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Cartographies, stratégies, topologies
6 janvier 2001
21 décembre 2000
 
mardi 14 mai 2002
En short avec un Canon ...

Internet chez les pauvres

par Lefayot
 
 
Ce qu’il y a de bien avec les voyages, c’est qu’ils forment la jeunesse. Même lorsqu’on n’est plus qu’à quelques années de la carte vermeil. Et qu’ils permettent de mieux distinguer ce qui devrait crever les yeux à la maison.

Et puis ça aide à relativiser. Lorsqu’on revient du Mexique - par exemple - et qu’on entend traiter notre beau pays de république bananière, ça fait doucement rigoler.

Mais je suis là pour vous parler d’Internet (c’est écrit dans le contrat).

Alors comment c’est Internet dans les pays émergents ? Ben, c’est comme chez les riches, sauf que tout le monde n’a pas d’ordinateur chez soi, et encore moins de liaison. Prenons le cas du Mexique, puisque j’en reviens. Ce qui est frappant, c’est le nombre de cyber-cafés. Pas des cyber-cafés branchouilles où l’on se retrouve entre gens de bonne compagnie. Non, bien plutôt des trous dans le mur où se trouvent 5 ou 6 PC avec un routeur et un DSL. Et pas uniquement dans les reservoirs à ricains, genre Oaxaca, où la présence des web-cafés pourrait s’expliquer par l’addiction des norte-americanos. En fait, ça ressemble un peu à ses petites échoppes que l’on trouve dans le 18ème et le 19ème (arrondissements de Paris), et qui permettent aux immigrés de téléphoner chez eux à moindre coût.

Non, même dans les quartiers périphériques de Mexico-City (Mexico-City n’est en gros qu’un conglomerat de barrios avec un plan d’aménagement du territoire pour rire), on trouve en bas de chez soi le cyber-café, entre la tienda et le comedor (et ses tortas et quesadillas frites à la bonne huile du mois dernier).

mexico low (JPEG)

Là-bas, l’internet est vu, semble-t-il, comme une sorte de service hi-tech, un truc marrant, à l’utilité mal définie, au même niveau que les jeux vidéos. D’ailleurs certains web-cafés, proposent en plus des PC connectés, des play-stations (PS1) pour jouer ou des PC pour utiliser qui Photoshop, qui un scanner, qui Office. Comme en Europe, d’ailleurs, l’utilisation majoritaire qui semble être faite, est celle du mail (et/ou du chat). Il faut bien revenir au réel de temps en temps et prendre cette utilisation massive du mail à sa juste mesure. Pas de dissolution dans un virtuel de plus en plus abyssal mais un service de courrier. Quel Copernic se cacherait là-dessous ? Aucun, je le crains.

Sans-titre-11 (JPEG)

Evidemment, ce que je raconte, c’est ce que j’en ai vu, je n’ai pas eu le temps de lire le Levy local, d’autant qu’en espagnol, j’aurais eu un peu du mal (en revanche, je peux vous dire que Jean Reno dans Godzilla a un accent français à couper au couteau dans la version doublée). De la socio de terrain les kids.

Dans ces conditions, on relativise, comme je l’ai dit plus haut. La mutation informationnelle, on la cherche. Bien sûr, je ne nie pas que doivent exister là-bas des groupes e-citoyens attachés à la reconstruction de la société civile ou autres calembredaines dont sont friands certains sites par ici. Et on se rapelle, que même en France, les gens qui utilisent internet, le font essentiellement de façon utilitaire. Pragmatique. C’est-à-dire, vas-y que je te télécharge le divx du dernier Star-Wars (effectivement déjà dispo), que j’envoie un mail au cousin de Cancún ou que je recherche de la doc sur les oppidums néolithiques (parce que c’est ça qui me fait kiffer). Ou que j’achète mon PQ sur carrefour-on-line, mais c’est plus rare au Mexique, pour une foule de raisons, dont, comme je l’ai dit, la rareté des ordinateurs connectés à la maison.

Alors l’imaginaire associé à internet dans tout ça ? Difficile à dire. L’utilisation qui en est faite semble être essentiellement ludique, d’autant que les tarifs sont dérisoires (10 pesos de l’heure, soit environ 1.20 euros). On peut toujours se dire que cette utilisation d’internet dans un pays aux criantes disparités de revenus est un moyen de s’identifier au modèle "yanqui" à la fois envié et honni. Carlos surfe parce que comme ça il est au même niveau que le ricain, supposé passer la moitié de sa journée dans un cyber-monde qui fait fantasmer certains plumitifs. Carlos serait donc un con travaillé par la rivalité mimétique.

mexico2 low (JPEG)

Mais Carlos (comme Kevin en France) est en fait un grand garçon qui s’est approprié l’outil et l’utilise comme il l’entend. C’est à dire pour s’amuser (ne jamais oublier la dimension ludique) et pour en obtenir des services. Comme une bagnole. Evidemment, on peut toujours dire qu’une bagnole est un signe de prestige social (essayez de démontrer le contraire) mais il faut aussi voir que Mexico est une ville énorme, et que pour aller de Martin-Carrera à Tasqueña, il faut une heure de métro bondé à mort. Et les taxis-bochos [1] sont extrêmement tape-culs. C’est comme si vous vouliez aller du Bourget à Gentilly. Une voiture, c’est bien dans ces conditions. C’est même indispensable. Envoyer un mail, c’est bien aussi, quand on connait la lenteur de la poste mexicaine. Comme les portables sont utiles aussi, dans des pays où le réseau téléphonique filaire n’est pas toujours à la hauteur.

