racine uZine

Dans la même rubrique
Cyber-économie mon amour
27 février 2002
18 décembre 2001
10 février 2001
26 septembre 2000
29 août 2000
 
mardi 10 avril 2001
On se lève tous pour le boycott

Danone, cet escroc venu du frais

par Bidet Casserole
 
C’est bizarre, je ne me sens pas très concerné par le boycott de Danone. Depuis un moment j’ai réussi à esquiver les courses au ’permarché et n’ai donc pas eu à faire face à mon manque de maturité politique face à cet enjeu.

C’est peut-être aussi parce que je reviens d’un pays où l’on ne trouve aucun des produits Danone et où la plupart des gens n’en imaginent pas même l’existence.

Peut-être aussi parce que je suppose que dans ses grosses usines Monsieur Danone et Madame Lu fabriquent leur propre concurrence, ces « marques distributeurs » qui neutralisent les parts de marché, améliorent les relations avec la distrib’ et permettent aux consommateurs moins solvables de participer au grand banquet.

Il y a beaucoup de gens bien plus spécialisés que moi dans le social qui vont vous expliquer que le dernier pouvoir qui nous reste, c’est celui de choisir quel maître nous allons enrichir, par un petit geste répété des milliers de fois par an, un geste rapide qui va du rayon au caddie...

Je voulais juste dire que Danone rame depuis des années pour nous faire croire que c’est une entreprise vertueuse et soucieuse du bien de l’humanité, alors que ses priorités sont très exactement semblables à celles de ses amis financiers.

Que dit Danone quand il parle à ses amis actionnaires ?

« Beaucoup d’équipes de direction, à tous les niveaux, ont été renforcées. Elles sont animées par une culture d’entreprise forte et par un projet d’entreprise motivant. Les membres des comités de direction ont un système de rémunération basé sur la rentabilité des capitaux investis et bénéficient de stock options : ils partagent donc pleinement les attentes de nos actionnaires et sauront transformer notre projet économique et social en un projet créant de la valeur pour tous les actionnaires. »

C’est pas du Rimbaud et n’importe quelle grosse boîte pourrait dire exactement pareil, c’est pourtant extrait du rapport annuel 99 de la maison Danone. Il y a même le mot social, un petit effort et ce mot là se verra bientôt privé de ses derniers restes de sens.

D’ailleurs, la-dessus ils sont à peu près honnêtes chez Danone, ils reconnaissent que les motivations de leurs décisions sont avant tout économiques. Notre Kessler national, qui parle encore davantage que s’il était chef de rayon chez Danone a « jugé “irresponsable” le boycottage, estimant qu’en fin de compte ce seront les salariés qui en pâtiront ». Ce mec sait trouver les mots qui touchent, lui il donne vraiment envie de renoncer aux petits Lu pour longtemps.

Social comme un Kessler, Danone milite aussi pour rendre obèses ses clients en leur faisant croire que c’est bon pour leur santé.

Là où la maison Danone se fout gravement de nous, c’est avec sa « stratégie » et ses priorités. Depuis pas mal d’années, cette vertueuse entreprise investit du blé pour que nous, pauvres consos, imaginions que Danone et santé sont des mots presque synonymes... et pendant ce temps là, œuvre pour l’extension de l’obésité dans le monde.

Associez dans une recherche internet les mots « snacking » et « Danone », vous allez trouver beaucoup de pages. La plupart vous diront des trucs du type « En France, cent cinquante nouveaux snacks déferlent sur le marché chaque année pour toucher enfants, adolescents et adultes. Danone l’a bien compris cette année et a choisi de décliner ses meilleures références en version “Danone Snack” : des yaourts à boire revisités pour une consommation adulte. »

Ce snacking, que Danone annonce depuis des années à ses actionnaires comme étant un nouvel eldorado, s’appelle en français le grignotage. Il concerne des produits fortement transformés, à forte valeur ajoutée, comme on dit chez les financiers. Et pour savoir quels sont les effets du grignotage, il suffit d’aller faire un tour sur un site confidentiel, celui du Centre de recherches et d’information nutritionnelles, je ne sais pas qui c’est, mais là où ils parlent de grignotage, c’est dans un dossier intitulé « L’obésité, nouveau problème de santé publique »

L’impact du grignotage sur la santé publique y apparaît clairement. C’est l’un des facteurs majeurs de l’augmentation constante de l’obésité. Il suffit de jeter un coup d’œil chez nos amis cobayes et précurseurs d’Amérique, ils prouvent quotidiennement que l’on peut transformer le profit des agro-alimenteurs en pur cholestérol.

« Le grignotage dans sa forme majeure, peut durer toute la journée sans qu’il existe de véritables repas. Aide-toi, le ciel t’aidera... pour cela supprimer les “provisions” qui se glissent facilement dans les tiroirs chez soi comme au travail et éviter l’achat d’aliments faciles à consommer. » C’est que vous dit ce centre sur son petit site, pendant que Danone envoie quelques centaines de millions de francs de pub sur les écrans pour apprendre à nos jeunes comment devenir de bons gros clients.

Enfin, Monsieur Danone s’exprime et il a bien raison :

« Le boycott est un appel au suicide. A qui sert-il ? Aux grandes entreprises étrangères. Pensez-vous réellement que Nestlé, Unilever ou Pepsico soient plus sociales que Danone ? La réponse est bien évidemment non » a déclaré M. Riboud au quotidien Le Figaro.

Remarque, s’il était un peu honnête, M. Riboud aurait pu déclarer à Uzine 2 : « Le snacking est un appel au suicide. A qui sert-il ? A engraisser nos actionnaires. Pensez-vous réellement que les produits Nestlé, Unilever ou Pepsico soient plus sains que ceux de Danone ? La réponse est bien évidemment non. »

Donc, je vous rappelle qu’en ce moment c’est la pleine saison pour vous occuper de votre potager, de planter salades radis, tomates, courgettes...

Je vous embrasse

 
 
Bidet Casserole
Imprimer
format impression
Temporisateur temporaire
17 octobre 2000
 
SPIP
Web indépendant


réflexions sur le sujet et sur le débat
3 mai 2007, message de al
 

Up

Danone monopolise les espaces pub.

Danone sort des "nouveautés" bidons (genre : "maintenant avec des pépites de chocolat !" ou "maintenant en mini !") tous les 3 jours pour pouvoir continuer à nous mattraquer le cerveau sans qu’on puisse lui reprocher ce monopole. (je situe : espace publicitaire de chaînes publiques et privées belges). c’est une forme de harcèlement qui, naturellement, induit des plaintes.

Danone prétend vendre des produit "solution" à une mauvaise hygiène alimentaire, une mauvaise hygiène alimentaire qu’elle contribue en fait, avec d’autres multi, à généraliser.

si son intention est d’aider la population à être en meilleure santé, qu’elle dénonce la fabrication malsaine des produits de l’agro-ali (et alors elle scie la branche sur laquelle elle est perchée, si elle continue à faire partie de ces "mauvais producteurs")

ou bien qu’elle continue à participer à la malbouffe mais se taise (et alors elle crève par manque de visibilité, dans le cadre de la logique commerciale actuelle)

ou bien qu’elle se focalise réellement sur la production de produits sains.

alors elle diminuerait fatalement de taille dans le cadre de la logique de croissance actuelle mais on peut imaginer qu’elle pourrait participer en cela à l’organisation d’une nouvelle manière de nourrir les masses qui pourrait devenir,

(après une période nécessaire de récession globale douloureuse pour presque tous (qui, j’en convient bien, serait en réalité fatale au tiers monde qui survit grâce au modèle actuel si l’occidental n’accepte pas d’être le premier à voir radicalement baisser son niveau de vie, à commencer par les "petits" (suivront obligatoirement les actionnaires))),

un modèle global de production plus cohérente sur le long terme et alors elle sera véritablement devenue un acteur d’une nouvelle manière de gérer les ressources alimentaires et un acteur sur le plan de la santé publique, comme elle prétend abusivement l’être actuellement. ce serait la seule manière pour les multi comme elle de sortir de leur "schyzophrénie".

(ma réflexion omet de considérer la réorganisation du "travail" qui est la base de toute économie. je ne comptait pas développer sur une manière de révolutionner l’économique en écrivant ce billet, surtout que ce n’est pas ma matière, mais désirais comprendre comment les multi de l’agro-ali peuvent sortir de leur "schyzophrénie". je suis ouvert à toutes critiques (sauf méprisante) car je viens de comprendre que le sujet m’intéresse plus que je le croyais et que je ne fais en rien le tour de la question. merci bidet, qui que tu sois. merci aux indulgents égalements)

le fait que danone fasse vivre des milliers de personne comme argument contre le boycott est un argument paradoxal. car si la malbouffe continue à augmenter et à se répandre, dans quelles conditions l’"humanité" va t-elle vivre, au final ? n’est-on pas sensé, bio-logiquement parlant, préparer le terrain le plus favorable pour les génération future ? l’augmentation du nombre de cancer chez les masses des pays industrialisés ne sont pas dues qu’à l’augmentation de la longévité de la vie.il faut réfléchir sur ce qu’on appelle "vivre". certaines personnes semblent trouver absurde de vivre tout en étant condamné à se détruire la santé pour préserver le pouvoir d’achat (réflexe d’acheter les produits des multi car ils sont moins cher à la prod. réflexe d’acheter les produits des multi car ils font vivre notre économie) et j’en suis. le fait que je ne détienne pas à moi seul de solution ne m’interdit pas pour autant de participer à la réflexion.

danone est une cible privilégiée car elle est la plus grosse et la plus visible du secteur agro-ali. il est tout aussi normal de s’acharner dessus qu’il est normal qu’on remette en question l’empire des empires. il faut tenir compte de la teneur symbolique du choix de la cible et ne pas se moquer de ceux qui s’en font leur "moulin à vent". le contre-pouvoir par principe est le seul principe qu’on peut suivre par principe dans une démocratie.

