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La duperie du modèle danois
17 septembre 2006,
message de visiteur
Vu sur le site http://www.actuchomage.org Danemark et chômage : le modèle danois n’a aucun mérite En 2004, le Danemark a plus de préretraités (187 200) que la France (139 700) pour une population active dix fois plus faible. Avec les autres mesures de marché du travail, le nombre réel de chômeurs est 2,52 fois le nombre officiel. Le taux de chômage réel devient 14,65 % au lieu d’un taux officiel de 6,38 %. La tromperie est dévoilée. Avec une évolution de sa population active identique à celle du Danemark depuis quinze ans, non seulement la France n’aurait plus aucun chômeur officiel, mais le chômage réel serait résorbé pour l’essentiel. Et cela sans introduire une plus grande flexibilité des contrats de travail. Si de plus la France avait eu recours à la même proportion de préretraites que le Danemark (6,78 % de sa population active), le chômage réel aurait entièrement disparu et beaucoup d’emplois à temps partiel seraient redevenus des emplois à temps plein. Inversement, si la population active du Danemark avait augmenté dans la même proportion qu’en France (+12,1%), tout en créant aussi peu d’emplois (43 600 en quinze ans), le nombre de chômeurs aurait augmenté de 372 500 et le taux de chômage réel serait devenu 24,0 % de la nouvelle population active (après son augmentation). Comme l’on voit, le succès apparent du Danemark ne doit rien à la flexicurité, mélange de flexibilité et de sécurité (discours bien connu). En fait, le modèle danois n’a aucun mérite pour résoudre le problème du chômage, une fois enlevés les artifices qui cachent le chômage réel et encore moins en tenant compte de la démographie de l’emploi. Au Danemark en 2004, pour un nombre officiel de 176 400 chômeurs, 268 300 personnes étaient enregistrées dans les "mesures de marché du travail" (labour market policy measures), des préretraites pour l’essentiel. Le chômage réel était donc de 444 700 personnes. La population active étant de 2 766 300 personnes, le taux de chômage officiel était de 6,38 %. Mais, en réintégrant les 268 300 faux inactifs (préretraités ...) dans la population active, celle-ci devenait 3 034 600 personnes et le taux de chômage réel 14,65 %. Ce taux est un minimum, car ne prenant pas en compte les "invalides" pour raisons sociales. En France en 2005, pour 2 420 000 chômeurs au sens de l’Anpe (catégorie Defm 1) et 2 717 000 chômeurs au sens de l’Insee, le nombre réel de chômeurs en équivalent temps plein était de 4 092 000, soit un taux de chômage réel de 14,53 % (compte tenu de la correction sur la population active) . Pour rester comparable aux données danoises, l’équivalent en chômage des emplois à temps partiel n’est pas pris en compte ici. Voir l’article "Chômage officiel et chômage réel (2005)" sur le même site http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm. Le modèle français est le plus honnête en matière de chômage, ou le moins habile pour en cacher l’étendue, comparé au modèle danois, anglais ou hollandais. Le recours aux préretraites massives est utilisé au Danemark, l’invalidité pour raisons sociales (sans réelle invalidité médicale) est la mesure principale en Angleterre (Royaume-Uni) et aux Pays Bas, ce qui n’empêche pas l’utilisation d’autres mesures pour cacher l’importance du chômage. Dans ces trois pays, le chômage réel est de deux à trois fois plus important que le chômage officiel et se trouve comparable au chômage réel en France. Enfin, le Danemark produit et exporte du pétrole et du gaz, ce qui arrange beaucoup les finances publiques et permet de payer un nombre considérable de préretraites pour faire baisser le chômage apparent en diminuant la population active. Voir http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm pour un document trés complet et de grande qualité, avec des tableaux statistiques et les sources utilisées. D’autres aspects y sont aussi abordés : indemnités de chômage, coût du travail, durée effective du travail. > En effet, cela vaut vraiment la peine d’aller voir le document original car tout est bien expliqué avec des informations sérieuses et issues des sources officielles (citées). Le texte peut être imprimé avec tous les traitements de texte (rtf) . |
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> Moins de travail salarié et pas de chômage : des chiffres
30 avril 2006,
message de jean-c