Carlos (comme Kevin) n’a jamais lu Wired (même la version espagnole) ni Toffler, et il y a peu de chance que son imaginaire ait été forgé par ces lectures. Carlos trouve très amusant de proposer la botte à Pilar via le chat. Carlos conçoit peut-être le net comme un add-on à Half-life. De l’entertainment. Et Carlos n’imagine certainement pas qu’il puisse mettre son corps entre parenthèses dans ces endroits bruyants et plutôt surchauffés. Comme Kevin. Son virtuel est finalement tellement concret qu’on peut se demander s’il a quoi que ce soit de virtuel. Il sait très bien qu’il utilise un média, en retrait, ce qui ne fait pas qu’il appartiendrait ce faisant à une communauté. Pas plus qu’il ne craint de se décorporéiser en téléphonant à la tante Isabel.

Sans-titre-12 (JPEG)

Quand le semi-remorque passe sa vitesse de l’autre coté du mur ou que le cafard se promène à coté de la souris, on sait (ou on redécouvre) que le virtuel est un leurre pour universitaires avides de passer à la télé. Ou prisonniers de leurs référents. Le putain de citoyen s’approprie les usages, et n’est pas agi par d’indémontrables représentations que d’increvables avant-gardes auraient forgées pour lui. Il va nous faire un internet aussi chiant que la télé, certes, mais qui aura le mérite d’être d’une rare inocuité.

Relativisons, vous dis-je ...

 

[1] Bocho = Coccinelle de Wolkswagen

 
 
Lefayot
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tueur en scierie
18 décembre 2001
4 décembre 2000
 
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> Internet chez les pauvres
21 mai 2002, message de Djé
 
j’espère que t’es alle au mexique pour voir les pauvres...
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> Internet chez les pauvres, Jedi, 22 mai 2002
J’espère que t’es pas venu sur ce forum pour ne dire que ça ...
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> Internet chez les pauvres, djé, 22 mai 2002
si pourquoi ? il n’y a donc que la flagornerie qui t’interesse ? et l’humour ? t’es pas là pour dire que des choses très eclairées. Je le trouve bien l’article mais bon je m’en contrefout de savoir ce que font les riches au mexique, alors je plaisante doucement comme Le Pen avec les républiques bananières quoi !! attention cynisme (je previent maintenant...)
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> miam miam, Jedi, 22 mai 2002

" visiblement t’es pas là pour dire des choses très eclairées"

> tu te trompes, ô ami, je suis là pour allumer les feux de la vérité. Ne soit pas craintif, laisse entrer en toi le fluide cosmique du guide.

"je plaisante doucement comme Le Pen"

> Tu te trompes encore, ô ami, tu suis la mauvaise route. Plus rapide, plus séduisant est le coté obscur, mais la force est de mes alliés, et c’est la plus puissante. Ainsi, ô ami, ne soit cynique envers cet article que tu dis aimer. Libère ton esprit et accepte enfin l’amour ...

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> miam miam, djé, 22 mai 2002
quelle poésie, bravo. oublies.
Répondre
> hum ... ho oui !, Jedi, 22 mai 2002

"quelle poésie, bravo"

> merci

"oublies"

> ce sera dur ... Arg ! Encore un amour raté, prisonnier de la toile. C’est con on était bien parti tout les deux :o*

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> hum ... ho oui !, 23 mai 2002
ça n’a rien a voir ce que je vais dire mais bon... faudrait peut-être actualiser les pages WebIndependant ? A+ fred
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oh oui !, djé, 23 mai 2002
tout à fait d’accord.
Répondre
> Internet chez les pauvres, 30 novembre 2005
pauvres personnes elle n’ont pa de chance
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> Internet chez les pauvres vu par... ..."Les riches"
18 mai 2002, message de Sisyphe
 

L article est en fait une critique plus interessante du point de vu des pays developpes que de la realite de l internet dans les pays pauvres...

Je pense que la vision d internet en tant que "communaute virtuelle" par exemple est assez typique des societes qui n ont rien d autre a foutre que de discuter et d analyser les nouveaux phenomenes. Comme le dit un type d une de ces banlieux tant etudiees (dans le film "Etat des lieu" de J-F Richet) : "He, va voir le sociologue"

Effectivement, la vision de ces cafes internet qui fleurissent apparemment un peu partout dans les pays en developpement est un bon moyen de relativiser les choses. Par contre, je pense qu il est assez difficile de faire des commentaires sur l utilisation d internet dans ces pays quand on y est seuleument de passage. Je suis au Yemen depuis plus d un an maintenant, j ecris d un de ces cyber cafes ou je passe plus de trois fois par semaine et j ai toujours du mal a voir clairement quel peut etre l impact de l ouverture a internet dans un pays comme le Yemen...

