. Celui qui détient l’information pouvant être « doublé », professionnellement, symboliquement, s’il la communique au groupe ?

6. Avons-nous atteint notre niveau d’incompétence ? Nous nous sommes hissés jusqu’à une situation de confort intellectuel (grilles de lecture systématiques, insertion dans des réseaux d’information et de pouvoir figés...), et nous n’en bougeons plus. Nous devenons donc chaque jour plus incompétent, au fur et à mesure que les problématiques du réseau évoluent.

7. La dynamique de groupe, c’est le point fondamental, menace-t-elle parfois collectivement nos intérêts particuliers ?

8. La gestion des contacts avec la presse est-elle perçue par d’aucuns comme une façon de capitaliser individuellement le travail commun ?

9. Ne sommes-nous plus capables de nous investir, et de nous motiver, que dans des projets dont nous tirerons individuellement un bénéfice ? C’est-à-dire que la dynamique du groupe ne serait plus que la somme des égoïsmes particuliers. La constitution de « clans », ou les tentatives d’en constituer, est-elle autre chose qu’une tentative d’agrégation d’intérêts particuliers ?

10. Cette capitalisation permettrait-elle désormais à certains d’entre nous-vous de se passer du groupe ? C’est-à-dire continuer des activités militantes et poursuivre l’acquisition de connaissances sans le groupe, l’association, la coopérative ? Alors que d’autres se retrouveraient totalement isolés et impuissants sans ledit groupe ? Est-ce que ceux qui ont le plus capitalisé à partir du groupe (et donc dont la dynamique commune risquerait le plus de nuire ponctuellement aux intérêts particuliers), ne seraient pas ceux, paradoxalement, les moins menacés par sa disparition ?

Note : la plupart des problèmes qui vont surgir si vous vous attelez à ce quizz : autoblocage, rente de situation, absence de remise en doute, relèvent à l’évidence d’autojustifications inconscientes. Et non d’une volonté consciente de « se nourrir sur la bête ». L’attitude qui consiste à penser que « maintenant j’ai tout compris aux réseaux » est celle que nous partageons certainement le mieux, et révèle notre capitalisation individuelle du travail collectif. Dans de très nombreux cas, le profit personnel sert en même temps la cause commune. Soit réellement, objectivement, soit par autojustification. Si nous ne savons pas répondre à ces questions, les affronter, les assumer, nous ne pourrons que reproduire à l’infini les situations de blocage. Nous nous pourrons plus que nous braquer sur des enjeux de pouvoir sans jamais les nommer.

Toute plaisanterie mise à part, le devenir du « web indépendant », « solidaire », « non-marchand », « associatif » et toutes ces sortes de choses va aussi se jouer autour de ces questions. Refuser de les affronter aujourd’hui témoigne, au mieux, d’un navrant infantilisme, au pire, de très identifiables stratégies de pouvoir que les marchands qui nous gouvernent ne vont pas manquer d’instrumentaliser à leur plus grand profit.

Sauf à affronter sereinement la question de la marchandisation inévitable, et déjà engagée, du « web militant », ses acteurs s’exposent très vite à succomber sous le flot des inititiatives (partenariat, séduction, captation), que s’attachent déjà à déployer les bureaucraties qui nous gouvernent.

Ne venez pas dire que vous n’aurez pas été prévenus...

Bon courage.

 

[1] « Internet : amour, humour et beauté », Guillaume Fraissard, Le Monde Interactif, mercredi 28 février 2001.

[2] « Le réseau de résistances », Gérard Pangon, Télérama n° 2668, 28 février 2001, p. 44.

[3] « Internet, ou la communauté rétablie », Michel Bon, Le Monde, février 2001.

 
 
Marc Laimé et ARNO*
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Vainqueur 1982 du concours « Chateau de sable » du Club Mickey des Pingouins à Sainte-Cécile.
28 septembre 2003
6 octobre 2003
Journaliste, coordinateur du dossier « La Folie de l’Internet » du Canard Enchaîné
23 août 2000
 
SPIP
Web indépendant


> Les marchands aiment le Web indépendant
16 octobre 2004
 
C’est marrant. J’ai été maoiste et je m’y retrouve tout à fait dans cet article. On dirait ma jeunesse... Les accusations publiques, les règlements de compte sanglants, compréhensibles uniquement des initiés, les déclarations enflammées sans intérêt - qui lit un mao à part un autre mao ? - ça carbure à donf chez les djeunz.
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> Les marchands aiment le Web indépendant, Tiresias, 18 octobre 2004

C’est marrant, on dit "maoiste un jour, censeur toujours". Mais je suis d’accord avec vous, Monsieur, les auteurs de cet article sont bien inconséquents de s’adresser au public de l’époque, alors que les articles doivent pouvoir être dégustés après quelques années de cave... :)

Tiresias le Jeune

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> Les marchands aiment le W
11 mars 2002, message de Marcel
 

GROUPE ANTIDOLLAR : UNE ORGANISATION TOURNÉE VERS l’AVENIR

I. Les missions du Groupe Antidollar dans le Système artistique international

1. Une mission fondamentale : le développement multilatéral des échanges artistiques.

La politique artistique de la Zone Dellar est définie au sein du Conseil des gouverneurs de la Banque Universale de l’Art (BUA) où siègent les gouverneurs des banques centrales de la Zone Dellar. Chaque artiste non dollaro-dépendant décidant d’adhérer à la BUA constitue lui-même une Banque Centrale, succursale de la Banque Universale de l’Art. La politique artistique de la Banque, qui a pour objectif final le développement multilatéral des échanges artistiques, est fondée sur le développement universel du Dellar comme contre-monnaie d’échange entre les artistes et entre les artistes et leurs publics, à court, moyen et long terme. Cette politique, décidée par le Conseil des gouverneurs de la BUA, est rendue possible par le réglage de la liquidité bancaire en Dellars, réalisé notamment par la mise en oeuvre d’interventions sur le marché artistique international. Ces interventions sont exécutées de façon décentralisée par les succursales unipersonnelles dans des conditions identiques dans toute la Zone Dellar.

2. Le bon fonctionnement et la sécurité des systèmes de paiement

La Banque Universale de l’Art a également pour mission de veiller au bon fonctionnement et à la sécurité des systèmes de paiement. La Banque Universale de l’Art gère, à son siège central et dans ses succursales, des comptes au nom des artistes non dollaro-dépendants, qui enregistrent l’ensemble de leurs opérations avec la Banque Universale de l’Art (refinancement, prélèvements et versements de billets...), ou les règlements qu’ils effectuent entre eux. Ce système organise un suivi en temps réel du fonctionnement des comptes des artistes. Il constitue le point d’entrée au système artistique international, qui repose sur l’interconnexion des différents systèmes artistiques fonctionnant à l’échelle mondiale.

La Banque Universale de l’Art veille également à la prévention des risques dans les systèmes de paiement et de titres dont elle n’assure pas elle-même la gestion. Enfin, attentive à garantir la confiance du public dans les instruments d’échanges, elle suit avec attention leurs développements récents : troc électronique, vente sur Internet notamment.

3. L’émission des billets

Il s’agit de la mission la plus importante de la Banque Universale de l’Art. L’objectif est de développer l’utilisation du Dellar, comme monnaie anti-dollar, dans les échanges entre artistes et entre les artistes et leurs publics. La Banque Universale de l’Art est seule habilitée à autoriser l’émission de billets de banque en Dellars. L’émission des Dellars intervient depuis septembre 2000 et ceux-ci sont les seuls à avoir cours légal dans le système artistique international. Actuellement, la Banque Universale de l’Art met en circulation sur Internet les billets et les pièces qu’elle fabrique ou fait fabriquer par ses succursales. Elle veille à une bonne répartition des billets et des pièces, assure l’entretien de la monnaie fiduciaire et gère la bonne qualité de sa circulation sur l’ensemble du réseau mondial.

La Banque Universale de l’Art dispose d’installations technologiques modernes capables de fabriquer le papier fiduciaire et d’imprimer plus de 1 milliard de billets de banque par an. Ces installations sont situées à Winterthur (Suisse) et à Papeete (Tahiti).

II. La Banque Universale de l’Art au service de l’Art économique.

La Banque Universale de l’Art joue un rôle important sur les principales places artistiques et financières de la planète. En outre, elle rend d’importants services à l’État, aux banques et aux agents artistiques.

1. Le rôle de place de surveillance

Située au coeur du système artistique international, la Banque Universale de l’Art constitue un pôle privilégié d’observation et d’analyse des évolutions en cours. Sa bonne connaissance des marchés, des produits, des systèmes et des acteurs lui permet d’analyser et d’anticiper les évolutions et perspectives artistiques.

La Banque Universale de l’Art intervient dans la régulation des professions artistiques avec le souci de garantir la sécurité des déposants et des investisseurs en Dellars. Trois structures fondamentales organisent le système :

Le Comité de la réglementation artistique et financière a pour mission de fixer les prescriptions d’ordre général applicables aux échanges artistiques. Le fonctionnement du Comité s’appuie sur les moyens conceptuels et technologiques mis à sa disposition par la Banque Universale de l’Art. Le Comité des artistes non dollarodépendants. Il a la responsabilité de prendre les décisions individuelles concernant l’accès à l’exercice d’opérations de banque. Le Comité veille à assurer à la fois l’ouverture du marché artistique à de nouveaux intervenants, l’égalité des conditions d’exercice de l’activité artistique et, plus généralement, la sécurité et le bon fonctionnement du système artistique international. L’instruction des dossiers présentés au Comité et le secrétariat de cette instance sont assurés par les services de la Banque.

La Commission bancaire est chargée de veiller au respect par les établissements de diffusion artistique des dispositions légales qui leur sont applicables. Elle examine les conditions de leur exploitation, veille à la qualité de leur situation financière ainsi qu’au respect des règles de bonne conduite de la profession.

Un comité consultatif, dit « comité des usagers » est chargé d’étudier les problèmes généraux liés aux relations entre les établissements artistiques et leur clientèle.

2. Les services à l’État, aux galeries d’art et aux autres agents artistiques

Traditionnellement la Banque Universale de l’Art joue le rôle de banque artistique de l’État. Ainsi, la Banque gère le compte artistique des comptables publics, exécute les virements en Dellars au profit de leurs créanciers et recouvre les paiements à leur profit. Son statut d’indépendance lui interdit toutefois d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique.

La Banque Universale de l’Art recueille de multiples informations dans le domaine artistique et financier. Elle a pu développer, dans les conditions précisées par la loi « Informatique et Libertés », une offre de services principalement destinés aux artistes : Mail Art, information artistique, Forum de discussions, etc.

Organisation générale

La Banque Universale de l’Art a son siège à Winterthur et deux centres informatiques et administratifs à Papeete (Tahiti) et au Cannet (France). Elle dispose de succursales réparties sur le réseau mondial. Institution indépendante, son capital est détenu par ses propres fondateurs. Chaque artiste peut à tout moment devenir membre de la Banque Universale de l’Art. Il lui suffit, pour preuve matérielle de son adhésion au réseau bancaire, d’envoyer à la Banque (bua@isuisse.com) un Dellar de sa propre création, sur n’importe quel type de support (dessin, photo, etc.). Des exemples de Dellars émis par des artistes non dollaro-dépendants du monde entier sont visibles sur le site de la banque www.antidollar.fr.fm>

Marcel

 
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> "adieu, machin , on t’aimait bien"
8 mars 2001, message de Tiresias
 

Ainsi, vous n’avez trouvé que ces pauvres arguments pour justifier d’une évolution vers une existence sociale, présentée comme "inéluctable" par vous mêmes, et inscrite dans la marchandisation dénoncée par ailleurs dans d’autre textes....

Mais il ne s’agit que de vos désirs, respectables comme tels, mais detestable dès lors qu’ils sont présentés comme naturellement inéluctable.

Certes, la chose est en route, et depuis plusieurs mois, il n’est que de voir le projet gitoyen, qui va bien au delà pour ses acteurs qu’une simple mutualisation, mais engage une nouvelle vie professionnelle, et un autre destin.