Les gains de productivité permettraient de réduire à quelques heures par semaine le travail nécessaire pour bien vivre, à condition de changer de modèle de société et de supprimer toutes les productions inutiles (par ailleurs nuisibles à l’avenir de la planète, donc au notre et à celui de nos enfants. Pour donner une idée précise, en chiffres, les gains de productivité auraient conduit à réduire de 15% la durée du travail en 7 années, avec la même production de richesses et en réduisant très fortement le chômage. Bien sûr, les effectifs de certaines professions nécessaires devront être augmentés, lorsqu’il s’agit d’un travail socialement utile, pour permettre aux personnes concernées de ne pas travailler plus de dix ou quinze heures par semaine. voila ce que j’ai trouvé sur le site : http://travail-chomage.site.voila.fr Gains de productivité du travail - 1997-2003 En France, la productivité du travail a augmenté de 17,22 % en sept ans, pour l’ensemble de l’activité nationale. Sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d’emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail. En moyenne, avec des transferts d’emplois entre secteurs d’activité, le nombre d’emplois aurait augmenté de 4 284 500. Le chômage réel aurait beaucoup baissé. http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm Voir aussi d’autres acticles intéressants (ce qu’est réellement le "modèle britannique" ...) dont celui-ci : Chômage officiel et chômage réel en 2005 Les données officielles minimisent beaucoup l’importance du chômage. Voici un calcul précis et très révélateur du chômage réel http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm en ligne : travail chomage société
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> Non au travail salarié et non au chômage |
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> Non au travail salarié et non au chômage |
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> L’allocation universelle
16 février 2003,
message de azertynin
Salut à tous, Je vous invite à lire les textes de Jean-Marc Ferry sur l’allocation universelle sur mon site "le défouloir" en ligne : http://membres.lycos.fr/ledefouloir
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> Non au travail salarié et non au chômage
27 mai 2001,
message de Solanar
En laissant les choses comme elles sont on voit déjà qu’un nombre assez importants d’hommes ne travaillent ou pas a des métiers productifs Les enfants Les vieux en retraite Les rentiers Les boursiers Les banquiers Les investisseurs Les militaires L’administration Les gouvernements Il y a meme ceux qui travaillent a recenser ceux qui ne travaillent pas. Tout ce monde est donc nourri par le travail de ceux qui produisent Comme justement ceux qui ne travaillent pas de maniere productive ont le srevenus le splus hauts, il semble évident que bien reparti, cet argent permettrait bien des choses Mais nous sommes dans un systeme créé par les forts(les malins) et les puissants qui ont tout construit pour conserver leurs prerogatives. Le plus subtuil étant de faire croire que chacun a sa chance de monter au dessus de sa condition actuelle. C’est faux, car justement pour maintenir cet équilibre, il faut absolument que le travail de certains soit paté assez bas pour que ceux qui en profitent puissent être riches. Dans un produit fabriqué et vendu, le prix est fait presque exclusivement non pas du travail qui est dépensé pour le réaliser mais par les plus valuent que prennent ceux qui le distribuent.... Bien sur qu enotre sociéré est capable de nourrir et loger correctement TOUT le monde, c’est une question de répartition. Tous les calculs qu’on pourra faire dans le systeme actuel montreront des impossibilités, mais c’est parce que le systeme lui meme est pipé. L’argent est devenu un "produit" alors q’il n’est rien d’autre qu’un moyen d’échange et le plus sublime c’est de pouvoir gagner de l’argent avec de l’argent sans rien produire du tout, juste en prelevant sa dime sur le travail sous payé d’un obscur ytavailleur lointain Mais pour changer un systeme aussi verrouillé, ne cherchez pas d’adaptations, elles seront torpillées au départ, ceux qui tiennent lepouvoir ont tous les atouts Le seul moyen : désamorcer l apompe en commencant par se marginaliser, les riches ont besoin de pauvres qui revent de devenir riches. Si les pauvres ne s’occupaient que de survivre, la tour s’écroulerait comme un chateau de sable, car les pauvres sont indispensables Imaginez une ile ou ne vivraient que des milliardaires.... pas de pauvres pour les services, les poubelles, la construction, la nourriture... Bien sur que c’est possible de ne plus donner son travail pour que d’autres en profitent Suffit de réfléchir, suffit de sortir de son conditionnement qui nous transforme en insecte Solanar |
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> A quoi on joue quand on travaille ?
