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mardi 13 mars 2001

« Les temps modernes » du journalisme

par soub
 
Manque d’imagination, paresse ou contrainte économique, les médias ne cessent de restreindre les sujets susceptibles de « faire l’actualité » se basant sur le travail des agences de presse, des journaux encore exigeants ou sur la foi de sondages recensant les thèmes favoris des lecteurs. Sur le web, cette logique est encore exacerbée, l’information étant reléguée au statut de contenu informe, au service d’une logique clientéliste des sites.

La communication ayant gagné ses galons d’idéologie, elle uniformise de plus en plus le travail des journalistes. Au point que les journaux paraissent chaque jour, chaque semaine, traitant peu ou prou les mêmes sujets, comme par la magie de réflexes conditionnés. Peu importe le média, pourvu qu’on ait l’information, si possible la même pour tous et partout. Ainsi, la presse généraliste s’essouffle un peu plus chaque jour, obnubilée par le traitement des fameuses « affaires en cours » et par la trouvaille marketing des années 90 : le mag.

Les Français étant de très gros lecteurs de presse magazine, la plupart des quotidiens et hebdos ont entrepris dans un comportement moutonnier assez révélateur de l’imagination de la presse française de s’approprier cette géniale idée. Pas un hebdomadaire qui ne fasse chaque année son numéro « immobilier », « études-orientation », « mal de dos, mal du siècle nouveau », « les nouveaux secteurs qui embauchent ». Le but étant de garder un caractère ludique, sans quoi le lecteur décroche. Quotidiens et hebdomadaires multiplient les suppléments thématiques, histoire de s’approprier des niches de lecteurs catégorielles. Derrière ce vocabulaire inepte c’est toute une idée de la presse et du journalisme qui se dessine : le choix du magazine étant abusivement considéré comme spontané, naturel, puisque allant dans le sens d’un souhait des lecteurs.

Outre qu’on peut s’interroger sur la pertinence de l’idée que les lecteurs décident par sondages interposés du contenu des journaux, il est de plus en plus net que ces choix éditoriaux relèvent d’une stratégie qui tend à l’uniformisation bêtasse des médias. Si la plupart des journaux ont un style, un ton, une couleur, il est rare de relever de réelles nuances quant aux contenus publiés. Révélateur est en ce sens la flambée des papiers sur la nouvelle frontière que devait représenter la nouvelle économie, voici deux ans. Depuis le soufflet est quelque peu retombé - en même temps que la nouvelle économie.

Autre exemple avec l’irruption des pages financières, des analyses boursières dans la plupart des médias papiers et audiovisuels. La Chaîne Info de TF1 étant sur ce point hautement caricaturale. L’indice Cac 40 est désormais présenté en continu, diffusant insidieusement l’idée que quoi qu’il arrive dans le monde (puisque la hiérarchie de l’information s’est toujours assimilée à la place ou au temps qu’il lui est accordé) l’évolution des cotations boursières demeure l’information essentielle de toute journée. Un choix, là aussi présenté comme naturel, (le public s’intéresse désormais à la bourse, l’argent n’est plus tabou etc...) alors qu’il relève largement d’une idéologie. Pourquoi ainsi, ne pas mettre en bas à droite de nos écrans de télé, l’évolution quotidienne des chiffres du chômage dans le monde ou le nombre de morts de faim, ou encore le nombre de dissidents politiques emprisonnés... L’idée semblerait grotesque à une majorité tant on a peu à peu diffusé l’idée que l’information financière et économique était devenue une « information comme une autre ». Les médias construisent ainsi peu à peu le monde qu’ils pensent être réel, absorbant, digérant, nivelant les informations, et diffusant cette soupe indigeste à leur audience.

