|
|
|
|
||||||||||||||||||
|
|
|
> Une attente
16 juillet 2003,
message de Kloeeh
Bonjour, Quel talent ! Beaucoup d’intelligence et de bon sens ! Vous apportez la preuve, encore une fois, que le service public qui redonnera une vraie chance aux chômeurs n’est pas encore inventé. Un jour j’ai lu que les employés de l’ANPE bénéficiaient de conditions de vacances exceptionnelles dont la plus grande partie du coût commun serait assurément mieux employée à renforcer leur fonctionnement dans les agences. Ne généralisons pas bien entendu, mais que ce soit aux ASSEDIC ou à l’ANPE, le profil des collaborateurs ne correspond nullement à la qualité de la tâche qui leur est confiée. Il est question de la situation d’individus et de familles, pas de paperasse. Malgré cela, que les chômeurs ne perdent surtout pas confiance en eux-mêmes ! Au revoir. K. |
|
> Une attente |
|
> Une attente
10 juillet 2001,
message de Kat
Qu’on ait besoin de travailler pour gagner ça vie, soit. Mais ériger le travail comme l’élément prépondérant de notre existence : Non ! Il y a tellement de choses à faire en dehors... Moi, quand j’ai fini mes études (longues études...), je me suis bien douté que je ne trouverai pas tout de suite du boulot. Alors j’ai décidé de commencer quelque chose de complétement nouveau, juste pour moi, que j’ai complétement choisi et décidé : En l’occurrence il s’agisssait de cours de musique, mais ça peut être n’importe quoi, j’imagine. D’une certaine façon, ça a changé ma vie. Je ne serai jamais musicienne professionnelle, je ne joue pas pour ça, mais j’y trouve un épanouissement incroyable. Maintenant je travaille, et je ne peux plus trop jouer. Mais je sais ce qui est vraiment important, et j’essaye de ne pas l’oublier... |
|
> s’inscrire contre
15 juin 2001
Cher Lionnel Je lis avec un pincement au coeur vos écrits. Parce que je ne suis pas non plus dans une situation florissante, quoique mieux lotie que vous parce que je me sens relativement impuissante à faire quelque chose qui puisse aider les gens comme vous. Cette semaine plus encore, car en allant au comité de rédaction du journal qui me paye avec un lance-pierre, mais où au moins je peux l’ouvrir, à la bourre comme d’habitude, je change à Mirosmenil et j’assiste sur le quai d’en face à une scène qui m’a noué les tripes. Un homme, la trentaine, peut eter plus, peut etre moins,hurle de douleur. A ses pieds un journal déchiré. devant lui, un autre homme, un passant qui l’écoute visiblement. Il dégueule sur cette vie d’hommes et de femmes pressées qui n’ont pas le temps de voir les gens comme lui. "Je suis transparent, ils me nient, ils me tuent" criet-il. Il dégeule sur la ville et son inhumanité. Il dit qu’il en a asssez, qu’il ne veut plus lutter que ce matin il s’est levé prêt à y aller, à vivre bon gré mal gré cette journée, avec la pêche. Il a fait un wagon, deux wagon, trois wagon, "et puis, hurle-t-il, quand je vois des mecs comme ça, tu vois, qui liesnt des journaux comme ça... je ne peux plus les supporter." Le type près de lui semble lui parler. Après un silence, il reprend un peu plus calme. Soliloque sur le vide de savie et sa volonté d’en finir. Moi je suis en face, juste en face. J’espère qu’il me regarde, et il ne le fait pas. J’hésite à crier pour attirer son attention. Ou à ne pas prendre mon métro et à changer de quai pour aller lui parler. Dévier de ma petite route, prendre le luxe du retard. mais aller le voir pourquoi ? Que puisèje faire pour lui. Des mots, pour le réconforter, son désespoir est si grand que je doutes de trouver les bons. De l’écoute. Il en a déjà. De l’argent j’ai 200F sur moi, c’est pas grand chose... mais c’est toujours ça. Et puis mon métro arrive. Les portes s’ouvrent pshuittttt, je monte. J’ai mal au ventre. J’ai honte. Honte de moi. Honte de ne m’être pas