Ca fait un bail que j ai envie d ecrire un article la dessus... Du coup, c est peut etre pour bientot...

Sisyphe, pousseur de rochers yemenites (en tout cas pour l instant)

Répondre
> Internet chez les pauvres vu par... ..."Les riches", Lefayot, 20 mai 2002

L article est en fait une critique plus interessante du point de vu des pays developpes que de la realite de l internet dans les pays pauvres...

C’était aussi un peu le but de l’article, etant donné qu’effectivement, raconter ce que j’ai vu en passant dans les cyber-cafés mexicains est un peu léger et forcement partiel (mais divers intervenants ont corroboré mes dires quant à d’autres pays émergeants).

Je pense que la vision d internet en tant que "communaute virtuelle" par exemple est assez typique des societes qui n ont rien d autre a foutre que de discuter et d analyser les nouveaux phenomenes

Nuance : ceux qui discutent et analysent sont des professionnels de la discutaille ; les usagers, eux, utilisent internet. Le pb des ceusses qui étudient le truc, c’est qu’ils le font de manière circulaire, en se référant à d’autres études, sans - semble-t-il - aucune étude de terrain, et plus grave se réfèrent à des ouvrages à qui sont de pures mises en scene de fantasmes (comment parler sérieusement d’internet - et à fortiori de son usage - à partir de, par exemple, Negroponte ?).

Par contre, je pense qu il est assez difficile de faire des commentaires sur l utilisation d internet dans ces pays quand on y est seuleument de passage

C’est aussi mon avis. Mais quand on lit les etudes savantes et creuses sur internet, on a envie de protester un peu en disant : « eh mais regardez ce qui se passe ici ou là ! Vous délirez ou ennoncez des evidences ». Il me semble que cet article est mieux que rien ...

Ca fait un bail que j ai envie d ecrire un article la dessus... Du coup, c est peut etre pour bientot...

On n’attend que ça, ici :-).

Quelque chose d’un peu plus pointu et exhaustif que cet article qui effectivement ne peut etre que partiel ...

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Internet dans le monde ?
17 mai 2002, message de aaaaaaa
 

C’est encore moi, juste pour preciser que je trouve quand meme l’article bien ecrit (je serais bien incapable d’en faire autant), meme si d’apres moi le contenu est assez trivial.

Bon ceci dit vos reactions a ma remarque m’ont fait penser a une chose. Peut etre qu’effectivement ca serait interessant de creer un site web qui permette a chacun de s’exprimer sur sa vision de l’internet dans son pays. Ensuite on pourrait probablement en faire des syntheses interessantes.

Qu’en pensez vous ?

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j’espere que t’es pas alle au mexique pour "decouvrir" ca
16 mai 2002, message de aaaaaaa
 

Le sujet de l’article est interessant, helas il n’y a pas grand chose dedans.

Au passage je suis assez etonne par celui qui a commente que dans un pays des plus pauvres d’afrique la situation etait similaire...

En Haiti par exemple, qui est beaucoup plus pauvre que le mexique mais probablement pas tellement plus que les pays africains, les gens ne pensent pas trop au cybercafe. A part dans la classes moyenne (pas tres nombreuse), et encore, ca marche rarement et quand ca marche c’est du 2 Ko/s.

Ceci dit ce qui est interessant c’est de voir pourquoi ca perce malgre tout meme dans les endroit ou il n’y a pas d’electricite reguliere ou de routes.

Répondre
> j’espere que t’es pas alle au mexique pour "decouvrir" ca, ARNO*, 17 mai 2002

« Le sujet de l’article est interessant, helas il n’y a pas grand chose dedans.  »

Sauf erreur de ma part, Lefayot n’est pas parti en mission commandée pour réaliser une étude approfondie de l’utilisation de l’internet au Mexique, mais parce qu’il était en vacances (d’où le surtitre « En short avec un Canon »). Il se contente donc (il prévient d’ailleurs en début d’article) de dire ce qu’il a vu.

Et c’est déjà beaucoup plus que ce qui ressort la littérature générale consacrée à l’internet. Malgré la tripotée de sociologues qui ont donné leur fine opinion sur l’Internet, il n’y a toujours aucun moyen de savoir qui utilise l’internet, comment il est utilisé, etc. Tout ce qu’on peut en imaginer, c’est :
-  une extrapolation de sa propre utilisation ;
-  une analyse des publicités pour AOL (c’est-à-dire une middle-class écervelée et consumériste toute contente parce que ton truc fait « bip-bip » quand vous avez un message).

Sorti de cela, on ne dispose que de témoignages parcellaires. Qui valent donc uniquement pour leur propre expérience, mais pour l’heure on n’a pas mieux.