La géographie médiatique

Certes, la vision même du journalisme a changé. Ainsi, dans les écoles de journalisme le mythe des grands reporters ou des journalistes d’investigation s’est largement effondré pour laisser la place à ceux que le statut de la société médiatique fascine. La dernière aventure humaine consisterait plutôt à côtoyer Jean-Luc Delarue ou à accéder à la notoriété qu’à parcourir le monde, mener des enquêtes, développer un discours critique ou tout du moins lucide sur son époque... Les médias s’étant facilement auto-persuadés que le public ne pouvait s’intéresser qu’à ce qu’il connaît, ont exacerbé ce phénomène en déclinant une géographie arbitraire de la pertinence médiatique. Ainsi l’Amérique du sud n’existe que par ses tremblements de terre ou ses trafics de drogue, l’Asie par ses coutumes jugées cocasses ou au mieux par le traitement inégal des évolutions politiques, l’Afrique étant limitée à son image de continent exsangue, parent pauvre de la mondialisation avec « ces enfants qui meurent de faim ». Sauf exception, événement jugé digne ou rédaction exigeante, impossible d’aborder autrement ces continents. Les journaux étant à ce point dénués de fierté qu’à aucun moment ils ne s’étonnent de traiter tous les mêmes sujets au même moment (voir les bouddhas d’Afghanistan ou comment la presse découvre le régime des taliban...). Au contraire, le risque réside désormais dans le fait de se distinguer. L’actualité est devenue une œuvre collective au point que le principal critère pour « reprendre » une information est le traitement médiatique préalable dont elle a bénéficié. Une information irréfutable mais boudée par les principaux éditorialistes passe ainsi à la trappe.

Cette paresse médiatique repose en partie sur l’importance prise par les agences de presse qui orientent largement les choix éditoriaux. Tout journaliste ayant fait du desk (travail sur dépêches d’agences) se sera étonné de ne rien apprendre dans les journaux du lendemain. En radio, le reportage à l’étranger a quasiment disparu (encore une fois, hormis les passages obligés où tout le monde va), le traitement de l’actualité internationale se réduisant à la lecture d’un ton engagé de dépêches d’agences... Si le constat tient en partie au travail de qualité fait par les agences de presse, il est également révélateur de l’abandon de la prise de risques dans le journalisme. On ne va que là où l’on sait qu’il se passera ou qu’il se passe déjà quelque chose pour vérifier qu’il s’y passe bien quelque chose et confirmer ce que l’on sait déjà en ajoutant la « patte maison ». Le « quelque chose » se résumant le plus souvent à la guerre, au soulèvement populaire, ou la catastrophe naturelle. Hors ces événements, point d’actualité...

Entre le magazine et l’information trop prévisible, par une certaine forme de lâcheté, le journalisme a abandonné toute originalité et exclu tout risque dans sa pratique, les sondages décidant indirectement du contenu éditorial. Chaque journal a son éditorialiste, ses pages politiques (on entend par là l’affrontement politique, surtout pas d’idées), économie (pas non plus de débats d’idées, le sujet étant considéré comme réglé, les pages économie se limitent à aborder la vie des entreprises), société (sans qu’on sache vraiment ce que recouvre le terme générique de « société », en gros tout ne qui n’est pas « international », « politique », « sport », et « économie » mais susceptible d’être à la frontière de tout ça...), international (essentiellement l’occident, et des miettes pour le fameux « reste du monde »), sport (envahissant, avec une préférence pour le récit des « exploits », si possibles solitaires, tellement dépaysants...). Une idée sectorielle de l’information qui empêche d’aborder tous sujets ne rentrant pas dans ces cases tellement vastes qu’elles en deviennent réductrices. Le Net n’échappe pas (hormis quelques exceptions) à cette logique de segmentation des thématiques et des publics, l’information étant souvent reléguée au statut de contenu informe ou écartée au profit d’une logique infantilisante de jeux-concours et de sujets légers, ludiques ou « djeuns », censés intéresser les publics autorisés par les publicitaires. Les portails d’information se limitent eux souvent, à recruter des rédacteurs chargés d’aligner les revues de presse la journée durant, accentuant la tendance à la sélection des informations déjà identifiables. Le tout dans une illusion de liberté de la presse illimitée mais qui au total ne s’autorise à aborder que des sujets déjà abondamment traités, reconnaissables par le lecteur ou alors noyés dans la masse, susceptibles de déclencher un acte d’achat. Un coma intellectuel et économique qui rend la presse de plus en plus insipide et l’exercice du métier de journaliste de plus en plus mécanique.