8 mai 2001,
message de pritt
J’apprécie les réflexions autour de ce que certains appellent "la banlieue du travail salarié", d’autant plus que j’essaye d’appliquer ma propre réflexion à la pratique, c’est-à-dire consommer moins pour moins dépendre d’un système intégrant travail salarié et surconsommation dans une même logique. Mais quelle logique ?
Il me semble que cet article, malgré toutes ses qualités, laisse de côté, ne considère pas, une valeur primordiale liée au travail : le pouvoir. En effet, quelles que soient les solutions qu’on apporte aux problèmes de type différences de revenus, inégalités face au travail, etc. (ce que prétendait faire, par exemple, le système communiste), on ne résout rien si on oublie que si différences de traitements il y a, si inégalités il y a, ce n’est pas tant à cause du système en place qu’à cause de la valeur de pouvoir liée au fait de travailler et au type de travail qu’on occupe.
Si je parle de ça, c’est essentiellement parce que tarte tatin a l’air de ne rien trouver à redire au système libéral. Il/elle trouve même paradoxal que les travailleurs luttent contre les suppressions d’emplois "en acceptant des conditions de travail déplorables, des salaires de misère".
Je suis d’accord avec le fait qu’un revenu inconditionnel pour tous réduirait sensiblement les inégalités (mais surtout si on l’applique à l’ensemble de la planète...), mais ça ne réduira en rien les luttes de pouvoir liées à l’attribution de tel ou tel type de travail, au fait que tel ou tel poste de décision offre à la personne qui l’occupe une position sociale inégalable.
Ce texte me parait donc blesser par le fait qu’il est essentiellement "techniciste", c’est-à-dire pas assez politique. Des solutions techniques sont toujours intéressantes pour appuyer des changements politiques ; elles ne sont jamais suffisantes en elles-mêmes.
En s’attaquant au "culte du travail", c’est au "culte du pouvoir" qu’on s’attaque. Et ça, ça demande un engagement politique de fond, pas des réformes laissant en place un système libéral et capitaliste dont les bases mêmes sont destinées à maintenir une structure de pouvoir hiérarchique dans la société.
en ligne : NON AU TRAVAIL SALARIÉ ET NON AU CHÔMAGE
> A quoi on joue quand on travaille ?,
Alain DELESTRE,
9 décembre 2003
Je reste persuadé que la notion du pouvoir fait partie du domaine du culturel. Nous sommes éduquer dés l’enfance à rentrer en compétition avec l’autre. L’autre, le non-moi représente un danger, un concurent potentiel mais l’idée de Tarte Tatin est séduisante dans son essence presque messianique du "Aime ton prochain comme toi-même".
Alain
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> Non au travail salarié et non au chômage
3 mai 2001,
message de Croa33
Ce bon texte a su me surprendre. Les idées qui y sont développées sont loin d’être idiotes et irréalistes. L’approche originale de certains points comme l’amalgame surprenant fait entre chômage et oisiveté éclaire bien l’approche souvent perverse que nous avons souvent vis à vis de la valeur travail.... Pourtant je proposerais une autre approche et d’autres solutions. L’homme est fondamentalement un créateur. Il a construit des cathédrales, bâti des lignes aériennes (lire St. Ex), rempli les bibliothèques et aussi planté des fleurs autour de sa maison. Ce n’est donc pas un hasard si la valeur travail est importante. Le problème vient de sa RECUPERATION par "le marché" et la propagande libérale moyennant quoi seul le travail dit marchand aurait vraiment de la valeur. Le travail ne détruit pas l’homme, l’esclavage si ! Mais l’esclave ne construit pas, même si on le lui fait croire, il subit. C’est donc seulement cette approche corrompue et intégriste de la valeur travail qu’il faut combattre. En donnant une allocation minimale à tous les citoyens on n’ouvre pas seulement la voie à la paresse mais aussi à l’autonomie créatrice. C’est donc de toute façon une bonne idée. Mais ce n’est pas suffisant. Une inflation différentielle peut très bien en réduire l’effet dans tous les états faibles rapport au "marché" qui voudrait la mettre en oeuvre, c’est à dire presque partout. En plus de celle-ci il conviendrait aussi développer LA GRATUITE de tous les SERVICES FONDAMENTAUX auquel tous citoyens, riches ou pauvres devraient avoir accès. Je pense au logement (Affectation à tout demandeur d’un appartement public au confort minimal), aux transports collectifs (on peut aussi les mettre à un prix symbolique afin d’éviter les voyages purement récréatifs des enfants), aux pissotières (pourquoi ont-elles disparu de nos villes ??? ), pour l’éducation... C’est déjà fait ! Et je ne pense pas qu’aux services publics précités mais aussi à tous les services gratuits que nous pourrions mettre en oeuvre sous forme associative voire individuellement par effet boule de neige dès lors que les besoins fondamentaux pour vivre seront assurés à tous. Une telle révolution n’ira pas sans difficultés bien sûr. Contrairement à ce que l’on voudra nous faire croire les obstacles ne seront pas économiques et encore moins techniques mais politiques. Car cela reviendrait en effet à confisquer au capitalisme l’emprise qu’il a sur toutes les richesses générées par tout travail pour ne lui laisser que le superflus ! Si le marché est aujourd’hui le plus fort c’est parce qu’il est maître des hommes et surtout, maintenant, des machines. Toutefois cela ne peut pas durer éternellement. La non-maîtrise qu’il a sur le ouaibe pourrait constituer sa première défaite si nous savons transformer l’essai. Car la PREMIERE DES GRATUITES A CONQUERIR EST CELLE DE L’INFORMATION. |
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Et pourtant, je suis pour la paresse...