mépriser les arguments de ceux qui prônent le boycott en parlant d’inconscience, de danger pour la société, c’est accorder une puissance à ce type de gestes que ce type de geste n’a jamais eu, lorsqu’il s’agit d’une initiative citoyenne. on sait que le boycott ne fera pas crouler une entreprise comme danone, que c’est un geste qui relève plus du message, de la communication qu’autre chose.

mépriser les arguments de ceux qui prônent le boycott en parlant d’inconscience, de danger, c’est donc

dénoncer implicitement qu’on ne maîtrise pas plus la connaissance des tenants et aboutissants de cette énorme question sur laquelle nous débattons ici que celui-là même qui est taxé d’ignorance,

et donc, c’est être aussi pédant que celui dont on dénonce la prétendue pédanterie.

je trouve nul le fait que certains concluent dans le cadre de ce genre de débat que nous sommes de toutes façon pieds et poings liés. cela tout le monde en convient. il faut essayer de comprendre s’il existe une manière de changer cet état de fait, qui, étant un état de fait, n’est donc pas une fatalité.

j’emmerde ceux qui considèrent le débat comme un jeu de pouvoir. j’emmerde les hypocrites et donc je m’emmerde car mon action au quotidien n’est jamais à la hauteur de ma réflexion. j’emmerde les gens qui campent sur leurs positions parce qu’elles sont celles de la rassurante petite culture familliale. j’emmerde ceux qui continuent à penser qu’ils sont redevable aux entreprises car ils ne comprennent pas qu’ils ne sont redevables que d’eux-même. j’emmerde celui qui considère le combat perdu d’avance parce qu’ils participent à la victoire de ce qu’ils prétendent détester le plus au monde et sont donc leur propre ennemi. j’emmerde Nietzsche et Marx qui, aussi incompatible qu’ils en aient l’air, ont tous les deux foutrement raison. Enfin, j’emmerde les donneurs de leçons, donc je sors...

Répondre
> réflexions sur le sujet et sur le débat, al, 3 mai 2007
(que celui qui compte me reprocher les nombreuses fautes d’orthographe et de grammaire qu’il y a dans mon texte s’abstienne de me faire la réflexion. j’emmerde celui qui se sert de la critique de la forme pour débattre du fond. et à ceux qui considèreront que j’emploie le ton méprisant que je dénonce, (surtout à la fin de mon texte) je leur dirai que le mépris n’a rien à voir avec la grossièreté mais qu’il réside dans la considération de détenir la vérité.)
Répondre


> Bidet, cet sage venu de nulle part
24 novembre 2005
 

MORT-DE-RIRE cet article c’est du caviar !

Du début jusqu’à la fin, on sent bien l’auteur campé sur ses positions et probablement prêt à y rester quoi qu’il lui en coute, raison pour laquelle il ne se rendra lui même jamais compte qu’il ne connait rien au sujet.

je passe sur le fait qu’apparemment la notion de marque distributeur est pas bien claire dans sa tête. (avant que Danone produise des marques distributeur, toi tu auras un doctorat en économie bonhomme !) Je pense que tu ferais bien d’ouvrir quelques livres sur le sujet mon garçon.

En bref, c’est brêves de comptoir : tellement persuadé de détenir une vérité qu’il ne se rend pas compte qu’elle n’est fondé que sur son ignorance.

En tt cas merci de contribuer à l’agrandissement de ma culture, encore ce matin, je ne savais pas qu’on pouvait se la ramener autant en connaissant si peu de choses sur un sujet.

Je t’embrasse l’ami

J-B

P.S : Ne vous sentez pas obligés de publier ma réponse, je dois surement être un agent infiltré de Danone pour faire de la propagande ! (A moins que ce ne soit ENCORE un coup du gouvernement...)

Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
3 octobre 2005
 
Comment penser une société sans danone. Il n’y a quasiment plus que ça dans les magasins. Et puis, que deviendraient nos médias, sans la pub danone, ils auraient le droit de devenir intelligents
Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
18 mars 2005
 
je viens de découvrir votre article et bravo, pour ma part il y a longtemps que je n’achètes plus cette marque. J’aimes mes enfants alors j’achètes des yaourts bio nature pas plus chères et je fais moi-même mes confitures.
Répondre
> Danone, cet escroc venu du frais, daniel, 17 janvier 2006
monsieur, votre démarche va dans le bon sens, mais le lait de vache même en bio reste un aliment pour les veaux.la nature en a voulue ainsi, c’est la raison pour laquelle chaque mamifére dispose d’un lait qui sert a elever sa projéniture et dont les molécules sont différentes, qui sont moins tolérerer par l’homme et dangereux dans certains cas, de plus nous ne fixons pas le calcium du lait de vache, rassurez vous le calcium il y en a dans d’autres aliments.
Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
4 janvier 2005
 

Monsieur ,

Vous lancer ici une polémique qui est digne d’un mauvais roman de gare ; certe danone est le plus gros industriel alimentaire et son but n’est pas forcément de préserver la santé publique mais de faire des bénéfices pour éviter que des salariés soit pâs au chomage à cause de délocalisation (comme chez lu) ; Vous vous trompez de cible : attaqué plutot le ministere de la santé car la santé publique reste avant tout son domaine !!!

Cordialement

Jeff

Ps : mon e-mail jeff

Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
27 mai 2004
 
Je partage votre opinion !! on en à marre d’être harceler chaque jour par leur pub à la con invoquant les mérites de leurs 36000 yahourt soit disant tous meilleurs les uns que les autres et il y en a chaque jour des nouveaux.Si ils étaient si bon ils n’auraient pas besoin de faire autant de pub !! pour ma part voilà longtemps que je boycotte ce produit et malgré cela j’en ai la nosée sans en manger. Pour ma part je fais confiance à des produits plus discrets la qualité d’un produit se fait par le gout et non pas le matraquage publicitaite !!!
Répondre


Vive la propagande
14 mai 2004, message de Xuelynom
 
On savait déjà que Danone parcourait le web pour attaquer les sites dénigrant l’entreprise, maintenant il font des faux témoignages de personnes "indignées par l’attaque de ce fleuron de l’industrie Française". Je me demande combien ils sont, à Danone ou dans les autres grosses boites, à parcourir les sites pour défendre les intêrets de leur groupe sous couvert d’anonymat dans les forums de discussions...
Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
1er décembre 2003
 
En tant que fils d’ouvriers de Gervais-Danone, je tiens à dire que même si Danone a licencié plein de gens (c’est mal) contribue à augmenter les chiffres de l’obésité (c’est mal) ils ont aussi fait beaucoup pour mes parents. Aujourd’hui je suis RMIste, par la faute d’un marché du travail absurde, et sans Danone je n’aurais même pas de quoi vivre. Mais grâce à le retraite de mon père cumulé avec mon RMI on arrive bien à faire vivre un foyer de 3 personnes. Merci Danone.
Répondre


>C’est honteux d’être aussi ignorant
20 novembre 2002
 
Au jour d’aujourd’hui 90% des personnes concernées par le plan social de janvier 2001 sont replacées (avec paiement du déménagement et recherche de travail pour le conjoint). Ceux qui refusent de "changer" d’usine (les usines qui ferment perdent actuellment des millions par mois) touchent une aide substantielle d’environ 50.000 euros. Dites moi où est l’arnaque !!Dites moi en quoi Danone est un groupe escroqueur !! Par contre une petite fonderie qui licencie 15 ouvriers touchant le SMIC, personne n’en parle. Renseignez vous sur le plan social, venez visiter une usine du groupe Danone et venez comparer les salaires, après nous en reparlerons !!!
Répondre
Incroyable, 31 juillet 2003

Incroyable que la fermeture de ces usines fassent encore parler sachant que 90% des salaries concernes ont ete replaces.Mais vous n’avez rien d’autre a foutre ?

Incroyable que le cretin qui a vomi 99F soit encore la, se faisant encore de la pub et du fric sur le dos de la societe qu’il denigre si bien. Si au moins tu avais du talent, mais c’est vraiment vide ce que tu ecris, superficiel et chiant.

Incroyable que l’article de depart fasse preuve d’une telle ignorance : non, Danone ne fait pas de produits de marques distributeurs, ses concurrents le font pour lui.

Le grignotage est un fait de societe : que preferez-vous pour le gouter de vos enfants : des chips et du Sunny Delight, ou de l’evian et un Yahourt a boire ? Que doit faire Danone : ne pas investir sur les marches d’avenir ?

Je travaille pour Danone depuis 1994, je ne suis pas au bas de l’echelle mais pas en haut non plus. Je respecte les choix du groupe parce que jusqu’a present, ils ont ete bons et ont permis a des milliers de salaries comme moi de garder leur emploi et de gagner de quoi vivre.

Pourquoi garder une usine qui perd du fric ? Ne vaut-il pas mieux ANTICIPER, et se reorganiser pour faire face a une concurrence de plus en plus forte ? Cela peut permettre de se developper sur d’autres marches, d’acquerir de nouveaux business, et donc de recruter. C’est quand meme plus intelligent que de regarder son bilan faire la gueule en attendant de fermer boutique...

Anyway... Vous n’avez rien d’autre a faire ?

Répondre
> Incroyable, 31 août 2003
1) Les 2 usines qui ont été fermées par Danone ne perdaient pas de fric. 2) La personne qui travaille chez Danone depuis 1994 si le groupe continu sa politique son tour viendra trés vite. 3) La personne qui parle de 90% de reclassement elle ferait bien de se renseigner et de venir voir les anciens salariés qui maintenant sont au cimetiere !
Répondre
> Incroyable, 19 septembre 2003
Je ne comprends pas comment on peut être imbécile- dans le sens littéraire du mot - pour boycotter un des fleurons des entreprises de ce beau pays. A force de laisser s’exprimer ce genre d’individu qui se donne bonne conscience sans jamais avoir entrepris quoi que celà soit, DANONE deviendra "étranger". Ce sont d’ailleurs les mêmes qui s’empressent d’acquérir, pour une bonne partie de leur budget, des produits venus d’ailleurs. Je suis d’accord pour des produits nationaux introuvables, mais a force de vouloir jouer petit bras en épargnant quelques euros sur les tele, les magnetoscope, les camescopes, les DVD, les CD, etc...les "travailleurs" des usines nationales qu’ils prétendent défendre sont en fait LEUR VICTIMES .Ils SOnt donc aussi des BOURREAUX FOSSOYEURS Alors, de grâce réfléchissez avant de vous prendre pour un Robin des Bois d’opérette sur le WEB.
 
en ligne :
Répondre
> C’est honteux d’être aussi ignorant, daniel, 17 janvier 2006
cher monsieur, c’est pas parceque Danone est bien stucturé et paye bien ses employés que celle-ci à un caractére social pour les consommateurs.
Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
25 avril 2001, message de Rhododindron
 

C’est vrai, ce n’est pas bien d’avoir viré tout ces gens, et je n’aimerais pas être à leur place. En plus Danone se fait beaucoup d’argent.