Les rencontres de désirs d’existence se rejoignent ici, et ont de nombreux précédents historiques. Mais, malencontreusement, le réseau ne fonctionne pas tout à fait comme le reste...Et l’assortiment de jeunes emmerdeurs (indispensables) et de vieux crétins qui se tiennent droits(indispensables)qui fait la vie, peut perdurer indéfiniment en ligne, sans vous, et se développer techniquement et idéologiquement, par simple renouvellement autogéré.

Alors, juste un conseil, ne soyez pas minables, assumez ce qui doit l’être en seigneurs (que nous sommes tous ici), et point besoin de berlurer les gueux, il n’y en a pas.

Pour rester des cousins éloignés mais affectueusement représentés dans nos esprits, et que personne n’écrive sur uzine45, "adieu machin on t’aimait bien".

Les troubadours existent encore quand on a perdu la mémoire des "marchandisés inéluctables". Chacun son truc, mais merci ne pas prendre les gens pour de imbéciles, ou surcompenser sa culpabilité en présentant comme fait de nature le résultat de projets interessés.

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> Les marchands aiment le Web indépendant
8 mars 2001, message de CALIMERO
 

Quand je vais sur rezo.net, le portail des copains, je vois que le lien vers cet article est positionné dans la rubrique "A la Une", en haut de page, alors même que d’autres articles ont été publiés depuis sur Uzine (5 ou 6 à ce jour).

Le lien est en gros caractères rouges.

Les autres plus récents, d’autres auteurs, sont relégués en milieu de page, dans une case consacrée à Uzine.

Bien sur, un petit détail isolé, vous me direz, le relever, c’est de la parano.

Mais si on multiplie les indices ?

(voir les échanges de ce forum...)

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Détendons un peu l’atmosphère..., Thomas, 10 mars 2001

Mon cher Calimero, je te prierais de faire montre de beaucoup plus de respect que ça à l’égard d’un portail tel que "L’autre Portail". La pertinence des choix portant sur les articles mis en avant n’est absolument pas à remettre en cause. Et je ne dis pas du tout ça parce que mon tout premier article trône en "une" depuis lundi dernier, hin hin.... Je dis ça simplement parce que je pense au plus profond de moi-même que la personne responsable de ces choix sait parfaitement quels sont les sujets qui passionnent les foules avides de réflexion et de débat.

Je rigole bien sûr. Mais je sais pas manier les smileys.

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> Les marchands aiment le Web indépendant
8 mars 2001, message de richard wild
 

Le texte de Marc Laimé montre avec une certaine extra-lucidité, le devenir très probable d’un certain web libre. Au cimetière des illusions perdues.

En écrivant ce texte Marc cherche à briser la roue des fatalités qui collent aux fesses de toutes les tentatives de « Libération ». C’est ambitieux. Mais c’est casse gueule.

Ce faisant, il se place en lévitation. Position en vue, donc dangereuse. Cela ne m’étonne pas que des pôvs humains hurlent. Ils craignent de se faire écraser les pieds.

C’est donc une démarche profondément religieuse. C’est un texte pour gourous partiellement écrit en sanscrit avec de l’encre sacrée, des larmes et autres excrétas et exsudats.

Marc peut parfaitement utiliser son texte pour apostropher un petit groupe "d’amis meurtriers" (voici venu le temps des haschischins). Cela ne me gène pas. Au contraire, ce texte s’inscrit dans cette démarche historique. C’est du vécu. C’est mieux comme cela.

Pourquoi essayer de "plomber" d’a priori et d’accrochages circonstanciels, un texte qui cherche à nous faire échapper à la gravitation du moment ?

Vraiment il n’y a pas de solutions ? Le web indépendant finira comme Marc le prévoit ?

« A que si seulement on pouvait espérer quelques moments parfaits » ( Sartre – Hallyday )

Richard Wild * Webzine de réflexion médicale : http://www.medito.com * info médico-culturelle originale : http://www.0plus0.com * Forum en direct : http://www.0et0.com/forums1.html * listes de discussion - mailto:sublistes@medito.com

 
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> Les marchands aiment le Web indépendant, 8 mars 2001

En écrivant ce texte Marc cherche à briser la roue des fatalités qui collent aux fesses de toutes les tentatives de « Libération ». C’est ambitieux. Mais c’est casse gueule.

D’autant plus casse-gueule que la roue des fatalités présente certainement pas mal d’attraits pour Marc. N’est-il pas totalement et même archétypiquement représentatif de ce qu’il prétend dénoncer ? A savoir quelqu’un qui est arrivé sur le tard (il a fait un dossier, paraît-il très mal gaulé, dans le Canard Enchaîné, puis s’est fait embaucher dans le minirézo et y a naturellement trouvé sa place de tueur en série), et capitalise aujourd’hui à outrance en publiant mouts articles sur uzine, articles dont il n’omet jamais de faire la promotion sur... des listes de discussions pour journalistes comme JListe et JournaLISTE. Manière de mendier la reconnaissance de ceux qu’il prétend dauber ?

Qu’on ne me reproche pas à la lecture du paragraphe ci-dessus de faire un procès d’intention, à quelqu’un qui lui-même ne fait que ça. Ou plutôt pour adopter une jolie justification inscrite dans l’article : je ne dis pas que Marc le fait volontairement, mais la fusion inconsciente, dans son esprit, de ses intérêts personnels avec ce qui est bon pour le groupe, l’entraîne à adopter telle position. Voilà, je réutilise l’arsenal rhétorique de Marc pour lui chier dessus, heureusement que les idées ne sont pas soumises à droit d’auteur :)))

Vraiment il n’y a pas de solutions ? Le web indépendant finira comme Marc le prévoit ?

Autre question : Marc lui-même finira-t-il comme ce qu’il prévoit pour les autres ? En général, les grands prophètes de l’immaculé militantisme ont du mal à voir la poutre qu’ils ont dans l’oeil.

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> Les marchands aiment le Web indépendant, Mikeul, 9 mars 2001

>> Le texte de Marc Laimé montre avec une certaine extra-lucidité, le devenir très probable d’un certain web libre. Au cimetière des illusions perdues.

Oui le mot est juste : un certain web libre. Les grandes figures de proue du web indépendant, les portes-parole autoproclamés, les plus visibles, etc. C’est le risque de tout rassemblement de personnes autour d’un idéal. Dès que le pouvoir, la visibilité, voire la célébrité entrent en ligne de compte, la tentation est grande de se mettre en avant. Cette étape est assez évidemment porteuse de dangers.

Mais le web libre n’est pas une entité une et indivisible et si certains passeront à la moulinette du web marchand ou d’un avatar quelconque, il en restera d’autres, bcp d’autres derrière.

Moralement, on ne peut pas critiquer le rassemblement de gens autour d’idées telles que celles qui sous-tendent Uzine ou d’autres projets. Mais l’incursion dans le champ politique et médiatique est toujours porteur de dangers et rares sont ceux qui arrivent à conserver leur âme.

Deuxième écueil : un rassemblement quelconque est guidé par la philosophie que le groupe est plus fort. Mais là encore, une tentation existe, toujours lié à la notion de pouvoir, c’est de monter une franc-maçonnerie, avec intronisation des membres et réunions privées. Là encore, rares sont ceux qui y échappent.

Uzine donne à tous ceux qui le souhaitent, la possibilité de s’exprimer sans censure. Et certains ne se privent pas d’envoyer quelques piqures de rappel quand le débat tourne à l’onanisme, l’autoproclamation, etc. C’est quand même largement appréciable non ?

>>Pourquoi essayer de "plomber" d’a priori et d’accrochages circonstanciels, un texte qui cherche à nous faire échapper à la gravitation du moment ?

La gravitation du moment, c’est joli mais c’est passablement obscur. Ca me fait penser aux nombreuses interventions sur Uzine de guignols (c’est l’effet que ça me fait) maniant parfaitement un vocabulaire pseudo-journalo-philospho-sociologique. Ca y va à coup de Wolton, machin et chose, c’est tourné obscur, ça cause obscur pour laisser finalement l’impression que les auteurs aiment se lire et s’écouter parler. La concision et la qualité de la langue ne sont pas antinomiques.

>> Vraiment il n’y a pas de solutions ? Le web indépendant finira comme Marc le prévoit ?

Cf. plus haut. Il s’agit d’un débat d’arrière-garde. Le web indépendant n’est pas une entité à part entière. C’est un peu le sujet du débat sur l’existance d’un web indépendant (6 premiers articles).

La différence entre les radios libres, par exemple, et Internet, c’est qu’il est beaucoup plus difficile de contrôler les moyens de diffusion dans le 2ème cas, ça laisse des possibilités...

 
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> Les marchands aiment le Web indépendant
8 mars 2001, message de l’homme moderne
 

Une remarque : c’est vrai que les textes d’uzine sont trop longs et un rien boursouflés comme dit par certains. essayez de moins abuser du copier/coller

Deuxième remarque : bien d’accord avec ce que je crois être le fond de l’article. l’indépendance sur le ouaibe est devenu un fonds de commerce de certains.

Ce qui m’embête, c’est que ceux dont je pense qu’ils se laissent aller à capitaliser à leurs profits le ouaibe "non-marchand" sont ceux justement qui font uzine ou sont défendus par uzine : arno, lacambre, chemla, chollet etc.

Ils sont à l’assemblée ou dans les journaux, censés représenter tout le p’tit monde "non-commercial".

Je dois pas lire les bons journaux.

Il y a une différence d’âge aussi dans tout cela : l’alternatif, l’indépendant etc. m’emmerde ; j’ai déjà vécu les mêmes conneries avec les radios libres bien sûr, mais aussi avec les fanzines papier, les revues de poésie. A chaque fois, certains veulent rassmbler tout un petit monde hétéroclite sous la bannière de "l’indépendance" et se saisissent de la hampe du drapeau, sans qu’on (en tout cas nous) leur demande rien. Quand on ne marche pas exactement au rythme de leurs fifres, ils vous excommunient, ou bien se tirent ailleurs en emmenant la bannière. Arno et lacambre sont pour moi les spécialistes actuels de ça, désolé de le dire ici.

Foutez-nous la paix avec votre indépendance et vos problèmes internes, laissez-nous faire nos trucs dans nos coin, et appelez-nous quand vous aurez des problèmes persos pour faire de la chair à pétition, c’est à ça qu’on vous sert.

Bien à vous

l’hm

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> Les marchands aiment le Web indépendant, Thomas, 8 mars 2001

Bravo l’homme moderne !!!

C’est donc toi qui remporte la grande chasse aux sorcières du web indépendant.

Tu as écrit :

"bien d’accord avec ce que je crois être le fond de l’article. l’indépendance sur le ouaibe est devenu un fonds de commerce de certains."

et encore :

"Ce qui m’embête, c’est que ceux dont je pense qu’ils se laissent aller à capitaliser à leurs profits le ouaibe "non-marchand" sont ceux justement qui font uzine ou sont défendus par uzine : arno, lacambre, chemla, chollet etc. Ils sont à l’assemblée ou dans les journaux, censés représenter tout le p’tit monde "non-commercial"."

Pendons-les sans autre forme de procès : c’est vrai qu’ils "capitalisent", à mort et "à leurs propres profits le ouaibe non-marchand".

Et bravo aussi à Marc Laimé (rejoint, semble-t-il, au beau milieu du jeu, par ARNO*) pour ce formidable - et haletant - jeu de pistes qu’il nous a offert.

Ce fut beau, ce fut grand, et on a vu du sang.

TL

PS à l’adresse de l’homme moderne : tu n’as pas l’impression dans ton webzine de "capitaliser à ton propre profit" le travail faits par certains sites, voire pire par des journaux bourgeois et marchands, à propos de je sais pas moi, Bourdieu, Wacquant, Accardo, Balbastre, etc. Mais là, c’est pas pareil, sans doute : ce doit être une forme d’impôt révolutionnaire (PLPL tm).

