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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
5 juin 2006,
message de effectbutterfly
Que dire après la lecture de cet article... Nous ne pouvons qu’être perplexe. Il est exact que le temps de l’autodidact est révolu. Sans dîplome d’école de journalisme "reconnu"( c’est à celui qui formatera le mieux), le petit Tintin de 2 pieds 6 pouces n’a plus ou peu de crédibilité. Obligé de passer par les sentiers, qui lui sont aimablement traçés, il est condamné à l’immobilisme. Où est le temps du journaliste dérangeant, critiquant qui remettait tout en cause. Qui ne faisait pas que transmettre l’information ! En lisant la presse quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, je ne retrouve pas cette "pêche" d’antan, un tantinet provocatrice. En contradiction avec les époques de nos parents ou grand-parents, la presse, comme la politique d’aujourd’hui, s’est construite un vernis de façade. Pour ne pas dire qu’un bon ravalement serait le bienvenu. Ainsi, toute l’imagination, l’humour, et la dérision se retrouvent calfeutrés. Victoire du politiquement correct ou défaite précoce du journalisme ? Finalement, ne subissons pas un retour de manivelle ? Là, où la presse "maintenait" le pouvoir, le pouvoir tient la presse. En tout et pour tout, je n’ai jamais eu à connaître le piston. Et en ce qui concerne le passage dans une école de journalisme, la petite voix qui sommeille en moi saura se faire entendre. Petit bout de femme discrète aime surprendre... Pour converser avec moi, n’hésitez à me contacter : lesilenced@hotmail.fr Merci |
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
10 janvier 2006,
message de marisot
salut tout le monde !
Depuis que je suis gamine je veux devenir journaliste sur les conflits armés, seulement voilà, il FAUT passer par une école...
J’ai commencé par glander à la fac de droit durant deux ans et en juin dernier, je me suis décidée à passer les concours des IUT journalisme. Acceptée aux épreuves écrites, recalée aux épreuves orales (cela dit j’ai rien foutu pour la préparation et j’y suis allée en touriste, je sais ça craint...). Après cet échec, pas déprimée pour deux sous, j’ai décidé de tout arrêter cette année et bosser à fond ce putain de concours ! Et je l’aurai !
Cela dit, quelques conseils seraient les bienvenus. Je voudrais un peu savoir quoi réviser pour les écoles, en dehors des IUT.
Je remercie à l’avance l’ADORABLE personne qui m’aidera à réaliser le rêve de ma vie (un peu naïve sur les bords...).
Pour me joindre : marisot@hotmail.fr ou marie-sophie.canto@laposte.net
tcho
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> L’Apologie du piston ou une forme possible de méritocratie
1er janvier 2006,
message de ShOot
Bonjour comme vous l’aurez peut-être deviné je suis un issu de ce fameux "piston", je n’en suis pas forcément fière, je n’en ai pas non plus honte.
Si j’écris cet article, c’est tout simplement pour essayer d’apporter une articulation au concept "vampirisé" du "piston". Certes dans un premier temps on peut convenir que le piston est injuste, qu’il sappe les fondements sélectifs de notre système. Mais à y réfléchir je ne crois pas que l’on puisse en rester là. Soyons réaliste, notre système est performant mais il n’en reste pas moins (trop) rigide. Alors pourquoi ne pas essayer d’emprunter d’autres chemins ? Bien sur vous allez me dire que dans ce cas c’est vraiment du favoritisme de bas étage. Mais si dérrière ce coup de pouce la personne en question est performante et remplit aussi bien qu’un diplomé de grande école ses fonctions, peut-on alors garder ce ton péjoratif à chaque fois que nous prononçons le mot "piston" ?
Personnellement je ne le crois pas. Certes cela joue sur le hasard des rencontres (dans mon cas), mais bon ne se doit on pas d’essayer de vivre ce que nous pouvons vivre ? Quand une chance ce présente se doit-on de la laisser passer ?
Pour conclure on peut donc dire que le "piston" peut se diviser en deux parties : La première définissant les "pistons" débiles offrant un avenir à des incompétents. Le deuxième est quand à lui un "piston" inteeligent, qui certe, ne apsse pas par les nobles rouages grincants du système mais qui au final n’est peut-être aps si acide que ça.
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
7 octobre 2005,
message de Linda
Bonjour, Ecole de journalisme...pas école du tout... Bref, après des années d’études bac L, maitrise de philo, CAPES,en travaillant à la sueur de mon cerveau durant ces études avec pour objectif INITIAL devenir journaliste.Or fille d’ouvrier, banlieusarde après le bac : manque d’information concernant mon oriantation vers le métier de mes rêves.Echèc au CAPES, année de chôgame insoutenable, départ pour Paris histoire d’acquérir de l’expérience dans une grande bôîte pétrolière, 30 ans dans 1 mois j’ai bossé, postulé : portes toutes fermées. Mais par chance un PETiT piston, n’a pas donné grand chose. Fille d’immigrés, ne connanssant personne et n’ayant pas bcp d’expérience j’ai osé l’ESJ de paris même si elle n’a pas "bonne réputation " j’y ai mis l’argent de mon labeur. Un peu d’accord avec vous, philosophe de formation je suis devenue nulle car n’ayant pas vraiment un métier, perte de temps à la fac je l’avoue mais je pense que les école sont là pour former apprendre le métier telle une école de plombiers : à 30 ans j’ai besoin de certains outils et surtout de retrouver la CONFIANCE que j’avais en moi perdus depuis la fin des études et surtout devant mon incapacité à me faire une situation et je le redis jamais je n’ai été fumiste. est-ce du temps perdu, cette école de journalisme à 30 ans... ?
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
dwele,
16 mai 2006
coucou ton expérience m’a "touché". moi aussi j’ai pas mal galéré, je me suis trompé de chemin, de cycles universitaires en cycles universitaires. Trouver une école à 26 ans c’est difficile, j’ai aussi payé...bref j’ai l’impression d’apprendre quelques outils et surtout j’ai trouvé un stage intéressant et valorisant dans le milieu que je révais d’intégrer (par piston malheureusement, ca ne marque quasiment que comme ca). bref courage je vais avoir 29 ans en sortant de l’école, mais ca ne me fait pas peur, il n’y a pas d’age pour réussir.
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
22 juillet 2005,
message de microcéphale lippu
je ne suis rien, ni personne.(journalistiquement parlant, autant qu’intellectuellement par mon niveau d’études)
Mais je déplore, encore une fois, de me retrouver confronté à une bande de jeunes gens qui ne savent pas trop bien ou ils plantent, et se retrouvent sur ce site comme ils pourraient se retrouver sur un forum de discussions classique.
Vous, petits amis étudiants, vous me les cassez sérieusement avec votre sempiternel niveau d’études supérieur-ah-merde-et maintenant-je-fais koi ?? Journaliste répondez vous, en votre tréfond confus, me paraît être l’option la plus adéquate à ma situation dead-end... situation tristement identique à celle de toute une société, qui suivant le même chemin, n’a pu que vous mener ou vous en êtes.
Et maintenant, on fais koi ???