Mais même si le boycott nous semble etre la solution pour marquer notre désaccord envers le groupe, en vidant son porte monnaie, et de même notre solidarité envers les licenciés de chez Danone, il ne faut pas perdre de vue que si on ne fait plus rentrer d’argent dans la caisse de Danone, il faudra qu’il diminue sa production. Et il aura besoin de mois de personnel, donc devra licencier d’autres personnes : et ce sera encore plus grave et de notre faute.

Je ne voudrais pas prendre la défense de Danone, mais en plus, une entreprise c’est fait pour fonctionner ; et si Danone avait besoin de licencier, il en avait le droit ; dans une entreprise, quand on n’a plus besoin de quelqun , on ne va pas le garder parce que ça nous ferais un trop gros poids sur la conscience, non ? C’est vrai , c’est toujours vache de virer quelqun, mais ce n’est pas parce que Danone "s’en met plein les poches et que quand il vire ça fait très mal, parce que c’est une grosse entreprise et qu’il renvoie énormément de personnes, que ce n’est pas une entreprise comme les autres, et qu’elle ne fonctionne pas comme les autres.

Je reprend l’exemple de la "petite" entreprise : si cette boîte a 15 salariés , qu’elle peut les remplacer par une machine mais ne le fait pas pour sa conscience,quelques temps plus tard , si son chiffre d’affaire diminue, on va lui reprocher de ne pas avoir licencié ses employés.Plus grave, si elle va vers la faillite, ça va retomber sur les employés et ils se retrouveront quand même au chômage.

Danone c’est pareil, s’il ne licencie pas ce ne sera pas non plus à l’avantage de tout le monde. Ce que je veut dire, c’est que tout le monde a, à mon avis, de bonnes raisons pour licencier ; grosses et petites entreprises, et entreprises à forts ou moins forts rendements .

J’espère avoir su correctement fait passer le message.

Répondre
> Danone, cet escroc venu du frais, Bidet Casserole, 25 avril 2001

Mon Beau Dindron,

Je ne crois pas que tu ais su faire passer "ton" message (au moins en ce qui me concerne).

Ce qui est en jeu ici est l’inversion des priorités qui guident les choix de tous les "décideurs" : le fric avant l’homme et pas l’inverse.

Si on continue d’accroître le taux de profit, comme cela se produit depuis 15 ans quelle sera la limite, où se situe de seuil de résistance ?

Il est temps de signifier aux gestionnaires de la gestion qu’ils ne jouent pas qu’avec des chiffres mais qu’il y a aussi des gens derrière leurs décisions.

A quoi cela sert-il d’accumuler encore et toujours plus de richesses si ce n’est pour en faire profiter les humains qui ont participé à cette entreprise ? (voire même toute la communauté humaine autour).

Au passage, ton raisonnement reprend une Madelinesque malhonnêteté : toujours justifier les exactions des gros en argumentant sur les malheurs potentiels des petits.

Le boycott ne vise pas à mettre Danone par terre, il s’agit d’un message adressé à l’ensemble des preneurs de décisions visant à concentrer encore davantage les richesses.

Il n’y a aucun moyen de lutte parfait. Que préconises-tu : du cyanure dans les paquets de Pim’s, de l’ecstasy dans les Danettes... ? D’accord, on pourrait faire circuler une pétition inutile, entre celle pour les femmes afghanes et l’abolition de la peine de mort à Disneyland.

Le boycott, c’est démocratique, si tu n’es pas d’accord, tu peux te goinfrer de yaourts, c’est bien moins violent qu’une grosse charrette, et ça peut éventuellement provoquer des débats.

Répondre
des rhododindrons dans le citron..., PRIVATE JOKER, 29 avril 2001

Z-

"il ne faut pas perdre de vue que si on ne fait plus rentrer d’argent dans la caisse de Danone, il faudra qu’il diminue sa production. Et il aura besoin de mois de personnel, donc devra licencier d’autres personnes : et ce sera encore plus grave et de notre faute" => Danone est une entreprise florissante, faisant des bénéfices, et surtout avec une bonne trésorerie. De plus, le plan social que ce groupe s’apprétait à mettre en place a certainement déjà été provisionné : autrement dit, le coût des licenciements/fermetures d’usine est surement déjà inscrit dans leur comptabilité, et cela avant même qu’ils aient eu lieu ! Moralité, Danone n’est pas un groupe "aux portes de la mort", comme a contrario le secteur des startups en ce moment, et dans ce cas des licenciements massifs ne sont pas vraiment à prévoir, même après une chute des ventes (et pour parler de celles-ci, il serait intéressant de connaître le %age de C.A. perdu avant de crier au loup, ou à la victoire !).

"Ce que je veut dire, c’est que tout le monde a, à mon avis, de bonnes raisons pour licencier ; grosses et petites entreprises, et entreprises à forts ou moins forts rendements" => peut-être mais ce n’est pas de la faute des ouvriers de Lu si leurs produits ne sont pas vendus... Cette joli société qu’est Danone devrait améliorer ses parts de marché, puisque les usines qui devraient être fermées (en France et ailleurs) ne tournaient déjà plus à 100 % de leurs capacités de production : le fiston Riboud, il devrait peut-être s’inquiéter un peu de sa batterie de commerciaux, parce que quand la force de vente ne suit pas les ratios de productivité, c’est qu’on a fait une erreur de stratégie commerciale, n’est ce pas !

A+

Répondre
> Danone, cet escroc venu du frais, Le-boss-repentit, 31 août 2004
Ecoutez bien, moi je travaillais depuis 16 ans dans un grand magasin,gérant depuis 6 ans. Danone,je connais,des employés et représentants danone je connais,des responsables danone je connais aussi,humainement parlant j’ai eu de bon rapports avec ces personnes.C’est gens là, c’est vous et moi (la société).Ce qui fait qu’une pesonne à une réaction plutôt qu’une autre est fonction d’une situation donnée.Je m’explique : vous rencontrez un demoiselle dans une soirée et elle se comporte de façon à décourager les hommes qui chechent une personne responsable et sérieuse. Cette même personne dans un contexte plus sérieux est peut-être "LA FEMME A MARRIE". Jugeons les actes et les comportements, pas les hommes. Paradoxallement,en ce qui me concerne les multinationales me dégoûtent,mais ce sont les exploitants qui tirent les ficelles,ces couillons de bureaucrates sorti droit de HEC (hautes études commerciale) et qui ne pensent qu’à faire carrière pour gagner un maximum de pognon au détriment de tout sentiments humain. Ces gens là me dégoûtent, j’en connais,j’en ai cotoyé,j’en ai affronté,je me suis battu pour le respect des employés, des clients et des promesses données. Si c’est couillons ne venaient pas tout foutrent en l’air pour leur carrière au détriment de l’employe et du bon sens vis à vis du consommateur, tout irait bien mieux. L’économie est vitale pour notre survie, c’est ce qui fait qu’aujourd’hui nous pouvons manger à notre faim et profiter du comfort d’une maison agréable (nous somme bien des nantis,oui !), mais il faut absolument changer le système, il faut briser les multinationales et rejeter les investissements n’ayant pout but que d’enrichir quelques privilègiés investisseurs. Il faut retrouver une dynamique à dimension humaine ayant comme but d’étendre notre comfort aux autres qui eux n’ont cette chance.Je n’ai pas la prétention d’être plus mâlin qu’un autre,je dis simplement que beaucoup de nos dirigeants sont de gros cons et que beaucoup sont trop induits de leur personne que pour tenir compte des avis des petites gens,qui ne sont pas plus cons,simplement moins riche,inculte.Ne confondez pas connaissance et intelligence !!! Le système est mauvais,il faut le changer, alors pourquoi pas des boycotes,mais mieux ciblé en déterminant une société spécifique qui ne ce préocupe que du profit plutôt que le bien être les citoyens. Là nous aurions une vrai arme pour combattre l’abus sur cette terre. une fois tombée,avec du temps, les dirigeant y réfléchiraient à deux fois avant de prendre des décisions commerciale,budgétaires,marketing,profit,intention véritable,employes et...... C’est pas clair,c’est pas bien écrit,c’est plein de fautes d’orthographe,mais je m’en fou,c’est mon avis !!!
Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
24 avril 2001, message de le sage contre l’utopie communiste
 

Un plan social n’est jamais une décision simple Apprends à lire un bilan avant de donner de leçon : les bénéfices proviennent des plus-values des acquisitions. Mais avec quoi, Danone a-t-il pu opérer ces acquisitions. Avec les bénéfices des usines ? Avec des bénéfices situant entre 5% et 10%, il faudrait des dizaines d’années pour réunir la somme. C’est avec l’argent de la Bourse. Et c’est avec cet argent que Danone a construit ses usines. Au fait, où étais-tu quand Danone a effectué sa dernière émission qui fut très loin d’être un succès populaire. As-tu mis la main à ton portefeuille contre un bout de papier qu’on appelle action ? Et quand bien même, tu y as souscrit, n’attends-tu pas dans ce cas, qu’en retour, ton épargne soit bien utilisé et te rapporte.

S’il y a bien un domaine où la démocratie, c’est-à-dire, des libertés et une assurance que l’alternance est garantie quand les dirigeants défaillent, c’est bien celui des entreprises.

Quand tu paies tes impôts, tu n’aimerais pas que les politiciens les gaspillent, ou en mettent dans leurs poches, et poutant, quand cela arrive, ils ne sont pas virés. Les électeurs sanctionnent les élus, les actionnaires, les dirigeants.

