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Zap = censure ?
mercredi 16 avril 2003




Act-Up Paris a « zappé » les éditions Blanche. Revendication de l’association :

    « Nous exigeons que Franck Spengler interrompe la publication des livres haineux d’Eric Rémès et d’Alain Soral. »

Parallèlement, Act-Up a « zappé » Thierry Ardisson. Revendication de l’association :

    « Act Up-Paris demande au Président de France 2 de supprimer de la grille des programmes les émissions Tribus et Tout le monde en parle. »

Pour rappel, en janvier 2003, Act-Up était membre du jury des Big Brother Awards et avait à cette occasion remporté un prix Voltaire.







Ce qu’il faut savoir sur Act Up Paris 17 septembre 2005, par be UP !

FACE A LA PENALISATION DE LA TRANSMISSION DU VIH, NOUS DEFENDONS UNE POSITION FERME (par Act Up Paris)

Face à la pénalisation de la transmission du VIH, nous défendons une position ferme. Nous refusons de criminaliser les personnes qu’on pourrait estimer responsable d’une contamination parce qu’elles n’auraient pas informé leur partenaire de leur statut sérologique et qu’elles auraient eu des relations non protégées. Cette contamination dite « volontaire », qui n’a pourtant rien de volontaire, désigne les seulEs séropositifVes - du moins ceux et celles qui n’ignorent pas leur statut sérologique - comme uniques responsables de la propagation de l’épidémie.

Un séropositif est actuellement en prison parce que la Cour d’appel de Colmar l’a considéré comme responsable de la contamination de plusieurs de ses partenaires, dont certaines avaient porté plainte contre lui. C’est en janvier dernier que sa condamnation a été confirmée : outre une amende importante, il est puni de 6 ans d’emprisonnement ferme. Les débats qui ont suivi les procès de cet homme, depuis juin 2004, ont trop passé sous silence sa situation, ainsi que celle des plaignantes. Il faut donc constamment se souvenir qu’il est aujourd’hui en détention, et qu’à ce titre, il ne dispose pas du même accès aux droits, aux soins et aux examens qu’une personne malade aurait à l’extérieur. Et aussi que les plaignantes sont séropositives, que cet état est irréversible et que l’une d’entre elles s’est suicidée peu avant le procès en appel.

Rappeler ces situations, c’est aussi s’obliger à assumer la complexité du débat. Prendre position donne toujours l’impression qu’on défendrait telle partie contre telle autre. Ainsi, critiquer cette condamnation reviendrait à mépriser la situation des femmes qui ont porté plainte. Inversement, se mettre à la place des plaignantes et comprendre la façon dont elles poseraient la responsabilité de leur partenaire serait une remise en cause insupportable des fondamentaux de la prévention du sida. Le débat de justice rend la discussion sur la responsabilité extrêmement simpliste et binaire, alors que les enjeux sont bien plus complexes.

Pour les plaignantes, mais aussi pour une association comme Femmes positives, qui, à Marseille, regroupe des personnes qui voient dans le recours en justice un moyen de poser la question de la responsabilité de leur partenaire, la plainte et la condamnation sont un moyen de se faire reconnaître comme victimes, mais aussi d’empêcher les accuséEs de contaminer d’autres personnes. On peut donc lire deux objectifs : la reconnaissance d’un statut spécifique et l’incitation, par la voie de la peine, à plus de responsabilité en matière de prévention. Concernant le statut de victimes, il n’apporte rien en terme de prise en charge sanitaire et sociale. Il est même dangereux tant il revient à identifier des séropositifVEs qui l’auraient mérité de ceux et celles qui auraient été contaminéEs « injustement ».

En terme de prévention, pense-t-on qu’une telle condamnation pourrait inciter à plus de responsabilité ? Il est évident que cette décision ne peut en aucun cas inciter à se faire dépister - elle impliquerait même plutôt le contraire. Elle présuppose que la prévention repose sur la seule personne qui connaisse son statut sérologique. La peur d’une condamnation aurait-elle un effet pédagogique face au poids du déni et de la honte que le sida continue d’engendrer et que de telles décisions judiciaires ne peuvent qu’entretenir ? Elle peut avoir cet effet sur certaines personnes, et l’effet strictement inverse sur d’autres. Mais surtout, elle laisse croire aux séronégatifVEs, ou ceux et celles qui pensent l’être, qu’elles et ils ne risquent rien à baiser sans capote si leur partenaire ne leur dit pas être séropo.

