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Musique libre ?

C’est possible, on y travaille, rejoignez-nous !
par Ether-Michel Pillequant
 
 
Sur le mode de la Gnu GPL, s’élabore la FMPL ou free music public license : Rico Da Halvarez, collaborateur et correspondant en France de Ram Samudralah et Ensor, parle.

Vers une musique libre...

Zikos et amateurs de musique, ce message vous concerne ! Le texte qui va suivre se propose de vous causer d’un projet qui risque fort de révolutionner le marché de la musique, en pleine crise d’identité. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble nécessaire de parler de GNU. GNU est ce qu’en France les médias ont coutume d’appeler Linux (il serait plus juste de dire GNU/Linux  [1]), c’est-à-dire, un système d’exploitation entièrement libre, des programmes informatiques libres eux aussi, fruit du travail souvent bénévole de nombreux programmeurs à travers le monde. GNU est régi par une licence très particulière, la GNU General Public License, qui garantit à tous :

« La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0).
-  La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins (liberté 1).
-  La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider son voisin (liberté 2).
-  La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3).
 »

(extrait de la traduction de Karl Pradène d’un texte de Richard Stallman intitulé « Qu’est-ce qu’un logiciel libre ? »)

Il est à noter, comme le précise d’ailleurs M. Stallman dans le même texte, que libre ne veut pas dire gratuit. Il existe des logiciels gratuits qui ne sont pas libres (freeware) à côté de nombreux logiciels et systèmes d’exploitation qui sont non seulement libres mais aussi gratuits (parfois les utilisateurs payent pour leur copie d’un programme informatique libre, parfois, c’est gratuitement qu’ils l’obtiennent). Le logiciel libre constitue une révolution, il circule sans entrave dans un univers pourtant marqué par la recherche du profit : lorsque vous copiez un logiciel Microsoft, même gratuit, et que vous le refilez à un pote, cela s’appelle du piratage et c’est puni par la loi (le copyright n’autorise qu’une copie par personne, aucune modification du produit n’est tolérée).

Richard Stallman, fondateur du projet GNU a trouvé un procédé très astucieux pour diffuser les produits informatiques tout en les les protégeant : le copyleft, ou copyright inversé. Le copyleft donne le droit de faire autant de copies que l’on veut d’un logiciel libre ; la copie devient libre à son tour et acquiert automatiquement le même statut que l’original, etc. Le but d’une telle entreprise étant de permettre à un plus grand nombre d’utilisateurs d’accéder aux produits informatiques en invitant les programmeurs comme les utilisateurs à « partager », « aider son voisin ».

La GPL n’est pas qu’une incitation à la copie et à la modification des logiciels (accès au code source), elle est aussi garante du respect des auteurs de logiciels libres (avant de mettre un logiciel sous copyleft, M. Stallman suggère de le mettre d’abord sous copyright afin de protéger son/ses auteurs), ainsi qu’un appel à un esprit plus communautaire, moins mercantile. A titre d’exemple, une distribution GNU/Linux (il en existe un nombre croissant) coûte rarement plus de 300 FF dans le commerce  [2] et vous donne accès à des milliers de logiciels - dont celui que j’utilise pour rédiger cet article. La quasi totalité des éléments du système et des logiciels fournis étant libres et gratuits, vous ne payez en somme que le packaging ; vous pourrez ensuite en faire ce que vous voudrez.

Tout ce préambule était destiné à vous éclairer sur le contexte dans lequel s’élabore actuellement la Free Music Public License, héritière musicale en ligne directe de la GNU GPL.

Musicien depuis un certain temps, je me suis toujours demandé quel était le meilleur moyen pour diffuser la musique que je compose. Cela m’embêtait fort d’être obligé de passer par une liste toujours plus longue d’intermédiaires vampiriques, ou muets, et lorsque je me suis par hasard intéressé au projet GNU, ça a tout de suite fait tilt : « Pourquoi pas une licence du même type pour la musique ? ». J’eus la chance d’échanger quelques mots avec R. Stallman sur ce sujet lors de sa venue à Bordeaux l’été dernier, pour les rencontres mondiales du logiciel libre. Il m’indiqua l’e-mail d’un étudiant de l’Université de Berkeley, Ensor avec lequel je me mis tout de suite en contact. Ensor travaille actuellement avec l’aide d’un avocat, Me Lawrence Lessig à l’élaboration du texte de la Free Music Public Licence (FMPL), le texte est aussi en germination avancée chez Ram Samudrala, auteur de nombreux - et fort instructifs - articles sur la philosophie de la musique libre. Il existe déjà quelques sites web qui diffusent de la musique libre, de nombreux musiciens y proposent déjà leur musique (on trouvera en fin d’article les adresses de ces sites).