Bref, je n’ai aucune envie de devoir manger un jour, des yaourts au lait de vache folle parce que ce ne seront plus des Danones, parce que Danone n’existera plus.

Au fait, acceptes-tu, toi et tes collègues de partager les gains que vous avez rapporté à votre entreprise, avec moi et mes collègues car nous n’avons pas été très productif, ou nous produissons des choses qui ne sont plus utiles ?

Où étais-tu quand Danone a ouvert l’usine qu’il doit fermer aujourd’hui ?

Que faisait ces personnes avant d’y être embauchés ?

Ont-elles supporté la consomation de produits Danones qu’elles boycottent aujourd’hui ?

As-tu supporté la consomation de produits Danones que tu boycottes aujourd’hui ?

Répondre
> Danone, le Sage contre les "partageux" et moi et moi et moi, Frédéric L., 24 avril 2001

« Un plan social n’est jamais une décision simple «  ? effectivement, pour l’employé de LU à qui l’on a fait croire, durant les années passées, que ses sacrifices salariaux et familiaux lui permettraient de pérenniser son emploi, la finalité du plan social apparaît sans doute comme un vrai casse-tête ...

La discussion du cas Danone n’est certes pas simple, il serait d’autant plus dommage de la rendre simpliste ...

Pour répondre au Sage luttant contre « l’utopie communiste » (qui dit « à chacun selon ses besoins », quelle horreur !), invitons le à relire ses arguments à l’aune du dicton de Confucius « quand le sage pointe la main vers la lune, l’idiot regarde le doigt »...à sage, sage et demi ...

Pour combattre un adversaire, apprends à le connaître : lis Marx ! à la base de toute plus value, bien avant toute plus-value spéculative boursière, il faut une plus value sur le travail de l’ouvrier ou de l’employé (le coût des matières premières et des outils de production ne pouvant descendre sous un prix palier) ! A contrario si le profit n’est basé que sur du vent (comme avec les sociétés bulledesavon.com), le crack est tôt ou tard inévitable ! mais heureusement dira le sage, ceux qui le payent in fine sont à nouveau les travailleurs ... quitte à les licencier ou quitte à les envoyer à la guerre pour à la fois éliminer « l’effectif surnuméraire » (ça marche aussi bien pour des moutons aphteux que pour des ouvriers), mâter ceux qui restent dans les usines, éliminer dans la charrette boursière les petits porteurs (comme le sage actionnaire de base) , supprimer les droits sociaux, et relancer la machine à profits sur les bases matérielles de véritables productions ... le rêve quoi ! ? ... en plus cela permet aux futurs petits sages d’apprendre benoîtement à l’école la "magnifique" période des « 30 glorieuses » ... Or donc, si l’on suit le raisonnement du sage, les profits de Danone dont il bénéficie, « proviennent des acquisitions » : j’imagine des plus values boursières issues de la vente de ces acquisitions , c’est-à-dire que les profits proviennent non pas de la vente des produits Danone mais de la vente des usines Danone elle-même ... et ceci, toujours selon tes dires, pour ... acheter et « construire » des usines Danone ? ? ?... c’est rigolo !

La sagesse connaît vraiment des chemins tortueux.

Il est amusant - en passant - également de lire que pour construire une usine, il faille nécessairement une levée de fond à base boursière. Sache, sage constructeur, que l’industriel souscrit dans ce cas la plupart du temps un emprunt bancaire, comme vous et moi ...

Concernant la question pleine de sagesse « acceptes-tu, toi et tes collègues de partager les gains que vous avez rapporté à votre entreprise, avec moi et mes collègues car nous n’avons pas été très productif, ou nous produisons des choses qui ne sont plus utiles ? « , je ne sache pas qu’à l’heure actuelle une chose ne rapporte des gains parce qu’elle est "utile" ? au vues des innombrables inutilités vendues et qui sont à la mode j’opterai plutôt pour le contraire. Par ailleurs, si l’on était payé à la rentabilité, il y a longtemps que le sage serait sur la paille (mais cela facilite la réflexion aurait dit Job) et que la gamine qui fabrique des Nike à la chaîne serait millionnaire, enfin, quant au partage des gains - et c’est une proposition fondamentale que le sage semble appeler de ses vœux les plus chers - si en premier lieu les salariés d’une entreprise pouvaient en bénéficier par de sages augmentations de salaires le problème des employés de Danone n’existerait même pas car ils seraient alors eux-mêmes augmentés et non pas virés, vus les profits du Groupe ... et tenez, je suis sûrs qu’ils accepteraient d’en reverser une partie au sage, et oui, comme tout un chacun sous forme d’impôts sur le revenu qui servent à payer - entre autres - les frais de sécurité sociales du sage. Car pour terminer, pendant que le sage boursicotait, je vais lui dire où j’étais : j’étais dans la rue pour manifester pour la préservation de droits acquis de hautes luttes comme la sécu ... mais j’imagine que le sage - pour être conséquent avec ses engagement et refuser toutes notions solidaires des »partageux » - a pris de lui-même l’initiative de se faire rayer des listes de la sécurité sociale pour uniquement cotiser à des fonds de pension et des assurances maladies privées !

Répondre
> Danone, le Sage contre les , 1er mai 2001
On est rassurés de constater que la vente de Kronenbourg à une entreprise britannique (qui saura bien où trouver les emplois à supprimer quand elle montera l’échelle des économies du même nom) n’a pas entraîné de boycott perceptible. Visiblement, il y a toujours des accros...
Répondre
> Danone, le Sage contre les , F.L., 2 mai 2001
A-priori, quelques arguments un tant soit peu développés et étrangers à la "non-pensée" unique ne peuvent supplanter la bonne vieille règle du "celui qui parle en dernier à gagner". Force est de s’incliner et de chercher ailleurs une tentative de débat ... donc ... "burp" ...
Répondre
Mon sage..., Bidet Casserole, 24 avril 2001

T’es Riboud ou quoi ?

"Un plan social n’est jamais une décision simple"

On dirait que tu as l’habitude d’en prendre, bien que cela te fasse souffrir.

Apprends à lire un bilan avant de donner de leçon : les bénéfices proviennent des plus-values des acquisitions.

Au risque de me répéter je ne critiquais pas ce fer de lance de l’agromentaire français pour sa gestion sociale (il y a desgens qui font ça mieux que moi)

"Au fait, où étais-tu quand Danone a effectué sa dernière émission qui fut très loin d’être un succès populaire. As-tu mis la main à ton portefeuille contre un bout de papier qu’on appelle action ?"

C’est marrant, on sent comme un reproche voilé sur le fait de ne pas ête actionnaire (ça me rappelle que je m’étais dit qu’il y avait beaucoup à écrire sur le fait qu’être petit actionnaire c’est s’imaginer dans le camp des escrocs alors qu’on choisit de se faire arnaquer grave).

"S’il y a bien un domaine où la démocratie, c’est-à-dire, des libertés et une assurance que l’alternance est garantie quand les dirigeants défaillent, c’est bien celui des entreprises."

Je suis pas sûr sûr de ça quand on voit comment passnt les années et les milliards avant qu’on trouve qu’Elf ou le Crédit Lyonnais enrichissent des quantités d’individus qui sont rarement actionnaires des dites boîtes.

"Bref, je n’ai aucune envie de devoir manger un jour, des yaourts au lait de vache folle parce que ce ne seront plus des Danones, parce que Danone n’existera plus. "

En gros, tu gobes sans discuter le discours de l’agromenteur que j’essaie de démonter plus haut : "mon souci officiel, c’est ta santé, mon souci réel, c’est ton blé."

La poursuite de la dégradation de la qualité des produits agricoles est-elle liée à l’incapacité de ces cons de paysans à faire du 15% de bénéfice ? Je crois plutôt que l’étau banque/marché ne leur laisse à peu près aucun choix.

"Que faisait ces personnes avant d’être embauché(e)s par Danone ?"

Bon d’accord, homologuons la jetabilité de l’humain, finalement, il ny a rien de plus important que le profit. L’humain n’est pas la finalité de l’argent, mais c’est bien l’inverse. Maximum respect à toi mon sage pour cette révélation. Je vous laisse, je dois aller changer la bougie devant l’autel que j’ai dressé à Jean-Pierre Gaillard et à l’Euro Stox 50.

Mon sage, je te serre la main de loin, les autres je vous fais la bise.

Répondre


Aux armes non violentes, citoyen !
19 avril 2001, message de rw
 

On nous impose la pub dans le moindre des recoins de notre environnement quotidien. C’est une agression permanente, travestie en drogue sucrée.

Qui nous a demandé notre avis ?

On voudrait à présent nous empêcher la parodie et le détournement protestataire du logo, la critique de la marque.

Un de nos rares moyens de résistance.

Si le logo, la marque, ont pris une telle valeur, c’est aussi et surtout grâce au matraquage que nous subissons.

Faisons valoir nos droits. La première des compensations, c’est le droit à casser l’image. Une grosse moustache, un gros nez sur une pub, c’est une forme moderne de résistance non violente à l’envahisseur.

Après on réfléchira au financement par les firmes de cures de désintoxications pour les acheteurs compulsifs...

Jusqu’à présent les publicitaires jouaient sur du velours. La résistance aux agressions des marques ne pouvaient se faire à aélérmes égales qu’avec une improbable contre-offensive sur des supports publicitaires équivalents.

Pas de Dazibao pour le citoyen lambda. Il n’a qu’à devenir homme d’affaires et se payer des panneaux.

Internet change totalement la donne. C’est le moment de se souvenir de nos droits. Nous sommes à un tournant. Aux armes non violentes, citoyen !

rw

ps A partir du 22 avril, journée sans télé

 
en ligne : medito 0+0
Répondre
> Aux armes non violentes, citoyen !, petchema, 21 avril 2001

Moi, je trouves que les rillettes Bordeaux Chesnel ont un goût de couleuvre...

Ce n’est qu’un exemple récent, mais c’est bizarre comme parfois, en regardant la télé, j’ai l’impression de n’être pris que pour un con.