 
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> Les marchands aiment le Web indépendant, hcow, 8 mars 2001

Je rétitère : Marc se contente d’exposer un futur probable. Il se dit que le public est adulte et a le droit de savoir ce qui se passe (ou pourrait se passer) en cuisine. Il n’a peut-etre pas vraiment le droit de le savoir (le public), ce qui se passe en cuisine, mais c’est interessant de le savoir (en tant que public). C’est de toute façon plus interessant que de se coltiner les sempiternels grands principes qui ne mangent pas de pain.

En fait, c’est un peu l’optique de Carles (Pierre). Montrer ce que c’est vraiment au quotidien que la connivence, les retours d’ascenseurs, et les bons amis aux postes clés que l’on choie. Evidemment, les journalistes patentés (ou assimilés) hurlent au scandale. Traditionnel reflexe corporatiste. Evidemment, on sort les grands mots : "chasse au sorcieres" / "stalinien" / "Maccarthisme" dès qu’il s’agit de mettre la fameuse déontologie en pratique. Déformation professionnelle, je suppose ...

C’est tout de même amusant de constater que si les journalistes (surtout lorsqu’ils sont de gôche) sont les premiers à protester contre les cumuls des mandats des politiques, ils ne sont pas les plus pressés pour faire le ménage devant leur seuil. La capitalisation d’un travail commun peut être vue comme une forme de cumul des mandats, non ?

Il est tout aussi remarquable de constater qu’on ne discute (presque) jamais du fond de ce que dit Marc. On lui fait des procès d’intentions (il est jaloux, mal luné, etc.). Pareil pour l’homme moderne (qui lui balance des noms en public, ce qui n’est pas très élégant, il est vrai). On attend toujours que quelqu’un vienne pour nous expliquer pourquoi et en quoi l’article de Marc c’est du n’importe quoi ...

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Ce que je reproche à Marc et Arno, Antoine, 8 mars 2001

Je rétitère : Marc se contente d’exposer un futur probable. Il se dit que le public est adulte et a le droit de savoir ce qui se passe (ou pourrait se passer) en cuisine.

Si le public a le droit de savoir, pourquoi les auteurs, qui sont en cuisine, ne lui livrent pas les secrets ? C’est du foutage de gueule. C’est comme les trolls qui viennent dire "Gitoyen c’est des salauds de traîtres capitalistes" et qui ne sont même pas foutus de donner des justifications précises.

On attend toujours que quelqu’un vienne pour nous expliquer pourquoi et en quoi l’article de Marc c’est du n’importe quoi ...

Ce n’est pas du n’importe quoi, simplement ce sont des idées intéressantes, mais qui en l’état sont poussées à l’extrême dans une espèce de posture purificatrice à la mords-moi-le-noeud, sans en même temps vouloir dévoiler une raison valable de prendre une telle posture.

Enfin, je ne trouve pas que c’est l’optique de Pierre Carles. Carles, lui, dénonce précisément, donne à voir les connivences, et ne se contente pas d’exhorter les gens à faire leur autocritique sous la menace d’hypothétiques compromissions. De plus, Carles a l’alibi d’être en-dehors du système quand il reste dans le flou, ce qui est loin d’être le cas d’Arno et Marc. Avec ce qu’ils savent, ils ont de quoi faire exploser le panier de crabes du web indé. Qu’attendent-ils ?

Que Marc et Arno fassent un article sur les dessous du Minirézo
-  par exemple l’expulsion de Philippe Moreau (membre du groupe "Rénovation" de la LDH) après tentative de soi-disant prise de pouvoir -, sur les batailles de salon entre IRIS/RAS/Lacambre & co, sur les compromissions d’associations ou coopératives "solidaires" avec l’appareil d’Etat, là ce sera intéressant, ça tapera fort, dur et juste. Mais la chose au-dessus, là, c’est de la branlette pour idéologues de troisième zone. C’est triste qu’Arno descende dans un trip aussi minable. D’habitude, il fait les choses en grand (comme quand il tape sur Tubiana).

a+

Antoine.

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> Ce que je reproche à Marc et Arno, hcow, 8 mars 2001

Si le public a le droit de savoir, pourquoi les auteurs, qui sont en cuisine, ne lui livrent pas les secrets ?

Je comprends pas bien là ou je rêve ... Pourquoi Jean Daniel (par exemple) ne raconte-t’il pas par le menu ses innombrables conpromissions ? Ca me semble évident ...

Ce n’est pas du n’importe quoi, simplement ce sont des idées intéressantes, mais qui en l’état sont poussées à l’extrême dans une espèce de posture purificatrice

Je suis bien d’accord. Je parle (implicitement, ok) de la première partie du projet. Le Quizzz final "allons tous nous flageller" me parait un peu etrange pour ne pas dire plus.

Ceci etant, je ne peux pas me mettre à la place de Arno* et Marc, et savoir quelles sont leurs motivations (si tant est qu’ils en aient une cachée).

Laissons tomber le quizz, ok. Mais la première partie ? J’en attends le demontage, et pas les poses des vertus ulcérées.

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> Ce que je reproche à Marc et Arno, 8 mars 2001

Je comprends pas bien là ou je rêve ... Pourquoi Jean Daniel (par exemple) ne raconte-t’il pas par le menu ses innombrables conpromissions ? Ca me semble évident ...

Moi aussi... Mais je ne pense pas que Jean Daniel se lance non plus dans de grandes déclamations idéologiques avec exhortation à l’auto-critique à la clé - enfin, là, je te laisse volontiers me corriger, vu que je ne lis pas ce genre de choses. C’est pour ça que la posture de cet article est étrange, comme tu le soulignes avec justesse : d’un côté on fait partie du web indé et même de ses représentants les plus médiatisés et valorisés (arno en particulier), d’un autre côté on chie sur tout ce qui fait notre position dans le web indé. Sans toutefois aller jusqu’au bout. Double contradiction ! Ou alors c’est juste pour se démarquer de la contradiction simple et habituelle des "médiateurs" quand ils parlent de "déontologie" ?

Laissons tomber le quizz, ok. Mais la première partie ? J’en attends le demontage, et pas les poses des vertus ulcérées.

Démontage ? Heu, voyons voir. Passons sur les citations du début et le rappel des faits.

....................

"un capital très humain"

Il s’agit d’anticipations et de spéculations sur l’avenir possible du web indé. Il me semble cependant qu’il y a une assertion assez optimiste : "Ce sont les webzines qui font de l’audience, fidélisent des lecteurs passionnés. Ce sont les réseaux de solidarités qui font émerger de nouvelles dynamiques, bousculent les certitudes et les préjugés." De quels webzines parle Marc Laimé ? De ceux qui bousculent les préjugés ? Ceux-là ne font certainement pas une très grosse audience. Certes, faut pas le dire, parce que vu dans le prisme déformant du microcosme parisien, on a l’impression d’être les rois de la subversion...

Il me semble donc qu’on confond ici micro-prestige social et valeur marchande. Même si l’un et l’autre sont parfois/souvent liés, je vois mal comment un "spécialiste du web indé" (ce qui est quand même quelque chose de très sectorisé) pourrait se recycler dans la médiation professionnelle. Ou plus précisément, même si quelques-uns y arrivent, je vois mal une telle translation s’opérer de façon massive ! Quel intérêt médiatique/éditorial pourrait justifier de mettre en branle l’absorption d’une telle masse hétéroclite et plutôt difficile à récupérer dans le cadre d’une activité marchande ?

C’est qu’il risque d’en falloir, des stages de rééducation et des colloques au Bahamas. Dans quel but exactement ? Michel Bon a-t-il vraiment besoin du Web Indé, ou sont-ce juste quelques bonnes paroles d’un individu friand, comme Messier, des médias et de leur reconnaissance ? Certes, on peut penser à un scénario type antiracisme et récupération des bons sentiments, transposé au Web. Mais là j’extrapole et si c’est ce que voulait dire Marc, il eût été bon qu’il le dise clairement.

....................

" Nous avons tous, plus ou moins, capitalisé sur notre connaissance, pratique, maîtrise d’Internet, et cela à titre individuel. Qu’il s’agisse d’un capital symbolique (pouvoir), d’un revenu (salaire, piges...), nous tirons un bénéfice personnel de notre pratique du réseau."

Le "nous" serait intéressant à élucider. Les lecteurs ? Bof. Des ennemis de Marc ? Peut-être, mais ils ne sont pas déclarés. Alors ? ....

....................

" Dans l’absolu, rien de mal, parce qu’inévitable. [...]"

Finalement, le seul mal serait de ne pas avouer qu’on fait la faute ? C’est un peu fort de café, ou trop léger au contraire. Auto-flagellation, idéologie du chatiment, dénoncés sous des formes diverses par une grande partie des intervenants de ce forum. Au-delà de l’affection ou de la répulsion qu’on éprouve pour de telles pratiques, on remarquera que cette repentance est en l’occurence hypocrite puisqu’on continue quand même à faire le mal. A quoi sert-elle alors ?

Je rejoins ce qui a été dit ailleurs : on dirait de l’auto-justification voilée. Tirer soi-même sur les dérives présupposées du système, et brandir l’étendard de la repentance, permettrait de désamorcer la bombe de ses propres compromissions ; puisque, dans ce schéma, quand on a avoué la "faute" (je ne statue même pas sur le fait de savoir si c’en est une ou pas, vu que les allusions du texte sont trop peu précises pour constituer un socle de discussion intéressant), on en est absous.

....................

Bon, je pense qu’on peut dégager deux travers dans cet article :

-  une ambivalence dans la position idéologique, à la fois radicale parce c’est ainsi que le veulent les auteurs, mais tout de même froussarde quand il s’agit de réaliser l’idéologie, parce que ça irait à l’encontre de leurs "intérêts".

-  une trop grande prétention à la globalité et à la généralité, qui fait qu’il n’y a aucune précision concrète sur la nature des "compromissions", des "bénéfices", l’identité éventuelle des "traîtres", etc. Ce qui empêche de juger des idées exposées car elles ne s’appliquent à aucune donnée suffisamment concrète. (quand on propose un modèle d’explication, ce modèle s’applique normalement à un domaine précis, pas un tout indéfini).

Si l’on reprend ce dernier travers et qu’on essaie tout de même de voir quel problème il escamote, on tombe sur la définition du mot "intérêt" et sur le seuil à partir duquel un intérêt devient, moralement (c’est évidemment une position uniquement morale - quand on n’a aucun "intérêt" à faire quelque chose, on ne le fait pas), répréhensible.

a+

Antoine.

Répondre
> Ce que je reproche à Marc et Arno, hcow, 8 mars 2001

Bon, il me semble que tu es un peu calviniste, là. En gros tu reproches à nos 2 redacteurs d’avoir foutu un coup de pied dans la taupinière, mais d’en être restés là, et de surcroit d’avoir foutu un coup de pied en ayant l’air de faire autre chose.

Voyons les choses en face. Est-ce que raisonnablement, ils pouvaient commencer tout de go à balancer des noms ou des situations précises ? Là, maintenant tout de suite sans prévenir, sans mettre en perspective ? Avant de commencer à dire "Untel à été vu dans des toilettes publiques avec Bon", il faut peut-être situer le problème pour le lectorat un peu perdu. Dire que tout n’est pas forcement hyper-cool dans le monde fantastique des copains, et que ça tiraille autant que dans une entreprise lambda de cartonerie industrielle, c’est un préliminaire à faire.

Mais je le répète, je peux pas me mettre à la place des deux redacteurs et savoir pourquoi ils ont fait ça exactement.

Et ce n’est pas parce qu’Arno et Marc sont dans une situation des plus troubles dans cette denonciation, que cela enleve quoi que ce soit à leur demonstration. A moins de virer théorie du complot (qu’on leur reproche d’ailleurs). En gros, ce n’est pas parce qu’on est du coté du baton que l’explication est inopérante ; au contraire.