 
 
soub
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> « Les temps modernes » du journalisme
24 juillet 2009, message de Gorane
 
bonjour, le texte date, mais visionnaire ! je me rends compte aujourd’hui de la supercherie chez le seul média en qui j’avais encore a peu prèe confiance, Marianne... il faut voir les billets sur le site, que des billets qui fomentent des coms xénophobes, racistes, il y a eu même une bourde sur les élections iraniennes au point que la direction a du le zapper et mettre en ligne un autre billet expliquant que la précédent étant celui d’un blogguer, il y avait eu en effet controverse sur les infos diffusée ... bref, inutile de dire que j’ai résilé et que plus jamais je ne parcoure ce site pour déjantés mentaux ... agoravox n’est pas en reste et on peut même dire que l’info aujourd’hui, n’importe qui peut en faire ! merci pour ce texte en tous cas lol
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Une profession en mal d’expression...
3 décembre 2002, message de fiso
 

... à l’image de la société, selon les volontés de ceux qui la gouverne, qui ne donneraient pas même un soupçon d’envie de changer, au risque de tout perdre, c’est-à-dire RIEN.

Et c’est pas un scoop. Au pire, "revêtons nos préjugés, ils nous tiennent chaud". Voilà TOUT.

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> « Les temps modernes » du journalisme
14 mars 2001, message de Arnaud
 

Je trouve que la plupart des arguments développés dans cet article, s’ils ne sont pas très nouveaux, tiennent plutôt la route. Mais il est un passage qui m’escagace joyeusement :

"dans les écoles de journalisme le mythe des grands reporters ou des journalistes d’investigation s’est largement effondré pour laisser la place à ceux que le statut de la société médiatique fascine. La dernière aventure humaine consisterait plutôt à côtoyer Jean-Luc Delarue"

Je ne veux pas me faire le défenseur aveugle et systématique des écoles de journalisme,mais c’est vraiment un cliché grotesque. Dans les écoles, on trouve des cons admirateurs de PPDA et Laurence Ferrari et des gens fans des modèles Albert Londres-Truman Capote-Hunter Thompson-Tom Wolfe-Serge Daney-MondeDiplo-JP Dionnet-Pulitzer-Watergate et même des fans du MiniRezo, figurez-vous ! La vie, quoi ! certains finiront à TF1, d’autres au Fig Mag, d’autres à Charlie, d’autres à Auto Magazine ou l’Union de Reims... Equilibré tout ça, y a pas de complot...

On peut dénoncer le fait que les journalistes se pompent, se repompent et clichetonnent à mort, mais il ne faut pas à son tour reprendre des clichés éculés et branchouilles (un comble !) pour le simple plaisir de dénoncer le "système". Sinon, l’article est très bien, hein...

Amitiés

Arnaud

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> « Les temps modernes » du journalisme, soub, 14 mars 2001
Le paragraphe sur les écoles de journalisme repose notamment sur une étude réalisée par un sociologue des médias, sur les motivations des candidatures dans ces écoles. Je ne dis pas qu’il n’y a que des admirateurs de PPDA mais que les motivations des candidatures ne font quasiment jamais référence à ces mythes, surévalués ou non d’ailleurs...Evidemment que c’est un peu caricatural que de le résumer ainsi. Mais sortant d’une de ces écoles, c’était aussi un constat des enseignants, qui voyaient évoluer en ce sens les élèves qu’ils avaient(moins d’initiatives dans les reportages, volonté de maîtriser les aspects techniques de la présentation et de l’animation, fascination pour le monde des médias). Quant à l’allusion au complot, tu t’égares, elle n’est pas chez moi...
 
en ligne : at
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> > « Les temps modernes » du journalisme, ath, 3 août 2001

Les temps modernes du journalisme. Ah c’est une bonne titraille. J’ai fais une école. C’était pas mal mais là bas, on ne m’a pas dit la galère dans laquelle je mettais les pieds.Je pensais qu’après une école, j’allais trouver un bon job. Hé ben, non ! Mais bon, j’étais motivée pour faire des études de journalisme. PPDA, Ockrent (je l’admire)... c’est la crème de la crème. Et en pensant à eux ça me fais avancer. En plus en ce moment c’est la grosse galère, je suis en presse hebdo et question heures supp. (je travaille au moins 70 heures par semaine. Que dois je faire pour limiter les dégats ? Payée à 6500 F. Je suis très déçue mais je garde quand même la foi. Informer les gens c’est ma passion, c’est ma priorité. Même si je le reconnais, certaines institutions m’ont empêché parfois de dire ce que je voulais.

Et pour en revenir aux écoles. Je pense que certaines grandes écoles sont plus fiables que d’autres. Mais y apprend-on réellement le métier.