2 mai 2001,
message de PRIVATE JOKER
Bonjour, Le RIE (revenu inconditionnel d’existence) semble n’être qu’une des données du problème : > Supposons par exemple qu’il soit intéressé par une activité artistique ou par une activité sociale, activités qui ne lui offrent pas à priori un revenu suffisant pour subsister dans notre société. Rien ne dit que ces activités, ajoutées au RIE, vont permettre de satisfaire certains individus. Si ces activités restent faiblement rémunérées et/ou sont liées à une durée en heures trop importante pour être rentables, le même problème se posera encore et toujours : les activités "à forte valeur ajoutée" continueront à attirer des personnes qui auraient bien voulu se lancer dans une carrière musicale par exemple, mais comme ça rapporte peu et n’est donc pas considéré socialement... Un des problèmes vient du milieu (la famille, les amis, ...) qui nous entoure : si celui-ci révère l’argent, on risque de continuer à se plier aux règles de ce milieu. Egalement, un couple de peintres, qui gagnent peu et qui veulent avoir un enfant, se trouvera confronté au problème des prix du marché : si l’entité économique couple+enfant n’arrive pas à gagner assez par rapport à ses besoins, il est à craindre qu’au moins un des 2 parents soit obligé de prendre un travail plus rémunérateur. > Avec le revenu d’existence, l’individu en question possède de toute façon de quoi vivre, ce que lui rapportera son activité ne sera pas son unique ressource mais viendra en supplément. Là encore se pose le problème des prix et celui donc de l’inflation : avec le RIE, on touchera un certaine somme, on n’aura pas forcément "de quoi vivre". Si les prix du marché sont libres, qu’ils augmentent dès la mise en place du système (inflation déstabilisatrice) pour arriver à se situer juste à la limite de ce RIE -ce dernier ne permettant alors que de satisfaire les besoins de base- ou bien encore à le dépasser (dans ce cas, le RIE serait très proche du seuil de pauvreté) : quel sera l’intérêt ? Une plus grande paupérisation du monde s’en suivrait, et l’obligation quasiment pour tout le monde d’avoir un activité rémunérée à côté... Il faut donc imposer soit un système de contrôle des prix, soit mettre en place une production minimale de biens "de survie" (toit+nourriture+santé+...) : à charge pour l’Etat, dont le rôle sera accru, de mettre l’intégralité de ce système en place, de réussir à le faire tourner, et surtout de le financer. > S’il veut être plus à l’aise, rien ne l’empêche d’exercer une ou plusieurs activités mieux rémunérées en complément. Car c’est là un des grands points de notre projet : alors que la multiactivité est pratiquement hors la loi dans la société actuelle, elle est ici encouragée. La multiactivité n’est pas hors la loi partout : en France oui, mais pas aux USA. D’ailleurs, certaines personnes là-bas n’arrivent à gagner de quoi survivre qu’en faisant minimum 12 h par jour et plusieurs métiers. Quant au fait d’encourager la multiactivité dans ce fameux "projet", vu tout ce que j’ai décrit plus haut, cela se fera de facto, mais dans la douleur. On ne peut pas décemment dire "t’as envie de gagner plus, prend donc un autre métier en supplément" à quelqu’un qui souhaitait juste pouvoir vivre jusqu’à la fin de ses jours dans la paresse la plus molle, et qui se rend compte qu’il devra pour cela habiter dans une cellule et se nourrir de pain sec et d’eau, avec comme compagnie la TV gracieusement offerte par l’Etat ! Avec un peu de chance et si l’aspect "éducation" est performant, cette personne choisira de faire une formation qui lui assurera un (seul) métier pouvant lui assurer de hauts revenus en plus du RIE, et on en reviendra au même point qu’aujourd’hui... En résumé, il me semble qu’il y a un peu trop d’utopie naïve