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mardi 25 juin 2002

Communiquer à Gênes, communiquer Gênes

Retour sur une zone de communication temporaire
par Aris Papathéodorou et Jean-Pierre Masse
 
 
Si le slogan « Don’t hate the Media, Become the Media » de Jello Biaffra est désormais largement connu sur l’internet, les expériences tentant de dépasser la simple auto-publication sont encore rares. Nous reproduisons ce texte déjà publié sur Samizdat ; au travers de leur expérience à Gênes, Aris Papathéodorou et Jean-Pierre Masse avancent des propositions originales et pratiques sur l’utilisation et la création de l’information, témoignent des réussites et des limites d’une action qui, pour le moins, aura tenté d’être bien autre chose qu’un simple média qui se serait autoproclamé « alternatif » tout en reproduisant les méthodes des médias traditionnels.

Notre participation aux journées de Gênes restera, sans nul doute, une expérience assez unique. De par l’ampleur de l’événement lui-même, bien sûr, mais aussi parce que - tout en s’inscrivant dans la continuité de ce que nous avons pu faire en d’autres situations similaires - ce fut pour nous une occasion d’expérimenter et d’enrichir un certain nombre de nos hypothèses sur la pratique de la communication alternative. Un « laboratoire » grandeur nature, en quelque sorte, dont la linéarité du récit quasi-chronologique ne rend sans doute qu’imparfaitement compte. Le résultat visible de notre travail, sur le web en particulier [1], ne reflète à ce titre qu’assez partiellement les choix politiques, techniques et humains que nous avons faits, compte tenu de nos expériences antérieures, compte tenu aussi de ce que nous croyons être un besoin de communication autonome pour le mouvement.

Répondant courant juin 2001 à l’appel de l’hebdomadaire italien Carta intitulé « Communiquer Gênes » [2] nous avions en particulier tenu à mettre en avant deux principes politiques :

-  1. La nécessité de dépasser à la fois la logique de la « contre-information » et celle du « journalisme indépendant » : nous faisons de l’information tout court ! Ce qui nous différencie des médias ce n’est pas tant l’idéologie, ou la non-dépendance vis-à-vis des pouvoirs financiers, mais le fait de pratiquer la production d’information et de communication à l’intérieur même de la dynamique des situations dont nous parlons : le mouvement social.

-  2. La communication (en mouvement et dans le mouvement) est un moment de l’action collective, parmi d’autres : une de ses formes particulières sur un terrain spécifique, certes, mais en rien séparé. En particulier parce que la communication devient un enjeu déterminant, tant au niveau de la visibilité des initiatives - qu’il ne faut pas déléguer aux seuls médias -, que de la nécessité de leur circulation à l’intérieur d’une réalité sociale et subjective moléculaire et riche de diversités.

Une politique de la communication qui, pour nous, ne peut avoir que des implications concrètes dans les moyens et les formes que nous donnons à notre pratique.

Quelques remarques sur la méthode

Depuis de nombreuses années désormais, nous suivons, parmi de multiples manifestations et initiatives, les différents sommets - notamment européens - du mouvement dit « antiglobalisation ». Prague, Nice, Davos, Göteborg entre autres, ont été pour nous l’occasion de mettre en place, tester et perfectionner un dispositif de communication qui progressivement à fait la preuve d’une certaine efficacité, et surtout correspondant aux exigences de produire de la communication et de l’information autrement.

-   Un réseau de « correspondants » sur place (dont le nombre est variable). Ce sont pour l’essentiel des acteurs du mouvement qui font aussi office de « correspondants » en faisant le récit (subjectif) de ce qu’ils font, de ce qu’ils voient, de ce qu’ils vivent.
-   Une « cellule » entièrement disponible pour la publication en ligne. Un usage intensif du téléphone mobile (et parfois de l’e-mail) permettant une diffusion de l’information sur le web, mais aussi les listes de diffusion électroniques. À charge de cette partie du dispositif de recouper autant que faire se peut les informations, de les compléter par diverses sources - permanentes ou occasionnelles - et de les mettre en forme.