Réaffirmer face à cette décision judiciaire la responsabilité partagée peut être pris pour de la langue de bois. Les personnes qui portent plainte, comme les membres de Femmes positives, reprochent aux associations qui tiennent cette position de n’avoir pas su écouter leur détresse et de ne pas poser clairement la responsabilité des personnes qui sont selon elles la cause de leur séropositivité. Face à ces reproches, il faudrait réévaluer la responsabilité partagée, l’adapter à la réalité de terrain.

C’est oublier un peu vite que la responsabilité partagée est avant tout un concept de prévention que les pouvoirs publics ne se sont jamais donné les moyens d’atteindre. La responsabilité partagée, loin d’être une forme juridique de répartition de la responsabilité, signifie au contraire que chacunE est pleinement responsable de soi et de l’autre. Cela implique de donner les moyens à touTEs d’être conscientE de ses responsabilités et acteur ou actrice de prévention : accès à l’information et aux campagnes rappelant que chacunE est concernéE, accès au matériel de prévention, lutte contre les discriminations et les rapports de domination fondés sur le genre, l’origine ou encore la classe sociale. Or, aucun de ces moyens n’existe vraiment. La justice intervient aujourd’hui pour sanctionner un comportement jugé irresponsable en matière de prévention du VIH. Quand les pouvoirs publics interviendront-ils enfin en amont pour modifier les comportements ? A quand le procès des politiques de prévention et de ceux, celles, qui les ont tenues ?

Il nous faut retravailler chacunE sur nos propres responsabilités vis-à-vis de la prévention : séropo, séronég, ignorantE de son statut. Pendant longtemps, je n’ai pas compris que certainEs séropositifVEs d’Act Up-Paris disent qu’ils, elles, se devaient d’être « plus » responsables que leur partenaire en matière de prévention. C’est à eux ou elles, séropositifVEs, que devraient “plus” revenir l’incitation à mettre la capote si ce n’est pas automatique, ou encore le refus d’une baise non protégée. Je ne comprenais pas ce « plus » responsable. En tant que séronégatif, je me sentais tout autant responsable de la prévention, vis-à-vis de mes partenaires. Et je voyais dans ce discours une contradiction avec l’idée de responsabilité partagée. Mais cette responsabilité qui consiste à rester safe quand on est séronégatif n’est pas la même que celle qui vous oblige à protéger vos partenaires. Ne pas vouloir être contaminéE et refuser de contaminer son partenaire sont deux niveaux de responsabilité différents. On peut très bien travailler sur cette hiérarchie, en faire un objectif de fierté et d’empowerment, qui réactive et vivifie le modèle de la responsabilité partagée.

En 1983, des séropos se réunissent pour la première fois et élaborent les « principes de Denver » que l’on considère comme l’acte de naissance de l’activisme sida. Une de ces règles affirme que les séropos doivent « s’engager à adopter des pratiques à moindre risque, informer les partenaires sexuelLEs éventuelEs de (leur) état de santé ». La responsabilité qui est ainsi posée n’est pas juridique. Elle est liée à l’exemplarité des comportements. Il s’agit là d’un modèle que les séronégatifs doivent suivre en s’interrogeant sur leur propre exemplarité : éviter les pratiques à risques, se faire dépister en cas de doute pour adapter ses pratiques, refuser la banalisation du sida et de la transmission, etc. Rien à voir, donc, avec une responsabilité pénale.

Aujourd’hui, notre discours - celui que nous avons par exemple en collant depuis le mois de février l’affiche « No Kpote = Discrimination » - vise à faire de la capote un réflexe, pour se prémunir contre les préventions imaginaires qui feraient de l’annonce de son statut sérologique une garantie d’une baise safe.