Répondre
> Aux armes non violentes, citoyen !, medito, 21 avril 2001

vous le faites exprès :-)

C’est la semaine sans télé qui vient de commencer hier - dans l’indifférence quasi générale :

Moi je laisse le poste allumé car je suis de garde pour vérifier s’ils en parlent à la télé ;-)

si cela vous branche embrayez la dessus : HYGIENE MENTALE : la semaine sans télé démarre maintenant -

C’est d’ailleurs assez hypocrite puisque on devrait même fermer nos écrans d’ordinateur d’après les adbusters.

 
Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
17 avril 2001, message de Je Boycotte Danone
 

Le site internet http://www.jeboycottedanone.com a été mis en place par des journalistes du magazine Technikart pour soutenir le boycott de Danone, les salariés, permettre l’échange d’infos, etc. La réaction de Danone ne s’est pas faite attendre. Le géant de l’agroalimentaire attaque le site en justice, pour "contrefaçon" et "exploitation injustifiée" de la marque. Non content de licencier ses salariés, Danone entend donc aussi leur interdire de se plaindre. Voici deux éléments pour que vous ayez connaissance du dossier :
-  un article du magazine Transfert sur l’affaire
-  le texte de la requete deposee par Danone devant le TGI de Paris

1) ARTICLE DE TRANSFERT

Un article du magazine Transfert sur la situation : jeboycottedanone.com est attaqué en justice "jeboycottedanone.com attaqué par... Danone. Il ne fait pas bon se servir du nom et de l’image d’une marque pour s’attaquer à elle. Olivier Malnuit, initiateur du site " je boycotte danone.com " vient d’en faire les frais : il est poursuivi par le géant de l’agro-alimentaire. Lancé par des proches du mensuel branché parisien Technikart, le site jeboycottedanone vient d’être attaqué par le célèbre groupe agroalimentaire en référé, devant le tribunal de grande instance de Paris. L’assignation, datée du 13 avril 2001, s’appuie sur le droit des marques et de la propriété intellectuelle et attaque le site pour " contrefaçon " et " exploitation injustifiée " de la marque et des logos de Danone, qui y sont parodiés. Les accusés sont : Olivier Malnuit, 31 ans, propriétaire du nom de domaine et webmaster de Technikart.com, et deux prestataires techniques du site, 7 Ways et ELB Multimédia. Danone réclame l’arrêt immédiat de l’activité du site, la radiation du nom de domaine et 100 000 francs de dommages et intérêts à Olivier Malnuit, qui doit également publier le jugement à ses frais dans 10 journaux nationaux. Un expert juridique commente : " C’est un marteau-pilon pour écraser une mouche." La suite de l’article sur : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm ?idx_rub=87&idx_art=517 9

2) LA REQUETE PRESENTEE PAR DANONE DEVANT LE TGI DE PARIS

"REQUÊTE AFIN D’ASSIGNER A JOUR FIXE L’Avocat soussigné sollicite de Monsieur le Président du Tribunal l’autorisation de délivrer à jour fixe, en raison de l’urgence, l’assignation ci-après transcrite Paris, le 13 avril 2001

ORDONNANCE Autorisons à assigner pour mercredi 30 mai 2001 à 14 heures devant la 3ème du Tribunal 1ère section

ASSIGNATION A JOUR FIXE DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS

L’an deux mil un, treize avril

A LA DEMANDE DE :

1/ La société COMPAGNIE GERVAIS DANONE société anonyme au capital de 109.800.900 Francs inscrite au RCS de NANTERRE sous le n° B.552.067.092, dont le siège social est situé 126-130 rue Jules Guesde 92300 LEVALLOIS-PERRET agissant poursuites et diligences de son Président du Conseil d’Administration domicilié en cette qualité audit siège.

2/ La société GROUPE DANONE société anonyme au capital de 148.813.428 Euros, inscrite au RCS PARIS sous le n° B.552.032.534, dont le siège social est situé 7 rue de Téhéran - 75008 PARIS agissant poursuites et diligences de son Président du Conseil d’Administration domicilié en cette qualité audit siège.

Ayant pour Avocat : Maître Michel-Paul ESCANDE Avocat au Barreau de Paris 4, Rue Brunel - 75017 PARIS Téléphone : 01.45.74.03.98. - Palais : R. 266

lequel se constitue et occupera sur la présente assignation et ses suites,

Au Cabinet duquel elles font élection de son domicile.

Il vous est donné assignation à comparaître le mercredi 30 mai 2001 à 14 heures par devant le Tribunal de grande instance de PARIS, 4 Boulevard du Palais - 75001 PARIS

Vous devez au plus tôt charger un Avocat inscrit au Barreau de vous représenter à cette audience. A défaut, vous vous exposeriez à ce qu’un jugement soit rendu à votre encontre sur les seuls éléments fournis par votre adversaire.

Connaissance peut être prise au Greffe de la Chambre de la copie des pièces ci-après mentionnées.

DESTINATAIRE DE LA PRÉSENTE ASSIGNATION

1 /Monsieur Olivier MALNUIT 49 Boulevard de Picpus 75012 PARIS

2/ La société 7 WAYS, société anonyme au capital de 250.000 Francs, enregistrée au RCS de GRASSE sous le n°B.419.073.416, dont le siège social est situé 1090/1300 Route des Crêtes SOPHIA ANTIPOLIS 06560 VALBONNE, prise en la personne de son Président du Directoire domicilié en cette qualité audit siège

3/ La société ELB MULTIMÉDIA, société à responsabilité limitée au capital de 50.000 Francs enregistrée au RCS de LYON sous le n°429.999.030, dont le siège social est situé 12 rue du Quatre Août 69100 VILLEURBANNE, prise en la personne de son gérant domicilié en cette qualité audit siège

PLAISE A MONSIEUR LE PRÉSIDENT

-  I -

Attendu que la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE ainsi que l’ensemble des sociétés du GROUPE DANONE qui ont choisi depuis de nombreuses années de centrer leurs activités dans les domaines où elles sont susceptibles d’occuper, au niveau international, une place de premier plan, bénéficient d’une renommée internationale incontestable en France et dans de nombreux pays étrangers.

Attendu que pour désigner ses activités, la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE est notamment titulaire des marques verbales DANONE
-  n° 1.690.721 déposée le 22 novembre 1988 et renouvelée depuis pour désigner les produits et services des classes 1 à 42.
-  N°95.569.647 déposée le 28 avril 1995 pour désigner des produits et services des classes 1 à 42.

Et des marques semi-figuratives DANONE

-  n°95.574.013 déposée le ler juin 1995 pour les produits et services des classes 5, 29, 30, 31 et 32
-  n°95.585.196 déposée le 21 août 1995 pour les produits et services de la classe 42
-  n°96.649.464 déposée le 6 novembre 1996 pour les produits et services des classes 5, 29, 30, 31 et 42
-  n°96.649.465 déposée le 6 novembre 1996 pour les produits et services de la classe 32
-  n°96.642.844 déposée le 24 septembre 1996 pour les produits et services de la classe 1
-  n°98.764.280 déposée le 15 décembre 1998 pour les produits et services des classes 5, 29, 30, 32,42

Attendu que ces marques figuratives sont composées d’un cartouche en forme de polygone de couleur bleue comportant dans sa partie inférieure un trait incliné rouge et au centre, en lettres blanches, la dénomination “ DANONE ”.

Attendu que ces marques sont massivement utilisées en France et dans le monde et apposées sur de très nombreux produits commercialisés par la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et les sociétés du GROUPE DANONE.

Attendu que la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE jouit sur ses marques de droits privatifs absolus établis et protégés par les dispositions du livre VII du Code de la Propriété Intellectuelle et qui l’habilitent à s’opposer à toutes atteintes susceptibles de lui être portées par quiconque, de bonne ou de mauvaise foi, à quelque titre et sous quelque forme que ce soit.

Attendu qu’elle a appris qu’un site Internet intitulé “ Jeboycottedanone.com ”reproduisait ses marques figuratives “ DANONE ” en insérant dans le polygone caractéristique de cette marque les mentions “ Je boycotte DANONE.COM ” et en reproduisant un trait noir dans la partie inférieure du cartouche alors que le trait original est rouge.

Attendu qu’il est apparu que ce nom de domaine avait été déposé par Monsieur Olivier MALNUIT et que le site litigieux avait pour contacts techniques les sociétés ELB MULTIMEDIA et 7 WAYS.

Attendu que ces faits on été constatés par Huissier de Justice les 11 et 13 avril 2001.

Attendu qu’estimant que ce nom de domaine et le contenu du site “ jeboycottedanone.com ” constituent la contrefaçon de ses marques “ DANONE ” susnommées au sens des articles L.713-2, L.713-3, L.713-5, L.716-1 et L.716-9 du Code de la Propriété Intellectuelle, la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE est obligée de saisir le Tribunal de Céans afin que soit mis fin à ces actes litigieux.

-  II -

1/ Sur la contrefaçon des marques DANONE n° 1.690.721 et n°95.569.647. par le nom de domaine “ jeboycottedanone.com ”

Attendu que le nom de domaine “ jeboycottedanone.com ” déposé par Monsieur Olivier MALNUIT constitue la reproduction des marques “ DANONE ” n° 1.690.721 et n°95.569.647 avec adjonction des mots “ je boycotte ”.

Attendu qu’au sein de cet ensemble, la marque “ DANONE ” ne perd pas son individualité.

Attendu qu’un nom de domaine rentre dans la classification des communications qui est un des services protégés par l’enregistrement des marques “ DANONE ” n° 1.690.721 et n°95.569.647. en classe 38.

Qu’en conséquence, le nom de domaine enregistré par Monsieur Olivier MALNUIT constitue la contrefaçon des marques “ DANONE ” n° 1.690.721 et n°95.569.647 au sens des articles L.713-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle.

2/ Sur la contrefaçon des marques semi-figurative DANONE précitées

Attendu que la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE est titulaire des marques semifiguratives n°95.574.013, n°95.585.196, n°96.649.464, n°96.649.465, n°96.642.844 et n°98.764.280 .