Certes, il n’y a pas d’exemples précis. Mais au fond, que rappellent Arno et Marc ? Qu’il y a des précédents, qu’il se passe toujours la même chose, et qu’effectivement - même si on peut s’en gausser -, il ya des bonnes places à prendre (comme gourous internet associatif nouvelle citoyenneté tout ça). Effectivement elles sont plutôt rares, ce qui promet en ce qui concerne l’appreté des combats. Et dans ces conditions, le quizz devient une sorte de "on vous a prevenu" (le public et les autres), "faudra pas venir vous plaindre après". C’est mon interpretation, il va sans dire.

Ton probleme, Antoine, je pense, c’est que tu es en plein dedans. Alors evidemment qu’on dise "ca grenouille sec dans tous les coins, pour tirer des profits des activités du minirezo", ça te parait une évidence, un peu comme si on disait que le soleil se leve tous les matins. Mais, et je le repete, ce n’est pas la situation de tout le monde. Moi-même, je ne le savais pas. Je m’en doutais par analogie avec les radio-libres ou SOS-Racisme, par exemple. C’est tout. Tiens, un bon exemple, SOS-Racisme : qui aurait pu imaginer il y a 20 ans que ce genre d’organisation pourrait servir de tremplin à des petits malins (Julien Dray en l’occurence) pour la cour des grands ? C’est pour ça qu’à mon avis, ce n’est pas du tout délirant d’imaginer qu’on puisse réellement capitaliser sur le web indé ....

Cordialement

hcow (la vache avec une hache devant)

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> Ce que je reproche à Marc et Arno, 8 mars 2001

Hello La Vache,

Calviniste, peut-être, je ne sais pas. Je prendrai un dictionnaire ;)) (je suppose qu’on ne parle pas de Calvin et Hobbes).

Dire que tout n’est pas forcement hyper-cool dans le monde fantastique des copains, et que ça tiraille autant que dans une entreprise lambda de cartonerie industrielle, c’est un préliminaire à faire.

Le problème est que le texte ne se situe même pas à ce niveau-là, il se situe sur le plan de "il se pourrait, étant donné les circonstances, qu’un jour etc. etc.". C’est-à-dire que les auteurs évitent à tout prix de se mouiller ("non, non il ne se passe pas forcément quelque chose pour l’instant, enfin on vous a rien dit, hein") mais y vont par contre bien fort dans les extrapolations et autres prophéties cataclysmiques. Enfin quoi, ils ne sont pas fonctionnaires ni employés chez Dassault, Arno n’est pas salarié du Web Indé, leur tête n’est pas mise à prix, ils pourraient avoir un peu le courage de ce qu’ils veulent sous-entendre....

Et ce n’est pas parce qu’Arno et Marc sont dans une situation des plus troubles dans cette denonciation, que cela enleve quoi que ce soit à leur demonstration.

Ce que je disais dans le précédent message c’était aussi que la démonstration était foireuse (si on peut appeler ça une démonstration) puisque la position de globalité adoptée l’empêche de s’appuyer sur le moindre début de preuve ou d’exemple concret. C’est un texte qui donne à imaginer, à supputer, mais il ne démontre, en l’état, rien du tout.

Mais, et je le repete, ce n’est pas la situation de tout le monde. Moi-même, je ne le savais pas.

Oui, ou disons plus exactement que la plupart des lecteurs ne le savaient pas (toi, je me doute que tu as du sang sur ta hache de bûcheron québecois...). Mais ils ne savent pas non plus que Marc et Arno ne sont pas en-dehors. Donc, là aussi, hypocrisie.

Ceci dit, y avait déjà un autre article sur le même genre de sujet, mais un peu plus argumenté celui-là : http://www.minirezo.net/article588.html.

Tiens, un bon exemple, SOS-Racisme : qui aurait pu imaginer il y a 20 ans que ce genre d’organisation pourrait servir de tremplin à des petits malins (Julien Dray en l’occurence) pour la cour des grands ? C’est pour ça qu’à mon avis, ce n’est pas du tout délirant d’imaginer qu’on puisse réellement capitaliser sur le web indé ....

Oui, d’ailleurs c’est moi qui ai sorti l’antiracisme dans un message précédent, mais ça n’empêche pas les remarques que nous avons déjà soulevé tous deux (entre autres, qu’il y a très peu de places à pourvoir, et on peut ajouter que certaines sont déjà prises depuis pas mal de temps).

a+

Répondre
Capitalisation ?, moderne, 8 mars 2001
Capitaliser supposerait que nous en tirions un quelconque profit, matériel ou symbolique comme disent les deux autres. Pour qu’il y ait exploitation, faut qu’il y ait surprofit, on semble l’oublier dans nos meilleurs journaux ; nous n’avons uniquement que des débours, modestes heureusement. Le profit symbolique reste confiné à la satisfaction personnelle. Peut-être succomberions-nous aux ponts d’or de Bon ou Messier, ou aux modestes demandes de piges : on n’est pas assez bon ou pas assez fréquentables, personne ne nous l’a demandé j’espère pouvoir éviter de dire que les autres sont des vendus, si ça m’arrivait, mais on n’est sûr de rien. On essaie de toujours renvoyer à l’origine de l’article quand on le reproduit, il n’est souvent plus accessible. Quand on ne fait qu’un lien, comme pour Balbastre vers votre webzine, on court le risque de la disparition, comme pour celui-ci, je m’en aperçois. "G.B. est interviewé dans le recommandable webzine Périphéries en mai 1998"
Répondre
> Les marchands aiment le Web indépendant, 8 mars 2001

Salut l’HM,

Moi je ne lis pas les journaux du tout. Ni le tien, d’ailleurs (les midinettes qui scandent "Bourdieu ! Bourdieu ! Bourdieu !" en sautant sur leur chaise m’indiffèrent).

La phrase suivante me fait bien marrer :

Foutez-nous la paix avec votre indépendance et vos problèmes internes, laissez-nous faire nos trucs dans nos coin, et appelez-nous quand vous aurez des problèmes persos pour faire de la chair à pétition, c’est à ça qu’on vous sert.

Si tu veux qu’"on" te foute la paix, le meilleur moyen est ne pas venir sur ce site, tu t’en doutes... Les gens qui viennent ici dire en long et en large à quel point ils n’aiment pas uzine et n’en ont rien à foutre, doivent vraiment s’ennuyer dans la vie pour perdre ainsi leur temps. Enfin, ça doit être ça, que d’être un grand imprécateur de salon....

Paix à ta conscience,

a+

Antoine.

Répondre
"si t’es pas content, t’a qu’à aller voir ailleurs" dit-il, moderne, 8 mars 2001

"Si tu veux qu’"on" te foute la paix, le meilleur moyen est ne pas venir sur ce site, tu t’en doutes..."

"Touché" ; c’est bien vrai. Vous voudrez bien me donner acte que l’on ne m’y voit pas souvent dans ces forums (2 ou 3ème fois ?) Cet article s’affichait avec constance sur ma page d’accueil *, comme quelqu’un l’a fait remarqué, il m’a intrigué ; et j’ai exprimé mon sentiment à sa lecture, je n’imaginais pas qu’il n’y avait qu’un registre de discussion possible ici.

A propos de Bourdieu et de ses "midinettes" : le fin du fin, ces temps, serait plutôt de le traiter de vieux con ringard ; ça évite de le lire, c’est vrai que c’est écrit petit. Je le lis depuis une vingtaine d’années et l’apprécie ;les pages que nous lui consacrons sont rarement mises à jour mais elles ont l’air de rendre service à plein de gens. Ma voiture est très ordinaire, sinon je lui aurais consacré un site qui m’aurait évité de me faire traiter de tous les noms d’oiseaux.

* au fait, cet page d’accueil (L’Autre Portail) me redirige automatiquement vers Le Monde Diplo, c’est normal ?

Répondre
Pouf pouf, 8 mars 2001

et j’ai exprimé mon sentiment à sa lecture, je n’imaginais pas qu’il n’y avait qu’un registre de discussion possible ici.

Mais arrête de pleurnicher ;) Je te rappelle la phrase à laquelle je répondais : " Foutez-nous la paix avec votre indépendance et vos problèmes internes, laissez-nous faire nos trucs dans nos coin, et appelez-nous quand vous aurez des problèmes persos pour faire de la chair à pétition, c’est à ça qu’on vous sert."

Bramer que tout ça ne t’intéresse pas, qu’il faut te foutre la paix, et maintenant te lamenter qu’on ne veuille pas discuter avec toi, c’est une position ou une démarche un peu idiote, non ?

A propos de Bourdieu et de ses "midinettes" : le fin du fin, ces temps, serait plutôt de le traiter de vieux con ringard ; ça évite de le lire, c’est vrai que c’est écrit petit.

Le détournement de trajectoire est bien essayé, mais il était clair que c’était votre côté fan-club que je visais, pas Bourdieu sur lequel je n’ai aucun avis particulier. De la même manière qu’on peut trouver ridicule les hystériques qui se protesternent devant telle ou telle chanteuse, sans se donner la peine de se forger une opinion sur la chanteuse elle-même.

* au fait, cet page d’accueil (L’Autre Portail) me redirige automatiquement vers Le Monde Diplo, c’est normal ?

Je n’en sais rien, il faut sûrement le signaler à leurs auteurs ...

a+

Répondre
> L’artillerie est sortie, Canan Henri, 8 mars 2001

Et bien nous, « le Soleil se lève à l’Est » avons été virés de l’autre portail alors que nous étions repris par le portail des copains...

A chaque (r)évolution sa terreur.

 
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La guerre mondiale est en marche !, 8 mars 2001

C’est insoutenable ! Je pense qu’une majuscule n’eût pas été de trop à Terreur, pour souligner le côté abject et répugnant d’un tel acte de barbarie, réminiscence des autodafés de jadis ! C’est un signal fort et redoutable, une fin de non-recevoir adressée à tous les démocrates avides de progrès, la prémisse infalsifiable et sinistre du retour sanglant de la Bête Immonde....

Et sinon, tu as signalé à Lazuly ? Si ça se trouve, c’est un oubli ou un problème technique.

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> "si t’es pas content, t’a qu’à aller voir ailleurs" dit-il, Je suis celui qui suit celui qui était., 24 mai 2003
Je vous prie de cesser de massacrer notre bonne vieille langue française, PLEASE, comme dirait Thierrrrry de la TV.Salut-ta-toi|
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> Internet fait gonfler les chevilles : contre-exemple.
7 mars 2001, message de Guillaume
 

Lu sur kitetoa.com :

Nous ne faisons ce site ni pour la gloire ni pour l’argent.

Tout le contenu (y compris deux livres) est copywrong. Vous pouvez le reprendre, le rediffuser gratuitement.

Si nous cherchions à nous faire connaitre, nous signerions chacun avec notre propre nom ou pseudo. Le fait d’avoir une signature unique interdit tout développement d’ego. Par ailleurs, chaque auteur sur Kitetoa peut se prévaloir de la paternité de l’ensemble. Car tout cela forme un tout.

Nous ne recherchons pas d’argent non plus. Pour deux raisons. La première est que nous avons tous un boulot et que nos salaires nous suffisent. La seconde est que si nous cherchions des sous, nous ferions du... comment dire... ? Comment appeller ça... ? du "consulting" ?...

Nous ne faisons aucune publicité pour ce site. voilà pourquoi je disais, cher Admin, que vous n’êtes pas forcé de nous lire. Si vous pensez que nous sommes animés de mauvaises intentions, il vous suffit de ne pas venir nous lire.

Amicalement, K.

Ca se passe de tout autre commentaire.

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> Internet fait gonfler les chevilles : contre-exemple., Greg.fr, 7 mars 2001

Effectivement, j’aime bien le principe de Kitetoa. Quelque fois, on voit des signatures différentes, mais quand je publie sur son site, je signe Kitetoa. Un peu comme dans mon canard officiel, où les articles ne sont pas signés. C’est un boulot en commun. Pas d’égos démesurés. On est tout logés à la même enseigne, seul compte la qualité du contenu. Après, le gugusse qui a écrit, on s’en tape un peu. De toute façon, on est dans l’ours.