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
23 juin 2005,
message de adrien badjir alias PSYcoDRY
mais toute les écoles sont comme ça ; ah pour moi jeune garçon de 17ans la seul façon de pouvoir devenir un journaliste unique c’est vivre sur le terrain et surtout vivre avant dans parler mais si vous pouvez me répondre dite moi quesqu’un journaliste ; est-ce un homme exercant un métier comme un autre ou est-ce une personne unique qui arrive à créer des sentiments aux monde donc est-ce un artiste ? mais le journaliste pour finir sa reste un homme ; lol l’homme cet animal si flou si cruel et si fragile enfin bon cet animal inconscient ne sachant qu’elle est le but de la vie si il y en a un ... je m’éloigne du sujet je l’avoue mais si un journaliste veux bien me contacter je serais trés contant. mon adress E-mail : dry12@hotmail.com
adrien
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
16 juin 2005
ce témoignage est donc, si je comprend bien, celui d’un frustré anti élitiste. mais les concours sont là pour selectionner les élites, alors si on ne veux pas s’y plier on reste à la fac, dans la médiocrité. Il faut apprendre que dans la vie on obtient rien si l’on ne se bat pas pour être le meilleur. et à la sortie des écoles de journalismes, ceux qui percent sont ceux qui ont le caractère et la personnalité necessaire pour s’en sortir. le diplome ne fait pas tout : c’est la personnalité et la volonté de se batte qui compte. peut être que ceux qui ne sont pas accepter dans les grandes écoles ont tout simplement une personnalité bien terne...
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
adrien badjir alias PSYcoDRY,
23 juin 2005
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
adrien badjir alias PSYcoDRY,
23 juin 2005
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
8 mars 2006
question :si l’on n’a pas de diplome de journalisme,de l’argent pour y entrer ou de piston ... mais que l’on a de la personnalite, de l’experience mais issu de classe moyenne le raisonnement est caduque et facile.Il me semble qu’à une époque les journalistes se formaient sur le tas et sont devenus des pointures de l’information, maintenant les eleves journalistes,loin d’etre des elites au sens d’intelligent et pertinents ,sont des personnes qui pensent comme on leur a appris, souvent dans le moule du politiquement correct, quid de la personnalite et de la volonte de se battre ?donc quelqu’un qui sort d’une ecole n’est pas synonyme d’une personne à grande personnalite mais plutot d’une personne qui a eu de l’argent et sait etre malléable
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
mila,
8 mars 2006
question :si l’on n’a pas de diplome de journalisme,de l’argent pour y entrer ou de piston ... mais que l’on a de la personnalite, de l’experience mais issu de classe moyenne le raisonnement est caduque et facile.Il me semble qu’à une époque les journalistes se formaient sur le tas et sont devenus des pointures de l’information, maintenant les eleves journalistes,loin d’etre des elites au sens d’intelligent et pertinents ,sont des personnes qui pensent comme on leur a appris, souvent dans le moule du politiquement correct, quid de la personnalite et de la volonte de se battre ?donc quelqu’un qui sort d’une ecole n’est pas synonyme d’une personne à grande personnalite mais plutot d’une personne qui a eu de l’argent et sait etre malléable
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
22 mars 2006
Mépris et individualisme,
Acid Seb,
28 juin 2006
Il est vrai que les propos ci-dessus du 16 juin sont particulièrement méprisant. Les concours séléctionnent avant tout ceux qui ont bien appris leur "comment reussir son exament de journalisme" par coeur plus que ceux qui ont réellement de la personnalité. Et puis parler de la fac comme un milieu source de médiocrité me semble bien fascisant, en effet dans ce cas que dire des gens qui n’ont même pas eu la chance comme nous de faire des études ? Ce sont des sous-merde ? On croierait entendre Cécilia Sarkozy : Pour être heureux il faut être le meilleur...Ce sont des mentalités pareilles qui paralyzent ce monde d’individualisme
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
Les guenons en folie,
13 septembre 2006
Toi t’es un bon produit du libéralisme.... T’as trop lu Darwin : "et c’est le plus fort qui survit, voilà !"
Tu shootes dans les clochards aussi ?!?!?! Orange Mécanique t’a traumatisé quand t’étais petit ?!?!?!
Quant à la médiocrité de la fac : pense que la plupart des chercheurs qui ont mis au point des vaccins, médoc’s et autres, pour que ton joli petit cul survive en sont issus !
Mais peut-être t’aurais-je mal compris ?
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
27 mai 2005,
message de VeRoNe
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ? VeRoNe bonjour Arnaud je dois dire que ton article m’a cloué le bec je crois que je n’aurai pas dit mieux. Néanmoins je suis persuadée que les écoles de journalisme et le métier de journaliste ne sont pas les seules victimes du système de pyston !!!! meme pour trouver un job d’été il faut ramer !!! et je m’y connais pour 30 lettres envoyées ou coup de fil déployés je reçois qu’une réponse positive (ouraahh) pour un job à temps partiel (juste de koi payer le loyer et qq factures !!) bref our en revenir au sujet je dois dire que je suis assez révoltée j’étais en deuxième année de Droit où j’ia énormément ramé j’ia eu beau travaillé comme une folle les résultats n’étaient pas là alors tout en passant mes examens j’ai fais des dossiers pour les écoles de journalisme (je me suis contentée des IUT ) malheureusement je n’ai meme pas réussie à passer le 1er stade du dossier Aujourd’hui je doute bcp de moi (encore plus qu’avant) et je cherche desespérement à trouver ma voie pourtant quasi sure qu’elle sera journalistique sinon rien !!! le pyston je connais... en Janvier dernier j’ia pu visiter France 3 et cotoyer des journalistes grace à mon oncle (enfin l’oncle de ma mère !!!) merci tonton !!! je n’ia pas de stage parce que pour moi je voulais voir si déjà ce petit apperçu d’une demi journée llait me convaince. ce fut le cas malheureusement en cherchant des stages à droite et à gauche (et notamment Ouest France) j’ia été refusé ... et oui il faut prouver etre dans une école de journalisme pour pouvoir etre pris comme stagiaire sinon NaDa !!! voilà mon combat aujourd’hui chercher à trouver quelque chose d’intermédiaire qui m’aide à interesser sur papier un jury d journaliste comme tu l’as si bien dit Fermé Pour exemple il y avait 1500 inscrits pour l’IUT de Bordeaux cette année pour 30 places : pour moi c un scandale c porter atteinte au droit du travail !!!! les écoles de secrétariat ont peut etre moins de candidats et plus de place dans toute la france et si je mettai un "De" devant mon nom serais-je plus acceptée ??? quand on doit travailler pour payer ses études ... quand on doit lutter pour payer ses factures etc... il est difficile de chercher des stages quand on a en plus 30h de cours par semaine merci de prendre en considération les jeunes étudiants travailleurs qui n’ont le droit à rien et qui doivent en plus donner 7 à 8 h de boulot aux petits vieux qui sont je vous le jure assez riche et heureux pour certains !!! |
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
30 mars 2005,
message de Emmanuelle
Tout d’abord, bonjour !!