Lorsque son texte sera juridiquement validé, la FMPL donnera, comme son inspiratrice informatique le droit de copier et de modifier la musique. Elle protégera bien entendu les musiciens contre les entreprises malhonnêtes telles que l’appropriation « commerciale » de leur musique par un tiers qui n’y aurait apporté aucune modification, et/ou aurait arbitrairement apposé son propre copyright sans tenir compte du/des auteurs de celle-ci. Les clauses à respecter impérativement pour diffuser de la musique libre sont de joindre le texte de la licence à la musique (sous forme de fichier informatique présent dans le CD, ou le fichier MP3) et de préciser les nom et contact du/des contributeur(s) (de même, tout logiciel libre est accompagné de la GNU GPL).

Toute entreprise commerciale sera régie par les termes de la FMPL, celle-ci ayant pour but principal de créer une communauté de musiciens solidaires, de stimuler la créativité par l’échange de connaissances dans le respect et la courtoisie, de faire circuler et de protéger la musique en légalisant la reproduction (fini le procès Napster !), d’autoriser la modification (arrangements différents, samples, interprétation différente, remix, ajout de paroles, d’instrumentation différente, reprises, etc.) des oeuvres musicales et de supprimer les intermédiaires entre le musicien et le public (vente directe, téléchargements ou CD, possibilité pour le public d’enregistrer les concerts, etc.).

Il y a donc une réponse légale au trafic de copies illicites de CD : la copie licite ou copyleft. Il y a aussi une réponse au tarif exorbitant des CD (moins cher que le vinyle, c’est ce qu’on nous disait dans les années 80, bilan, le CD est à 120FF, pour un coût réel de fabrication se situant largement en dessous de 10FF).

Les musiciens ne touchent que 4% du prix versé par le public pour leurs CD ; de plus, ce barème est variable (les musiciens « connus » reçoivent plus de 4%, les autres, moins de 4%). A l’inégalité des chances entre les musiciens provoquée par l’attitude cynique sans ambiguïté des « géants » du secteur, à l’oubli de tant d’oeuvres musicales sous prétexte que celles-ci n’ont pas de potentiel commercial, il y a une réponse : cette réponse, c’est la FMPL. La FMPL sera sans doute terminée - au plan légal - courant 2001. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des précisions supplémentaires sur ce sujet épineux, ou si vous souhaitez soutenir notre action, ou encore, si vous avez de bonnes objections à apporter à ce projet qui ne manquera certainement d’en soulever de nombreuses et cruciales pour sa pérennisation.

Toute contribution est bien entendue la bienvenue. J’invite tous ceux que le sort des exclus (volontaires ou non) du show business (et ils sont aussi nombreux que talentueux) intéresse à participer au développement du site. Vous pourrez bientôt y télécharger la musique d’Exorciste de Style, de Loubia Dobb System (deux projets auxquels je travaille), et de tous ceux qui auront envie d’y proposer leur musique. Vous pourrez aussi vous y exprimer sur la question, si elle vous intéresse. Nous ne misons d’emblée que sur l’honnêteté du public, son sens des responsabilités vis-à-vis de la société de consommation, et son respect supposé des créations musicales. Le système actuel et le développement du MP3 a malheureusement enfanté une nouvelle race de consommateur : le consommateur-voleur. Celui-ci aura-t-il un peu plus de scrupules à s’approprier de la musique libre ? Finira-t-il par acheter ma musique, et celle de ceux qui comme moi se sont engouffrés dans cette brèche ? Il la paiera moins cher que celle qu’il ne voulait plus payer, c’est déjà un bon argument. Il saura ensuite qu’elle ne profite pas à un producteur véreux, mais à celui ou ceux qui l’ont fabriquée.

Musiciens : la recherche seule du profit affame la créativité ! Ne sommes-nous pas de plus en plus nombreux à avoir les moyens techniques de produire de la musique de qualité par nous-mêmes ? Alors pourquoi attendre qu’un gugus en costard infroissable bleu électrochoc daigne - peut-être un jour, rien n’est moins sûr d’ailleurs - nous autoriser à pénétrer dans son joli bureau pour y signer le contrat du-siècle-de-la-mort-qui-tue (« Un havane, Serge ? »). Nous pouvons nous passer de lui, n’est-ce pas, amigos ! Pour le moment, un paquet d’entre nous sont obligés de trimer à autre chose qu’à leurs compos pour gagner leur croûte. Musiciens, mélomanes, labels indépendants de France, de Navarre, d’Amérique ou du Lesotho, aidez-nous à libérer la musique de ce système inégal et verrouillé, qui engraisse les uns pour mieux dépouiller les autres : rejoignez le camp de la musique libre !

Wagdi, Eric Aouanes.

 

[1] Plus exactement, ce qu’on appelle une distribution Linux est en fait la combinaison du système d’exploitation Linux et d’une flopée d’utilitaires GNU conçus pour ce système (NDLR).