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> « Les temps modernes » du journalisme
13 mars 2001, message de Grosse Fatigue
 

L’allusion à la production fordiste et à Chaplin me paraît un peu infondée. Je pense (partageant en fait les observations), que tout cela est dû à la pléthore de l’offre et à sa segmentation, plus qu’à la médiocrité intrinsèque des magazines.

Sur la médiocrité : rien de nouveau. Les magazines sont médiocres depuis longtemps, la grande nouveauté, c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux à être sur le même créneau.

Autrefois, par exemple, on pouvait lire Le Point, L’Obs, L’Express. Chacun d’entre eux avait une ou plusieurs vertues. Aujourd’hui, ces trois-là ne forment qu’un, et doivent avant tout plaire aux annonceurs. Politiquement corrects et racoleurs, ils sont concurrencés par les deux torchons issus de l’imagination torride de JFK : L’EDJ et Marianne.

Voilà pour les exemples.

Il n’en reste pas moins que, comme autrefois, on trouve des magazines de qualité qui ne tiennent pas vraiment compte des schémas obligatoires cités ci-dessus. On peut les citer, il y a le Diplo, mais son diminutif fait à la fois penser à son vrai nom et à sa caricature jurrassique. Il y a sans doute Courrier International, et une foule de magazines spécialisés...

Mais le mieux, c’est quand même la revue de mes états d’âme...

 
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> « Les temps modernes » du journalisme, Pierre Madrid, 13 mars 2001

Hé grosse fatigue pour la liste des magazines on aurait voulus que tu en mette un peu plus, bon il y a le diplo hyper formaté, hyper rodé, quasi répétitif, déclinant sur tous les sujets le même type de grille d’analyse comme des moines reprenant chaque jour la retranscription des écritures. Ensuite il y a Courrier international, bien, trés bien mais avec des articles courts, une ouverture sur le monde évidente, mais c’est pas étonnant c’est son fond de commerce, ensuite il y a quoi ? la presse spécialisée, ça s’appelle des "niches" et ça ne tient que grace aux annonceurs donc pas d’esprit critique, des sommaires milimétrés pour ne déplaire à personne, ensuite y a quoi, "De l’air" des articles insipides ultra-corts, et tendance gauche politiquement correcte branché, le monde vu par la tribu, alors cherchons encore, et bien moi je trouve rien qui rende compte du monde, qui raconte des histoires, tout est parfaitement lissé National géographic, Géo, de purs produits marketing sans surprises sans risques pris, et pourtant c’est pas faute de chercher, reste quelques revues quasi confidentielles.

Bon je suis d’accord avec toi grosse fatigue car dans tes états d’ames, il y a une ame, ce qui n’est plus le cas des journaux qu’il y a dans les kiosques

Tu veux que je te dise, les journalistes, ils sont ailleurs que dans les journaux.

Si vous trouvez où vous gagnez un poste radio, allez peut être même une dédicace du roi Karl, vous savez celui qu’y a monté un journal plus vrai les vrais.

Bisous à tous.

Pierre Madrid

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> « Les temps modernes » du journalisme, Arnaud, 14 mars 2001

Salut, Pas très fraîche ta grosse fatigue : l’Evenement est mort et entérré il y a quelques semaines, mort d’être un supplément à France-Soir. Qui lui même était un supplément à la presse...

Et pis, Courrier International, excuse moi, comme nouvelles fraîches, y a mieux : ce n’est que du repompage de la presse étrangère ! Alors bien sûr, le principe est futé et bien mené, mais ça joue aussi beaucoup sur la répétition des traitements d’actu par la presse mondiale (les Ricains parlent de choses qui nous touchent, donc a priori sur lesquels les médias français ont déjà écrit et c’est illustré par un dessin péruvien, qui donc illustrait un article sur le même sujet ! le serpent se mord la queue)

Je ne pense pas que le rédacteur de cet article pense qu’il y ait beaucoup d’aventure journalistique dans le CI. C’est du bon desk, mais la quintessence du desk.

A

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> « Les temps modernes » du journalisme, Robin, 15 mars 2001
Je vous recommande (plutôt conseille) le livre de Cyril Lemieux qui est Mauvaise Presse, travail approfondi et sociologie sur le travail journalistique et sa critique. Malgré quelques limites, cette analyse est intéressant à lire et décortiquer.
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> « Les temps modernes » du journalisme, Vince, 7 juin 2001

Salut

J’écris pour dire que la presse publie que des choses qui intéressent soi-disant les gens, comme les guerres ou les procès de meurtrier. Alors que pendant ce temps, des milliers d’inconnus font le bien partout dans le monde, et on n’en parle pas. C’est dommage, et je suis sûr que ça nous intéresserez plus. J’ai hâte qu’il n’y est plus de guerre et que le monde soit en paix, mais ça me parait guère possible.