Je me présente, je m’appelle Emmanuelle et suis à la recherche d’une "suite logique" à mes études ( autant dire un casse-tête chinois ! ). Le journalisme a hanté ma vie pendant longtemps et renaît aujourd’hui avec plus de force encore...et je tombe sur vous, un brin de vous en fait dans un brin de mots ! J’appuis votre idée, senscée ( j’ai un doute quant à l’orthographe ), qui donne à nos écoles le doux et bienveillant privilège d’avoir raison : et ce pour simplifier allègrement les choses !!
Je suis tout de même interloquée de lire une telle argumentation alors que je ne sais ni qui vous êtes, ni ce que vous faîtes..Etes-vous journaliste ?
Si c’est le cas, vous sortez ( et je ne suis pas devin ) d’une de ces écoles de "préfabriqués" ??
Si ce n’est pas le cas, je ne souhaite pas être dure mais.., n’êtes vous pas un peu étroit d’esprit ??
Non seulement vous sacrifiez de mots quelques peu fades les envies de jeunes futurs talents mais en plus vous "hypocritisez" le fait qu’il y est des talents ?!
Ma question est la suivante : préférez-vous des journalistes formatés qui lisent ( !!! ) et disent ce que l’on attend ou un artiste de la plume objective qui dit et livre ce qu’il voit et ce qu’il entend ???
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
6 mai 2004,
message de Julie
"ces écoles forment des clônes qui travaillent à la chaine" mais quelle chance de débourser au moins 15000 euros sur deux ans pour un tel privilège !
Alors évidemment je suis issue d’une faible CSP et par là découle mon premier obstacle : mon porte-monnaie. Bien entendu, même avec les plus grandes capacités et la meilleure volonté du monde pour tenter les concours, je reste à la porte !
Et mon problème n’est pas tant là : je suis en Licence Info & Com à Nice, et sortant de ma pauvre province (dit-on à la parisienne), je suis en stage dans un quotidien national grâce à ce fameux piston du copain du voisin... Stagiaire hors-norme, premier jour de stage :Tu es dans quelle école ? tu fais Sciences Po ?
Alors effectivemnt je peux jouir du statut de 1ère stagiaire hors norme, mais j’ai aussi une autre médaille : 1ère stagiaire incompétente !
Alors disons-le, vive les autodidactes, vive l’université et ses diplômes professionalisant, mais en attendant avec mes 3 pauvres cours sur un an, je n’ai nécéssairement pas les mêmes connaissances techniques que les précédents stagiaires.
En résumé : je ne sais pas travailler et personne n’est assez disponible pour me l’enseigner même (et surtout) en faisant des pieds et des mains.
En attendant sans me placer en victime, je me retrouvre devant une situation plus que préoccupante : dans le besoin plus qu’urgent de gagner ma vie après 3 ans d’études, mais sans aucune compétence.
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ? |
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> Ecoles de journalisme : aidez moi
12 septembre 2003,
message de Settembrini Guillaume
j’ai 18 ans et je vient d’avoir mon bac L.durant l’année nous avons eu une brochure de l’esj de paris.Ayant eu mon bac j’ai tenté le concours par simple curiosité et je l’ai eu.a ma grande surprise d’ailleurs. Cependant il s’avere que cette école n’est pas reconnue par la profession,qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?
Faudra-t-il que je passe par le cfj par la suite ?
Pourrais-je exercer une profession aprés mes 3ans d’école ?
Je vous remercie d’avance de votre aide car il faut avouer que vu l’investissement financier que cela représente, cela serait regretable de perdre du temps ou encore de se tromper de voie
> Ecoles de journalisme : aidez moi,
d.s,
22 octobre 2003
Salut
Si cela t’intéresse,sache que je suis moi-même admis à l’ESJ de Paris.Le problème qui se pose à toi est bien évidemment identique à celui auquel j’ai été confronté.Pour cela,je me suis renseigné auprès d’organes de presse réputés et auprès de l’agence pour laquelle je travaille (je suis correspondant de presse local).La réponse qui m’a été donnée est claire :bon nombre d’entreprises ont des rapports privilégiés avec les écoles.
Il faut donc t’en référer à la brochure de présentation de l’ESJ Paris (toutes les entreprises qui ont proposé des stages y sont énumérées),ou,au mieux,écrire à ou aux entreprise(s) que tu voudrais intégrer-c’est ce que j’ai fait,et on m’a répondu(ce qui est rare,je le précise,mais l’espoir fait vivre...) :c’est l’ESJ qui m’a été donnée en exemple.
Bien entendu,ce n’est pas la meilleure école existante,mais sache que la majeure partie des entreprises qui embauchent des étudiants en journalisme exigent un stage au préalable.Et le travail sur le terrain étant bien différent de celui fourni en école(sic),il suffit d’avoir la motivation suffisante et une bonne dose de volonté pour décrocher le jackpot.Un peu de chance aussi,mais comme dirait quelqu’un que je connais bien,la chance fait partie du talent.
Enfin,la rentrée à l’ESJ ne se faisant que le 3 novembre,je te conseille de bûcher dur pour combler d’éventuelles carences pour arriver fin prêt à en découdre.
Restant à ta disposition,et au plaisir de te voir peut-être à la rentrée....
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
11 septembre 2003,
message de Jane
Dans une tirade refletant une certaine érudition et la volonté d’apparaitre autodidacte dans la manière de penser, refusant une idée préconçue sur un univers méconnu, vous sabordez un vaisseau rempli de préjugés,dégageant une certaine houle... Qui me perturbe... le probleme me semble encore plus profond dans ce monde de fils à papa privilégiant la ploutocratie face au véritable mérite d’ordre scolaire et non basé sur des critères sociaux... LES TARIFS EXHORBITANTS DES ECOLES DE JOURNALISME ? le seul échappatoire serait ce encore la si glorieuse promotion canapé ? Cette lettre se voulait élégiaque rien de plus... AU REVOIR
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
11 juin 2003,
message de Fatine
Je voulais absolument vous répondre parce que je me suis sentis directement concernée par vos propos. Je suis moi même fille d’immigrés de parents à revenu très modeste. J’ai pour objectif de devenir journaliste (même si beaucoup tentent de m’en dissuader et de m’en degouter), mais je ne connais bien evidemment personne dans ce milieu, mais de toute façon comme pour tout ce que j’ai fait auparavant je ne compte que sur moi même et me battrai pour arriver à mes fins. J’ai fait (à 2 reprises) des demandes dans un établissement qui m’a toujours refusé, bien que la première fois j’ai cherchee à comprendre pourquoi ce refus et tenter tant bien que mal d’y pallier. J’ai donc fait des études de langues et je suis même partie à l’étranger pour obtenir davantage d’experience. J’ai également réussie à intégrer une association de quartier dont le but est de concevoir un journal afin d’informer les habitants sur tout ce qui pourrait les concerner, j’y ai participé pendant 2 ans en enquêtant auprès des gens et en rédigant les articles. J’ai donc suivie les conseils que l’on m’avaient donné à la lettre mais une fois que j’ai renouvelée ma demande, la réponse s’est averé negative. Je commence donc à croire qu’il n’y a pas de place pour des personnes de mon profil. Toutefois, je reste obstinée et je renouvellerai ma demande autant de fois qu’il le faudra jusqu’à ce que j’y trouve ma place. Une chose est sure, je ne baisserai pas les bras, je ne leur fera pas ce plaisir. J’ose esperer que vous allez pouvoir me répondre et surtout me conseiller. Est ce que je perds mon temps ?