Comment est utilisé le Net en Afrique noire, en Inde, au Mexique ? Le Net en France est-il utilisé par les exclus (si oui, pourquoi/comment ?), comment est-il utilisé en milieu rural, dans les grandes villes, dans les petites villes ? Y a-t-il une différence d’utilisation fondamentale lorsqu’on se connecte depuis chez soi, depuis le boulot, depuis un poste en libre service ? Les Français, les Allemands, les Italiens se posent-ils les mêmes questions ? Vers la fin de années 80, en France, il me semble que la catégorie socio-professionnelle la plus « informatisée » était celle des agriculteurs ; cela signifie-t-il qu’aujourd’hui les agriculteurs sont de gros utilisateurs de l’internet ? Les électeurs du Front national sont-ils plus ou moins connectés au réseau que les électeurs du Parti socialiste ; quand ils se connectent, est-ce qu’ils préfèrent les sites néo-nazis ou les sites pédophiles, ou bien est-ce qu’ils passent leur temps à récupérer des fichiers MP3 ?

Bref, un média dont tout le monde parle, les analyses d’une finesse sociologique épatante, et dont pourtant on ne sait quasiment rien en dehors de sa propre expérience et des discussions avec les copains. Alors, oui, c’est intéressant si quelqu’un a ne serait-ce qu’une bribe d’information sur ce qu’il a vu au Mexique ou en Haïti.

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> j’espere que t’es pas alle au mexique pour "decouvrir" ca, 17 mai 2002
Je suis bien d’accord avec toi, la connaissance des pratiques (et de l’imaginaire :) est quasi nulle parce que ça n’interesse personne, les chercheurs potentiels préférant discuter autour de l’internet, et le machin changeant tellement que les temps ordinaires d ela recherche ne sont pas compatibles avec autre chose que des généralités à visée sociale et politique. Reste l’ethnographie express, type Lefayot. J’en donnerai une aussi un de ces jours sur l’internet des étudiantes en alphabétisation numérique, ou sur l’ascese de la maintenance des libres services, c’est triste également...
Répondre
Meuh non !, Sam, 17 mai 2002

Meuh non !

Le papier était plaisant et spirituellement illustré.

Et s’il énonçait des choses que beaucoup savaient déjà ou croyaient savoir, il n’y a pas grand mal à cela.

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> j’espere que t’es pas alle au mexique pour "decouvrir" ca, sapinsapiens, 27 mai 2002
Je suis tout à fait d’accord avec ce que dit Arno, les témoignages parcellaires et fait « sur le pouce » sont très intéressants, même si je ne comprends pas la moitié de ce qu’il dit ( ! :-)) Et j’ai bien hâte de voir « ce que font les pauvr(esses ?)et les isolées du Québec avec leur subvention « brancher les familles »... En tout cas, les ignares comme moi s’en délectent (voir site en construction et non répertorié : www.sapinsapiens.org ) C’est rendu « un besoin essentiel » ! Ce n’est pas une pub, mais un petit « témoignage parcellaire », en passant.
Répondre


> Internet chez les pauvres
15 mai 2002, message de Sam
 

Merci pour ce papier et le débat qui a suivi (ça nous repose un instant des exploits du petit Sarkozy dans nos austères banlieues ex-rouges) mais, bien que ce soit très mal considéré, une petite remarque à caractère purement formel.

Voila : à moins de vouloir imiter le martial parler de nos rudes envoyés spéciaux de la télé "sur zone" à "Koweit-city" (ville située _au_ Koweit) du temps du papa de Dabeuliou, il me paraît inutile sinon malséant, dans un papier rédigé en français à propos d’une contrée hispanophone, d’appeler Mexico-city sa capitale, d’autant qu’ici le nom du pays (ie "Mexique") étant différent, aucune confusion ne paraît à crainde. J’ajoute pour conclure, qu’en cas d’irrépressible souci de cuistrerie, il resterait loisible d’écrire "la ciudad de México", voire "de Méjico".

Non ?

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> Internet chez les pauvres, Lefayot, 15 mai 2002

Ce sursaut contre l’imperialisme US es de bon aloi.

Toutefois, le papier ayant été fraichement rédigé au sortir de l’avion, j’etais encore d’une certaine maniere au mexique où les deux noms sont les meme. D’ou le city (ou periphrase lourde)

D’ailleurs sur place seul le contexte permet de faire la différence. On y trouve d’ailleurs aussi des Mexico-City en plus des Mexico DF.

Répondre
> Internet chez les pauvres (épilogue), Sam, 15 mai 2002

> Ce sursaut contre l’imperialisme US es de bon aloi.

Merci (Green go home !).

> j’etais encore d’une certaine maniere au mexique où les deux noms sont les meme. D’ou le city (ou periphrase lourde)

Pardonnez-moi de paraître insister, mais le papier étant, m’a-t-il paru, rédigé en français, ni "city" ni périphrase lourde n’était nécessaire à la bonne compréhension des choses.