[2] Et beaucoup moins cher chez Ikarios, NDLR.

 
 
Ether-Michel Pillequant
 
Cet article a été publié dans le numéro de février 2001 de la Linha Imaginot dont je remercie les membres pour leur gentillesse ! Voir aussi :
-  musique-libre.com
-  vnatrc-bortch.org
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> Musique libre ?
18 avril 2007, message de djjeffouille
 

La Musique Libre c’est l’avenir pour faire bouger les lignes

A l’AIMSA on a bien avancé sur le sujet

Jeff AIMSA "no sacem inside" http://www.aimsalibre.com

 
en ligne :
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Au bout du fil - La musique libre
21 juin 2006
 
Ecoutez, telechargez, decouvrez, soutenez le meilleur de la musique libre et independante tous styles confondus !
 
Répondre
> Au bout du fil - La musique libre, micheldissy, 24 juin 2007
Je suis musicien compositeur, et j’ai essayé plusieurs fois de m’inscrire sur ce site ("Au bout du fil"), mais ils ne m’ont jamais répondu. Dommage !
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> Musique libre ?
18 décembre 2004, message de MORSURE PROD
 
LABEL MORSURE PROD 100% INDEPENDANT, SUPER ARTICLE, ENCOURAGEANT...MAIS UNE SEULE CHOSE ON NE L’ATTEND PAS LE PRODUCTEUR EN COSTARD ON LE DEVANCE.AKISSA
 
en ligne : MUSIQUE LIBRE
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> Musique libre ?, 4 janvier 2005
une reponse ki en dit long sur votre envie de reussir,la morsure est elle plus a craindre ke vos paroles. fan d akissa.a quand pour un album representatif a votre image de rage de reussir dans le rap.
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> Musique libre ?, cartoon, 5 janvier 2005
wech akissa nickel le ptit on ldevance la musique faut kelle soit libre faut tejes las cahiers de musique et les cles de sols la musique a evoluee
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>annuaire autogéré de la musique libre et gratuite
16 septembre 2004, message de Tatatatata
 

Complétez l’annuaire : musique gratuite et/ou libre

http://rezal404.org/wikini/wakka.php ?wiki=Mp3Legal

 
en ligne :
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> Musique libre ?
9 juillet 2004, message de totof
 
je compose depuis un moment de la musique electro dans mon grenier avec mon matos j en avais marre de les écouter en boucle , alors j ai creer un site de diffusion gratuite de mes compositions. si y a besoin d aide moi je veux bien !!!! allez visitez mon site un peu d indulgence je suis en train de le construire !!
 
Répondre
> Musique libre ?, 25 décembre 2005
est ce que si je met de la musique des chanteurs celebres seulement pour faire ecouter dans mon site que j’ai crée avec FREE, c’est legal ????
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> licence libre
27 mars 2002
 
Concrètement comment mettre sa musique sous licence libre de manière à ce que la référence au créateur soit explicite et protégée. C’est à mon avis la seule garantie qu’il est difficile de supprimer, car je pense que pour un créateur il peut être difficile de voir sa création appropriée par quelqu’un d’autre ( dans le sens où sa création sera considérée comme la création d’une autre personne). Si quelqu’un peut me répondre, merci Benjamin.
Répondre


> Musique libre ?
31 mai 2001, message de Olivier L
 

Je n’ai pas bien compris comment les musiciens peuvent être rémunérés avec une licence musicale de type Copyleft. Si leur musique devient gratuite, qui va les payer ?

Pour ce qui est du problème de la production musicale indépendante, un copyright ne suffit-il pas, à partir du moment où se serait créé sur l’internet un média permettant au public de découvrir facilement les artistes et surtout d’acheter leur musique ?

Répondre
réponse à olivier, par e-m pillequant, ether-michel pillequant, 1er juin 2001

voici, _-/1ma réponse à un premier lecteur qui posait la même question à peu de chose près ; _-/2un rajout par rapport à votre question _-/3 une note

_-/ 1 première réponse

vous mettez en effet l’accent sur un des noeuds du sujet ; ce que je puis répondre quant à moi, c’est

1/ il s’agit en effet de susciter de nouveaux rapports de marché, ou de consommation, basés sur confiance, reconnaissance et courtoisie (sans aller jusqu’à se réclamer de george steiner pour ce dernier terme, mais il y a de ça - cf. son livre "réelles présences", éd. gallimard, 1990 environ, coll. essais, fondamental, mais il parle surtout de culture, littérature, philosophie, livre et non web) ; ceci est, on peut le penser, utopique, mais on peut aussi l’affirmer EUtopique, (utopie = lieu, chose, concept qui n’existe pas, n’existera pas / EUtopie = "bon" [la racine grecque] lieu, chose, concept, qui existe, existera selon le vouloir humain à le faire exister)

2/ les règles, je pense, qui sont esquissées ou définies dans la GNU-GPL, et à venir dans la FMPL (free-music), tendent justement à permettre la réalisation de telle entreprise ( à ce que je sache, richard stallman le premier, n’est pas aussi riche que gates ou case, mais s’en fout, et surtout ne crève pas de faim quand même, gagne sa vie tout en défendant ces idées, et bcp de programmeurs, ou autres, pareil ).