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
ayoros,
13 juin 2003
Je reviens du concours d’entrée de l’ESJ Paris ou je me suis royalement...planté.J’en suis sorti fou de rage en criant au diable le journalisme.Puis,passé la déception,je me suis convaincu tant bien que mal que je réessaierais aussi longtemps qu’il le faudra(plus facile à dire qu’à faire).Ceci pour dire qu’il ne faut pas arrêter devant l’obstacle,car même si vous m’avez l’air très forte de caractère(au bon sens du terme),le fait même d’écrire suggère que vous perdez plus ou moins confiance(foutu monde de m.... et d’injustice à la c..).A travers mon désarroi de celui qui a perdu 2 années de sa jeunesse à bosser pour rien,je tiens à vous dire qu’il ne faut pas baisser les bras.Jamais.Car à force de prendre des claques dans la gueule(pardonnez ma grossièreté,mais mes nerfs sont à vif),je reste persuadé que la chance finit par se présenter un jour.Je souhaite de tout coeur que vous serez à même de la saisir à temps.
Voilà,ma réponse est certainement confuse et inappropriée,je m’en excuse d’ailleurs ;mais il me paraissait essentiel d’encourager les trop rares personnes comme vous qui défendent la véritable valeur du journalisme(association de quartier dont le but est de concevoir un journal,c’est remarquable).Peut-être une manière de me motiver moi-même après cet échec qui m’a enfoncé plus bas que terre.
Sur ce,bon courage et bonne chance pour la suite...
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
10 mai 2003,
message de ayoros
Salut !
Je me permets de m’en référer à vous,car je suis en quête de renseignements concernant le journalisme sportif.En fait,m’étant informé au préalable,j’hésite à intégrer(si Dieu le veut...)l’ESJ Lille ou l’ESJ Paris.Or,cette dernière,pour laquelle va ma préférence,n’est pas reconnue par la convention collective des journalistes.Et comme je ne souhaite pas hypothéquer mes chances quant à intégrer des organismes nationaux spécialisés dans le sport,j’aimerais avoir l’opinion de personnes averties.
Vous en remerciant par avance,j’attends vos messages avec impatience.
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
9 avril 2003
Bonjour, J’ai officié sur une radio locale d’information à Lyon pendant 6 ans, et ai accueilli en formation, pendant toutes ces années, de nombreux jeunes issus des écoles de journalisme de la ville. De ce fait,je ne peux m’empecher de réagir à votre article. Cette expérience m’a en effet démontré que très peu d’entre eux sortent du troupeau. La plupart d’entre eux cultivent une absence de curiosité manifeste et néfaste, à mon sens, à la pratique du journalisme. Secrétaire de formation, je suis arrivée au journalisme par hasard et m’apprete à quitter cette profession aussi vite que j’y suis entrée, écoeurée par trop de conformisme, par un secteur professionnel qui ne jure aujourd’hui que par les stagiaires, non payés et tellement plus malléables que les professionnels ! J’ai beau creuser la question dans tous les sens, non, je ne peux pas m’y faire, tant qu’il y aura des écoles de journalisme (hors de prix précisons-le et donc accessibles à une population privilégiée) nous ne pourrons plus parler d’indépendance des journalistes. Mais quelle indépendance ? Celle de penser comme les autres ? Celle de désinformer ? Franchement, que voit-on à la télévision, qu’entends-t-on sur les radios si ce n’est des présentateurs à la botte des gouvernements, toujours à lustrer le poil de nos élus, à etre d’accord avec chaque décision, à ne pas poser de questions. J’ai aimé ce travail de recherche d’information, le contact avec les personnes interviewées, la rédaction, l’excitation des soirées électorales mais le complexe de supériorité de certains de mes "collègues" et la passivité conciliante de la génération à venir me feraient plutot dégueuler...
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
28 avril 2003
Faux...parmi les écoles de journalisme reconnues par la profession, certains sont publiques et donc quasi gratuites (le CUEJ à Strasbourg, l’IUT de bordeaux et l’IUT de Tours, notamment)
Puisque tu te prétend journaliste, vérifie tes sources au lieu de diffuser de fausses informations. A bon entendeur
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
21 février 2003
A propos des derniers journalistes engagés et indépendants de ce pays :en gros,ceux de 3 journaux et quelques francs-tireurs pas encore virés,j’aimerais exprimer ma sympathie à Daniel Mermet,qui se débat tout seul sur France-Inter depuis 10 ans dans le magma uniforme libéral ou prétendument apolitique(donc de fait libéral).Pour ceux qui ne le connaissent pas,ses émissions peuvent être écoutées en ligne sur http://mapage.noos.fr/ricar/ autre site :http://www.labassijysuis.org/ Sur France-Inter :"La-bas si j’y suis" du lundi au vendredi 17h. Pour les quelques "idéalistes"(qui liraient ce post et qui voudraient s’engager dans ce journalisme de combat,en pleine déroute depuis 20 ans(quand on passe que Libé est censé être le journal de gauche référence en france,quand on compare avec The Guardian , El Pais,The New York Times...,ou que le Monde va bientôt entrer en Bourse...),bravo ,mais vous allez en chier,et c’est pas dans les écoles de journalisme qu’on vous encouragera dans cette voie :au pire,vous tomberez sur des "formateurs" au sens informatique du terme qui feront de vous de futurs "journalistes" de "combien ça coûte" ou du 13h de Bilalian ou Pernaud(voir l’article de Ruffin dans le Monde Diplo ou son bouquin),au mieux sur des profs compréhensifs,d’accord avec vous,mais qui vous rappelleront que pour bouffer vous devrez écrire 15 articles baclés par jour sur des sujets que vous ne connaissez pas,des bouquins que vous n’avez pas lus,dans des rédacs où on vous dira d’aller faire de la politique ailleurs,parce-que-la-politique-ça-fait-chier-les-gens(vive le mépris su peuple généralisé...,et où on n’aime pas trop les jeunes intellos gauchistes qui ne savent rien du métier et qui le descendent déja. Quand au journalisme d’investigation :vous savez,le "sixty minutes "d’Al Pacino,dans le film "Révélations" ;ou 90mn sur Canal,etc...,on se demande s’il est enseigné dans les écoles de journalisme... En fait la solution serait peut-être de s’unir :chacun isolé dans son coin,on ne peut que s’écraser ou mener un combat solitaire :mais il serait interressant de rassembler des formateurs et des étudiants déja d’accord sur le principe de récréer un journalisme à la Jaurès ou à la Albert Londres,dans l’esprit Du Forum Social de Florence ou Porto Allegre.Ceci pour former des professionnels ouvertement engagés,mais rigoureux,se sentant enfin utiles et dignes,ne considérant pas le fait de pratiquer le métier de journaliste comme une fin en soi impliquant la renonciation à toute conviction personnelle de façon soi-disant "apolitique" (or les prétendus apolitiques sont de fait des collabos de la pensée dominante et ils représentent une majorité de la profession).Le but étant de reconquérir la presse et l’espace public,bouffés par la marchandisation générale du monde :c’est pompeux,utopique,irréel ? Bien sur !La révolution partie de Seattle en 99 l’était tout autant !En attendant il y aura surement encore 1000000 de personnes contre le G8 à Evian,et désormais le plus grand pays d’Amérique Latine est dirigée par la gauche radicale.
les utopies d’aujourd’hui...,
el bonobo vagamundo,
28 juin 2003
A l’heure où il est de bon ton de cracher dans la soupe médiatique (parcequ’elle est dégueulasse), je me rends compte que certains gardent tout ce qu’il faut de lucidité par rapport à cette profession. Et ça ne fait que confirmer le sentiment que j’ai rapparté avec moi du contre-sommet du G8 d’Evian.