D’autant que, double sécurité que vous n’ignorez certainement pas, la préposition n’est pas la même devant un nom de pays ou de ville ("au" Koweit, ou "en" Algérie, mais "à" Mexico). En laissant de côté le discutable "en Avignon"...

> On y trouve d’ailleurs aussi des Mexico-City en plus des Mexico DF.

Ainsi que des Mac-Do et des American Bar. Et le costume national est composé d’un tee-shirt d’une université américaine accompagné d’une casquette Coca-Cola...

(Message rédigé au Vésinet-city)

Répondre
> Internet chez les pauvres (épilogue), Lefayot, 15 mai 2002

Vous savez, c’est surtout en france qu’on adapte le nom des lieux. Le mexique s’appelle mexico et la ville mexico. Mais l’imperialisme gaulois appelle le pays Mexique. C’est un scandale qui fait s’étrangler de rage nos amis mexicains (j’ai failli me faire lyncher là-bas). Et d’ailleurs ça se prononce Mejico dans les deux cas.

Quant au Mexico-City et Mexico-DF, ça se trouve sur les panneaux indicateurs le long des routes (DF pour districto federal = l’etat qui contient la ville = en gros la ville).

La defense de la langue française, c’est bien beau, c’est noble, tout ce que vous voulez, mais au sujet de cette defense , il me semble y avoir des sujets un peu plus graves (comme l’edition par exemple, meme sans anglicismes).

D’ailleurs, je vous conseille ce (tres bon) site

Répondre
> Internet chez les pauvres (épilogue²), Sam, 16 mai 2002

> l’imperialisme gaulois appelle le pays Mexique. C’est un scandale qui fait s’étrangler de rage nos amis mexicains...

N’hésitez pas à leur signaler que ces impérialistes gaulois, non contents d’avoir aidé Maximilien jusqu’à Camerone (ce qui paraît tout compte fait moins grave que de leur avoir piqué le Texas), désignaient ainsi leur beau pays, bien avant que les descendants métissés des Conquistadors ne songent à accoler le suffixe "city" au nouveau nom de Tenochtitlán.

> Et d’ailleurs ça se prononce Mejico dans les deux cas.

Pour sûr, le "x" notant ici la fameuse "rota" - ou jota - et pouvant de fait être noté "j" (cf Xérès et Jerez), qui se prononce là-bas d’une manière plus douce qu’en Aragon ou en Castille...

> D’ailleurs, je vous conseille ce (tres bon) site

Merci. J’ai été voir, c’est fort amusant, mais je ne suis pas d’accord avec le dénigrement d’Etiemble. A défaut d’être le grand romancier qu’il rêvait d’être, il parlait plus d’une dizaine de langues et son opinion n’était pas dépourvue d’intérêt.

Répondre
> Tintin au togo, Jedi, 16 mai 2002
Autant mes posts n’étaient super argumentés, autant ils s’attachaient à discuter du fond de l’article. Ici, tu nous parles de tintin chez les picaros avec une tintinophilie 4ème dan ... mais aucun rapport avec l’internet chez nos potos les pauvres !! Le x n’existe pas en espagne, c’est pour ça que les mexicains en mettent partout (dans une amertume "anti-espagnols"), juste pour leur casser les couilles dirait-on ...
Répondre
> Tintin au togo, #Jing, 17 mai 2002

oui, il digresse, mais il a raison de signaler que le site en question est un site de cuistre(s ?) où un/des plouc(s) nous informe(nt) que des mots sont à reprendre de l’anglais parce qu’ils auraient "disparu du français". Inchoatif, melliflu et avunculaire n’ont jamais quitté la langue. Faut pas lire que Podium ou Télérama, simplement... Un mot peut disparaitre (pour un temps plus ou moins long) de l’USAGE, il peut changer de sens, il peut être un hapax, mais je voudrais bien qu’on m’explique comment il peut disparaitre de la langue... (Parce qu’il sort du Larousse ??)

A part ça j’ai rien contre le franglais SAUF quand ça sert de cache-sexe à des gens qui ne connaissent NI le français NI l’anglais.

Répondre
> Tintin en string, Jedi, 17 mai 2002
Comment un mot peut-il disparaitre d’une langue ?? Merde alors ! Et pourquoi pas tout simplement quand plus personne ne l’utilise ? Par ex : plus personne ne dit "cache-sexe", mais "string" !! Et d’abord que viennent foutre les melliflu(x ?) et autres avunculaires dans ton post censé répondre au mien ?? Je ne parlais pas du tout de la langue française, mais du cour d’histoire mexicaine de l’oncle sam ! Mais bon ....
Répondre
> linguisTIC en string, 17 mai 2002

Je m’engage dans une réponse (forme inchoative) pour dire que Jing dans son propos doux (melliflu quasi...) aurait dû définir l’hapax, chose dite une seule fois, autrement sinon comment on peut se comprendre.

Vu qu’ils sont employés deux fois en un rien de temps sur ce forum, ces mots n’ont donc pas disparu... :)

avunculairement votre

Uncle John

Répondre
>le retour des momies, Jedi, 17 mai 2002

Merci tonton !!!