D’accord avec un point soulevé plus bas : Marc ne daigne pas réagir. Soit il se contente de poster pour se faire une petite réput’ (dangereux et pas très glorieux, les journalistes qui ont la tête qui enfle, faut savoir rester à sa place), soit il se contente de lire les réaction sur le forum, et se marre comme un baleine (comme moi). Mais je pencherais plutôt pour la première solution. J’ai peur qu’il manque d’humour et se prenne déjà au sérieux dans la peau de "spécialiste" du ouèbeindé.

Si certains de ses papiers sont intéressants (mais fait court, par pitié !!), ça ne l’empêche pas de raconter des grosses bêtises, comme dans son papelard sur la déontologie et la pub en ligne, posté le 6 mars. Faut vraiment qu’il arrête d’essayer de nous causer data mining et CRM, il n’y connaît rien de rien et écrit des âneries.

M’enfin, si vraiment uZine vous dérange, n’y allez plus. Ca me fait penser aux malheureux de To Luna qui s’en sont pris plein les thread sur Vakooler, quand ils ont eu le malheur de vouloir défendre leur boîte, le mois dernier. 165 posts en quatre jours, record battu !

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> Les marchands se foutent du Web indépendant
7 mars 2001, message de Grosse Fatigue
 

Je viens de relire cet article pour la troisième fois. Ça m’énerve, je le trouve pas bien structuré.

Ça tire un peu trop. Entre France Telecom et Télérama, il y a un fossé un peu rapidement comblé. Quant aux attaques contre le monsieur Pangon de Télérama, je les trouve injustes. (faut dire que ça fait plus d’un an que ce monsieur m’a découvert et m’a consacré, à moi, oui monsieur, presque deux pages). Alors bon. Par contre, quand France Télécom démocratise, on rigole. ah ah ah ah ah ah. Moi aussi.

Pour le quizz, j’ai rien compris. Pour la menace de fond : je suis certain que les marchands qui vendent des cds ou des bouquins à perte sur le net se moquent pas mal de mes délires, des analyses de Pierre Lazuly, ou des chroniques d’Uzine.

On tourne à la mégalomanie, et je croyais que c’était mon apanage.

Calmons-donc le jeu, il n’en vaut pas la chandelle. Et d’ailleurs, elle s’éteint. Amen.

 
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> Les marchands aiment le Web indépendant
7 mars 2001, message de www.quellesconnes.com
 

point 1


"La couverture médiatique de la quatrième « Fête de l’Internet » permet de mesurer l’ampleur de ce subit changement de tempo. Titré « Internet : amour, humour et beauté », le supplément du Monde Interactif du 28 février dernier annonce clairement la couleur : « Jamais, sans doute, Fête de l’Internet ne sera arrivée à si bon moment. Trois jours durant, du 2 au 4 mars 2001, et pour la quatrième année consécutive, la Toile sera à l’honneur à travers une foule de manifestations, de débats et d’initiatives. (...)

mouais ... bel article mais basé sur des affirmations qui auraient gagné à être plus documentées ? Et puis, ça déplait pas à tout le monde d’avoir des grosses stats et de voir les pointcomme qui rodent autour en faisant des risettes, c’est ça aussi la cour des grands ;) ...

point 2


"Nota bene. Avant tout, nous tenons à vous remercier pour la qualité des messages postés dans les forums d’uZine.

Cependant, certains participants se laissent parfois emporter par leur... enthousiasme et postent, souvent de bonne foi, des messages que d’autres pourraient juger diffamants ou insultants. Le statut juridique des forums en ligne n’étant pas très clair, soyez conscients qu’un juge pourrait décréter la responsabilité des administrateurs d’uZine sur ces messages, et pas seulement de leurs auteurs. Merci, pour cette raison, de préserver l’existence même de cet espace de débat en évitant les formulations explicitement insultantes ou diffamatoires.

Notez encore que les forums sont modérés à posteriori et que l’anonymat des auteurs est très relatif. "

Je constate en lisant les réactions plus bas, que nombre de malfaisants utilisent vos forums à des fins diffamatoires, insultantes justifiant la censure.

.... L’ennuyeux c’est que votre discours perd en crédibilité avec cette épidémie de censure.

Pas besoin de me lâcher l’autre gros nullard
(oups...insulte ! gasp = censure ?)
qui se sent responsable de tout ce qui se dit ici et qui prend son plaisir à insulter avec classe et finesse les pauvres cons
(oups. gros mot ! gasp = censure ?)
qui osent venir souiller ce temple des bonnes manières et de la liberté d’expression que sont les forums UZINE2 ...

(je dois être diffamatoire, vu que les incidents techniques sont probablement la cause de ces disparitions d’interventions à répétition = un conseil, changez de programmeur, c’est un nullard aussi celui qui a fait ce programme alors)

Et vive ma liberté d’expression, mais gentille, polie, petits neuneus dans les cheveux et petite révérence en arrivant et en repartant ...

www.quellesconnes.com

 
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Martine à la campagne !, Laurent Martinez, 7 mars 2001

Bien heureusement multicéphale Doc Martine que pour uZine2, tu es d’une fidélité à toute épreuve...

La modestie qui te pousse systématiquement à exprimer le contraire de ce que tu ressens est maintenant si célèbre que sa présence ici marque comme un tampon officiel la pertinence de chaque article que tu paraphes. (c ;

Quant à la censure que tu dénonces à demi-mots délicieusement influencés par ta ravissante timidité, je me permets de te l’expliquer, à la place des administrateurs, à travers tes propres mots :

Doc Martine alias GrossePoof, alias de nombreux autres masques... disait sur son forum : « Ici je censure sans aucun état d’âme :) ou j’insulte avec un plaisir maniaque

la cheffe ici c’est moi

Fri Sep 22 13:24:56 2000

la différence mon pauvre ami, c’est qu’ici je suis chez moi, les règles sont clairement définies et que tu peux te passer la chanson de Katrine en boucle, je te la dédie, parce que je t’emmerde avec une jubilation que tu ne peux imaginer...

Ici tu es sur mon terrain. et il se trouve que le qu’en dira t’on je m’en suis toujours tamponné sévère le coquillard !

moralité, tu n’as aucune puissance ici... aucune. je te censure, je ne te censure pas, je te répond ou pas en toute tranquillité d’âme car les grands principes des grandes autorités morale du web des français...(ici on est en Suisse mon Lolo !) (va donc étudier aussi les lois suisses sur le web... avant de me faire la morale)

mouarffffffff »

Tu me traitais alors de "Gros Con" ce qui justifiait tes choix modérateurs ( sachant quand même que je n’ai jamais posé qu’une seule phrase de 10 mots sur ton forum où que t’es ta cheffe dedans... et que cette phrase n’a jamais été censurée ). En tant que GrosseConne, tu dois donc comprendre les décisions des administrateurs de uZine à ton egard. D’autant que cette décision n’existe que dans tes fantasmes ce qui devrait ajouter à la qualité de ta compréhension ! (c ;

Il est bien évident que tu attribues aux autres ton propre comportement sur ton forum - comportement que les propos que j’ai recopiés décrivent parfaitement - mais je voudrais quand même, parce que je t’aime (c’est tes godasses qui m’excitent), te mettre en garde contre l’Egocentrisme : Ca déforme la réalité !

Je t’embrasse pas, tu piques !

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> Martine à la campagne !, je ne suis pas Laurent Martinez moi., 7 mars 2001

y’en a qui feraient mieux de boucher les trous de sécurité chez Atos plutôt que de faire la morale aux autres...

ceci dit, c’est clair et net = je ne suis pas fidèle et je n’ai pas de multiples identités.

Pour la pertinence, tu pourrais fermer la porte quand tu en parles, ça remugles vilain.

T’es trop marrant toi. Moi, en tant que grosse conne, je te donne un diplome de gros naze (pas nazi hein ! soyons clairs !) avec mention faux-cul. Tu défendrais ici des principes que tu combats chez les autres. Bel exemple d’intégrité.

Je suis tellement multicéphale qu’on me reconnait toujours, et n’allez pas imaginer que d’autres sont moi ! Et pourquoi ne serais-je pas Philippe Val en personne, et l’UEJF et la LICRA et toute l’équipe de Télérama hein ? tu y avais pensé à ça ?

.... Tiens, Libé était rigolo sur la fête des gros nullards qui font la fête internet... j’ai mal lu peut-être mais il y avait là un beau bouquet de tronches rigolotes...

Ils ont fait un spécial Fete de l’internet, vous l’aviez pas lu ? ô, c’est bête, car le minirezo y représente le 90% de l’hacktivisme en Francophonie

ah ah ah !

Allez, soyez sages, je repasse dans quelques jours pour lire les nouvelles du phare de la censure sur forums.

(je sais je suis pas marrante, mais il faut toujours un fou du roi ou un contre-pouvoir , ça évite les quizz à remplir et ainsi on sait tout de suite de quel coté on se situe, les gros cons dans mon genre, ou vous)

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> Martine à la campagne !, 7 mars 2001

Tiens c’est le retour de Doc Martine alias GrossepOOf. Bizarre, pas de jeux de mots amusants avec des doubles O aujourd’hui... t’es pas en forme ? ;)

Mais si c’est vrai, tu as diversifié ton vocabulaire : "nullard", "gros naze", "faux cul" et même "remugles" (bigre, là t’as dû acheter un dictionnaire, avoues :-)).

Sinon, pour le fou du roi, tu as exactement raison, c’est un personnage qui dit à peu près n’importe quoi au hasard en intercalant des grimaces. Tout à fait toi. Sauf que le fou, lui, a une bonne raison de le faire : il gagne son pain. Toi, on se demande toujours...

Par contre, pour le "contre-pouvoir", tu repasseras. Personnellement je te verrais plutôt en caniche docile des quelques ceusses assez gentils pour te témoigner un simulacre d’amitié. Mais bon, tu as le droit de te faire des films...

a+

PS : Laurent a raison, avec ton genre d’interventions c’est à peu près normal qu’il y en ait qui te zappent.

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> Martine chez le Roi, Laurent Martinez, 8 mars 2001

Laurent a raison, avec ton genre d’interventions c’est à peu près normal qu’il y en ait qui te zappent.

Heu... c’est pas moi qui le dit, c’est son propre fantasme hein ! (c ;

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A propos de récupération par les marchands
7 mars 2001, message de grosse fatigue
 
Le week-end dernier, un type m’écrit sous couvert de l’UNESCO. Il m’écrit un truc incompréhensible. J’ai pourtant un QI supérieur à 140, je n’ai pas compris. C’est parce que c’était tellement bête, que je ne pouvais pas imaginer à quel point ça l’était. Il me disait, en gros, mais aussi en long, en large, et en travers, que j’étais un pionnier, avec cette malice qui sied si bien aux enfants de moins de 5 ans dont les pères roulent en grosses BMW. Cette malice consistait à dire "Petit, t’es gentil, t’es lu, mais t’es un minable" et pour la peine, on a besoin de ta photo pour la coller au milieu d’autres tronches dans Paris. Vous serez ainsi tous célébrés comme les pionniers du web, juste avant que ce dernier ne se transforme en galerie marchande et qu’on vous jette à l’eau, à la décharge, à la canche comme on dit par chez moi. J’ai répondu au type, la première fois, que je n’avais pas compris. D’ailleurs, souvent autrefois, je ne comprenais pas les fils à papa qui se moquaient de mes bottes en caoutchouc moi qui en était si fier. Le type me répond que je suis une larve, et que l’internet et le monde qui m’entoure ne meurent pas mais se transforment en hypermarché, et que pour fêter ça, un photomaton en couleurs numériques serait le bienvenu. En gros, cet inconnu monoforme me proposait tout simplement une cérémonie d’enterrement pure et simple, avec couronne portraite et caetera. Je lui ai dit d’aller se faire foutre. Peut-être devriez vous en faire autant... Voilà l’adresse de leur machin : >http://www.pionniers.net/
 
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Pionniers.net, moderne, 8 mars 2001

Tiens ? Moi aussi, j’ai reçu cette invit’ et j’ai rien compris pareil. J’ai cru que ça s’adressait aux" startupers" età quelques "grands anciens" dont je ne suis pas et qu’on nous avait mis dans l’lot par erreur. Et j’ai téléphoné en rigolant de savoir que j’aurais ma bouille (ou celle d’un pote au-dessus de mon nom) à côté de cerf ou de messier. Le texte était vraiment pas clair, donc. Ceci dit, je regrette pas, parce que la demoiselle au téléphone avait une voix formidable (une du genre qu’on imagine une belle secrétaire, bien mise), qu’elle a dit qu’elle avait hâte de rencontrer quelqu’un qui avait un site qui s’appelait comme moi. J’te jure, t’as raté kékchose (faut tél à la 2ème assistante pour entendre la voix en question).

l’hm

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Défense et Illustration de Caliméro
7 mars 2001, message de Guillaume
 

Bonjour à toutes z’ et à tous.