Apparemment, les journalismes à la Jaurès, à la A.Londres ou à la Daniel Mermet existent encore (ok, mermet n’est pas encore une antiquité) et ils commencent même à sacrément bien s’organiser...Autour des quelques jours du "sommet pour un autre monde" (SPAM, étiquette pratique pour les journaleux pressés) toute une génération de jeunes illuminé-es a montré des exemples super encourageants de journalisme très pro et très engagé malgré tout. Et ce sont des médias comme indy media et tout ceux qui communiquent sous des étiquettes plus ou moins ouvertement politisées qui y voient le plus loin et qui croient encore que leur fonction dans la societé peut avoir un poids déterminant.
Et c’est exactement des gens comme ça - rigoureux, impliqués, polyvalents, cultivés et utopistes - qui vont, et qui doivent, apporter une bouffée d’air sain dans les hautes sphères journalistiques un peu vendues ou un peu désilusionnées. Et puis voir la foce qu’on a quand on est unis au-delà des frontières et des langues, ça redonne vraiment de l’espoir.
En ce qui me concerne, je ne suis pas tout à fait sur de vouloir être journaliste ni d’être forcément fait pour ça (si tant est q’on soit "fait" pour tel ou tel travail - on est journaliste car il le faut, non ?), mais si une école ou un institut un minimum alternatif de journalisme (ou de com’ equitable,ou de formation à la presse sans pesticides ou que sais-je encore)se crée, je serai le premier à venir m’y former.D’ailleurs si jamais des choses similaires existent déjà de manière formelle, merci de me tenir au courant dans les plus brefs délais et de diffuser l’info largement.
Sinon il faut les créer ces lieux de formation, de rencontres, ces échanges autour de la presse indé. ou libérée !..
Allez, unissons-nous, bougeons-nous et la presse libre bourgeonnera !
Bonnes utopies. Gabriel
en ligne : eh ! da um grita, eh !
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
28 juin 2003
Critiquer les écoles de journalisme et le pouvoir des journalistes, c’est comme tout, c’est une mode (et un marronnier après tout...). Pour la simple raison de la sortie de deux livres sur le sujet(les petits soldats du journalisme de François Ruffin et Bien entendu... c’est off de Daniel Carton), on voit se multiplier les critiques à l’encontre des jeunes journalistes formés dans les écoles : manque de curiosité, appauvrissement culturel, formatage,etc... Si la sortie des ces ouvrages est salutaire à bien des égards, il n’y a pas lieu de raconter n’importe quoi non plus. J’ai bien du mal ainsi à accepter les critiques à l’encontre des écoles de journalisme de la part de ceux qui n’y ont jamais mis les pieds. Car il faut déjà savoir de quoi l’on parle. Beaucoup de choses totalement erronées circulent à ce sujet, et l’on peut le vérifier simplement sur ce site en lisant les différents messages. Je ne me reconnais pas du tout dans les propos de François Ruffin par exemple. Pour répondre au précédent message, non, je vous assure que tous les journalistes ne sont pas formés pour le 13h de france2 ou de tf1... Et pour compléter la chose, sachez qu’en critiquant ces journaux télévisés, vous méprisez également toute une partie des gens. |
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
21 janvier 2003,
message de Guillaume BERTRAND
Un nombre toujours plus grand de gens passent ces concours d’écoles de journalisme, alors que dans le même temps le nombre des reçus n’augmente guère. Il n’y a pas à chercher plus loin la raison pour laquelle ces écoles sont aujourd’hui de plus plus critiquées : le nombre des frustrés ne cesse de gonfler. Le journalisme inspire de plus en plus de jeunes, qui rêvent dans la mire de leur télé de pouvoir jouer un jour les reporter de guerre embusqué. La rubrique des chiens écrasés ne leur vient même pas à l’esprit. On a pourtant beaucoup plus de chances d’y échouer un jour si l’on ne passe pas par une de ces écoles. Aujourd’hui, il existe un journalisme a plusieurs vitesses. Il faut en accepter certaines règles. Le fait qu’un diplôme devienne le sésame ne me parait en rien choquant : c’est le seul moyen de reconnaître le mérite, l’effort tout en combattant l’arrivisme et le piston. La qualité qui fait, à mon sens, non seulement le bon journaliste mais surtout le bon "homme du siècle" est le sens critique. Dés lors qu’on en est doté ou qu’on pense au moins en avoir assez, je ne vois pas en quoi les enseignements reçus dans le cadre de ces écoles constitueraient un risque de formatage intellectuel. L’abnégation est une autre qualité indispensable dans ce métier, les concours y forment. Guillaume (Rennes) guiguimaster@yahoo.fr
Pas con,
olivier,
6 février 2003
Les écoles vallent-elles vraiment le coup ? : article du monde diplo de février,
Fabien Richet,
7 février 2003
L’article sur le CFJ de Paris de F.Ruffin,lui même ancien diplômé de l’école,laisse entendre que le formatage néo-libéral d’ étudiants en journalisme bourgeois ,serait désormais devenu général,forcé,et par-dessus tout,définitivement décomplexé.Je ne vais pas raconter tout le contenu de l’article,je vous laisse le soin de le lire.L’auteur,s’il semble décrire assez bien la ligne de conduite des écoles privés élitistes,a quand même le tort de généraliser,assez rapidement et maladroitement,d’ailleurs,aux écoles publiques,qui ont l’air,d’après les témoignages que j’ai vu sur ce site,un peu moins castratrices et ouvertes aux classes populaires,même si les médias nationaux ne recrutent pas beaucoup dans ces dernières.
is pour moi,le problème n’est pas là :je voudrais savoir si ça vaut vraiment le coup de subir tous ces concours si sélectifs,simplement pour avoir la chance d’apprendre le métier de journaliste,alors que la très grande majorité des professionnels ou des gens qui se consacrent plus occasionnellement au métier(universitaires,écrivains,et pas forcément les moins connus n’y ont pas eu recours)je crois que seulement 400 des 2000 nouveaux journalistes qui se présentent chaque année sur le marché sortent des écoles.
Pour moi,venant d’une famille d’enseignants,réussir un concours après plusieurs années universitaires est traditionnelement:1.difficile mais accessible :presque tout le monde finit par avoir son CAPES,même en 2 ou 3 ans,2 :signifie avoir un emploi.