C’est vrai quoi, comment discuter avec des mots morts-vivants qui ne hantent plus que quelques forums ici et là ??? Tout le monde n’a pas suivi un apprentissage poussé en nécromancie linguistique ...

Les langues vivent, évoluent ... des mots naissent et des fois meurent, ça peut être "triste" mais c’est ainsi ! J’ai l’impression que l’origine anglo-saxone est pour beaucoup dans cette hostilité presque mal placée. Qui s’effarouche quand un mot d’origine arabe ou autre est utilisé ? Certainement pas ceux qui crient "à l’assassin !" dès qu’un djeunz s’exprime ...

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> le retour des momies des mort-vivants de l’espace qui fait peur , Lefayot, 17 mai 2002

J’ajouterais que - justement - les hispaniques n’ont pas les complexes des français : ils hispanisent directement les mots anglais sans se faire chier et se poser des problemes existentiels. Ainsi Base-Ball devient Beisbol et Pie se transforme en Pay.

En France, au XIXeme, quand le français était vraiment une langue importante (ou considérée comme telle), on faisait pareil. Ainsi Redingote pour Riding Coat.

Quant à un mot il disparait bien quand l’usage s’en perd. Sans quoi, le Français du XIIIème siècle serait encore valide (même si inusité).

Répondre
> la peur de mourir de la guerre de l’espace qui fout quand même un peu les boules c’est vrai ..., Jedi, 17 mai 2002
Certains regrettent le vieux Français semble t-il ... comparant le langage actuel à un magma de franglais vide de sens. C’est oublier un peu vite l’origine du-dit Français, véritable groove-mix d’un Latin de cuisine et de différentes langues "gauloises", puis de centaines de mots ramenés ou importés de moult cultures !! On peu chialer en regrettant d’avoir perdu la louisiane et de s’être fait intubed par les anglophones, on peut aussi descendre de ses grands chevaux et monter dans un TANK avant de se faire raser de la carte.
Répondre
> Suite, Sam, 17 mai 2002

Ayant découvert le mot "troll" alors que je cherchais vainement sur le site comment faire apparaître des italiques, du gras, ou une url "cliquable" dans un message, je m’en voudrais d’en rajouter une couche...

Toutefois, il me semble que sans être un inconditionnel de Boileau ou de Vaugelas, on peut déplorer un certain laisser-aller dans l’expression qui accompagne malheureusement souvent un laisser-aller de la pensée.

Le parler de télévision en est une illustration, indépendamment de l’âge de celui qui le pratique. Et les "sur site", "sur zone à Machin-City", et autres sottises des présentateurs d’informations en sont des exemples parmi bien d’autres.

J’avais un peu facilement tiré parti de l’occasion qui était offerte pour le signaler.

Je ne classe [bien] évidemment pas l’honorable Lefayot, que je lis toujours avec plaisir, au nombre des gangsters précédents.

Voila.

Répondre
> Laisse moi zoom zoom zen ..., Jedi, 20 mai 2002

"je m’en voudrais d’en rajouter une couche... "

Heu ... t’es sûr ? ;o)

"on peut déplorer un certain laisser-aller dans l’expression qui accompagne malheureusement souvent un laisser-aller de la pensée"

Merde alors ! Faut absolument que tu m’invites à une de tes "boileau-mousse-party" !

"J’avais un peu facilement tiré parti de l’occasion qui était offerte pour le signaler."

Affirmatif, c’était pas très sport ! Mais bon t’avais un truc sur le coeur, et fallait le sortir c’est normal. :o)

"Je ne classe [bien] évidemment pas l’honorable Lefayot, que je lis toujours avec plaisir, au nombre des gangsters précédents."

Des "gangsters" ? Comme dans les films, avec des ptits cure-dents au coin de la bouche ?? Pourquoi pas des pédo-nazis aussi ?? T’as pas l’équivalent en français plutôt ?

Répondre
Le discutable "en Avignon", Nils Auperen, 19 mai 2002

Pour être fixés, l’Académie Française : "Enfin, on ne saurait condamner les tournures ’en Arles’, ’en Avignon’, bien attestées chez les meilleurs auteurs, et qui renvoient, comme ’en Alger’, à l’époque où le nom de ces villes désignait des États souverains, ce qui explique aussi que l’on n’ait jamais dit en français ’en Aix’ : ce n’est pas un effet de l’horreur de l’hiatus, comme on le dit parfois. Il semble cependant que cet emploi de ’en’ soit en régression ."

Pour s’arracher encore plus les cheveux, toute la page vaut le coup...

 
en ligne :
Répondre
> Le discutable "en Avignon", Nils Auperen, 19 mai 2002
Ben mon lien Internet a été mangé... Le vla : http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html
 
Répondre
> Le discutable "en Avignon", Sam, 20 mai 2002

Ben oui, nous sommes d’accord : "En Avignon", s’emploie pour dire dire "dans l’état d’Avignon", et celui-ci n’existant plus, il s’agit au minimum d’une préciosité, dont l’explication que vous nous rappelez est en outre ignorée de la plupart de ceux qui l’emploient...