Ca tape dur , très dur sur la coquille à Caliméro ce matin... Remarquez, du sang à la Une chez uZine, ça ne chagne pas trop, cela devient courant depuis quelques semaines : du coup, le plus intéressant (d’ailleurs n’est-elle pas là, l’idée géniale ? Tellement géniale que TF1 y a renoncé...) se passe et se dit en bas de page.

Donc Caliméro doit avoir passablement mal au crâne, disai-je donc.

Et pourtant....

Explication de texte (à ma sauce) :

"Tout à fait d’accord avec toi, y’en a marre que Laimé se serve de nous pour devenir le journlaliste spécialiste du web indépendant (le web du futur selon lui meme) en développant un bonne grosse visibilité sur le site phare d’Uzine."

Simple constat : en page d’accueil d’uZine, cinq (pas moins, pas - encore - plus) articles/tribunes de Marc Laimé. Donc deux daté(e)s du 6 mars 2001. Quatre ou cinq articles de plus (tout dépend de la fréquence de visite que l’on a) émanent d’autres figures connues d’uZine.

Trust ? Monopolisation de l’espace et de la parole ? On peut voir cela comme ça... Ou bien se dire, tout simplement, que tout comme un journal, uZine appartient à ceux qui le font, non à ceux qui le lisent, même si, et cela peut expliquer pas mal de choses, d’un coté (éditeurs) comme de l’autre (lecteurs), les forii de bas de pages peuvent laisser croire que ces derniers ont leur mot à dire.

Et puis on peut très bien être les chantres de la libre parole... si possible chez les autres, sans s’appliquer à soi-même ce précepte (voir la Ligue des Droits de l’Homme et des adhérents-à-fermer-leur-gueule).

Essayez un peu d’intervenir auprès de Libé, du Monde ou de tout autre canard sur leur ligne éditoriale. Et pourtant, tous ont un service "Courrier des lecteurs", qui devrait s’appeler "courrier de certains de nos lecteurs". Pourquoi uZine échapperait-il à cette règle ?

uZine me rappelle, en bien comme en mal, les journaux de collège et de lycée de ma jeunesse (sniff...) : un tas de bonnes volontés, et au fil des réunion des clans qui se forment, des leaders qui émergent, des egos qui s’affirment. Bref, le constat social, pour parodier Rousseau.

Première réflexion, donc : ne pas oublier qu’uZine n’appartient pas à ses lecteurs. (D’ailleurs, cela éclaire d’un jour nouveau les récentes charges contre Charlie Hebdo et son rédacführer en chef.)

Une alternative ? Il y aurait bien l’usage d’un nom collectif, à la kitetoa. Une sorte de cagoule à la sous-commandant Marcos de plume. Remarquez, ça aurait de la gueule : les membres d’uZine se rendant cagoulés au réunions parlementaires... Ouais, ça aurait de la gueule... Bon, oublions cela.

Continuons, continuons :

"Fort bien. Il appert toutefois que ces très louables activités se voient désormais conférer une très réelle valeur marchande par nos amis du même nom. Tous militants, tous talentueux, tous experts, tous passionnés, nous commençons à valoir cher. Et ce n’est qu’un début ! Qu’allons-nous faire de cette richesse ? That is the question... "

Et quelques lignes plus bas tombe LE mot : capitaliser... (Je passe sur l’auto-satisfaction : tous experts, tous talentueux... Ca sonne comme un crédo ça madame...)

En quoi la capitalisation est-elle nécessaire ?

Là, je ne comprends plus trop... Depuis des mois je lis ici des tribunes qui contre le web marchand (donc : on y capitalise, on y fait du fric...), qui contre le tout-machand tout court... Et maintenant j’y lis qu’il faudrait capitaliser l’expéricence d’uZine. Suivent quelques exemples (pré-annonces ?) : bouquins, conférences, cocktails, partouzes (OK, j’exagère... :o)).

Bref, vous en pensez ce que vous voulez, mais moi je vois s’annoncer l’arrivée d’une intelligentsia du web, d’un establishment. On connaissait déjà les dictatures de gauche légitimées par x années ou mois ou semaines (voire jours) de guérilla, aura t-on maintenant des e-pontes légitimés par x articles pondus sur uZine ??? Ca vous torture à ce point, de faire dans le gratuit, Marc, que déjà vous voulez capitaliser ? Ce serait donc ça, uZine : un tremplin, une fabrique à experts talentueux et militants ??? Ben je dis Bravo !

"Nous avons tous, plus ou moins, capitalisé sur notre connaissance, pratique, maîtrise d’Internet, et cela à titre individuel. Qu’il s’agisse d’un capital symbolique (pouvoir), d’un revenu (salaire, piges...), nous tirons un bénéfice personnel de notre pratique du réseau."

Et certains plus que d’autres, non ? Et hop, en deux paragraphes, l’AUTRE mot qui tue : bénéfice... Qui plus est associé à personnel...

Douche froide dès le matin potron minet, pfiou, depuis mon service militaire j’avais plus trop l’habitude...

Comment interpréter cela ?

En résumé :

1°) On a bossé pour la gloire et des cacahuètes sur uZine ; 2°) On a raillé ceux qui courraient après l’argent facile à coup d’idée toujours plus à la con les unes que les autres ; 3°) On vient de se rendre compte que, la déferlante start-up retombant, on prend du poids dans le web (et des centimètres en tour de tête, en plus on a du changer de taille de chaussettes à cause des chevilles) ; 4°) Alors, à mot à peine couvert, on vient vous dire que maintenant, les chefs, ben ce sera nous ! A nous d’écumer les plateaux TV, on a détrône Jérémie Berrebi, et tous les autres patrons de start-up, fini Multimania, caramail et consors, la nouvelle religion s’appelle Web Indépendant (tellement qu’il doit le proclamer et le rappeler sur chaque page depuis quelques temps !), et uZine sera son prophète...

Ben moi ça me plait pas trop, cette tournure.....

 
en ligne : Un site marchant
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Précisions : Défense et Illustration de Caliméro, Guillaume, 7 mars 2001
J’avais émaillé ma contribution de pseudo-tags HTML qui ont sauté au formatage. D’où le fait que les citations ne sont plus associées à leur auteur. Le première est tirée de la contrib’ de Caliméro, les autres de l’article de Marc Laimé.
 
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> Compléments : Défense et Illustration de Caliméro, Guillaume, 7 mars 2001

Alors là, j’ha-llu-cine....

Je vient de tomber sur un ... portail qui fleure bon l’année dernière et ces sart-up aux idées toujours plus à la con les unes que les autres : www.webzinemaker.com. Tout un programme rien que dans le nom du site... Par amusement je clique sur Actualités/Presse, et qui retrouvè-je cité sous bruelzine (je vous laisse deviner le sujet traité par le zine en question....), uZine2... Soit, entre temps on est passé de webchosemaker à netzine.fr, mais quand même... Ca ressemble un peu trop à l’avenir si possible doré/argenté rêvé de Marc........

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> Compléments : Défense et Illustration de Caliméro, 7 mars 2001

Oui, ce qui est marrant, c’est qu’un des responsables de Webzinemaker nous a même proposé un article... pour faire de la pub pour webzinemaker. Au moins, il a le mérite de ne pas y aller par chemins détournés. S’ils ont linké uzine, c’est de leur plein gré, on ne leur demandera pas de nous faire de la pub.

Pour revenir à l’article de Marc : le propos est justement de dénoncer les dérives en question. Dérives qui ont déjà lieu, et pas forcément au minirézo (voir la guéguérre RAS/Gitoyen au bas de l’article de Bortzmeyer, qui fait qu’on a supprimé des interventions vu que les tiraillements entre groupuscules n’ont pas à venir encombrer uzine (quand les attaques sont explicites, on laisse, parce que c’est marrant et parfois instructif, mais quand ça fonctionne par allusions, bof...). Pour info, le RAS est à moitié infiltré par IRIS ; or Meriem Merzouki, présidente d’Iris, ne peut pas piffrer Valentin Lacambre, Laurent Chemla, entre autres (et vice-versa, hein), et elle fait donc tout pour dissuader le RAS de faire partie de Gitoyen et en même temps essayer de discréditer ce dernier. Voilà pour les passionnantes histoires internes du « so-called Web indé » comme dit Marc, et ce genre de choses ne date pas d’hier).

Sinon, l’enseignement à tirer : n’attendez pas que des porte-paroles fassent tout le boulot, mais fabriquez votre propre uzine. SPIP est (sera) là pour ça, et je crois que Mikeul a commencé à s’amuser avec ....

a++

Antoine.

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> Compléments : Défense et Illustration de Caliméro, Mikeul, 9 mars 2001

Sinon, l’enseignement à tirer : n’attendez pas que des porte-paroles fassent tout le boulot, mais fabriquez votre propre uzine. SPIP est (sera) là pour ça, et je crois que Mikeul a commencé à s’amuser avec ....

J’ai testé à peu près tous les systèmes de publication et SPIP me paraît intéressant. Le choix est vaste, donc chacun peut se construire un webzine perso facilement depuis un bout de temps (SPIP, phpslash, phpnuke, thatware, etc., etc.)

C’est vrai que l’utilisation de ces systèmes peut parfois conduire à une normalisation graphique mais ceux qui veulent customiser le tout ^peuvent le faire moyennant bien entendu un peu de boulot

Le mien existe depuis presque 1 an (merci phpslash et peut-être bientôt un SPIP modifié). Mais c’est vrai que pour arriver à adapter un système de publication et ma problématique particulière, je suis obligé de faire pas mal de modifications.

 
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> > Compléments : Défense et Illustration de Calimé, federi bernardini , 22 novembre 2001

salut,

je viens de tomber sur votre contribution certe un peu tard mais qu’importe. Je ne désire pas polémiquer sur votre pseudo combat, virtuel qui plus est, sur le web indépendant et la liberté du web. Si vous aviez un tant soit peu pousser en avant la viste du site vous auriez vu que le webzine sur bruel était fait par une jeune personne qui utilise nos services ; car nous n’écrivons pas d’articles, nous proposons simplement des webzines à ceux qui désirent en tenir un. Un peu comme SPIP le propose maintenant, non ? Critiqueriez vous SPIP et leurs auteurs pour un contenu qui ne vous convient pas ? Même argument pour les idées à la con ! Alors dans notre société comme dans les autres il ya ceux qui font des choses (qui vous conviennent ou pas) et ceux qui en parle !

Federi bernardini PS : si vous vous sentez l’âme d’un libertaire, prêt à combattre la société de conso, impliquez vous plutôt dans un combat réel, avec de vrais gens, et de vrais emmerdes, pas sur le net avec votre ordinateru à 10000 balles, votre forfait et votre facture téléphonique à payer.

sur ce A+

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> Défense et Illustration de Caliméro, Tiresias, 7 mars 2001

On reste quelques temps sans passer, et on trouve beaucoup de changement de ton, et même d’idéologie. L’inconsistance et l’incohérence font elles partie des charmes du net, ou plus prosaiquement, y-a-t-il un moment où il convient de passer à autre chose, une fois testée sa propre valeur marchande ?