3/ le tout est de bien penser la chose, et établir des projets et cadres juridiques etc aussi précis et concrets que possible ; à cet égard et juste à titre de contre exemple, le projet dit "licence art libre" qui mélange toutes formes d’art et de création, me semble entaché de graves défauts, et ne refléter que la confusion intellectuelle de tout ou partie de ses "promoteurs", soft, c’est une chose, musique une autre, etc.. et chaque domaine doit élaborer et vérifier l’élaboration de ses règles propres

4/ un point précis pour finir, diffuser son travail sous copyleft n’est pas forcément s’exposer au vol de son travail, je crois que stallman lui-même dit qu’on peut fort bien déposer son travail ss copyright, et le diffuser soi-même ss copyleft ensuite ; ce qui protège le travail original et laisse sauve toute possibilité de collaboration, ajout, remix, etc... chacun précisant ce qui lui revient, et ce qui revient à d’autres programmeurs, musiciens, etc...

je m’arrête là car je ne suis pas très calé ds le domaine, mais vous envoie à wagdi, eric aouanes, l’auteur de l’article, et mon collègue et complice ds divers projets, dont surtout vnatrc-bortch.org ; quant à la musique libre, c’est surtout à lui qu’il faut s’adresser.

_-/ 2 je vous rajoute ceci :

dans "free software", "free music", free, (mot anglais polysémique : libre, et gratuit) n’est pas utilisé forcément ds les deux sens à la fois et sans distinction ; diffuser sous copyleft : copie libre, ne tend pas tant à priver les créateurs de toute rémunération qu’à créer de nouvelles conditions d’échange et de commerce également, dans lesquelles précisément les créateurs maîtriseront mieux le devenir de leur production, et ne seront pas obligés de se contenter des 5, 6%, allez, 10% parfois pour les chanceux, que leur octroient royalement les maîtres actuels de la distribution, et il faut dire merci pendant toute sa vie pour qq cacahuètes reçues...

la chose n’est pas facile à réaliser (aux deux sens du terme cette fois), elle reste à créer, c’est à cela que nous travaillons, et qu’il faudra être nombreux à travailler, cet article est une prise de position et un appel à collaboration, non un cri aigre dans le vide. (cf : "u"topie, "eu"topie dans ma 1ere réponse)

un dernier point : il s’agit profondément, par ces nouveaux rapports et moyens de diffusion, échange, d’opérer un renversement profond non seulement du "commerce" de la musique, mais des modes également de production, diffusion et réception de la musique : notons ce paradoxe : n’est-il pas étonnant de constater que ce qu’on appelle "culture de masse" * (soit-disant "démocratique", "pluraliste", etc), est quant à sa production et proposition, le fait de quelques-uns, qui maîtrisent les modes de décision et diffusion et par là sinon maîtrisent totalement la création, du moins l’influencent, la modèlent, la "formatent" autant qu’ils peuvent ; alors qu’en établissant un mode de production et diffusion beaucoup plus diversifié, on aboutit et aboutira à une culture, une musique beaucoup plus individuelle, non "massifiée", qui méritera ainsi non seulement d’un point de vue juridique ( le copyleft : c ] ), mais dans son exercice même et la situation de ses intervenants, créateurs et autres, le nom de musique libre

cordialement, ether-michel pillequant (je vous renvoie encore à wagdi,eric aouanes (l’auteur de l’article et promoteur de la fmpl en france) sur http://musique-libre.com.

_-/ 3 une note

* (ceci par ailleurs est encore plus criant en art contemporain : qq-uns, commissaires, conservateurs, critiques, etc. tiennent tous les leviers d’un art "de masse", mais sans masse : où sont les regardeurs ? cf. http://www.lapetition.com : appel des artistes pour la transparence du monde de l’art ; et notre travail : http://vnatrc-bortch.org - cela étant les situations, de l’"art" et de la musique sont spécifiques, et doivent être distinguées, d’où notre regard critique sur ladite "licence art libre" : qui trop embrasse mal étreint, et cela est dommageable surtout pour ce qui est étreint) : il me semble que le point décisif est là : la musique, l’art (“arts plastiques”), la littérature, souffrent des mêmes maux, d’où la tentation de leur appliquer la même solution ; or c’est oublier que la situation de chaque discipline est fondamentalement différente, spécifique, et les maux portent différemment, d’où la nécessité de solutions propres, spécifiques.

