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mardi 26 septembre 2000
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Pirates, éditeurs, même combat !

par Greg.fr
 
Petit commentaire de texte sur une dépêche AFP à propos du piratage d’oeuvres musicales et littéraires sur Internet

L’AFP, via le fil d’info de Yahoo, postait mardi 19 septembre cet article au contenu assez instructif pour tout lecteur un tant soit peu attentif.

« Le piratage représentera une perte de 4,6 mds de dollars d’ici 2005

CAMBRIDGE (Etats-Unis), 19 sept (AFP) - Le piratage et la publication directe par les auteurs et artistes sur l’internet devraient représenter un manque à gagner de l’ordre de 4,6 milliards de dollars pour les éditeurs de livres et de disques d’ici 2005, selon une étude publiée mardi par le cabinet d’analyse Forrester Research. »

D’emblée, on est mis dans l’ambiance : les auteurs qui publient directement en ligne sans passer par les inestimables services de leur maison d’édition sont rangés dans la même catégorie que les pirates. Ils ne méritent que ça, ces ingrats !

Notons pour la petite histoire que les Smashing Pumpkins (si mes souvenir son exacts) ont décidé de diffuser exclusivement en ligne leur ultime album, tout ça pour faire la nique à leur label qui, apparemment, les a un peu traité par dessous la jambe. Vengeance !

Enfin, il s’agit d’un « manque à gagner » étalé sur 5 ans. Ca fait plus riche de parler en milliards de dollars que de parler de 920 millions de dollars par an (épongé par chacun des membres de l’association, ça fait finalement pas très lourd).

La perte la plus importante - 3,1 milliards de dollars - sera enregistrée par l’industrie du disque. Les studios de cinéma et les éditeurs de jeux sont moins vulnérables, ce qui leur donne plus de temps pour élaborer une stratégie pour le numérique, indique Forrester.

Toujours ce tissus de mensonge qui consiste à assimiler le « manque à gagner » à des pertes, discours que l’on retrouve chez le BSA. Empressons-nous de rassurer les membres de la RIAA : ils ne perdent pas d’argent, vu que nous n’avons aucunement l’intention d’acheter les morceaux de musique que nous téléchargeons. Simple et sans appel.

« Les consommateurs ont parlé, ils demandent un accès au contenu par n’importe quel moyen nécessaire », a déclaré Eric Scheirer, analyste de Forrester, dans un communiqué.

« Ni les mesures de sécurité numériques ni les procès ne stopperont le vol de contenu sur l’internet. Qu’ils considèrent que Napster a raison ou non, les éditeurs traditionnels doivent s’attacher à battre Napster à son propre jeu », a affirmé Eric Scheirer, ajoutant que « [les éditeurs] doivent créer des services attrayants avec le contenu que les consommateurs veulent, dans les formats qu’ils veulent ».

Il va vraiment falloir qu’ils se creusent les méninges, les éditeurs de disque, pour nous trouver plus facile à utiliser que les sites de MP3 pirates. Bien sûr, il y a des liens morts, des fichiers mal numérisés, etc. Mais franchement, pour peu que l’on dispose d’un accès câble ou ADSL, on ne voit pas vraiment comment les majors pourraient faire mieux que le « gratuit mais pas très ergonomique » de Napster, de Gnutella ou des sites Meu Peu Trois.

Le site Napster, qui permet d’échanger gratuitement des fichiers de musique au format MP3 sur internet, fait l’objet d’une plainte de l’industrie du disque qui lui reproche de violer la législation sur les droits d’auteurs. Une décision de première instance a ordonné en juillet la fermeture du site, mais Napster bénéficie actuellement d’un sursis à exécution en attendant la décision d’appel.

C’est toujours ça de pris. Sans compter que le tapage médiatique autour de Napster a fait exploser les statistiques de fréquentation du site. Et zou ! Tout plein de sousous dans la popoche grâce à la pupub en ligne.

 
 
Greg.fr
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En attente de mutation sur Mars
14 novembre 2000
 
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> Pirates, éditeurs, même combat !
4 octobre 2000, message de XaV
 

Juste pour apporter un chouia de précision (ou de complément), Matt Jonhson (a.k.a. The The) s’est récemment emporté contre sa maison de disque pour son absence de soutient lors de la sortie de son dernier album. Et il a décidé unilatéralement (d’où rupture de contrat, bien sûr) de diffuser son dernier album sur Internet, gratuitement.

Pour les Smashing Pumpkins, je ne sais pas, mais pour The The, j’en suis sûr. Ci-dessous le lien vers le message de Matt Johnson publié sur son site officiel (http://www.thethe.com).

 
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