dans cet article (ça peut être un qualité, mais pas quand on veut passer à l’acte) et pas assez de faits économiques, qu’il ne va surtout pas falloir oublier lors de la mise en place du so-called Projet : si c’est pour inventer un gloubi-boulga d’ultra libéralisme et de socialisme, il vaut peut-être mieux s’abstenir. Au revoir. N.B. => il serait intéressant d’aller piocher du côté de Marx, de son analyse de la force de travail humain sous forme de marchandise, de sa théorie de l’accumulation de cette marchandise sous la forme du capital, et de l’accroissement de ce capital grâce à la plus-value, qui est en gros la différence entre la rémunération qu’un capitaliste accorde au salarié et combien il revend la marchandise (le travail de ce salarié) sur le marché. D’où l’intérêt pour le capitaliste d’avoir un vivier de travailleurs à sa disposition, encore mieux si ceux-ci sont pris en charge par l’Etat.
> Et pourtant, je suis pour la paresse...,
tarte tatin,
3 mai 2001
.je suis d’accord avec toi sur le premier point, effectivement certaines personnes continueront à préférer une activité fortement rémunératrice à une autre qui leur plait plus. J’aurais tendance à répondre que c’est leur problème, la seule chose c’est qu’elles ont le choix, elles ont le droit à la paresse, ce qui ne veux pas dire qu’elles choisiront de l’utiliser. Ceci dit, notre projet doit modifier la perception du travail et encourage la multiactivité et la flexibilité donc peut être qu’on leur répond un peu. Dans le cadre du projet, l’école doit aussi être réorientée et notamment sensibiliser à la création contemporaine, donc bon. .sur l’inflation : il n’y a d’inflation qu’en cas hausse de la masse monétaire, il faudra donc faire attention à la maitriser mais notre projet n’implique pas de dépenser des sommes folles, car pratiquement tout le monde touche déjà en fait plus que notre alloc. Effectivement, je pense que la plupart des gens auront besoin d’une activité rémunératrice en complément, au moins au début. Il serai utopique de garantir à tous du jour au lendemain une vie oisive et dans l’opulence. Ceci dit, il y aura immédiatement un changement profond qui est que contrairement au RMI ou au chômage, notre alloc ne disparait pas lorsqu’on trouve du travail ; Tu pourras donc travailler mais pas dans le but de gagner 7000FF par mois, juste en complément. Cela change beaucoup de choses. .on peut prolonger la discussion si tu veux, le projet me semble réalisable. Effectivement, si Fabius veut le mettre en place avant 2002, il faudra lancer l’INSEE et pas mal de monde sur les calculs. A priori ce n’est pas encore le cas donc pour l’instant on discutte en faisant attention à rester réaliste mais sans trop s’apesantir sur la mise en place pratique.
> Et pourtant, je suis pour la paresse...,
Fab,
3 mai 2001
A propos de calculset de "rester realiste" et pour revenir a des choses bien terre a terre, je n’ai pas la pretention d’etre l’INSEE mais verser une allocation equivalente au SMIC (5000 FF net) a 27 millions de personnes (comptons 25 millions d’actifs + quelque inactifs, cela revient a exclure enfants, etudiants et retraites) pendant 12 mois par an, cela revient a un budget de 1620 milliards de francs annuels, soit 20% du PIB du pays, soit environ 75% du budget de l’Etat (hors securite sociale) - calculs a la louche-. Je ne voudrais pas medire, mais cela me parait absolument gigantesque, j’aimerai bien qu’on me dise quels impots on envisage d’augmenter pour parvenir a ramsser tout cet argent pour le financement Autre chose pour ce qui est des mecanismes de l’inflation : une augmentation de la masse monetaire n’est pas la condition sine qua non pour la generer, une simple augmentation des salaires suffit. Et la on est en plein dedans l’augmentation des salaires !