 
Répondre
Muziq, Kezaco ?, PRIVATE JOKER, 2 juin 2001

Hello everybody,

Bon, le concept tel qu’il est présenté dans l’article je suis pour... avec des réserves.

Celles-ci tiennent au fait que la Musique n’est pas l’Informatique !

Je m’explique :

Un logiciel, même libre, une fois qu’il est compilé (d’ailleurs, même dans le domaine de l’interprété), il est stable : c’est à dire que pour tel code source donné on va obtenir, sur telle machine où le logiciel aura été porté, tel exécutable et donc telles fonctionnalités données (c’est toujours du 0 ou du 1, ou alors on est dans l’objet,la logique floue, l’intelligence artificielle, ou que sais-je encore ??? ... ce qui n’est pas la majorité des cas "open source").

La musique, c’est différent : quelle belle tautologie !

Car on peut avoir comme but la composition écrite ou orale, l’interprétation, l’improvisation, l’orchestration, etc... et enfin la fixation, sur support.

Donc de quoi parle-t’on dans cette licence de "open music" : est-ce de la composition (tout support matériel peut la permettre, tout du moins dans notre tradition occidentale), est-ce de l’orchestration et/ou du fameux "arrangement" (qui est ce que le talent du cordon bleu peut être à la recette archi-connue du steak-frite), est-ce de la simple "fixation" d’un morceau joué,... ou bien est-ce de tout cela à la fois et même un peu plus ?

Personnellement, je suis informaticien, grand amateur de musique, plutôt branché "The Net", et je commence une activité de producteur de disques... donc évidemment je m’intéresse à ce genre de projet.

Mais, mais, mais...

De quoi parle t’on, que veut on faire, et comment ?

Pour ceux qui ne me suivraient pas (je suis des fois un peu crypto-incompréhensible..), j’aurais tendance à rappeller que le développement du Disque a permis de développer un genre de musique que l’on appelle "Concrète" (puis ensuite les samplers et tout ce qui suit de nos jours) tandis qu’avant que la Fixation(TM) ne fonctionne, les musiques de films étaient jouées "live" en même temps que la bobine se déroulait (ce qui voulait dire "pas du tout la même ambiance" suivant la salle, la ville, le pays...).

Donc, en gros, quels sont les buts du projet FMPL ?

Car, je suis désolé de le dire et de me montrer par là même réactionnaire, si c’est pour monter un projet de musique "electronica" avec des morceaux genre originels et ensuite une fricassée de remix (ce qui revient à privilégier les effets et/ou les samples rajoutés/enlevés) je ne vois pas bien l’intérêt...

On oublierai dans ce cas toute une partie de la magie de la Musique (avec un grand M) qui est : à un moment donné, un (ou des) musiciens(s) donné(s) joue(nt) une morceau donné devant un public donné.

Cela peut paraître idiot mais cela veut dire du temps partagé (et le Temps est une composante inaltérable de cet art qu’est la musique) et un rendu personnel des interprètes selon leur humeur, leur science, leur talent... et un ressenti du public selon le moment, le lieu, etc...

Donc, une seule question : QUID de la Musique ?

Olleh tout le people.

Répondre
première réponse à quelques objections légitimes...., Wagdi, Eric Aouanes (Rico da Halvarez) , 3 juin 2001

bonjour,

je tiens à apporter quelques précisions sur mon article, puisque le concept de la FMPL ne semble pas être clair pour tout le monde.

1ère objection : "la musique n’est pas de l’informatique."

-  je le concède sans peine, mais son mode de diffusion est similaire (cd, fichiers téléchargeables) ; la FMPL, redevable en cela à la GNU GPL postule que la copie vaut l’original, ce qui n’est pas le cas des rejetons du copyright (restriction de la copie et de la diffusion).

-  pour ce qui est du champ d’action de la FMPL, il comprend tous les secteurs de la création musicale : composition, arrangements, enregistrement&organisation de concerts ou d’œuvres fixées sur support, etc...(la musique avec un grand M à aussi sa place dans le projet FMPL !) le but de cette entreprise est simple : permettre aux "exclus" de la musique de s’exprimer et de faire valoir&diffuser efficacement leurs travaux, permettre l’échange et la solidarité entre les différents acteurs de la musique (auteurs/compositeurs/interprètes/public), supprimer au maximum les intermédiaires entre l’artiste et le public, entre les musiciens, en somme, créer une communauté autour de la musique, un marché parallèle, avec ses règles propres, son fonctionnement propre, etc... à l’heure ou la copie illicite inonde le marché "classique" de la musique (le problème se pose d’ailleurs aussi pour le logiciel pas libre), la FMPL se veut une réaction de type non-répressive face aux éxigences d’un public sans doute agacé par le tarif exhorbitant des œuvres musicales vendues dans le commerce, ainsi qu’un système plus équitable pour les musiciens eux mêmes, qui sont nombreux à trouver agaçant d’avoir à faire des courbettes pour que l’on daigne leur accorder + ou - de 4,5% de bénéfice sur les ventes de leurs cd’s, ou d’être payés au lance-pierre lorsqu’ils se produisent sur scène.