Rien de très original au premier abord, notamment par rapport au fonctionnement de la presse mainstream. Avec toutefois une spécificité qui fait l’originalité et la différence de ce dispositif. Il s’agit clairement d’un fonctionnement affinitaire, qui, malgré ses limites, permet de refléter la diversité de points de vue, de sensibilités au sein du mouvement. Les liens multiples, divers, souvent anciens, mais pas nécessairement, une certaine habitude de travail en commun entre « correspondants » et « permanents » favorisent la circulation de l’information et la confiance réciproque autorise un a priori favorable quant à la véracité de l’information transmise.

Le travail d’information n’est plus alors ni « extérieur » à l’événement, ni à « sens unique » comme dans le rapport médiatique. Nous « profitons » du travail réalisé sur le terrain par la qualité des informations que l’on retrouve sur le web et/ou les listes de diffusion, les « correspondants » bénéficient de la centralisation des informations opérée par les « permanents », les seconds redistribuant l’information aux premiers sur ce qui se passe sur place. Paradoxalement, pour savoir ce qui se passe dans un autre quartier de Prague ou de Nice, rendu inaccessible par les forces de l’ordre, rien ne vaut parfois un coup de fil à Paris...

Il n’est d’ailleurs pas inutile de préciser que ce déplacement à Gênes a, de fait, entraîné aussi une certaine confusion des rôles entre « permanents » et « correspondants », les uns prenant la place des autres selon les jours, au gré des envies et des besoins. Avec cet avantage soudain d’être chacun mis en situation de mieux comprendre les contraintes et les exigences du rôle de l’autre.

Le laboratoire génois de la communication

Par rapport à ce dispositif « classique », Gênes constitue aussi d’une certaine façon une exception : de par le choix d’ouvrir des espaces dédiés ouverts d’information - tant sur le web, qu’au sein des listes de diffusion -, de par l’importance du nombre de correspondants, et surtout de par le choix que nous avons fait de mettre la totalité du dispositif de communication « sur place ».

Pourquoi choisir, pour une fois, de concentrer l’ensemble du dispositif sur place ? Il n’y a bien évidemment pas de réponse unique, mais une conjonction d’éléments variés, complémentaires, parfois contradictoires.

1. L’ampleur de l’événement d’abord, annoncé comme l’une des grandes manifestations de l’année, et un rendez-vous déterminant pour le mouvement contre la globalisation néolibérale, faisant suite indistinctement aux sommets de Nice, Davos, Québec et Göteborg. À événement exceptionnel, moyens exceptionnels.

2. Plus prosaïquement, la date qui permettait à nombre d’entre nous de profiter de la période estivale pour être en congés et, dans un imaginaire collectif, Gênes en juillet est plus attirante que Davos en janvier ! ! !

3. Le pays ensuite - plus que la ville elle-même -, compte tenu des liens anciens entretenus depuis des années avec l’Italie, qui garantissait de pouvoir bénéficier d’une aide « logistique » en termes de logement, de déplacement etc., facteur non négligeable.

4. Enfin, pour plusieurs d’entre nous, la maîtrise plus ou moins grande la langue « locale » (i.e. l’italien).

Alors y aller, certes, mais pas dans n’importe quelles conditions. Il nous appartenait, en quelque sorte, de mettre en œuvre certains des principes énoncés quelques mois auparavant [3].

-  Le caractère incontournable d’une information/communication tout autant multilingue que « pluraliste » en terme de sensibilités politiques.
-  Le besoin d’une coopération élargie entre les collectifs d’information et les médias indépendants et/ou alternatifs.
-  La nécessité d’un dispositif « léger » et « diffus » n’offrant pas de prise trop évidente à la répression.