(Message rédigé en Arles)

Répondre
> Internet chez les pauvres (ps), Sam, 15 mai 2002

J’oubliais de préciser que nos rudes envoyés spéciaux "sur zone" à Koweit-city (ville dont le nom français est tout simplement Koweit) étaient généralement revêtus d’élégants treillis Pierre Cardin - et savamment mal rasés de trois jours à l’aide de Gillette Mach-III en or.

J’ignore si ces points ont de l’importance, mais je m’en voudrais de laisser passer par négligence un détail significatif.

Naturellement, hormis la similitude de vocabulaire, je ne songe pas un instant que les pratiques ci-dessus soient celle de l’envoyé d’Uzine !!!

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> Internet chez les pauvres, odonel valbrun, 30 janvier 2004
je croix que l, internet est partout . nous pouvons dire grace a l ,internet on peut entendre touts qui se passe a l, exterieur . alord si le monde interesse a l, internet c,est parceque de plus en la plus la technologie devellope . je vous sugere toi meme d, avoir un ordinataire nous .si il y en a quelque qui interest a l,ordinataire j,ai un petit ordinataire disponible. il faut que celui la en haiti. je te laisse mon email adress . onlydodolove@yahoo.com
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> nos amis les pauvres
14 mai 2002
 
salut ! Juste une question : les habitants de mexico-city sont pauvres, ok, mais représentent-ils tous les pauvres de la planètes ? L’article le laisse entendre, et je me demande quand même si on peut généraliser à partir d’un peuple précis, d’une ville et même d’un quartier ??
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> nos amis les pauvres, Lefayot, 14 mai 2002

D’abord, à Mexico, ils ne sont pas si pauvres que ça. C’était un effet d’accroche. En plus, ils sont propres et dignes.

Quant à savoir si je frequente les pauvres du monde entier, je pourrais répondre oui, mais en fait non, mais pas moins que des universitaires qui bossent à partir de compilations qu’ont photocopié leurs étudiants ou les bourgeoises de gauche qui virent dames néo-patronesses. Plutôt plus, puisque j’ai vu ça de visu plutôt que dans le journal.

C’est vrai, j’ai un peu honte. J’aurais du titrer ça : L’internet chez les pas si pauvres que ça à Mexico DF. Mais ça aurait eu moins de gueule.

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> nos amis les pauvres, Phynette, 14 mai 2002
Si je peux apporter de l’eau au moulin de Lefayot (que je félicite pour son témoignage et pour ses illustrations classieuses), d’abord, oui, il est bien allé là-bas, ses coups de soleil en témoignent. Ensuite, à partir d’une autre situation que j’ai pu constater de visu, celle d’un pays d’Afrique estimé parmi les plus pauvres du monde, l’état des choses y est tout à fait comparable à ce qu’il nous raconte : multiplication des cybercafés (fussent-ils constitués d’une tôle ondulée soutenue par quatre bambous), Internet utilisé dans les conditions décrites (massivement et ludiquement, par des populations jeunes), réseau de téléphone mobile providentiel parce que suppléant à un réseau fixe peu satisfaisant quand il existe, succès de l’e-mail pour les même raisons en plus de son côté pratique... Et la situation ne risque guère d’être bien différente dans d’autres pays vivant dans des conditions comparables. Était-il bien nécessaire d’émettre des réserves ? Comme l’auteur le fait remarquer, on avale plus facilement des témoignages moins étayés mais émanant d’écriveurs plus estampillés. Voilà qui est bien fâcheux !
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> nos amis les pauvres, Lefayot, 14 mai 2002

Ah chere Phynette, je te remercie pour ton soutien dans ce monde de méchants.

Et aussi pour cette precision que j’ai omise : la population des cyber-cafés est effectivement plutot jeune, mais a vrai dire, la population, prise dans son intégralité, est plutôt jeune elle aussi.

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> nos amis les riches, 14 mai 2002
je ne mettais pas en doute le fait que mister soit effectivement parti à mexico, juste que "les pauvres", ça veut pas dire grand chose. C’était pas du tout méchant, juste qu’à mon sens, c’est facile de trouver des tas de point communs trompeurs ... style : les chinois, ils se ressemblent tous ! je me goure sûrement, mais il faut dire que j’ai un peu de mal à partir en safari au togo, sorry .... je dois être un peu pauvre aussi ;o)
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> nos amis les riches, eva, 7 mai 2003
il n y aplus de safari valable au togo !!!! ils sont tous morts les animaux, on les a mangé... Et oui car on est pauvres
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> nos amis les pauvres, ManuVinz, 15 mai 2002
Pour ajoutter un exemple, je dois dire que je reconnais assez bien dans cette description la situation actuelle du Pérou,dont je le reconnais, la population n’est pas-si-pauvre-que-ça-mais-quand-même-pas-mal.... Ce qui je dois le dire, à été une surprise pour moi. C’est à dire que je ne m’imaginais pas qu’un voyage en train pourri était un produit de luxe, et je pensait naïvement que l’utilisation des mails en était un. Comme quoi voyager ça instruit.
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> nos amis les mexicanos, 14 mai 2002
On est d’accord, je ne mettais pas en doute l’article. Juste la globalisation d’une pratique à partir d’un seul exemple ... c’est tout :o)
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> nos amis les mexicanos, Lefayot, 14 mai 2002