J’en étais resté aux diatribes antival, je reviens pour le passage à la soupe, justifié d’arguments pétant la mauvaise conscience (je ne parle pas de cet article, mais plus généralement).

Je suis comme toi, je m’apprécie pas.

Mais ne t’en fais pas, ça va encore changer, je suppose.

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> Où est l’auteur ?, Riki, 7 mars 2001

Trois commentaires candides en passant :

-  Marc ne participe jamais aux forums qui suivent ses articles. Pourquoi ? Moi, cela me dérange. Mais c’est son droit.

-  En revanche, il nourrit uZine de sa prose, de ses enquêtes, et ça, personne ne peut le lui reprocher (même si parfois, il en fait trop et manque de clarté et/ou de rigueur, mais il est loin d’être le seul)

-  uZine est un organisme vivant, erratique et imprévisible, ou le meilleur côtoie le pire, cela tient à sa nature démocratico-brouillonne de média d’auto-publication, et c’est pour ça qu’on l’aime.

-  La tendance des sujets d’uZine à l’onanisme, ses derniers temps, se passe de commentaires ; ceci dit, observez les forums qui marchent : ce sont ceux, justement, qui suivent les textes qui regardent le plus profondément notre nombril au lieu de se projeter ailleurs.

Bises à tous

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> Démonstration par le très absurde, Laurent Martinez, 9 mars 2001

Essayez un peu d’intervenir auprès de Libé, du Monde ou de tout autre canard sur leur ligne éditoriale. Et pourtant, tous ont un service "Courrier des lecteurs", qui devrait s’appeler "courrier de certains de nos lecteurs". Pourquoi uZine échapperait-il à cette règle ?

S’il te plait, réalise que tu écris ça dans uZine. (c ;

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> Les marchands aiment le Web indépendant
6 mars 2001, message de CALIMERO
 

Tout à fait d’accord avec toi, y’en a marre que Laimé se serve de nous pour devenir le journlaliste spécialiste du web indépendant (le web du futur selon lui meme) en développant un bonne grosse visibilité sur le site phare d’Uzine.

Y’en a marre qu’ARNO* se aille faire le beau devant les membres des commissions d’enquête parlementaire avec Valentin L, et j’te parle meme pas du nombre de ptit fours qui doivent bouffer à notre santé.

Ces mecs là, y’z ont tout compris, y sont encore plus malin que le fredo de Mygale qui a vendu notre boulot merdique en plumant les pigeons.

Bon, lui, on lui pardonne : il s’est servi de nos sites vite fait de l’époque pre-multimanieque, ou on voulait surtout tester la mise en page avec netscape composer en deux ou trois aprèmes de glande. On l’avait surtout fait pour voir, pour rigoler.

Mais maintenant, sur Uzine, c’est de beaux gros articles qu’on leur fournit à l’oeuil, qu’on se casse le cul à rédiger et à relire des nuits entières au nom de l’idéal de web indépendant qu’ils nous font miroiter et auquel on aime à croire... Et pourtant, 68 et July et tout ça, on la connait déja la chanson de la récupération future de nos espoirs et nos efforts.

Quand y’en a comme Schneiderman ou Wolton qui s’avisent de donner leur opinion, y sont tirés au six coups plus vite que Lucky Luke.

En plus ARNO* ou je sais pas qui du comité des sages d’UZINE (ceux qui sont bien placés pour rigoler en lisant le quizzz), y fait que faire passer des articles qui sont validés sans qu’on les voient en comité de rédaction Uzine. Alors qu’y en a d’autres qui sont planté la bas depuis des lustres...

Seul espoir - qu’ils se sabordent encore, comme Uzine 01...

Quelque part, j’me d’mande si le plus indépendant, c’est pas le cynique humaniste dénommé GF ?

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> Les marchands aiment le Web indépendant, 6 mars 2001

"Mais maintenant, sur Uzine, c’est de beaux gros articles qu’on leur fournit à l’oeuil, qu’on se casse le cul à rédiger et à relire des nuits entières au nom de l’idéal de web indépendant qu’ils nous font miroiter et auquel on aime à croire... "

C’est mignon ça ! Dis-moi c’est quoi tes beaux gros articles ? Je vais faire un tour de temps en temps sur la partie où ça propose et j’ai jamais rien vu de signé "calimero". C’est vrai aussi que vu ton style si t’en écris ils doivent être refusés illico, trop minables.

sans rancune !

Marcel.

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> Les marchands aiment le Web indépendant, Calim, 7 mars 2001

Petit point de grammaire trouvé à http://www.multimania.com/papidoc/543onjenouseux.html

« On »

L’emploi de ce pronom est en effet très significatif. Essayons de dégager les nuances socio-affectives qu’enveloppe son anonymat. L’enfant qui déclare « on va jouer » ou « on a bien joué » désigne le groupe des joueurs : tous ceux qui étaient la, sans exclusive préalable. Les « nous » pourrait ici traduire l’exclusion d’une bande rivale ; en même temps transparaît le caractère foncièrement collectif du jeu : je n’aurais pu jouer seul, on s’est amusé parce qu’on était en nombre. Le « on » populaire exprime d’autres nuances : souvent un sentiment d’impuissance, de dépassement : « on travaille dur », « on a souffert », « on nous obligé à... ». Il entre là moins de protestation que d’humilité devant une fatalité ou une autorité transcendante ; faute d’une conscience de ses droits, l’homme démuni n’exprime qu’un v¦u anonyme : « on souhaiterait des améliorations... ». Chez l’homme plus lucide, « on » peut envelopper la prudence : « on raconte que », « on a décidé de ». Ce refus de s’engager est révélateur : le pronom impersonnel permet de se faire l’écho d’un bruit, ou d’un mouvement, sans s’en faire expressément le partisan. Nous atteignons ici l’essence même du « on » : l’irresponsabilité, la neutralité, prête à suivre le courant le plus fort. Subir, ou suivre ensemble, telle est peut-être la meilleure définition de cet indéfini collectif. On conçoit que cette attitude psychosociale soit normale lorsqu’elle se rattache au syncrétisme enfantin ou primitif, mais apparaisse comme une fixation ou une démission lorsqu’elle subsiste chez des êtres plus évolués, capables de parvenir à la fois à la conscience de soi et à celle d’une communauté bien définie.

... un "on" pouvant certes être compris comme lache, mais pouvant aussi exprimer le fait de s’exprimer au nom d’un collectif - des lecteurs rêvant devenir rédacteurs car passionnés par les idéaux vendus par Uzine - Un on aussi d’anonymat peut etre, qui craint l’ire des foules et souhaite viver un rêve - participer - en dépit de signes bien concrets (et que dit d’autre cette article) de risque de dérive à la Multimania version 2003/2004. L’exploitation consciente et volontaire, en réalité. C’est un peu ce que vivent des millions de salariés, après tout, et au quotidien, ne pensez vous pas ? Il me semble que de Marx à Bourdieu en passant par Goffman, de nombreux sociologues se sont attachés à décrire comment peut exister cette étrange réalité sociale : des personnes conscientes, participant à un contrat social dans lequel elles sont aliénées/dominées/exploitées.

Un peu de culture, "Il est peut être commode de croire que les individus (et les catégories sociales d’individus) obtiennent toujours beaucoup plus du fonctionnement des divers aspects de l’ordre de l’interaction que ne leurs coûtent les contraintes concomitantes. Mais ceci reste sujet à caution. Ce qui est un ordre désirable d’un certain point de vue peut être ressenti comme exclusion et répression d’un autre point de vue (...) des questions surgissent effectivement quand nous considérons le fait qu’il y a des catégories de personnes (et dans notre société, ce sont des catégories très étendues) dont les membres paient constamment un très haut prix pour leur existence interactionnelle. (...) il n’y a aucun doute qu’il s’est toujours trouvé, en tout temps et en tout lieu, des catégories d’individus qui ont montré une capacité décourageante à accepter manifestement les plus misérables des arrangements interractionnnels." in : E. GOFFMAN, les moments et leurs hommes, textes recueillis par Y Winkin, seuil, 1988.

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> Les marchands aiment le Web indépendant, 7 mars 2001

’lut calim,

"... un "on" pouvant certes être compris comme lache, mais pouvant aussi exprimer le fait de s’exprimer au nom d’un collectif - des lecteurs rêvant devenir rédacteurs car passionnés par les idéaux vendus par Uzine - "

ma qué collectif ?? tu as un mandat pour t’exprimer au nom des lecteurs, y compris ouam, et eux qui nous lisent ? Et où est-ce qu’uzine vend quelque chose ? J’ai jamais payé pour venir sur ce site, et y a pas de bandeaux de pubs, et y a même pas de bouton pour aller acheter des jeux playstation ! t’as fumé des trucs bizarres toi ma parole

"L’exploitation consciente et volontaire, en réalité. C’est un peu ce que vivent des millions de salariés, après tout, et au quotidien, ne pensez vous pas ? "

scuz moi, je sais pas si c’est ton cas, mais moi si je bosse c’est pour bouffer et avoir de quoi payer ce que je fais à côté. Si tu bosses pour le plaisir de te faire exploiter c’est ton problème pas le mien, ou celui de ton psy à la rigueur.

"il n’y a aucun doute qu’il s’est toujours trouvé, en tout temps et en tout lieu, des catégories d’individus qui ont montré une capacité décourageante à accepter manifestement les plus misérables des arrangements interractionnnels"

attends tout à l’heure tu me faisais le coup du collectif de lecteurs et tout et tout, et là si j’ai bien compris avec ton méga jargon de discoureur tu essaies de m’expliquer que se regrouper c’est pourri ? en attendant si tu trouves que se regrouper ça vaut pas le coup ok pour toi, mais là tu serais pas en train de taper sur un clavier, mais plutôt de chasser le loup avec une lance en bois avec tes autres potes qui veulent pas se regrouper non plus parce que non à l’exploitation.

sans rancune, et désolé pour le style mais j’ai pas l’temps.

mars-L.

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> Les marchands aiment le Web indépendant, Mikeul, 7 mars 2001

C’est tout de même un peu vrai que Laimé a tendance à se la jouer journaliste spécialiste du web. Uzine aurait tendance à se la jouer porte-parole, on assistes parfois à des "règlements de compte" entre portes-parole autoproclamés (uZine contre Val, même si je suis d’accord avec le fond concernant les phrases stupides de Val, ça a fini par ressembler à OK Corral)

Bcp d’articles de Marc Laimé sentent le copier/coller d’articles papier. Ce qui, en terme de présentation, est assez désagréable quand il faut dérouler des pavés énormes sur 20 pages. J’aime lire, mais un écran n’est pas un livre ou un journal, et d’un point de vue ergonomique, il faut savoir s’adapter au média que l’on utilise, Monsieur Laimé.

Revenons à l’article lui-même : Extrait du discours de Michel Bon : Eh bien, laissons faire ceux qui s’en servent ! Laissons les internautes inventer les usages que jamais n’auraient soupçonnés les concepteurs du systême, absorbés à affiner les réseaux et à accélérer les flux

Là le Michel, s’il croit qu’on besoin de sa permission pour faire quoique ce soit, il se met le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Je n’ai personnellement pas attendu que Bon découvre Internet avec France Télécom pour m’y intéresser. Et je n’ai certainement pas besoin de son onction sacrée.

 
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> Les marchands aiment le Web indépendant ET alors...
6 mars 2001, message de Pipo
 

Les problèmes décrits sont plus du domaine de l’organisation d’un groupe que du rapport marchant/non marchant. D’autres modèles d’organisation donnent des résultats différents même si la motivation du prestige et du pouvoir sont en général présente.

Je pense ici au monde du logiciel libre qui vu de l’interieur est comme tout groupe, rempli de dissentions plus ou moins voilées, de compétition et parfois de rancoeur, mais aussi d’entraide et de désintérêt ; comme partout que ce soit dans une association un syndicat, une entreprise.