Partant de là nous avons fait un certain nombre de choix :

1. Compte tenu de l’ampleur prévisible du contre-sommet de Gênes, il paraissait tout d’abord nécessaire de faciliter la circulation de l’information relative à la préparation de la contestation. Une liste de diffusion spécifique fut ouverte en juin 2001, quelques semaines avant le sommet. Il s’agissait surtout de permettre aux différents groupes, collectifs, associations et individus en France qui avaient prévu d’aller à Gênes de faire part de leurs initiatives et d’échanger des informations « pratiques » portant aussi bien sur les conditions de déplacement (les frontières seront-elles ouvertes ? il y aura-t-il des trains ?) que sur les possibilités d’hébergement sur place etc. Comptant plus d’une centaine d’abonnés en quelques jours, elle a véritablement servi d’espace de ressources à de nombreuses personnes ou collectifs et a permis aux uns et aux autres d’être informés de l’actualité la plus récente jusqu’aux dernières heures précédent le sommet. Bien que peu utilisée pendant les trois jours du contre-sommet, elle a également permis aux uns et aux autres de se tenir régulièrement informés de l’évolution de la situation au cours de cette période. Mais l’effet le plus remarquable de cette mailing list fut de favoriser, voire de créer, une véritable dynamique autour des journées de Gênes.

2. De constituer une structure totalement autonome sur place, qui ne dépende pas, matériellement du moins, du Centre des médias indépendant qui nous semblait trop visible et trop près du théâtre des opérations. Il nous fut possible, grâce à l’aide précieuse de camarades de Gênes, de trouver un appartement servant de salle de rédaction pour notre « brigade volante » de communication. Même si nous avons dû nous rabattre sur une connexion RTC - l’ADSL promise restant dans le domaine virtuel pendant notre séjour. Un powerbook, un Ibook, deux portables PC, une ligne téléphonique et des téléphones mobiles ont suffi à constituer notre base opérationnelle pendant ces quelques jours.

3. Parallèlement, nous pensions qu’il était important, à la fois pour élargir l’audience et pour ouvrir de nouvelles possibilités de coopération, de mettre en place un espace web spécifique. La création du T(N)E (Temporary News Engine) entendait répondre à cette exigence. Ce fut aussi l’occasion d’innover tant sur le plan technique qu’en termes communicationnels, en particulier en mettant en pratique ce que nous avançons depuis un certain temps déjà sur le logiciel libre : créer un outil de communication adapté aux objectifs politiques que nous nous donnions.

Que vient faire le logiciel libre dans cette histoire ?

L’architecture du T(N)E s’est appuyée sur SPIP [4], logiciel d’édition en ligne, que nous utilisons par ailleurs pour différentes parties de samizdat.net. Au-delà des raisons générales d’un tel choix, nous voudrions fournir quelques indications sur l’utilisation spécifique que nous avons faite de ce script dans le cadre des journées de Gênes.

Schématiquement, SPIP fonctionne selon une double interface. D’une part, la partie « publique » qui est celle que tout un chacun peut consulter en surfant sur le Web. D’autre part, une partie « privée », (le back office), une interface d’édition qui permet, pour l’essentiel, de publier les informations qui sont visibles ensuite dans la partie publique.

Or, il nous fallait adapter cette interface de publication, par rapport aux fonctionnalités « de base » de SPIP, pour les besoins spécifiques de la communication à Gênes pendant les trois journées. En particulier :

-  Réduire au maximum le temps d’affichage des pages de l’interface de publication, compte tenu de l’engorgement prévisible des lignes téléphoniques et des connexions à l’Internet.
-  Faire une adaptation multilingue, en l’occurrence en français, italien, castillan et anglais, puisque le T(N)E était proposé comme support pour une coopération transnationale et translinguistique.
-  Permettre une publication de news non-modérée (ne nécessitant donc pas une validation avant publication), tout en protégeant le contenu de toute fausse manipulation ou mauvaises intentions.

Sans trop nous attarder sur ce point, il nous semble que l’expérience de Gênes peut apporter au moins deux enseignements.

-  D’une part l’apport réel de l’utilisation de logiciels libres pour la communication alternative. Le fait que SPIP soit sous licence logicielle libre (la GNU General Public License) nous autorisait ainsi de bénéficier des fonctionnalités avancées de ce script tout en en modifiant certains aspects. Cela nous a ainsi permis d’avoir à notre disposition et de proposer des outils adaptés à nos besoins.
-  D’autre part, le caractère incontournable d’une certaine maîtrise des outils techniques de cette communication alternative.