> Et pourtant, je suis pour la paresse...,
3 mai 2001
merci de ton commentaire, je ne te cache pas que je ne suis pas en mesure d’apporter les éclaircissements complets sur le sujet et je pense que la mise en place pratique est possible mais devra être sujet à des discussions précises et aux enjeux énormes. Je peux néammoins te préciser qu’il ne s’agit pas exactement de donner 5000FF de plus à chaque actif. L’idée est de laisser ensuite le marché du travail s’ajuster de sorte que les salaires effectivement versés par les entreprises vont diminuer. Il y aura sans doute une hausse des bas salaires mais la hausse ne sera pas générale et uniforme. Pour ce qui est du budget de l’Etat, la somme peut sembler énorme. Cependant, il ne s’agit essentièlement que de redistribution et pas de création monétaire cela ne doit donc pas être insurmonable. Deplus, cette mesure doit participer à une grande réforme de l’état. L’impôt devra être considérablement simplifié, les allocations chômages ainsi que la retraite supprimées (l’allocation étant aussi versée aux retraîtés et aux jeunes en fonction de leur âge), l’administration considérablement allégée en effectif, tous les règlements administratifs très simplifiés. Je pense que la partie hausse nette des salaires pourra être presque entièrement compensée. Pour le reste, rappelons que les entreprises paieront beaucoup moins cher les salariés (un smicard actuel sera sûrement payé autour de 2000FF), il sera donc normalement d’augmenter leur impôt en compensation.
> Et pourtant, je suis pour la paresse...,
severino,
5 mai 2001
C’est économiquement faisable : en commençant progressivement on évite l’inflation et on reste réaliste sur les coûts. Quand à l’incitation à travailler, un revenu d’existence universel, inconditionnel, cumulable, est très incitatif puisque même un mi-temps permet d’améliorer l’ordinaire. Alors qu’avec le rmi (je témoigne en connaisseur :-), c’est cumulé dans un premier temps, mais ensuite déduit quand on se retrouve sans travail (et que l’on a n’a pas encore atteint les droits au chômage), et l’on se retrouve dans la merde. c’est la fameuse trappe. Un autre argument sur les coûts : il faut compter qu’un tel revenu permet de se substituer à d’autre, très couteux et mal utilisé (sans même compter les coûts de bureaucratie :-). Par ailleurs cela permet d’assurer des gains plus important aux entreprises, puisqu’il s’agit en parallèle de permettre une gestion du personnel plus souple (licenciement sans contrainte). C’est un projet qui ne peut se faire qu’en alliance stratégique avec certains libéraux (donnant-donnant) : soit on en termine avec la flexibilité (attac, lcr, pcf...), mais on n’a pas le rapport de force... soit si on est obligé de subir cette flexibilité soit disant pour le bien de la société, et bien soit, mais pas sans filet de sécurité... On veut bien prendre des risques, mais pas stresser comme des malades. Mais il faut voir également la possibilité pour celui qui subit un boulot qu’il ne supporte pas, la possibilité de faire une pause sans être stigmatisé, de trouver plus facilement un autre boulot, de créer une activité sympatique ou de pur buisness à moindre risque... Le problème est qu’un tel projet a besoin d’être connu et qu’il est rejeté par la vrai gauche, coincé dans des problématiques anachroniques, et que le ps et la droite n’ont pas envie que les individus puissent s’émanciper puisque leur pouvoir économique et politique est basé sur ce contrôle social. Bref, une bonne idée, mais qui faute de soutien n’aboutira pas avant un bout de temps. Alors, je n’ai pas envie de geuler dans le désert pendant 20 ans, avec pour seul satisfaction de pouvoir alors enfin dire "vous voyez j’avais raison. Je préfère pratiquer dès aujourd’hui le dimanchisme, en bon punk que je suis (on s’refait pas), continuer à toucher mon rmi, à vivre avec 3 franc 6 sous en marge, à m’investir à fond dans les projets qui me tienne vraiment à coeur... Pour ce qui est de la théorie, on a besoin d’urgence d’un nouveau projet qui puisse redonner l’espoir. Il y a moyen d’articuler plusieurs problématiques :
Vous remuez, vous trouvez un plan chic, plein de citations qui accrochent, et ça fait une belle théorie intello de plus :-) Bref, si vous êtes aussi démotivé que moi, je vous conseille (rien à voir) "contre-pouvoir" de Michel Benasayag et d’un collègue à lui dont j’ai oublié le nom (ça vaut mieux que de le lui écorcher). Enfoiré, quel spleen je me tiens today (yo) ! en ligne : Arguments pour un revenu d’existence
Suppression de la peine de mort sociale,
Walk,
29 juin 2001
Gouffre masqué pour morale mal placée, montagne dévoilée par reciblage humanitaire. J’aimerai bien qu’on me dise quels bénéfices on peut envisager.