Attendu que ces marques sont composées d’un cartouche en forme de polygone de couleur bleue comportant dans sa partie inférieure un trait incliné rouge et au centre, en lettres blanches, la dénomination “ DANONE ”.

Attendu que ces marques sont apposées sur tous les produits de la COMPAGNIE GERVAIS DANONE et des sociétés du GROUPE DANONE .

Attendu que le site Internet “ je boycotte danone.com ” reproduit ces marques semi-figurative “ DANONE ” en y ajoutant les mots : “ je boycotte ” et “ .com ” et en reproduisant un trait noir dans la partie inférieure du cartouche alors que le trait original est rouge.

Qu’un tel usage de ces marques pour désigner un site Internet dont le contenu comporte la liste détaillée de tous les produits DANONE constitue la contrefaçon des marques semi-figuratives “ DANONE ” n°95.574.013, n°95.585.196, n°96.649.464, n°96.649.465, n°96.642.844 et n°98.764.280 au sens des articles L.713-3 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle.

3/ Sur l’exploitation injustifiée des marques semi-figuratives DANONE précitées.

Attendu qu’en tout état de cause, l’usage des marques semi-figuratives DANONE n°95.574.013, n°95.585.196, n°96.649.464, n°96.649.465, n°96.642.844 et n°98.764.280 pour désigner un site constitue une exploitation injustifiée au sens de l’article L.7135 du Code de la Propriété Intellectuelle.

Attendu que ces marques sont notoires et que ces faits portent atteinte à la renommée de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et lui portent préjudice ;

-  III -

Attendu que ces actes de contrefaçon causent un très grave préjudice à la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE qui résulte de l’atteinte portée à sa marque et d’un préjudice commercial.

1/ Attendu que les marques de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE sont des marques notoires, qui disposent d’un fort potentiel évocateur.

Que toute atteinte qui leur est portée affaiblit leur valeur patrimoniale.

Qu’en conséquence, il y a lieu de faire interdiction à Monsieur Olivier MALNUIT de poursuivre la continuation des agissements contrefaisants sous astreinte, de prononcer la radiation du nom de domaine “ jeboycottedanone.com ” et de le condamner à verser à la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE la somme de un franc.

2/ Attendu qu’il résulte de ces contrefaçons un préjudice important d’ordre commercial.

Qu’au titre de ce préjudice, la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE sollicite l’octroi de la somme de 100.000 (CENT MILLE) Francs de dommages-intérêts en réparation symbolique du préjudice qu’elle subit.

Attendu qu’il convient d’ordonner au profit de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE des mesures complémentaires de publication de la décision à intervenir et de remboursement des frais irrépétibles telles que définies au dispositif de la présente assignation ainsi que l’exécution provisoire du jugement en toutes ses dispositions.

-  IV -

Attendu que le contenu des informations mentionnées sous la rubrique “ jeboycottedanone.com ” discrédite gravement l’ensemble des sociétés du GROUPE DANONE et plus particulièrement la société GROUPE DANONE.

Que l’ensemble de ces allégations sont présentées au public.

Attendu que les auteurs de ces fautes ont engagé leur responsabilité au regard notamment de la société GROUPE DANONE qui est donc totalement fondée à solliciter que ces fautes soient judiciairement sanctionnées.

Attendu que la société GROUPE DANONE sollicite en réparation du préjudice subi le franc symbolique.

Attendu qu’il est demandé au Tribunal d’ordonner la cessation des faits litigieux dès le prononcé de la décision à intervenir et ce sous astreinte de 1.000.000 francs par infraction constatée.

Qu’il est aussi demander au Tribunal d’ordonner la radiation du nom de domaine litigieux et d’interdire aux sociétés ELB MULTIMEDIA et 7 WAYS d’héberger et de fournir accès au site litigieux et tout autre site portant atteinte aux marques de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et à l’image des sociétés du GROUPE DANONE.

Attendu qu’il y a lieu d’ordonner, compte tenu de la nature des faits litigieux, l’exécution provisoire de la décision à intervenir, nonobstant appel et sans constitution de garantie.

-  V -

Sur l’extrême urgence

Attendu que les faits ci-dessus exposés causent à la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et à l’ensemble des sociétés du GROUPE DANONE un préjudice considérable qui, s’il se prolonge, risque de devenir irréparable.

Attendu qu’il y a extrêmement urgence à ce que le Tribunal puisse statuer au fond.

Attendu que telle est la raison pour laquelle la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et la société GROUPE DANONE sollicitent l’autorisation d’assigner à jour fixe, et ce en application des dispositions des articles 788 et suivants du nouveau Code de procédure civile.

PAR CES MOTIFS

Vu l’urgence, Vu les dispositions des articles 788 et suivants du nouveau Code de procédure civile :

* RECEVOIR la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et la société GROUPE DANONE en leurs demandes et les y déclarer bien fondées

* DIRE ET JUGER que Monsieur Olivier MALNUIT en enregistrant le nom de domaine “ jeboycottedanone.com ” s’est rendu coupable, au sens des articles L.713-2, L.713-3, L.716-1, L.716-9 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle d’actes de contrefaçon des marques “ DANONE ” n° 1.690.721 et n°95.569.647 de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE.

* DIRE ET JUGER que Monsieur Olivier MALNUIT en reproduisant sur le site “ jeboycootedanone.com ” les marques semi-figurative “ DANONE ” n°95.574.013, n°95.585.196, n°96.649.464, n°96.649.465, n°96.642.844 et n°98.764.280 s’est rendu coupable au sens des articles L.713-3 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle d’actes de contrefaçon des marques “ DANONE ” n°95.574.013, n°95.585.196, n°96.649.464, n°96.649.465, n°96.642.844 et n°98.764.280 de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE

* DIRE ET JUGER qu’en tout état de cause, l’usage des marques semi-figurative “ DANONE ” n°95.574.013, n°95.585.196, n°96.649.464, n°96.649.465, n°96.642.844 et n°98.764.280 constitue une exploitation injustifiée de celles-ci au sens de l’article L.713-5 du Code de la Propriété Intellectuelle.

EN CONSEQUENCE

* INTERDIRE à Monsieur Olivier MALNUIT de poursuivre ses agissements contrefaisants sous quelque forme que ce soit, et de quelque manière que ce soit, sous astreinte définitive de 1.000.000 francs par infraction constatée à compter du prononcé de la décision à intervenir

* ORDONNER la radiation du nom de domaine “ jeboycottedanone.com ” dans les huit jours du prononcé du jugement sous astreinte de 50.000 francs par jour de retard

* ORDONNER à l’unité d’enregistrement du nom de domaine “ jeboycottedanone.com ” de procéder à la radiation du nom de domaine litigieux.

* INTERDIRE à la société 7 WAYS et à la société ELB MULTIMEDIA d’héberger et de fournir accès au site “ jeboycottedanone.com ” et tout site portant atteinte aux marques de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et à l’image des sociétés du GROUPE DANONE.

* CONDAMNER Monsieur Olivier MALNUIT à payer le franc symbolique à la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE en réparation de l’atteinte portée aux marques “ DANONE ”

* CONDAMNER Monsieur Olivier MALNUIT à payer la somme de 100.000 (CENT MILLE) Francs à la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE en réparation du préjudice subi par cette dernière.

* DIRE ET JUGER que les allégations présentées au public sous le nom de domaine “ jeboycottedanone.com ” sont fautives en ce qu’elles révèlent l’intention délibérée de discréditer l’ensemble des activités des sociétés du GROUPE DANONE

* CONDAMNER en conséquence Monsieur Olivier MALNUIT à payer le franc symbolique pour ces faits

* ORDONNER que cesse la publication de ces informations sous astreinte de 1.000.000 francs par infraction constatée, et ce dès le prononcé de la décision à intervenir

* DIRE ET JUGER qu’en application de l’article 35 de la loi du 9 juillet 1991, les astreintes prononcées seront liquidées, s’il y a lieu, par la Tribunal ayant statué sur les présentes demandes.

* ORDONNER la publication du jugement à intervenir dans dix journaux ou revues au choix de la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et du GROUPE DANONE et aux frais de Monsieur Olivier MALNUIT, le coût de chaque insertion étant fixé à 50.000 francs (CINQUANTE MILLE FRANCS)

* CONDAMNER Monsieur Olivier MALNUIT à verser à la société COMPAGNIE GERVAIS DANONE et à la société GROUPE DANONE la somme de 40.000 francs au titre de l’article 700 du nouveau Code de procédure civile

* ORDONNER l’exécution provisoire du jugement à intervenir nonobstant tout recours et sans constitution de garantie.

* CONDAMNER Monsieur Olivier MALNUIT aux entiers dépens de l’instance, dont distraction au profit de Maître ESCANDE, Avocat, en application des dispositions de l’article 699 du nouveau Code de procédure civile.

SOUS TOUTES RESERVES

LISTE DES PIECES A l’APPUI DE LA PRESENTE ASSIGNATION

1. Marque n° 1.690.721 déposée le 22 novembre 1988 et renouvelée depuis pour désigner les produits et services des classes 1 à 42.

2. Marque N°95.569.647 déposée le 28 avril 1995 pour désigner des produits et services des classes 1 à 42.

3. Marque n°95.574.013 déposée le le` juin 1995 pour les produits et services des classes 5, 29, 30, 31 et 32

4. Marque n°95.585.196 déposée le 21 août 1995 pour les produits et services de la classe 42

5. Marque n°96.649.464 déposée le 6 novembre 1996 pour les produits et services des classes 5, 29, 30, 31 et 42

6. Marque n°96.649.465 déposée le 6 novembre 1996 pour les produits et services de la classe 32

7. Marque n°96.642.844 déposée le 24 septembre 1996 pour les produits et services de la classe 1

8. Marque n°98.764.280 déposée le 15 décembre 1998 pour les produits et services des classes 5, 29, 30, 32 et 42

9. Procès-Verbal d’Huissier en date des 11 et 13 avril 2001

 
Répondre
> Danone, cet escroc venu du frais, medito, 17 avril 2001

A-t’on le droit d’écrire "jeboycottedanone" sur internet ?

