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> Travaillez dans la banque, on lira votre mail à votre place !
> Travaillez dans la banque, on lira votre mail à votre place !,
Emmanuel,
23 novembre 2000
Je viens de lire votre texte sur les courriers éliminés par les employeurs. Personnellement, vous m’enverriez une lettre pareille, je peux vous assurer que je m’arrangerais pour vous bloquer définitivement. Ou vous croyez-vous ? Dans quel monde vivez-vous ? Les entreprises (et les gens qui y travaillent) sont là pour faire des affaires et s’occuper d’une mission "x" et pas pour participer à un grand happening de bonnes intentions et de grandes considérations sur les syndicats, les droits des citoyens, etc. Je travaille beaucoup, pour ma part, de mon ordinateur. Je déteste recevoir le moindre message non sollicité. C’est pour moi une insulte et une énorme perte de temps à gérer, comme ce le serait de frapper à ma porte et de me proposer un aspirateur. Iriez-vous prendre un café à l’urgence d’un hopital avec un copain médecin sous prétexte que vous voulez le sensibiliser à ceci ou cela ? Croyez-vous qu’il aurait le temps de vous recevoir ? Mon bureau, monsieur, c’est pareil, et celui de mes employés la même chose. Je paie très cher des gens qui travaillent pour moi à l’occasion, et je m’attends à ce que leur productivité soit à la hauteur du chèque que je leur donne. Et je vis en Amérique, pas en Europe, alors imaginez ce que veut dire productivité et efficacité... Vous croyez vraiment que le temps de travail ne vaut rien et que l’on peut se permettre de lire tout ce qui traine sur le web ? Si on ne vous demande rien, vous n’avez pas à vous imposer ni à envoyer du courriel à droite à gauche sans discernement. Et le jour où vous trouverez un fan-club pour vous suivre, les abonnés n’ont qu’à avoir leur adresse e-mail personnelle à la maison ou sur hotmail. Mais, au bureau, franchement !
> Travaillez dans la banque, on lira votre mail à votre place !,
Antoine,
24 novembre 2000
Je viens de lire votre texte sur les courriers éliminés par les employeurs. Personnellement, vous m’enverriez une lettre pareille, je peux vous assurer que je m’arrangerais pour vous bloquer définitivement. Ou vous croyez-vous ? Dans quel monde vivez-vous ? Les entreprises (et les gens qui y travaillent) sont là pour faire des affaires et s’occuper d’une mission "x" et pas pour participer à un grand happening de bonnes intentions et de grandes considérations sur les syndicats, les droits des citoyens, etc. Je travaille beaucoup, pour ma part, de mon ordinateur. Je déteste recevoir le moindre message non sollicité. C’est pour moi une insulte et une énorme perte de temps à gérer, comme ce le serait de frapper à ma porte et de me proposer un aspirateur. Relisez l’article, il parle d’une lettre d’information envoyée à des gens qui s’y sont abonnés volontairement. Il ne s’agit pas de spam. Or, apparemment, les banques en question bloquent les dits messages alors même qu’ils ont été explicitement sollicités par les employés. Et sans informer les employés de la présence du filtrage.
> Travaillez dans la banque, on lira votre mail à votre place !,
diogene1945,
28 novembre 2000
L’employé est 35 heures par semaine a son travail. Il lui reste donc (7*24)-35=133 heures par semaine dont il peut disposer librement pour recevoir ses mails . Je ne vois là aucune privation de liberté. Le fait que le contrat de travail stipule que la correspondance privée doit etre exclue de l’activité salariée ne me choque pas. Maintenant si un salarié a négocié son contrat de travail pour pouvoir faire sa correspondance privée pendant ses heures de travail, alors, il est inadmissible que l’employeur l’espionne. A+
> Travaillez dans la banque, on lira votre mail à votre place !,
Raja Flatterie,
19 décembre 2000
J’espère que je ne je ne vais pas trop parasiter votre boite et votre temps. Bien que si vous soyez sur ce forum c’est que vous acceptez de recevoir une réponse. Effectivement, une entreprise s’attend à ce que ses employés soient efficaces, et mènent à bien leur mission. Mais, je ne crois pas que le problème soit celui de l’efficacité et du rendement. Dans le cas qui nous intéresse :
En cela c’est une atteinte aux libertés d’expression et de penser des individus. En cela c’est une attitude condamnable. Maintenant penser que la maximisation du profit est un argument suffisant pour donner le droit de violer ce principe démontre un mécanisme de réflexion paranoïaque développé par les cadres dirigeants actuels. Elle renvoie aux principes suivants :
Une telle attitude ne peut entraîner à long terme qu’une crispation des relations sociales dans l’organisme pour déboucher sur des conflits qui eux feront chuter la productivité et la le profit de l’entreprise. Je conclurai en vous faisant remarquer qu’en knowledge management, une des conditions pour une bonne intégration du réseau intranet/extranet est dans un premier temps de laisser passer les informations les plus banales. Météo, infos sur les activités sociales de l’entreprise, etc, sont inutiles pour le travail immédiat, mais permettent "d’accrocher" les salariés à l’usage du réseau pour trouver de l’information. C’est seulement lorsque cette étape est réalisée que l’on peut diffuser des informations utiles au bon fonctionnement de l’entreprise.
Qui a besoin d’un cerveau pour travailler ?,
protozoaire,
24 avril 2001
La façon dont les dirigeants appréhendent le travail de leurs subordonnés m’amuse toujours. Vous devriez savoir que le travail ne se limite pas aux 8 heures quotidiennes qui lui sont allouées. Qu’une " mission " - puisque nous ne sommes pas là pour travailler mais pour remplir une mission, ô noble cause ! - occupe toujours plus que le temps imparti. Mais nos chers patrons oublient toujours le temps que l’on passe en dehors du sacro-saint bureau à réfléchir à leurs objectifs. L’homme n’a pas au fond de lui un interrupteur qui s’enclenche en même temps que la lampe de son bureau. Personnellement, (et je ne suis qu’un modeste employé) mes " missions " m’occupent au réveil, lorsque je réfléchis à ma journée devant mon café, lorsque je suis dans les transports en communs, entre midi et deux, le soir en partant, certains week-ends et parfois même dans mes rêves au cours de nuits agitées. Que doit-on penser de toutes ces heures que vous ne prenez pas en compte. De plus, un bon élément est me semble-t-il quelqu’un qui ne se limite pas à ce qu’il a devant lui. Les qualités d’un homme, sa richesse intérieure donne une valeur ajoutée à son travail. Dès lors, vous devriez plutôt vous féliciter d’employer des gens ouverts, curieux, passionnés qui offrent plus que ce que vous leur demander, mais qui certes pour cela " perdent " du temps en tâches " improductives ". À moins que vous ne préfériez choisir uniquement des collaborateurs pourvus de superbes ornières, seuls aptes à accomplir des tâches répétitives, mais sans esprit d’entreprise. On ne peut pas tout avoir...
> Qui a besoin d’un cerveau pour travailler ?,
Phant0w,
5 juillet 2001
Tout a fait d’accord ! meme si je pense que s’abonner à une lettre d’info SUR SON MAIL DE TRAVAIL est légerement abusé......(ce qui pose la question sur le regards des dirigeants sur les mails professionnels de leurs employés..cf contrat de travail ). La solution pour ne pas etre ennuyé envoyer la lettre sur une boite perso....ou la rediriger vers sa boite pro sous un nom camouflé (en cas de filtrage des site de messagerie gratuite...) |