En résumé, la FMPL cherche à rapprocher :

-  les musiciens du public en suprimant bien des intermédiaires aussi coûteux que gourmands ;
-  les musiciens entr’eux en les incitant à plus de collaboration, moins de narcissisme...

-  à suivre-

 
Répondre
> réponse à olivier, par e-m pillequant, Antoine Moreau, 7 juin 2001

Hello ! You wrote :
—  3/ le tout est de bien penser la chose, et établir des projets et cadres juridiques etc aussi précis et concrets que possible ; à cet égard et juste à titre de contre exemple, le projet dit "licence art libre" qui mélange toutes formes d’art et de création, me semble entaché de graves défauts, et ne refléter que la confusion intellectuelle de tout ou partie de ses "promoteurs", soft, c’est une chose, musique une autre, etc.. et chaque domaine doit élaborer et vérifier l’élaboration de ses règles propres
— 

amha, la création est une et même chose quand il s’agit d’art (et même dans ce qui excède sa propre définition "art", voir Dada, iconoclasmes contemporains, etc). Elle se présente sous différentes facettes et matériaux, mais la question de la création en art est une chose singulière. Ce n’est pas affaire de particularités suivant le genre envisagé. Surtout à notre époque indisciplinée et multimédiatique. La Licence Art Libre est un outil juridique multi médias qui concerne tous types de création car aujourd’hui les "disciplines" (arts plastiques, musique, texte, etc), s’entrecroisent et se mêlent. Se confondent même. La création artistique ne répond pas à une question de particularité, mais à celle de la singularité. Celle-ci est plurielle, infinie et non simplement groupusculaire et définie. Par là, cette singularité montre son caractère universel et multiple. S’il y a des règles de l’art ce n’est pas dans l’ordre de la loi mais dans ce qui fonde l’art comme économie propre, celle de son langage. Vouloir ouvrir ce langage et le partager plus que ne le permet le droit d’auteur convenu, voilà qui met la singularité des auteurs à la disposition de tout un chacun. Si, pour bien faire, cahcun y va de sa particularité, on risque de ne plus s’ouvrir qu’entre nous seulement. C’est un peu court.

 
Répondre
réponse à M. Moreau, Wagdi, Eric AOUANES (Rico da Halvarez), 8 juin 2001
je persiste à penser que la division est une preuve eminente de sagacité et ne conteste pas l’interêt de la démarche globalisante que vous proposez, mais de là à vouloir tout rassembler sous le même drapeau, on s’embarque dans une autre forme de totalitarisme. le monde du logiciel libre ne souffre - de par sa diversité et de par ses divergeances - aucunement de la globalisation (qu’il combat efficacement d’ailleurs), il n’en souffre pas et c’est tant mieux ! vouloir embrasser dans une licence très "open" la totalité des propositions multimédiatiques, puisque c’est là le terme employé comme argumentaire, me semble aussi utopique que dangereux pour les raisons alléguées plus haut. C’est pour cela qu’il nous semble à nous autres très utile de faire le distingo entre les différentes formes de création, sans pour autant, bien entendu chercher à empiéter sur les plates-bandes des artistes non-musiciens (ce qui ne m’empêche pas pour ma part d’être aussi plasticien et web-artiste). Ce distingo nous semble necessaire, car nous pensons que les problèmes que traverse la musique actuellement sont d’une nature fort éloignée de ceux des arts plastiques, par exemple... mais la discussion reste ouverte, votre réaction est un baume energique, nous vous en congratulons !
 
Répondre
> réponse à Wagdi, Eric AOUANES (Rico da Halvarez), Antoine Moreau, 10 juin 2001

You wrote :
-   Ce distingo nous semble necessaire, car nous pensons que les problèmes que traverse la musique actuellement sont d’une nature fort éloignée de ceux des arts plastiques, par exemple... mais la discussion reste ouverte, votre réaction est un baume energique, nous vous en congratulons !
-  

Merci de vos compliments, je pense sincèrement que nous allons les uns et les autres dans le même sens : le libre dans la création artistique. Je ne vois pas l’utilité de querelles quand on partage la même vision. Les différences sont sur les termes des licences et de leur justesse à la fois juridique et conceptuelle, c’est à dire sur la question du droit et de l’art d’aujourd’hui. Je ne pense pas que la musique soit un cas à part. Il y a ce phénomène très contemporain de musiciens sortis des Beaux-Arts et de plasticiens faisant de la musique (prochain numéro de synesthésie sera consacré à ça, le projet jukeBox, etc). On parle d’epace sonore pour la musique : terme généralement dévolue aux arts plastiques. Même les free party ont une problématique spaciale très explicite. Sans parler des concerts du GRM par exemple et qui font de la salle une architecture à sons. Je pense aussi (et sans être ni iconoclaste ni punk) que l’art (et donc le droit qui l’accompagne) a rapport avec le non-art. un rapport très étroit à tel point que Robert Filiou a pu dire que :"l’art c’était ce qui rend la vie plus intéressante que l’art".