Cette affaire est extrêmement grave et nous concerne tout particulièrement. Nous qui sommes attachés à la Liberté d’expression sur Internet.

C’était au début une simple question : pour ou contre le boycott des produits Danone ?

  • - Certains étaient contre.
  • - Une bonne partie n’a pas fait son choix.
  • - Certains ont tranché en faveur du boycott.

Parmi ces derniers, quelques audacieux ont fait un site on ne peut plus clair dans ce sens (jeboycottedanone.com).

La justice a été actionnée pour tenter de détruire ce site de boycott. Les avocats du groupe Danone nous présentent ce site anti-Danone comme une "contrefaçon" et "exploitation injustifiée" de la marque. Pour conclure qu’il y aurait un gros préjudice lié à cette contrefaçon. Dans le plus pur style commercial.

C’est assez tiré par les cheveux , cette conception de préjudice par contrefaçon pour une affaire de boycott sur des considérations politico-sociales. En général, le préjudice par contrefaçon, c’est détourner les clients pour leur faire acheter un produit copié, en jouant sur des similitudes.

Là, c’est manifestement un titre du site parodique qui dit "je boycotte danone. Le suffixe ".com" n’est rajouté que par dérision.

S’il y a un manque à gagner de Danone sur cette affaire, cela sera en partie par l’effet direct du boycott et non pas par détournement des clients dans une logique de contrefaçon marchande.

En matière de justice rien n’est gagné d’avance. Surtout en matière d’Internet où l’on marche sur des oeufs. Mais attention, il se pourrait qu’une interprétation à la lettre puisse donner raison à Danone. Sait-on jamais. Une telle décision ferait alors jurisprudence et aurait de graves conséquences.

On retrouve aussi les ingrédients des affaires internationales de ce genre (MacDo, Coca... la superette du fin fond du Dakota, mise en cause sur un site perso) - Et jusqu’à présent cela se traitait aux USA avec un état d’esprit plutôt favorable à libre expression même s’il y avait quelques excès. Il y a fort à parier que les avocats français ont profité de certaines leçons.

Alors, a-t’on le droit d’écrire "jeboycottedanone" sur internet  ? Et si on laisse passer cela, que risquera-t-on à l’écrire sur une pancarte, un titre d’article, une banale lettre des lecteurs...

richard wild http://www.0plus0.com

http://www.medito.com

http://www.0et0.com

http://www.00dr.com

 
en ligne : 0+0
Répondre


> Danone, cet escroc venu du frais
15 avril 2001
 

LA DEMOCRATIE PAR LE CADDIE Je ne mangerai plus de Velouté nature en croyant surveiller mon alimentation, je ne me bourrerai plus de Pim’s pour évacuer mon angoisse au bureau, je ne boirai plus d’Evian tiède au restaurant à 35F la bouteille, je n’aurai plus la faiblesse de croire que les " Hello " de Lu sont des cookies, je ne donnerai pas de petits pots Blédina à mes enfants, je ne fréquenterai plus les filles qui se gavent de Taillefine.

Sous perfusion Et si par malheur, Danone fabriquait aussi du vin et des petites culottes, je crois que je pourrais même arrêter de boire... Le géant du yaourt m’a ouvert les yeux, je tiens à le remercier chaque jour en rayant son nom de ma liste de courses. Comment, en effet, aurais-je pu découvrir que ma vie toute entière était sous perfusion d’un géant industriel, qui squatte mon frigo et se soucie des hommes comme de son dernier sachet de grumeaux ?

Actionnaire forcé Comment aurais-je pu comprendre que mon caddie avait plus d’influence sur le monde qui m’entoure, que mon bulletin de vote et celui de mes amis ? Comment aurais-je pu deviner que l’on puisse gagner 7500F net par mois, après avoir fabriqué des biscuits à la tonne pendant 25 ans ? En licenciant 1816 ouvriers - dont 570 en France, alors qu’il a réalisé un bénéfice de 4,7 milliard de francs, Danone m’a montré à quel point il devenait urgent de changer mes rapports avec une entreprise dont je suis aussi un peu l’actionnaire forcé.

Plus de blé En m’aidant à fortifier ma croissance, Danone a fait de moi un consommateur en pleine forme qui refuse de subventioner une multinationale dont les produits sont majorés par la pub - et les employés des biscottes que l’on écrase pour faire un peu plus de blé. 450 films publicitaires ont été réalisés pour vendre du Danone. Mes orgies de Granola ont probablement contribué à payer l’un d’eux. J’exige que la firme qui m’a vu grandir réintègre ses employés à Calais, Ris-Orangis, Jussy et Chateau-Thierry.

Bouclier social Dans le cas contraire, je m’engage à ne plus jamais acheter de produits Danone. Si les conséquences du boycott devaient provoquer d’autres licenciements, j’estimerai - à juste titre - qu’un groupe qui fait partie des 15 sociétés françaises côtés en bourse à New -York, retient en otage son personnel et l’instrumentalise comme bouclier social. Dans une société où l’argent et le marketing ont perverti le système démocratique, le boycott relève de l’action citoyenne.

Signez la Charte du Consommateur sur www.jeboycottedanone.com

 
Répondre
Oufff Danone a revendu Kronenbourg , medito, 17 avril 2001

Oufff Danone a revendu Kronenbourg (authentique !)

Danette, Danino, Dany, Dannon — no matter how it’s sold, it’s all from Groupe Danone, one of the world’s largest food producers and the world leader in dairy products (including yogurt, cheese, and dairy desserts) and biscuits (cookies, crackers, and snacks). Its Evian and other brands make it #2 in bottled water (behind Nestlé). Danone has dozens of regional and international brands, including Dannon yogurt (US), Galbani cheese, Jacob’s and LU cookies and crackers, and HP and Lea & Perrins sauces. Refocused on a core of dairy, beverage, and biscuit businesses, Danone has sold off many of its grocery product and beer operations. It owns almost 45% of BSN Emballage, a maker of glass containers.

http://www.hoovers.com/co/capsule/4/0,2163,41774,00.html

 
en ligne : medito
Répondre
> Oufff Danone a revendu Kronenbourg , Bidet Casserole, 18 avril 2001

Merci de l’info, ce n’est pas très neuf mais c’est effectiveùment au centre du sujet...

Danone a revendu ses produits qui rendent goliot en quelques minutes au profit de ceux qui rendent gros en quelques années.

Il s’agit d’une "vision stratégique", pas d’une simple histoire de sous. Parce que, tant qu’il y aura des matches de foot, la bière sera toujours rentable.

Quand Danone a vendu toutes ses Kro c’était "pour se désengager d’un secteur qui n’est pas en phase avec le positionnement santé du groupe".

Encore des gens pour qui l’image prime sur le reste.

Parce que je ne vois pas bien comment on améliore sa santé à coup de pim’s ou de Captain Choc...

Je vais finir par croire que cette entreprise place le profit avant l’homme.

Répondre


remplaçons les x de Bxxgbxdxr !
12 avril 2001, message de je dis mon nom : rxchxrd wxld
 

Les yaourts contiennent de la dioxine selon le boycotteur de Danone Bxxgbxdxr - Un gars qui dit cela est assez fou pour que l’on prenne en considération une demande de réhabilitation.

Question 0+0 : Frédéric, la pub, le journalisme, la télé, les bouquins, les start-up ! Tout te réussit. Ce n’est pas pour cela que certains ne t’aiment pas ? Des jaloux ?

Frédéric Bxxgbxdxr, fils de pub  : Je ne trouve pas que je réussisse tant que ça. Je suis dispersé et paresseux, je bâcle tout ce que j’effleure. C’est ce qui est le plus énervant chez moi.

Petite phrases sur Danone pendant le chat :

  • Quand j’ai rédigé "99F", je croyais exagérer le cynisme des dirigeants de ce groupe. En fait, j’étais en dessous de la réalité. Je suis assez furieux d’avoir dû changer le nom de la marque pour Madone à CAUSE DES AVOCATS CRAINTIFS.
  • Danone est plus dangereux que la mafia. Et les yaourts contiennent de la dioxine !!

    Je boycotte Danone ; curieux comme nom de site...

    Qui es-tu pour critiquer toi un ancien de la pub un gars aisé ? c’est quoi cette passion pour les smicards ?

  • Je ne suis pas certain qu’il faille être ouvrier pour prendre la parole sur les ouvriers. Il est important que tout le monde puisse ouvrir sa gueule. Vous préfèreriez quoi ? Que les journalistes-pubeux ayant fréquentés les dirigeants de Danone les félicitent pour leur saccage inhumain ?
  • Mais quel est ce problème de légitimité ? Faut-il vous demander une autorisation pour parler dans ce pays ? Vous voulez interdire à qui de prendre la parole ? Enfermer les clubbers des Bains à Drancy, c’est ça ?
  • Comme tous les bourgeois bohêmes, je culpabilise !

    Pour le boycott :

  • POUR. Ne serait-ce que pour faire prendre conscience aux dirigeants d’entreprises privées que leur omnipotence est désormais limitée, que les consommateurs feront désormais entendre leurs voix. Bref, qu’ils ne peuvent plus faire n’importe quoi sans en supporter les conséquences. Le boycott est une façon de les responsabiliser, de leur demander des comptes.
  • Les grèves et les manifs : il faut les deux. OK, mais AUSSI punir les marques.

    Riboux ?

  • C’est surtout son fils qui dirige Danone, et qui refuse tout dialogue avec la presse. Appelons-le désormais Franck Ripoux, si vous le voulez bien.

  • Il y a des liens avec les sites anti-pubs sur le site "Jeboycottedanone.com".

    "Baudelaire - Bxxgbxdxr" : troublant non ?

  •  
    en ligne : 0+0
    Répondre


    >OK MAIS......
    11 avril 2001, message de TARTAR
     

    D’accord pour la nocivité du snacking et des crackers(Belin) D’accord pour trouver insupportables ces petits pontifiants suffisants bourrés de stock options et d’apparts sur Park Ave

    Mais... Soyons pragmatiques

    Les employés de Danone qui ont encore du boulot ne semblent pas tous apprécier une mise en danger de l’ensemble de la boite par un boycott qui macherait ! Voir CFDT. Solidarité où est-tu ?