Or dans le journalisme,même si les diplômés en école de J.ont évidemment un gros avantage sur les autres(quoique qu’on peut se demander pourquoi un étudiant en Science Politique,qui a subi une filière difficile(il faut les avoir les exams !)mais non séléctive,ne pourrait pas avoir le même niveau après quelques stages pour apprendre la technique.)
J’avoue que les concours me font peur :je suis actuellement en maîtrise d’Histoire,et je compte continuer l’année prochaine en Science Pô,voire sur un Capes.Je suis arrivé jusque là non pas par une aisance démesurée à l’écrit et à l’oral :j’écris comme un cochon et tous les concours écrits sont "à la main",même ceux de journalisme,et à chaque exposé,je rougis,et regarde ma feuille continuellement,sinon je perds tous mes moyens(sauf quand j’ai le temps de "répéter" que je connais vraiment bien mon contenu,ou que je me sens très à l’aise avec mon public)mais parce que l’université reconnait la valeur d’un travail soutenu,construit,fouillé :le fond,quoi.
Alors faire face à un jury sans pitié..
Je pense pourtant que j’ai du potentiel :je suis assidument l’actualité,surtout politique j’ai une bonne culture G,j’aime dialoguer,rencontrer les gens,exposer mes arguments,polémiquer,mais j’ai besoin de me sentir en confiance,soutenu,comme à la fac,en gros.De plus,j’ai besoin de temps et de réflexion :donc TV,Radio(en dehors des reportages d’investigation,très intêressants),faut pas y compter,presse écrite quotidienne,non plus.
De plus,je ne veux pas faire du journalisme pour le métier même :être ou ne pas être journaliste,la belle affaire ;et pour me vendre à n’importe qui :TF1,ça me ferait mal.
Je veux être utile à la construction du débat public,à la résistance de la pensée intellectuelle critique et de la société civile ,dites "alternatives"face au néant cynique néo-libéral :à la fois à côté des gens :AVEC les pauvres,les chômeurs,les révoltés, en les aidant à se faire entendre,à s’exprimer,pas seulemtent en se servant de leur mal-être pour faire du pathos ou du populisme électoral("Les Français se sentent de plus en INSECURITE,c’est prouvé(par qui,les flics,les instituts de sondages et leurs questions orientées ?),ils veulent de la REPRESSION",les politiques doivent leur en donner,point barre.Et en même temps ,en liant une société civile contestataire avec le monde un peu fermé des sociologues,politistes,historiens... qui s’engagent avec eux dans des organisations comme ATTAC.
J’ai grandi avec Le Vrai Journal,Charlie,Le Canard Enchaîné,Le Monde Diplo,Politis,Courrier International,ARTE-Info et ses sujets souvent si différents des autres chaînes,qui s’épient mutuellement pour surtout faire la même daube :le sexe en vacances,ça fait de l’audience,les exactions de l’armée russe en Tchétchénie,les gens s’en foutent.Je participe régulièrement,même modestement c’est vrai, à des syndicats,des collectifs,etc...(C’est d’ailleurs ça mon problème,je suis bien trop politisé et idéaliste pour faire du journalisme "sérieux")
Pour moi,ma place est plus avec les journalistes indépendants présents avec les sans-papiers expulsés,les chômeurs ou les smicards qui galèrent(voir le saisissant portrait de quatre smicards parisiens,passés sur Canal il ya quelques semaines)à Porto-Allegre ,ou appartenant au Contre-Forum de Gênes(2001) qui se sont fait tabasser par la frange fasciste des carabiniers ,plûtot qu’aux journalistes "officiels" qui ont fait passer l’assassinat par un garde mobile italien de C.Giulani,le jeune étudiant pacifiste italien,pour la mort accidentelle et malencontreuse d’un anarchiste violent,qui soit-dit en passant,l’avait bien cherché, et relayant ainsi docilement la propagande du gouvernement de Berlusconi.
Je rejoins également beaucoup des excellentes critiques que j’ai vues sur ce Forum sur la manque de connaissances précises des journalistes sur des sujets compliqués,et une interprétation souvent convenue et pas très courageuse(de toute façon ton patron veille à ce que tu respecte la "ligne" éditoriale),ainsi que la propension à choisir des sujets "accessibles au grand public",autrement de la merde pour des cons.
Je consens que le journaliste doit "faire vendre"le journal,et torcher à la chaîne des articles,mais sa première mission n’est-il pas d’informer,donc de rendre plus cultivé et intelligent son "lecteur-citoyen",par des sujets originaux,des commentaires construits,des prises de positions décalées mais sérieusement étayées ?
Je ne sais pas ce que je dois faire :de la recherche engagée en Science Politique ou en Sociologie tout écrivant des articles pour les journaux indés,seulement je n’ai quand même le profil de l’intello pur et dur,ou du journalisme indépendant :seulement comment gagner son beurre en rejetant le carriérisme et en suivant une ligne politique préétablie,tenter ou non une école de journalisme,tout ça à la fois ?
Merci d’avoir eu le courage et le gentillesse de me lire jusqu’au bout,et de m’éclairer dans mon brouillard.
Fabien
> Si tu y crois, Fonce ,
Olivier,
10 février 2003
Bonjour, Une ecole de journalisme apprend des méthodes de travail, pas une manière de penser. On t’apprend a être rigoureux, honnête ,a vérifier tes sources, a faire preuve de synthése, de concision, de clarté , ce qui n’exclut pas la nuance. ensuite a chacun sa liberté de penser. je te renvoie sur ma contribution a ce forum sous le titre "La liberté demeure". Par contre ne confonds pas le travail universitaire avec le travail du journaliste. L’universitaire travaille une année compléte, voir une vie sur un sujet pointu qui ne s’adresse qu’aux initiés (je sais de quoi je parle j’ai fait moi aussi une licence d’Histoire) et le journaliste travaille dans l’urgence (ben oui désolé mon gars, mais l’actualité, elle evolue tout le temps)et doit rendre n’importe quel sujet accessible a tous. Evidemment si tu es timide, que tu ne supporte pas la contradiction, que tu dois tourner 7 fois ta langue dans ta bouche avant de t’exprimer.. les choses ne vont pas être faciles. La première qualité du journaliste c’est d’aller au contact des gens, surtout ceux que tu n’as pas envie de voir. Quant aux réflexions de Ruffin, elle me font doucement rigoler . Comment prendre au sérieux un type qui signe dans un canard un article baptise "enquête" afin de faire la promotion de son propre bouquin ? Un livre basé uniquement sur sa propre experience , qui n’attribue aucun nom aux citations produites et ne cherche aucun contradicteur a ses propos ? C’est ça le journalisme "indépendant" ? etaler complaisamment ses petits étas d’âmes pour dire que le monde il est pas beau et que la vie elle est dure ? je n’ai pas étudié au CFJ.. mais Ruffin fait le procés des journalistes a travers une seule école. Facile. Tirer sur les journalistes est un sport a la mode, faire l’amalgame de tous les médias est une tentation facile a laquelle seuls cédent les esprits faibles... en ce moment ils sont nombreux. Courage, et si tu crois dans les vertus de ce métier, fonce. OLIVIER
> Les écoles vallent-elles vraiment le coup ? : article du monde diplo de février,
maya,
17 août 2003
Bonjour miss, je viens de lire ton ptit texte explicatif sur ta vision du journalisme. Intéressant. Mais c’est moins pour te donner mon avis que pour t’envoyer une info intéressante que je t’écris. Si, comme je l’ai noté, le journalisme d’investigation t’intéresse, la défense de certaines valeurs humaines et politiques, voir des gens différents, bosser auprès des démunis et des sans voix avec des gens de tous âges de toutes origines, très engagés, je te conseille de faire un stage (durée au choix et sans forcément de bagage ou de prétexte universitaire, dans ce cas tu peux bosser en tant que bénévole) au 45 de la rue d’aubervilliers à Paris capitale. Radio fréquence paris plurielle est un lieu associatif où journalistes pros un peu énervés et très libres cotoient militants et artistes. En plus, dans ce batiment travaillent d’autres assos et pas des moindres : le MIB (Mouvement pour l’Immigration et les Banlieues, super actifs sur les questions de violences policières, double peine et propagande sécuritaire), Co-Errance, asso de diffusion presse et vidéo qui s’occupe notamment de Cassandre et de Pierre Carl, et Zaléa TV, télévision locale indépendante qui traîte de l’actualité à chaud et bien, leur dernier combat ayant été le soutien constant des intermittents (ils doivent d’ailleurs encore être dedans). Voilà, des gens biens, des gens riches, des opportunités et plein de choses à apprendre. Tu peux choisir ton domaine d’apprentissage : technique, musique, agenda, reportage, montage ou tout à la fois.