Sur la marchandisation le monde des logiciels libre est en avance sur le web indépendant/alternatif/solidaire les sommes en jeux sont beaucoup plus importantes, les rapaces plus rapides. Nous devrions donc avoir un enfer où les méchants marchands se sont appropriés le travail des gentils indépendant/alternatif/solidaire.

Au risque de vous étonnez c’est ce qui se passe. Les marchands récupèrent le travail des autres sans verser aucun droit d’auteur, c’est donc l’enfer.

Pourquoi ne pas quitter le navire et jurer que "l’on ne m’y reprendra plus, la prochaine fois on ne profitera pas de mon travail" simplement parce que dans la création même il y a un abandon de cette volonté de profiter de son travail autrement que dans le momment présent. Le profit peut être d’ordre vaniteux, je fais ça et les gens vont m’admirer, d’ordre désintéressé je fais ça et ça m’amuse ou d’ordre pécunier, je fais ça et la paye tombe à la fin du mois.

Cet enfer contente tout le monde pas d’organisation où l’on peut monter et prendre du pouvoir pas d’élection à trucquer et surtout aucune appropriation possible de qui que ce soit.

C’est donc un paradis ? A nuancer. Les luttes d’influences existent les coups bas aussi. Les marchands essayent d’influencer les foules pour imposer leur solution mais le vote est permanent. Ce vote ne donnent pas toujours les "bons" résultats mais au final les "bons" choix finissent par s’imposer, l’évaluation étant en général assez simple ce truc fonctionne ce machin fonctionne mieux, je garde le machin.

La transposition a la publication d’articles ou de creations artistique n’est pas immédiate et un certain nombre de personnes ont proposé des solutions dans des domaines différents : http://www.firstmonday.dk/issues/issue4_6/kelsey/ pour rémunerer les artistes dans un enfer où le copyright n’existe plus. http://www.opencontent.org pour une license couvrant la publication http://www.cicv.fr/publications/copyleft/license.html pour une license pour la libre modification des oeuvre d’art http://www.nupedia.com/license.shtml pour la license d’une encyclopédie libre

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Maxi-kikoo, hcow, 7 mars 2001

Salut à toi, homme de l’internet qu’ils sont tous freres.

C’est vrai c’est super Telerama : ils sont contre la méchancheté dans le monde. C’est super. Meme le Figaro est contre, c’est dire. Comme sujet de dissertation, tu me fais 3 pages sur l’humanisme, quoi t’est-ce (en dehors de "les hommes ils sont tous freres") et on en reparle après.

Quant à "c’est super que Le Monde il parle du web indé, les gens ils savent qu’il y a une alternative" ; c’est hypra-cool. Comme ça, des gens auto-proclamés vont se positionner comme médiateurs et spécialistes de la chose, et faire leur beurre. C’est le fond de l’article de Marc, non ? Et si tu veux qu’on parle de ton site, tu mets un joli GIF "votez pour moi", et tout le monde est content, non ?

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> Les marchands aiment le Web indépendant ET alors..., hcow, 7 mars 2001
Le vrai probleme est celui de "La loi d’airain des oligarchies" comme disait un sociologue de droite, caca beurk la crainte (Pareto, je crois). Le vrai probleme (pour l’open source) est celui des techno-neuneux qui ne voient jamais plus loin que le bout de leurs 15 lignes de Java à pisser. Ceci étant, oui, les marchands utilisent GNU sans rien payer et c’est tout benef pour eux. So what ?
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> Les marchands aiment le Web indépendant
6 mars 2001, message de Grosse Fatigue
 

Mouais. Moi, Télérama, j’aime bien. Y’a de la pub partout mais je la regarde pas. Pour le reste, y’a de lh’umanisme dans la chose, et ce n’est pas si mal. A voir des "marchands" partout, on confond les bougies et les centrales nucléaires. Enfin bon, ce que j’en dis...

Mais franchement, de quoi se plaint-on ? Si Le Monde ou les autres parlaient plus souvent du ouèbe indépendant, et de moi, de ma pomme tiens, par exemple, ce serait un très bon moyen d’attirer du monde, du vrai, des gens...

 
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> Les marchands aiment le Web indépendant, Guillaume, 7 mars 2001
Excusez-moi, mais en tant qu’un de vos plus auto-proclamés fidèles lecteurs, votre site n’est pas machand, mais marchant. Je sais que vous saurez voir et sentir cette petite différence....
 
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> Les marchands aiment le Web indépendant
6 mars 2001, message de hcow
 

Cher Marc,

Vous avez raison que c’en est même pas dieu possible. Le seul ennui, c’est que répondre au quizzzzzzzz ne changera pas grand chose à l’affaire. Ce qu’il nous faudrait, c’est une Tcheka avec les moyens de balancer les contre-révolutionnaires à la Seine avec des nike en fonte aux pieds.

Plus sérieusement, il faut effectivement se dire que les vieux réacs qui encombrent les postes de médiation actuellement ont été jeunes à une époque, et étaient super-cools que c’en était pas possible. Ils parlaient autogestion, soviets, et parfois croyaient que le PS était de gauche. Question : qui sont leurs successeurs fonctionnels actuellement ? Qui voit-on interviewés dans un journal plus juste milieu tu meurs que Télérama ? Réponse : t’as gagné, et tu reviens en deuxième semaine. Certains des acteurs de l’indépendant ont même commencé à piger dans la "vraie" presse, c’est dire si les liaisons deviennent dangereuses (et scabreuses). Sans même parler des journalistes de profession qui commencent à donner dans le web. Oui, je sais, c’est votre cas. Mais vous êtes loin d’être le seul.

Ce qui me permet de revenir à ma marotte, à savoir l’anonymat et l’amateurisme qui devraient être de base dans l’indépendant. D’ailleurs un journal "subversif" comme PLPL ne fonctionne pas autrement (en tout cas en ce qui concerne l’anonymat), et le revendique comme une condition sine qua non de bon fonctionnement.

Quant au quizzzzzz, je crains qu’il ne soit inutile, comme je l’ai déjà annoné. Vous le dites : le cheminement intellectuel des renégats (allez, employons le mot, ne soyons pas faux-culs) sera en partie inconscient, et cela ne les dérange pas de "bien" répondre à un quizzzzzz quitte à faire exactement le contraire quelques mois après sans même s’en rendre compte. Ils parleront alors de réalisation de soi ou d’attaquer le système de l’intérieur. Ha ha ha !

hcow

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> Les marchands aiment le Web indépendant, de la vega, minizorro, 6 mars 2001

Tu finis en employant le futur ? Tu dates, mec, tout va très vite sur le réseau et c’est déjà dans le tube...

Ci git Toyen, dernier non marchand. Ils l’ont pas dit comme ça, faut pas être trop grossier, et ici il n’y a que des jeunes cons comme nous, faut nous causer éthique sinon on râle. Comme font le Bon et le Messier (lui c’est pour la cohésion sociale qu’il se décarcasse).

Enfin, j’espère que leur patron les paie bien, les nouveaux carriéristes indépendants du Groupement de l’Internet Etique, vu que ça doit être dur de sortir les conneries qu’ils nous servent (voir les extraits de presse sur leur site).

Diego

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> Les marchands aiment le Web indépendant, 6 mars 2001

Enfin, j’espère que leur patron les paie bien, les nouveaux carriéristes indépendants du Groupement de l’Internet Etique, vu que ça doit être dur de sortir les conneries qu’ils nous servent (voir les extraits de presse sur leur site).

Mais... quel patron ? quelles conneries ? Il faudrait préciser non ?

Il me semble utile de rappeler que les forums sont faits pour échanger idées, réflexions, opinions, informations et non rancoeurs, rumeurs, frustations et bruits de salon ;))

Amicalement

Antoine.

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> Les marchands aiment le Web indépendant, hcow, 7 mars 2001
Cher Antoine, vous avez mega-raison, mais il y a des moments où il est bon de parler de la cuisine interne et pas seulement des grands principes qui mangent pas de pain, non ?
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> Les marchands aiment les hamsters, 7 mars 2001

Tout à fait d’accord cher hcow, mais tant qu’à parler autant être précis et explicite plutôt qu’alluser dans le vague, n’est-ce-pas ?

En l’occurence, « j’espère que leur patron les paie bien, les nouveaux carriéristes indépendants », ça n’apporte rien (quel patron ? quels carriéristes ? quel salaire ? des noms ! des chiffres ! du sang !) et en plus ça fout une sale ambiance dans le championnat (ce qui est le but à peu près évident d’une telle démarche)....

Sinon, félicitations pour votre article :

 
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> Les marchands aiment les hamsters, hcow, 7 mars 2001

Oui, oui, en l’occurence, vous avez raison. Quand on veut balancer des noms, il faut aller jusqu’au bout et pousser la porte de la Kommandantur. Donc : qui sont les carrieristes, les neo-patrons, où est le complot ?

A part ça, oui, je suis assez content de mon article, et je me suis aperçu que mon délire sur l’anonymat ne l’est pas tant que ça puisque PLPL fonctionne ainsi. Ok, on peut penser de ce journal ce qu’on veut (qu’il est imprimé sur du papier de chiottes pour commencer), mais , tout de même, ça marche ...

hcow

(Pourquoi les hamsters ?)

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> Les marchands aiment le Web indépendant, 6 mars 2001

’lut Dieg,

Bon, tu m’as l’air un peu emporté toi. C’est dommage, t’as un pseudo plutôt cool, enfin bon je dis ça comme ça ;))

Bon ben en tout cas moi j’aimerais bien que tu m’expliques ce que tu leur reproches aux types qui ont été assez sympas pour se défoncer à créer Gittoyen. Moi à ce que j’ai compris GIE veut dire en fait Gropement d’Intérêt Economique (pas ce que tu dis quoi), et c’est un regroupement qui ne fait pas de bénéfices, qui fonctionne en coopération sans chef ni patron, et qui sert juste à se réunir pour que le net indé puisse fournir de meilleurs services à plus de monde (parce que quand on se réunit les industries de télécoms font des prix plus sympas pour les connexions internet, pas comme ces enf... de France Telecom quand ils te vendent du Netissimo super cher qui marche pas).

Moi je trouve ça plutôt bien comme idée et je comprends pas trop ce qu’il y a de mal là-dedans ? Tu pourrais m’expliquer ta pozition steuplait ? Je sais pas, ptête que t’as la loose parce qu’ils ont pas voulu de toi, enfin bon raconte quoi au lieu de me laisser ainsi que des tonnes d’autres lecteurs dans l’expectative (ce qui est pas très sympa, tu l’avoeuras) ?

Marcel.

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> Les marchands aiment le Web indépendant, de la vega, 7 mars 2001

antoine, marcel, marc et les autres

J’ai répondu hier au message d’antoine, mais il n’est plus en ligne ce matin, je vois.

C’est domage, je ne vais pas en remttre un toutes les quelques heures, alors tant pis.

allez, hasta etc

Diego

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> Vos discussions me dépriment, severino, 8 mars 2001

Quand je participe à un forum j’ai l’habitude d’essayer d’apporter de l’eau au moulin. Mais là ça me soule. Arno* (mon che guevara à moi :-) tu te pose des questions, mais t’essaie pas d’y répondre. Je regrette tes articles d’hier. Boaf, c’est peut-être pas passager.

Je m’attaque à la lecture des commentaires que des pseudos familiers et sympatiques, et pourtant que du blabla défaitistes. Les utopistes ont toujours perdu, si on commence à gagner, c’est forcément que quelque part on va perdre. Mais nom de Dieu, qu’est-ce qui justifie ces discours masochiste )- :

Fini la netiquette, je fais ma pub ici, là maintenant, en plein hors-sujet, pour tout ceux qui veulent respirer du bon air optimiste et utopiste :

http://severino.free.fr/libre http://severino.free.fr/archives http://severino.free.fr/abondance

Na ! Vive la censure (mais pas sur les sites des autres :-)

 
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