Polyphonies réelles et virtuelles

Au-delà de ces innovations sur le plan « technique », la mise en place du T(N)E nous a également permis d’ouvrir de nouvelles pistes en termes de communication. Plus précisément, de confirmer l’opérationnalité d’un certain nombre de choix que nous avons pu faire depuis de nombreuses années et de prolonger des pistes que nous avions explorées précédemment.

Nous avons fait par exemple le choix de rendre le T(N)E multilingue. Le choix du français, de l’italien et de l’anglais, tout en correspondant à des contraintes internes, comme la maîtrise plus ou moins avancée par certains d’entre nous de ces langues, permettait également de toucher potentiellement un large éventail parmi les acteurs ou personnes intéressées par la dynamique de la mobilisation pour Gênes.

En effet, au-delà de notre souci permanent de faire de samizdat.net un espace spécifiquement francophone, ils nous semblait important aussi d’ouvrir des perspectives de coopérations dépassant les frontières tant géopolitiques que linguistiques. Une exigence qui s’inscrit en quelque sorte dans la continuité de ce que nous avions pu faire dans le cadre de la zeligConf [5], rencontre européenne des contre-cultures digitales de décembre 2000, où avait été évoqué le besoin informel d’une « agence européenne » de communication alternative. Ceci supposait donc forcément une démarche multilingue.

Mais l’ouverture voulue avec le T(N)E se devait aussi d’être une ouverture au niveau des subjectivités du mouvement, d’où la forme publique qu’à prise la proposition politique d’un système de publication temporaire durant les journées de Gênes. D’une certaine façon il nous fallait réussir à combiner à la fois l’exigence d’un espace de publication ouvert à la polyphonie des sujets actifs du mouvement (en ne limitant pas la possibilité de publier aux seuls « spécialistes ») ; et dans le même temps construire une véritable dimension d’information qui évite les pièges d’un « forum » où tout est déversé en vrac, de l’info factuelle au texte d’humeur en passant par le tract ou l’article d’analyse.

En d’autres termes l’idée était d’inventer quelque chose qui ne soit ni du simple journalisme « indépendant » ou « alternatif », même fait avec talent comme chez nos amis de Carta ; ni la logique de l’open publishing chère à Indymedia [6], où la libre publication se paye d’une terrible confusion des genres, en particulier en noyant l’information à proprement parler dans le flot des textes d’opinion et des débats. Notre choix fut donc :

1. De proposer une structure rédactionnelle autour de quatres espaces « dédiés » : pour les infos (les « dépêches »), pour les articles d’analyse ou d’opinion, pour les communiqués et pour les images.

2. De proposer un système de libre publication, conditionné à un enregistrement (anonyme) comme rédacteur et avec une sorte de « modération a posteriori ». Une légère « restriction » qui porte donc sur la possibilité de publier des textes et des images, non sur leur nature ou leur contenu.

Les rédacteurs extérieurs furent peu nombreux, mais finalement la plupart de leurs informations furent publiées telles quelles, hormis quelques rectifications de mise en forme. L’avantage de cette position (politique ?) est de conserver une qualité certaine de l’information diffusée, tant sur le fond que dans la forme, et de maintenir une relative cohérence de la « ligne éditoriale ».

Une leçon génoise et quelques interrogations

Quel bilan pouvons nous tirer, plusieurs mois plus tard, de cette expérience génoise ? Il est nécessairement nuancé, non pas pour souscrire à une clause de style, mais bien parce que les résultats ne sont pas les mêmes en fonction des différents domaines dans lesquels cette expérimentation s’est déroulée.

1. En ce qui concerne la présence « physique » sur place, nous n’avons pu que constater que cela n’apportait que « peu de choses » en termes de possibilités de communication, voire même que cela pouvait nous desservir, compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles nous avons été amenés à agir. La couverture du sommet de Laaken (Belgique) [7] en décembre 2001 a une nouvelle fois démontré que le dispositif utilisé habituellement (correspondants sur place et infrastructure distante) conservait toute son efficacité. Mais la présence massive à Gênes de l’équipe de samizdat.net reste irremplaçable en ce qui concerne les relations avec les autres acteurs du mouvement en général, et ceux de la communication alternative en particulier.