Polémiquer, c’est enrichissant mais le meilleur moyen d’apprendre reste l’action. Choisis ton camp camarade et choisis tes moyens, école ou pas, le tout étant de rester fidèle à soi-même.
A bon entendeur salut et bonne route.
Maya
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
Guillaume BERTRAND,
16 juillet 2003
Moi je ne crois pas que ce soit les écoles qui fassent forcément le bon journalisme. Au jourd’hui le métier de journalisme est de plus en plus formaté il y a une autre catégorie qui apparait ce sont les journalistes en résistance face au rouleau compresseur de l’argent et la standardisation des nouvelles via les grandes agences de presse. Solidairement G.B.
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
Sabrina,
29 janvier 2004
Bonjour à tous, Je dois être surement la plus jeune, de ce forum et donc à part ma propre petite expérience je n’ai encore aucun diplôme. Beaucoup d’avis sont partagés et sont défendables.Je voulais juste vous dire à tous que moi même voulant devenir journaliste, il ne faut jamais se laissez faire.Défender le plus prestigieusement vos idées et fondez-les par vos propres expériences. Ce n’est pas un métier facile et le billet d’entrée est encore trop rare !! Mais quoi qu’il en soit avec ou sans études un journaliste qui a du mérite est une personne qui non seulement a le sens de la critique mais qui n’a pas peur d’avancer les yeux fermées, tête baissé ; car ces personnes savent ce qu’elles veulent et se battront pour prouver ce qu’elles valent, afin de montrer ceux qu’elles savent faire et surtout pour gagner sa place et être traitées avec respect et non comme un esclave !! J’encourage tous ceux qui défendent ce métier et qui apprennent à fermer la gueule à certaines qui personnes qui lance une mauvaise réputation sur ce métier. C’est sûr il y a toujours des pourris mais il y en a ausssi des bons qui veulent devenir journaliste pour défendre une noble chose. Alors moi je ferme les yeux et je fonce en vous disant agrochez-vous à ce que vous avez même sans diplôme !!(Ne croyez pas que ces écoles ne servent à rien car on y apprend toujours quelque chose, même qu’elle soit minime). Sabrina |
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halte à vous les voyous...
14 janvier 2003,
message de lu-k.g
Les quelques réactions ne m’inspire que de la peine... Vous tous qui crachez sur les formations en école de journalisme, êtes vous vraiment objectifs ou êtes vous simplement frustrés d’avoir tenté en vain les concours d’entrée à quelques dizaines de reprise ? Perso, je suis à l’iut à Tours et je ne m’en plains pas. Pas question ici de parler de formatage, bien au contraire... Nous apprenons énormément aux cotés de Mr Francois Simon, le brillantissime et renommé journaliste déchu d’Euro news... bisous les voyous
> halte à vous les voyous...,
1er février 2006
bonjour, je sais qu on ne se connait pas mais je suis vraiment desesperée..je voudrais te demander de l aide car je voudrais essayer (pour la 3ème fois) d integrer l iut de tours, mais pour ça j ai besoin de conseils et d aide pour rédiger ma lettre de motivation indispensable au dossier d inscription. j espere que tu accepteras de m aider.. A bientot fatine13@hotmail.com |
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
12 janvier 2003,
message de Marc
Cher monsieur Gonzague,a la lecture de votre texte qui met en lumiere les deux cursus qui permettent d’acceder au monde des medias,je me trouve dans une position relativement inconfortable.
Venant d’un milieu tout a fait correct,j’ai effectué un bep patissier,puis n’ayant reelement trouvé ma voie dans l’artisanat,j’ai obtenu mon bac litteraire tout en travaillant a coté afin de financer mon independance.Aujourd’hui,je tiens a effectuer un contrat de qualification qui me permettrait d’obtenir un diplome reconnu,je me heurte a la rigidité des employeurs etroitements maries a de grandes ecoles(celsa,sup de co...).Paradoxalement,je suis le fils d’un "vieux"publicitaire(BCRC,DDB,PUBLICIS)actuellement au chomage,ce qui entraine la fermeture de toutes portes.Que faire,feriez vous confiance a un jeune comme moi ?Je suis tout simplement avide de travail et n’attends que la main heureuse d’un employeur humain et non bercé par cet ellitisme latent qui penalise les etudiants comme moi.