Ajoutons ajoutons ... Après la suppression de la peine de mort, suppression de la peine de mort sociale par transmutation positive du statut social.
> Et pourtant, je suis pour la paresse...,
Jean-Patrick Abelsohn - http://cidcspes.free.fr,
25 juillet 2001
Il est à peine étonnant que le sujet du débat ouvre les souhaitables horizons d’une relecture de Marx. La référence à Paul Lafargue est alors intéressante parce qu’on ne peut oublier qu’il a sous-titré son livre "Le droit à la paresse" par "réfutation du droit au travail de 1848"... A découvrir, lire ou relire, donc ... (fac-similé téléchargeable sur le site de la BNF) Jacques Duboin fait sans aucun aussi doute parti de ces autres "veines pensantes" à sortir du placard. Son "socialisme distributiste" trouve ses fondements dans une réflexion sur l’avénement d’une société d’abondance de biens(par la "grande relève de l’homme par la machine")et sur l’intérêt à porter à ce qui est produit.. Il développe une logique de production basée sur la demande et sur l’usage des biens ... Il interroge ainsi sur la répartition des gains et des temps qui découleraient d’une société dont la production serait démocratiquement délibérée... et, c’est alors très naturellement qu’il propose d’instituer le droit fondamental à une sorte de revenu de répartition acquis à tous ... (c’est dans les années 1930 et Duboin n’était pas un révolutionnaire, et pas vraiment même un homme de gauche...) Et combien d’autres se sont (volontairement ou involontairement) inscrits dans les voies "associationnistes" de 1848-1850 ... jusquà ceux qui défendent aujourd’hui le concept "d’économie solidaire" (si on retient ceux qui sont dans la construction d’une alternative)... C’est sans doute le fait d’aborder séparément les problèmes (travail,logement, santé...etc...)qui pollue d’origine la réflexion ... En prenant les enjeux humains et environnementaux par le "petit bout de la lorgnette", on se met forcément dans une situation de tentative de "régulation" de l’existant, et donc rarement dans une possible contestation globale du système... " une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste....Cette folie est l’amours du travail... poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu ...Au lieu de réagir à cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes ont sacro-sanctifié le travail ..." (premières lignes du "Droit à la paresse") Je suis "preneur" de toutes pistes et références sur d’autres "utopistes de la réalité", sur des échanges avec des passionnés et spécialistes de tel ou tel de ces auteurs (à succès ou pas...) Merci |
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> Non au travail salarié et non au chômage
29 avril 2001,
message de Agt the Walker
> Des études récentes montrent même que 90% environ du travail humain pourrait avantageusement être supprimé dans les pays industrialisés. Quelles sont ces etudes (URLs, references bibliographiques...) ? Je suis d’accord que beaucoup d’emplois pourraient etre supprimes si le travail necessaire (agriculteurs, macons, entretien, medecins, etc.) etait organise de maniere rationnelle mais 90% ca me semble beaucoup quand meme... > Ainsi, par exemple, les gouvernements ne sont nullement placés devant la nécessité impérieuse de maintenir une croissance très élevée pour compenser les gains de productivité et maintenir l’emploi. La je suis entierement d’accord. Le probleme est plutot : comment financer ce revenu d’existence vu que les gens vont moins travailler en moyenne ?
> > Non au suicide des tickets de rationnement,
Walk,
29 juin 2001
Le problème pourrait devenir : Comment financer les coûts du désastre social ? Pour faire dans le cynisme, "ils ne se suicident pas tous", et même je l’espère, de moins en moins. Car ce sont bien les survivants-malgré-nous qui font avancer le schmilblic. Le monde capitaliste est de moins en moins parfait. La sélection naturelle y est de moins en moins le remède miracle. Vive la fin de la honte des soi-disant parasites. |