La Licence Art Libre n’a surement pas comme but d’être hégémonique, mais elle a l’intention de bien faire les choses. C’est la raison pour laquelle nous l’avons écrite avec l’aide Mélanie Clément-Fontaine et David Géraud, les 2 premiers juristes à s’être intéressés en France à la GPL et au Libre. Je pense qu’il nous faut regrouper nos forces face à l’économie qui domine la création artistique. Mais, chacun est libre de choisir ce qui lui convient le mieux comme licence, communauté d’esprit, etc.

A bientôt (nous ferons un jour peut-être des échanges d’oeuvres croisées et recroisées dans nos licences respectives !)

 
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bien entendu, nous partageons les mêmes points de vue, mais..., Wagdi, Eric Aouanes (Rico da Halvarez), 11 juin 2001
Il me semble necessaire une nouvelle fois - et puisque votre réponse semble l’esquisser - de clarifier une dimension essentielle de notre propos : la diversité. Peut-être ai-je quelque peu exagéré en qualifiant la licence "art libre" de "globalisante", voire d’"hégémonique", il est clair que nous poursuivons un but similaire et que nous partageons la même philosophie, mais le débat, pour nous autres zélateurs de l’échange, et de la fraternité est essentiel, et nos divergeances, pour peu qu’elles soient catégoriques n’entâcheront pas notre visée, notre dessein : un monde meilleur avec les moyens du bord, un monde meilleur avec un esprit aussi pragmatique qu’idéaliste...un monde meilleur avec les pieds sur terre. Si nous persistons à penser qu’il faut une licence spécifique pour la musique, ce n’est point pour "truster" ce domaine de la création artistique, ce n’est pas pour nous l’"approprier", mais bien pour bâtir des ponts salutaires entre les îlots d’activité de la zone "art". Ainsi, nos divergeances, en participant au même projet, produiront à coup sûr une plus solide armature tant conceptuelle que pratique.
 
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> bien entendu, nous partageons les mêmes points de vue, mais..., Antoine Moreau, 11 juin 2001

You wrote :
-   mais le débat, pour nous autres zélateurs de l’échange, et de la fraternité est essentiel, et nos divergeances, pour peu qu’elles soient catégoriques n’entâcheront pas notre visée, notre dessein : un monde meilleur avec les moyens du bord, un monde meilleur avec un esprit aussi pragmatique qu’idéaliste...un monde meilleur avec les pieds sur terre.
-  

Alors là : non. Pas de "monde meilleur"... Merci, on connait la chanson qui finit dans les cris d’effroi. C’est exactement ce que je peux redouter avec un mouvement du Libre qui nous referait la révolution sans en avoir appris les leçons. Pitié ! Pas ce discours là d’un monde meilleur... Celui là même que les marchands tiennent pour vendre leur production tu le tiens, en pire, pour la création artistique et en avant la musique au pas cadencé.

Il n’y a aucun progrès qui tienne en art, même si celui-ci est comme on peut le dire " a work in progress". Il n’y a pas de monde meilleur qui vaille la peine qu’on se batte pour, il n’y a que le lieu impensable de la poèsie et de ce que la création artistique montre quelques fois dans l’inter-dit. L’entre les lignes, foin des discours libérateurs ! Ce sont ceux là même qui allument les buchers où brûlent les êtres libres.

Non non, l’ambition est d’être juste, comme une note peut l’être dans un chorus free d’Albert Ayler. Sans concession pour la guimauve progressiste des discours qui promettent les symphonies lisses du bonheur perpétuel. Le copyleft va dans le sens, non d’un monde meilleur, mais d’un monde exigeant et attentif à l’autre.

 
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la réponse du girafo (1), Obiwan Ben Giraf, 11 juin 2001

Il y a lieu de répondre à cette interpolation nationale-socialiste de mon propos, je pense...et calmement, d’ailleurs. ce que j’ose (pardonnez-moi, c’est vrai, c’est has-been de parler de ça) appeler un "monde meilleur" n’est évidemment ni les ambitions sectaires d’un groupuscule politico-idéaliste, mais simplement la visée honnête de tous ceux qui prennent l’humanité au sérieux...une certaine forme d’humanisme, en somme. Je pensais que les termes se référant au pragmatisme vous auraient aiguillé sur le sens véritable de mon propos...mais non, et j’en suis fort peiné. Vous prenez congé de l’humanisme, soit...cela n’engage que vous ; cela...ne nous...regarde pas. Par ici la sortie.