déroutée. Honte de l’argent encore dans ma bourse. Honte. Plus tard, un homme aux cheveux blancs est debout à côté de moi. Il joue des rengaines connues sur son petit harmonica. Son regard se perd dans son propre reflet sur la porte vitrée. Un enfant bouche ouverte le regarde. Il tend la main. trois fois je l’appelle pour qu’il prenne la pièce que je lui tend. Et je tente "euh vous connaissez un type à Miromesnil..." Et lui " Je parle petit français... polonais !" Et oui, je polonais, toi parisienne, reste avec ta culpabilité. Démerdes toi ! Voilà cette histoire me taraudait, cher Lionnel et vous me donnez l’occasion de la raconter, et de bien égoistement me soulager la conscience un peu en la racontant. Merci pour celà, Lionnel. Merci de m’avoir fait comprendre que la sollicitude ou la générosité un brin-égoiste peut aussi déranger. Et si vous, ou un autre avez besoin, écrivez moi ou hurlez un bon coup, et je traverserai. Ne serait-ce que pour s’en griller une ensemble, et parler de ce que l’on peut faire "contre" cette société. Car la vie est par là ! Amitiés lag. sur l’autre quai
Le business du chomedu,
Lionel Marcovitch,
18 juin 2001
Valorisez votre Image !!! Conseils & Idées Agence de Conseil en Image et Relooking Que vos motivations soient personnelles ou professionnelles, l’équipe de Conseils & Idées vous propose ses services afin de : Découvrir les couleurs qui mettent votre beauté en valeur Identifier votre style vestimentaire en fonction de votre personnalité et de votre morphologie Apprendre à vous maquiller et vous habiller en coordonnant vos couleurs Présenter une image valorisante et dynamique lors de votre entretien d’embauche etc ... J’ai reçu ça, comme quoi la misére fait des ingénieux, je leur ai renvoyé leur message en leur disant de garder leurs cochonneries pour eux, et j’ai faillis rire Nos consultantes en Image vous aident et vous conseillent à Domicile, grâce à nos formules personnalisées, à partir de 350 Francs. Pour plus de renseignements, contactez Delphine SEROR et Julia LOUZON : au 06.20.66.86.07 ou au 01.48.85.30.87 Vous pouvez également nous contacter par e-mail à : conseils-idees@wanadoo.fr Faites comme moi, conseillez leur d’avoir d’autres idées. Lionel
> Le business du chomedu,
zarayan,
24 juin 2001
Lionel, j’ai pas bossé pendant 10 ans, de 20 à 30 ans, et je me suis balladé dans la vie et dans les rues et entre les gens pendant tout ce temps-là. Et bien, je n’ai jamais eu faim, soif, j’ai toujours dormi, je n’ai jamais mis en route un foutu réveil, je n’ai jamais fait autre chose que ce qui me passait par la tête. Depuis, je bosse comme un damné, mais pas à l’usine. T’as 99 chances sur 100 de t’en sortir. RDV dans 5 ans, coco.
> > L’intox du chomedu,
Walk,
26 juin 2001
Bravo zarayan de dire ouvertement que ta dégustation a duré 10 ans. C’est incroyable. Et je crois que çà arrive en fait beaucoup plus souvent qu’on ne l’affirme dans les médias. D’ailleurs pourquoi ne trouve t’on pas d’information sur les durées de chômage ?
Bravo Lionel de te lancer dans ce récit. Il paraît que le chiffre qui tue est passé de 3 à 2 millions, j’y ai cru, mais c’est fini. Je vois beaucoup trop de "cas" pour que ce soit "le cas". Cette question pourrait bien nous revenir dans la figure très brutalement vu les milliers de licenciements en cours. Les élections à venir devraient être brûlantes ...
> Le business du chomedu,
Liam,
16 janvier 2003
Zarayan ? J aimerais bien prendre des "vacances" comme tu l as fait. Pour ma part je bosse depuis 2ans mais j en ai deja assez, ca me soule, je ne sais même pas pourquoi je travail ... Pour le chomâge : un texte sacré dit "La foi soulève des montagnes", moi je dis la volonté soulève des montagnes. Malheureusement, de plus en plus de gens font preuve d’un réelle volonté. Le chomâge, c est pas la fin du monde. |