    Mais...

    Les entreprises "susceptibles" de s’installer en France vont-elles apprécier l’attitude de nos édiles locales et le boycott sauvage ? Ou bien si un régime spécial anti licenciement propre à la France est installé cela ne les repousse-t-elle pas encore vers ailleurs ??

    Nous sommes déjà mondialisés et n’en sortirions que par des méthodes impensables à l’heure actuelle.

    Je me demande bien comment sortir de ces dilemnes si même Jospin aidé de Guigou ne trouve rien à dire !!

    Répondre


    Danone l’avait pourtant annoncé...
    11 avril 2001, message de Bidet Casserole
     

    J’étais un peu énervé hier et j’ai laissé passer une intention pourtant bien exprimée par son auteur.

    "ils sauront transformer notre projet économique et social en un projet créant de la valeur pour tous les actionnaires"

    C’est ce que dit la maison Danone en parlant de ses cadres dirigeants. Et, si l’on fait une bête explication de texte niveau 3ème, cela veut dire que Danone a décidé de "transformer son projet économique et social" qui devient donc caduc et est relégué au simple rang de souvenir.

    Le nouveau modèle auquel aspire Danone est bien "un projet créant de la valeur pour les actionnaires", le social n’est plus du tout au programme.

    C’est vrai qu’en ce moment ils auraient du mal à nous convaincre du contraire.

    Bises à tous

    P.S. Pour le potager, je vous conseille des tomates Roma (aussi appelées olivettes) c’est une espèce peu trafiquée et qui présente l’avantage de n’avoir pas besoin d’être taillée, donc beaucoup moins de boulot en perspective... et quel bonheur quand tu la manges encore vivante, juste à sa sortie du jardin, avec du sel, un filet d’huile d’olive et un soupçon de basilic.

    Répondre
    > Danone l’avait pourtant annoncé..., christofpheu, 12 avril 2001
    d’accord pour les tomates, coupées assez grossierement, une bonne rasade d’huile d’olive, un bon pain et un petit vin rouge...mais tu oublies les oignons frais, indispensable ca, ils ne pourront jamais le fabriquer dans leur petit labos puant le detergeant et le deodorant
    Répondre


    > Danone, cet escroc venu du frais
    11 avril 2001, message de Greg.
     

    L’intervention de Riboud m’avait laissé sans voix. Ce type vient de mettre sur le carreau quelques centaines de personnes, et il vient encore plaider la cause de sa boîte ? Dans le genre muffle, il se pose là ! Ca doit phosphorer quand même pas mal à la direction de la communication depuis quelques jours. Comment vont-il se sortir de cette mauvaise passe ? Sans doute pas trop mal, malheureusement (ou heureusement pour les quelques employés qui leur restent). Les exemples ne manquent pas : Michelin, Total, Renault sont presque tous passés au travers sans trop de mal. Qui aujourd’hui oserait affirmer : "je n’achète pas Renault à cause de Vilvorde ?" Sollicité de toute part, le populo ne sait plus où donner du boycott. Comme d’habitude, ils vont passer deux-trois semaines un peu chaudes, chez Madone, et pui basta. Le "scandale" Madone sera remplacé bien vite par une autre actu. D’ailleurs, rien ne ferait plus plaisirs à ses chargés de com que l’actu leur fournisse une bonne grosse diversion, comme un démolissage de Bouddah je ne sais trop où, qui a visiblement ému beaucoup de monde.

    Le problème, finalement, c’est qu’aujourd’hui, "concentration" oblige (certains goûteront diversement la pertinence de ce terme), on a le choix en la peste et le choléra. Acheter "bio" ? Quelle rigolade ! Leurs marketoïdes ont déjà trop bien compris quel parti tirer de tels produits, que, benoïtement, les consommateurs se disent prêts à acheter, même s’ils sont plus chers. Croyez-moi, de telles affirmation ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Madone et les autres se sont ou vont se "positionner" bien vite sur ce "segment de marché". Ils auraient tort de se priver : tant qu’il y a des con...sommateurs pour acheter...

    La conclusion ? Oarf ! Allez, un petit boutade, en guise de résumé de l’intervioue de Riboud : "ti bouffes Danone, ti bouffes pas Danone, ti crèves quand même".

    Répondre


    > qui perd perd, ou comment les masses pédalent dans le yaourt
    11 avril 2001, message de #Jing
     

    Merci BC pour ce papier non alimentaire !

    C’est une bonne chose en effet de nous faire observer qu’en plus du reste, les produits en question sont en réalité quasiment dénués de toute véritable utilité pratique, leur "valeur ajoutée" étant principalement liée à des habitudes alimentaires contestables.

    Par ailleurs, il parait qu’on en arrive aujourd’hui à des menaces d’actions en justice contre les mairies boycotteuses...

    Pour ceux que la cécité sociale afflige depuis quelques décennies, cette affaire mettra peut-être en lumière le fait que les "classes laborieuses" l’ont nécessairement dans le cul aux deux bouts de la chaîne. Toute réaction de défense contre une multinationale ne pouvant se faire qu’au détriment de ceux qui n’ont rien, rien que leur boulot à défendre, ledit boulot se présentant de plus en plus comme une faveur que le marché consent, en quelque sorte par charité, à ceux qui se tiennent tranquille.

    Et dans le même temps (cf SNCF), on entend que les masses laborieuses sont favorables au droit de grève, mais seulement lorsque la grève ne les dérange pas.

    Autrement dit, au moment même où la réalité des classes se manifeste avec une clarté jamais atteinte depuis un siècle, il semble intériorisé que lorsque les gens ordinaires ont (ce qui est somme toute rare) de véritables moyens de pression, il est dangereux, voire illégitime qu’ils s’en servent.

    Tandis que le chantage permanent à l’exclusion sociale demeure une donnée divine de l’ordre naturel du monde, et qu’il devient de plus en plus difficile de se raccrocher à l’idée que nos contemporains sont moins cons qu’il n’en ont l’air...

    Répondre
    > qui perd perd, ou comment les masses pédalent dans le yaourt, 11 avril 2001

    > Toute réaction de défense contre une multinationale ne pouvant se faire qu’au détriment de ceux qui n’ont rien

    Toute réaction passant par les mécanismes de marché est condamnée à l’impuissance. Heureusement il reste encore... la loi. Celle qui existe, et celle qui reste à inventer. Au boulot MM. les députés.

     
    Répondre
    > qui perd perd, ou comment les masses pédalent dans le yaourt, Alexis, 12 avril 2001

    Si ceux qui militent pour le boycott ne sont propriétaires d’aucune action d’entreprise, si il n’ont pas non plus de PEA et s’ils sont farouchement opposés à la retraite par capitalisation, alors pourquoi pas. Si en plus ils veillent à privilégier le commerce équitable et sont vigilants sur le travail des enfants et des prisonniers c’est encore mieux. Le boycott, pourquoi pas, s’il se fait dans la cohérence, s’il est plus le fruit d’une réflexion que d’une émotion. Sinon... c’est du vent, de la bonne conscience. Et les élus de gauche qui le défendent feraient mieux d’expliquer la cause des problèmes, faire de la politique quoi, promouvoir d’autres façons d’entreprendre.

    Mais lorsque j’entends les syndicalistes craindre pour les emplois du fait du boycott, j’ai l’impression d’avoir en face de moi un ouvrier de la Cogéma qui m’explique que le nucléaire c’est super chouette parce que ça crée des emplois. Ouille.

    Qui découvre sincèrement aujourd’hui qu’une entreprise capitaliste a pour objectif de maximer le rendements des capitaux investis ? L’emploi de salariés n’est que la résultante d’un autre objectif, l’idéal capitaliste est de n’employer personne ! Le périmètre de solidarité d’une entreprise cotée en bourse à la forme d’une corbeille, pas celle d’une ville.

    Répondre
    > qui perd perd, ou comment les masses pédalent dans le yaourt, B.BOUVIER, 17 avril 2001
    La Gauche plurielle au boulot ? Mais, vous n’y pensez pas. Il est 13 h 12 et je peux déjà vous livrer toutes les réactions à l’intervention de Crétin Jospin ce soir, exactement les mêmes que celles qui nous ont été rabachées lors de dix dernières interventions A+
    Répondre


    > Cet escroc venu du frais
    11 avril 2001, message de Vykinge
     

    C’est vrai que c’est facile de soigner sa petite conscience en boycottant Danone. Moi aussi, justement, je reviens d’un pays où ils ne mangent pas trop de yaourts, ne serait-ce que parce qu’ils n’ont pas électricité, donc pas de frigo, etc... (et en plus je vis dans un pays où Danone n’est pas implanté, même si, par contre, d’autres grosses entreprises du "grignotage", elles, y règnent en maîtresses, sans même prendre la peine de se faire passer pour bonnes à la santé, j’ai nommé tous les producteurs de hamburgers et compagnie...)

    ...n’empêche : le fait que les consommateurs (ce que nous sommes devenus, à la quasi exclusion de toute autre caractéristique) puissent même imaginer de boycotter une entreprise, de se passer de produits auxquels ils sont accoutumés, sans courber l’échine sous le chantage au chômage, ça peut faire changer quelque chose, ça montre même peut-être que les choses changent... Je préfère en tout cas le penser, sinon, on tombe dans le désespoir, non ?

    Mais grand merci quand même de tes réflexions.

    Répondre


    > La démocratie du boycott (ou l’inverse)
    10 avril 2001
     

    A l’heure des boycotts « citoyens » on devrait méditer cette définition donnée par le représentant de l’OMC à une conférence de juristes autrichiens : « La démocratie c’est la participation du maximum de consommateurs aux décisions collectives. »

    Faut-il donc se féliciter que le boycott se substitue au bulletin de vote ? Qu’une campagne consumériste soit le seul moyen d’action trouvé par 90 députés de l’Assemblée nationale ?

    (Le représentant de l’OMC cité était un imposteur. Le fait qu’il faille le préciser montre que... nous ne sommes peut-être pas si loin de la réalité ?)

    Répondre