— -fin de la première époque---

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partager..., rico da halvarez, 12 juin 2001

—début de la deuxième époque— Alors, vous vous permettez de penser qu’il n’est pas concevable de penser un monde meilleur, car celui-ci semble vous convenir, soit. Vous vous excluez par là de toutes les bienheureuses ou malheureuses tentatives de rétablir le moyen terme de la pensée dans ces continents de violence qui nous entourent, vous, le bienheureux de l’"art libre". Vous manifestez un courage particulièrement secondaire lorsqu’il s’agit d’envisager la possibilité d’engendrer quelque création hors de notre territoire policé, "librifié". Vous oubliez sans doute qu’une partie non négligeable de notre planisphère se bat pour les droits éventuels que vous considérez comme acquis. Voulez-vous les exclure de votre propos généraliste ? Idéaliste, oui, mais sans la béatitude du junkie des seventies, idéaliste, car je pense que le monde ne doit pas écouter les sarcasmes de votre armée post-structuraliste. Il m’est inconcevable, le monde que vous proposez, alors que vous proposez quelque chose de très proche de ce que nous proposons !

— fin de la deuxième époque—

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eheu !, eheu ! ( c] lycophron), ou : cher antoine !, je suis bituur estreym, 13 juin 2001

cher & délicieux naïf confusément argumenté ;

quel galimatias nous pondîtes-vous là ! monde meilleur ... vous vous emportez tout soudain, comme la douairière proustienne décanillée, alors que, tout simplement,

-  ô mânes d’aristophane !!! -

il vous eût suffit d’un peu de grec élémentaire pour déduire de la réponse que rico da halfarez vous octroya, heureux mortel que vous êtes !,

que notre propos n’est nullement celui de l’utopie, mais de l’eutopie : "eu"-topie : le bon lieu...

-  ici je m’arrête, soudain saisi d’un doute térébrant : me lûtes-vous (c’est moi, bituur esztreym, philologue finno-magyar, aka ether-michel pillequant, aède exégète de v.n.a.t.r.c. ?, qui publiai l’article cause de tout cet urticaire vôtre) : ... j’en doute : auriez-vous cuisant besoin, sinon, que je vous recitasse George Steiner - et dieu sait que le prurit altruiste m’en dévore la face... -

pour en venir au fait, cher antoine, nul monde meilleur, certes, partant nul cris d’orfraie-vieille-fille croyant énoncer quelque nouveau risque ( ?) fasciste en bégayant ses fantasmes,
-  vous vous gâchez, là ! -

bien plutôt, il s’agit de prendre acte, observer, réfléchir, décider, oeuvrer,... non ?

nous travaillons, nous, posément, nous pensons, aussi, et tâchons moyen d’argumenter, dans le respect, la joie, l’échange, et rencontrons nos pairs.

mais je me fatigue, vos arguments m’échappent, me fuient, - on les dirait, pardonnez-moi, pris de sanie - je m’en vais relire Roger Laporte et Pierre Eyt, et vous reviendrai : vous acquiescerez.

bien à fouss, bituur esztreym, philologue expert de v.n.a.t.r.c. ?

 
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réponse à M. Moreau, Wagdi, Eric AOUANES (Rico da Halvarez), 8 juin 2001
je persiste à penser que la division est une preuve eminente de sagacité et ne conteste pas l’interêt de la démarche globalisante que vous proposez, mais de là à vouloir tout rassembler sous le même drapeau, on s’embarque dans une autre forme de totalitarisme. le monde du logiciel libre ne souffre - de par sa diversité et de par ses divergeances - aucunement de la globalisation (qu’il combat efficacement d’ailleurs), il n’en souffre pas et c’est tant mieux ! vouloir embrasser dans une licence très "open" la totalité des propositions multimédiatiques, puisque c’est là le terme employé comme argumentaire, me semble aussi utopique que dangereux pour les raisons alléguées plus haut. C’est pour cela qu’il nous semble à nous autres très utile de faire le distingo entre les différentes formes de création, sans pour autant, bien entendu chercher à empiéter sur les plates-bandes des artistes non-musiciens (ce qui ne m’empêche pas pour ma part d’être aussi plasticien et web-artiste). Ce distingo nous semble necessaire, car nous pensons que les problèmes que traverse la musique actuellement sont d’une nature fort éloignée de ceux des arts plastiques, par exemple... mais la discussion reste ouverte, votre réaction est un baume energique, nous vous en congratulons !
 
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