Au-revoir et contactez moi sur : vinceaimar@hotmail.com

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> « Les temps modernes » du journalisme, Nescio, 21 mars 2007

Bonjour, Je ne suis pas journaliste, mais je m’intéresse.........et malheureusement, à travers les infos (télévision, radio, journal etc.....) "toujours" et avec effroi que le journalisme continu a ce parler avec lui même....et oui Mesdames, Messieurs.... j’ai grand peur... la seule profession capable d’avoir un comportement critique (politique, sociale, économique, télévisuel etc.........) se PARLE A ELLE MEME (et pour preuve encore l’article ci-après

L’allusion à la production fordiste et à Chaplin me paraît un peu infondée. Je pense (partageant en fait les observations), que tout cela est dû à la pléthore de l’offre et à sa segmentation, plus qu’à la médiocrité intrinsèque des magazines.

Sur la médiocrité : rien de nouveau. Les magazines sont médiocres depuis longtemps, la grande nouveauté, c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux à être sur le même créneau.

Autrefois, par exemple, on pouvait lire Le Point, L’Obs, L’Express. Chacun d’entre eux avait une ou plusieurs vertues. Aujourd’hui, ces trois-là ne forment qu’un, et doivent avant tout plaire aux annonceurs. Politiquement corrects et racoleurs, ils sont concurrencés par les deux torchons issus de l’imagination torride de JFK : L’EDJ et Marianne.

Voilà pour les exemples.

Il n’en reste pas moins que, comme autrefois, on trouve des magazines de qualité qui ne tiennent pas vraiment compte des schémas obligatoires cités ci-dessus. On peut les citer, il y a le Diplo, mais son diminutif fait à la fois penser à son vrai nom et à sa caricature jurrassique. Il y a sans doute Courrier International, et une foule de magazines spécialisés...

Mais le mieux, c’est quand même la revue de mes états d’âme...

FRANCHEMENT OU VA-T-ON.......... pour info, j’ai 51 ans et j’aimerais compter sur les média pour enquêter (par exemple) sur les "corporations étatiques" genre ASSEDIC (enquêter sur leurs "comportements" quand ils recoivent les chomeurs), L’ANPE, que font-ils ???? (des employeurs recrutent maintenant directement en se déplacant HE OUI....) Les PMEs par exemple (commerce) paient au SMIC a 8,27 EUROS - vous me direz "normal" et bien non ; la majorité fait 40 voir + de 40 heures la semaines (déclaré et non payé, ce personnel ne "bronche" pas - LE SAVIEZ-VOUS - MESSIEURS LES MEDIAS - Cela c’est pour le boulot.

Maintenant ; fait de société - la pauvreté c’est installée (ET VOUS ?) Je viens de louer un appartement dans le même quartier dans lequel j’ai vécu il y a 28 ans - QUELLE PAUVRETE, J’AI MËME CROISE UN HOMME DE MA GENERATION QUI FAISAIT LA MANCHE - JE L’AI RECONNU, NOUS NOUS CROISIONS QUAND NOUS AVIONS 10-12ANS.....MOI QUI AI TOUJOURS EU BOULOT ET CHANGE d’ENTREPRISE REGULIEREMENT (c’est moi qui ai toujours quitté les boites)J’EN ARRIVE A AVOIR HONTE DE MA POSITION..........

AU SECOURS QUE FAIT VOUS ? ARRETEZ DE VOUS REGARDER LE NOMBRIL ........AVEZ VOUS OUBLIE VOTRE OU VOS ENGAGEMENTS........A QUAND LES APPELS AUX DECIDEURS DE CETTE NATION.......QUE FAIT VOUS........VOUS AVEZ OUBLIE........... RESAISSISEZ VOUS QUE DIABLE.......IL Y A NOMBRE DE SUJETS A TRAITER ET A PRESENTER A LA NATION - BOUGEZ VOUS......... VOUS PERDEZ DE + en + VOTRE CREDIBILITE (et rien que pour cela bougez vous - IL Y A DU BOULOT.........)

SLTS

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