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
8 janvier 2003,
message de Marie
Tout cela est passionnant, et m’intéresse au plus haut point. J’ai eu la chance de mettre un pieds dans le journalisme voici deux ans en y allant "au culot" : stage à l’AFP, puis stage à Paris dans un magazine national. Ignorante de ce monde impitoyable, j’eus le tort de penser à ce moment là que, puisque jusque là j’avais décoché de "bons" stages sans vraiment avoir eu à envoyer un rouleau de CV, je pouvais aussi bien me permettre de prendre le large et d’aller passer un an en Asie (où j’avais quelques projets à réaliser). A mon retour, j’ai tenté, sans succès, de refrapper aux portes qui s’étaient si spontanément ouvertes pour moi : silence radio, évidemment... Depuis, je ravale mon amertume et ma fierté en PQR, et je compte chaque mois les quelques centimes d’euros qui me permettront de m’acheter un banco en essayant de survivre. Inutile de préciser que je ne compte pas y rester trois ans pour avoir l’immense privilège de décrocher un beau jour un CDD de trois semaines où je "monterai les maquettes"... Tout ça pour dire que la chance du débutant, ça existe, et, croyez-moi, quand on tient un bon filon, mieux vaut ne pas disparaître pendant des mois sans donner de signes de vie. Je ne regrette pas mon voyage, mais, en revenant, j’ai appris une chose : il ne suffit pas d’en vouloir et de croire en soi pour réussir dans ce métier, il faut, hélas, se faire des contacts, gratter à droite à gauche, faire du porte à porte, et surtout ne pas se décourager, ce que j’ai tendance à faire soit dit en passant pendant que je vous écrit... J’avais également un beau discours envers les étudiants des écoles, "ces péteux formatés et qui ne connaissent pas la vie", oui, sauf que maintenant, ben je fais comme tout le monde, je ferme ma grande gueule, et je vais aller me prendre un gros rateau aux concours cet été... Oui mais au moins, j’aurai essayé, et si je veux continuer à apprendre "sur le tas" en faisant la maligne, c’est bien parce que j’aurai épuisé tous les choix possibles, faut quand même pas être maso... Et, au fait, je recherche un(e) personne motivé(e) avec qui réviser les concours sur Lyon ou Marseille, à partir de maintenant. Et aussi : si un ancien d’une école pouvait me donner des pistes et/ou me prêter ses anciennes fiches, bouquins, etc... Merci d’avance !!!!!
> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?,
julie ,
9 mars 2004
salut,
j ai bcp aimé ton discourt sur les portes qui se sont ouvertes a toi.c est actuellement ce que je vis par le biais d’m6.malheureusement,je ne sais ou cela va me mener mais j y crois,je crois en cette chance du debutant qui s offre a moi.en mai,je presente le concours de journalisme de l ecole de lyon aussi et c est vrai que j aimerai savoir comment tu procedes pour ta preparation....je stresse a l idee d echouer et de me retrouver sans objectif professionnel construit !!peut etre m aideras tu a y voir plus clair ds la preparation de ces putains de concours a prix exorbitants !!!!!!!!!!!
peut etre a +
julie de toulouse !
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> La liberté demeure
8 janvier 2003,
message de Olivier
Les ecoles de journalisme apprenent des méthodes de travail, pas une maniere de penser. Je suis passé par le CUEJ (ecole de Strasbourg, centre universitaire public et GRATUIT, et bien sur reconnu par la profession), j’ai vu 40 personnes differentes y entrer et 40 personnes differentes en sortir. Certains en effet visent LCI, d’autres France 3 ou tout autre chaine du service public,( Pour ma part, il etait hors de question d’aller bosser a TF1) certains ne jurent que par la presse ecrite régionale. D’autres arrêtent, car ce métier est trés exigeant en termes d’horaires et souvent précaire. Outre la rigueur, le CUEJ apprend aussi l’humilité : "Vous serez secrétaire de rédaction a l’Alsace" vous asséne-t-on lors de votre entrée à l’ecole. Histoire de dire que TF1, Canal +, ou France Télevision ne sont pas des réferences obligées, et que seules la rigueur et l’exactitude comptent. Quant aux intervenants, ce sont essentiellement des journalistes de presse quotidienne regionale, de France Television ou des locales de Radio-France, bref des gens qui connaissent le terrain , et certainement pas des "editorialistes de salon". Sur les 40 personnes de ma promo, j’estime que la moitié font aujourd’hui autre chose que du journalisme. Tirer sur les journalistes est un sport a la mode, il faut bien sûr être exigeant, critique et attentif envers les médias, mais de là a les traiter de "tous pourris", c’est un peu poujado non ? Quant à l’appartenance sociale des éléves d’écoles de journalisme, elle est semblable a celle que l’on trouve en fac. Pour integrer les écoles reconnues par la profession , il faut réussir un concours, ensuite certaines sont semi-privées (ESJ, CFJ.. ) , d’autres entierement gratuites (IUT de Tours, Bordeaux, CUEJ...) Olivier. |
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> Ecoles de journalisme : prêt-à-penser ou prêts à penser ?
10 décembre 2002,
message de yas
tout ca c bien beau mais vous le dites vous même il y’a une minorité de personnes qui ne pourront acceder aux écoles de journaliste et ceux la... bref j’ai apprecier votre article mais il ne m ’aidera pas pour autant a percer dans le métier j’ai 24 ans je sais que j’ai encore un peu de temps devant moi pour me battre mais j’avoue que ces dificille et pourtant je sais que j’ai les tripes pour ce métiers qui ne me sera accessible que par la sueur de mon cerveau.
Merci.
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lisez donc le message de Romuald |
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> On parle, on parle...
16 septembre 2002,
message de Davidou
J’ai lu tous les messages avec une attention sincère mais, il est vrai, un peu malsaine. Parmi tous les témoignages, pas une seule info pertinente sur la réalité du métier du pigiste. C’est pourtant bien le sujet, sachant que même les apprentis journalistes sortis d’une école passent généralement par la pige, plus ou moins longtemps. Plutôt étonnant de constater que les "étudiants en journalisme" connaissent si mal la réalité de leur (futur) métier. A les écouter, c’est soit l’école, soit le piston. Les autodidactes ne seraient qu’une infime minorité. Pourtant, d’après l’excellent "guide de la pige" (que je conseille à tous ceux qui veulent se lancer dans le métier) de Xavier Cazard, la réalité est toute autre. Je ne m’étendrai pas mais avancerai juste un chiffre. Parmi tous les journalistes encartés, 20 % sortent d’une école et 80% ont appris leur métier sur le tas. Les nombreux témoignages personnels qui émaillent le livre prouvent nettement que le journalisme reste une profession ouverte. Certes, le passage par une école facilite grandement l’intégration dans la profession, certes, le piston (comme ailleurs) est un accélerateur efficace. Mais oh ! Les pigistes débrouillards, sachant apprendre et, il faut bien le dire, particulièrement endurants, ne sont pas un mythe comme bcp d’entre vous l’affirment de manière péremptoire. Soyons sérieux : la formation des écoles est sans doute bonne sur le plan technique mais, même sur ce plan là, il existe quelques très bons bouquins tels ceux édités par le CFPJ. Quand on pense qu’on apprend en 2 ans ce qui est écrit en 120 pages... (je sais j’exagère un chouilla et pourtant...). Conclusion : tentez toujours les concours mais n’hésitez pas à faire vos armes par vous même, à condition de lire un minimum de bouquins sur le sujet, de cultiver une ou deux spécialités... et d’avoir bien sûr la motivation chevillée au corps. David
> On parle, on parle...,
Arnaud,
10 décembre 2002
Entièrement d’accord avec toi pour ce qui concerne la "fatalité" de la pige, même chez ceux qui sortent des écoles... et je suis bien placé pour t’en parler ! Quant à se dire que les horizons sont les mêmes pour les pigistes autodidactes "endurants" que pour ceux qui sortent d’écoles, permets-moi un gros doute. Parce que je ne connais pas beaucoup de pigistes endurants qui sachent manier le nagra (pour la radio) ou la caméra (pour les JRI), ou encore écrire une dépêche d’agence (pour l’AFP) disciplines que l’on enseigne dans les écoles. Il y en a certes, mais très peu nombreux... Eh |