2. Les faits nous ont malheureusement donné raison sur la question de la « concentration » des moyens de communication au sein d’un unique Centre des médias indépendant. Mettre l’ensemble des structures de communication du mouvement en un seul et même lieu, qui plus est public, pouvait sembler une idée tout à fait séduisante en terme de publicité et de visibilité, mais - en particulier à la lumière du blitz policier de l’école Diaz de la nuit du 21 juillet - ce choix s’est révélé, comme cela était prévisible, tout à fait inconscient et catastrophique... Pour ne pas dire ingénu. Il est clair pour nous que les dispositifs de la communication alternative n’ont rien à gagner à singer les équipements pléthoriques des médias, mais qu’ils doivent, tout au contraire, être mobiles, diffus et peu visibles pour offrir le moins de prise possible à la répression.

3. Pour ce qui concerne la mise en place d’un espace d’information dédié ouvert et coopératif, l’expérience du T(N)E a montré qu’un dispositif temporaire pouvait acquérir rapidement une visibilité certaine (permettant entre autre de ne pas saturer des espaces permanents d’information sur samizdat.net) et d’être approprié par nombre d’acteurs du mouvement, au-delà des seuls collectifs dont la communication est le champ d’intervention spécifique. Nous en avons mesuré l’utilité au moment où, compte tenu des circonstances, il ne nous était plus possible de continuer à diffuser les informations en notre possession et où le relais a été pris par des rédacteurs extérieurs.

Cela dit, force est de constater que, du côté de ces collectifs justement, la proposition d’un espace autonome commun de publication sur le web n’a pas rencontré l’écho que nous en attendions. Chacun finalement restant bien trop attaché à son propre « label », et la survie de sa propre « marque » l’a emporté sur l’intérêt pour une aventure collective d’envergure.

Au-delà des aspects critiques, l’expérience génoise reste d’abord pour nous la confirmation du rôle aujourd’hui déterminant de la communication au sein du mouvement, et au-delà de la nécessaire centralité politique des processus coopératifs qui peuvent se construire autour de celle-ci. « Don’t hate the Media - Become the Media », la phrase de Jello Biaffra que nous avons fait notre depuis décembre 2000, n’est plus seulement un slogan, mais une réalité possible et pratique. Dans la continuité de cette expérience nous travaillons donc aujourd’hui à l’élargissement - même de manière encore partielle dans un premier temps -, de certains espaces d’information sur samizdat.net à des contributions ouvertes pour en faire des espaces de mouvement ; à construire des pratiques communes avec des collectifs, associations ou des initiatives (Zelig, LSIjolie, Renseignement généraux, Globenet, collectifs.net, CNT-SII, etc.) dans la perspective d’une dynamique collective faite d’un, dix, cent, mille... zones autonomes temporaire de communication. Mais cela, c’est une autre histoire...

 

[1] Voir en particulier le web de l’Hacktivist News Service et le Temporary News Engine mis en place au moment de Gênes.

[2] Carta, « Communiquer Gênes »

[3] Voir notre texte : Aris Papathéodorou, Ludovic Prieur, « Donner corps à la polyphonie des multitudes de l’Empire ».

[4] Système de publication Internet partagée (SPIP), logiciel libre de publication et de gestion coopérative de contenu sur le web.

[5] Voir http://www.zelig.org.

[6] Voir le site central du projet Indymedia et celui d’Indymedia France.

[7] Voir sur HNS la rubrique dédiée à Bruxelles.

 
 
Aris Papathéodorou et Jean-Pierre Masse
 

Ce texte est extrait de l’ouvrage collectif Gênes - Multitudes en marche contre l’Empire, publié aux éditions Reflex (juin 2002). Il peut être commandé en ligne sur le site de Crie le Fort.

Copyright © 2002 Jean-Pierre Masse - Aris Papathéodorou. Les copies conformes et versions intégrales de cet article sont autorisées sur tout support pour peu que cette notice soit préservée.

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