Admettons. Mais à l’inverse, pourquoi s’imaginer que dans des conditions economiques (et/ou sociales) similaires, les situations (vis à vis du web) ne seraient pas similaires ? D’autant qu’il n’y a pas 1 exemple, mais en fait 2, et même 3, si on compte le Burkina-Faso dont j’ai eu des echos similaires.

De toute façon, il s’agit d’un article sur le mexique (pas sur les pauvres), et qui ne pretend pas à l’exhaustivité sur le sujet.

Mais tu as peut-etre des données plus globales (et verifiables) sur le sujet ?

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> épisode 2, Jedi, 14 mai 2002

Je serais triste à l’idée que la situation économique soit le seul facteur de modifications sociétales (j’adore ce type d’expressions top-nazes). Et la culture, la religion, le climat, le tour de poitrine moyen de la population féminine locale etc ..., t’en fais quoi ? Bon, en fait, tu dois avoir raison ... ce monde est un village globale et les banlieues de cette commune sont partout les mêmes. C’est trop le stress, au secour !!!!

J’ai bien compris que tu ne parlais que du mexique, mais des réaktion comme celles de Phiphi ( ?) montrent que l’article, comme tout bon texte à l’ancienne, se termine par une ouverture, une bonne vieille conclu qui nous ouvre les portes du monde. D’où ma petite question pas méchante.

Ce n’était donc pas une critique de ta vision du mexique, plus un doute sur la facilité avec laquelle on pouvait transposer cet exemple partout, all over ze world. La misère reste la misère, mais dans un élan d’espoir niais, j’aurais aimé que les misérables ne soient pas des clones.

Je l’admet, c’est sûrement trop optimiste. Je dois manquer d’infos ...

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> épisode 2, 14 mai 2002

pauvre au sens du cynique Lefayot (dont il faut le dire, le père était archevêque de Lyon et la soeur DG de HP) et misérable sont deux choses différentes...

Son constat est scientifiquement impeccable, vu qu’il a un échantillon représentatif, au sens des sociologues (je peux développer). Il est de plus conforté par un autre rédacteur, Julien Bignaux, qui a passé plusieurs mois au Mexique (vive le sous commandant Marcos), en Inde et au Népal. Pas de doute, me dit il, c’est au Népal que les cybercafés sont le plus accessibles.

Les uns sont les clones des autres, de la même manière que les vrais riches vivent pensent, s’exaltent et meurent a peu près communément.

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> il était une fois au mexique 2, Jedi, 15 mai 2002

Qui a cru que j’utilisais le mot "misérable" autrement qu’en rapport avec la situation financière ?? hein ? Même pas toi, misérable petit frippon, j’en suis sûr ! ;o)

"Les uns sont les clones des autres, de la même manière que les vrais riches vivent pensent, s’exaltent et meurent a peu près communément." > Nier la richesse et la diversité culturelle (et donc les différences qu’elles provoquent), c’est non seulement défaitiste (arg, bill m’a tuer), mais aussi irréaliste (argument massu>les films de Jet li n’étaient-ils pas 10 fois meilleurs quand il les tournait en asie ?) ...

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> épisode 2, Lefayot, 14 mai 2002

Sans compter qu’avec un PIB/habitant inférieur à xxx $, tout le monde ne peut pas avoir un PC chez soi, d’ou l’explosion des cyber-cafés. Du point de vue factuel, en gros, c’est tout ce que dit l’article (et c’était previsible).

Mais à part l’utilisation similaire d’une technologie importée, il n’y a probalement pas grand chose à voir entre le Togo et le Mexique ...

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> épisode 2, le rédac-chef, 15 mai 2002
C’est bien beau de suggérer des trucs, mais la moindre rigueur, dans un magazine estampillé, c’est de vérifier ses suppositions. La prochaine fois, coco, tu rentres du Mexique via le Togo. Et hop !
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> épisode 2, Jedi, 15 mai 2002

C’est clair, faut aller sur le terrain ! :o)

Je suggère aussi de passer par la thaïlande, les cyber café y sont en pleine mutation, parait-il ...

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> épisode 2, Lac , 23 mai 2002
Je trouvais pas si mal l’idée lancée quelques contrib plus haut de faire un site sur l’utilisation de l’internet chez les pas d’chez-nous qu’on pas de sous...Y’a des motivés
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> épisode 2, Le passant, 26 mai 2002
Et le Sénégal ? Vous y avez pensé au Sénégal ? M’enfin !
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