On peut, et on doit, travailler sur ces niveaux de responsabilité et les moyens de le faire valoir : accès et promotion du dépistage, suivi psychologique des personnes qui découvrent leur séropositivité, consultation de prévention pour les séropos et les séronegs, débat public sur le sujet, etc. Faute de quoi, le seul modèle qui nous restera risque d’être le verdict de Colmar.

Jérome Martin, président d’Act Up Paris publié le 1er avril 2005 dans Action 98

La position d’act up sur la transmission dite volontaire

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Les ennemis de la cause gay : Act Up, Têtu, Lestrade 28 août 2005

Les ennemis de la cause gay : Act Up, Têtu, Lestrade

http://ericremes.free.fr/weblogs/index.php ?Journal-d-eric-remes

La future loi criminalisant la transmission du sida arrive à grands pas, initiée par l’association Femmes positives, cornaquée par Lestrade, soutenu plus ou moins consciemment par Têtu et Act Up.

Cela fait des années que les fascistes gays de la prévention sida cherchent à interdire tous discours contradictoires. J’en ai fait les frais à plusieurs reprises. Mais ils ne m’empêcheront pas de parler et de dire la vérité. Ce n’est pas en dénigrant systématiquement les discours contradictoires et non politiquement corrects et homonormés, ni en écrivant aux rédactions pour lesquelles je travaille pour me faire virer ou en saccageant les bureaux de mon éditeur qu’ils m’empêcheront d’écrire et de me révolter. Alors, trois ans après la sortie de mon roman Serial Fucker, journal d’un barebackeur sur les pratiques à risques chez les gays et avoir écrit trois livres pédagogiques de sexologie, après le harcèlement moral de mes adversaires et mon dénigrement systématique, j’ai décidé de rouvrir ma grande gueule et de tenir un journal sur mon site http://www.erikremes.net/ et sur mon weblog http://ericremes.free.fr/weblogs/index.php ?A-lire-en-premier.

La question du bareback n’est pas qu’une question de santé publique mais aussi une question de liberté individuelle et de normes. Les barebackeurs détruisent le tabou de la mort et la hiérarchie des valeurs. Le bareback remet en cause l’homonorme et l’’hétéronorme.

C’est depuis 1999 que l’on traite les séropos d’irresponsables, de criminels voir d’assassins. Cela fait des années que les fascistes d’act up et de Têtu stigmatisent les séropos, relapseurs et barebackeurs. Cela fait des années qu’ils oeuvrent, consciemment ou pas, pour criminaliser la transmission du sida. Mais derrière cette loi s’en profilent d’autres. En effet, la pénalisation de la contamination n’a de valeur que si l’on est informé de son état sérologique. Se profile donc à nouveau le spectre d’une loi sur le dépistage systématique. Mais aussi, pourquoi pas, la fermeture des lieux de rencontres sexuels propices aux contaminations. Beau retour en arrière. Et dire que tout cela vient d’une partie de la communauté gay...

Connaissez vos ennemis. Les chantres d’une homosexualité hygiéniste vont conduire la communauté gay à son explosion. Car, à l’opposé d’autres pays étrangers où les gays et militants sida s’étaient battus contre des lois pénalisant la transmission du sida, c’est de certains gays comme Lestrade, Têtu, Doustaly et Act Up que viendra cette loi.

Cette loi criminalisant les séropos, que l’on pourrait très bien appeler Loi Lestrade, ou même loi Têtu va retomber sur la gueule des gays, mais aussi, par contrecoup sur les libertés des hétéros.

Soyons clairs, je ne suis ni prosélyte de bareback ni inconditionnel du safer sexe, ni obsédé de la capote. Je pense qu’il faut donner l’information aux gens (ce que je fais depuis maintenant 15 ans en étant journaliste et en écrivant des livres). Je suis pour la liberté sexuelle. Je suis pour que chacun puisse faire l’amour et vivre sa sexualité comme il l’entend avec préservatif ou pas. C’est à chacun de choisir s’il doit se protéger ou pas. C’est aux gays de savoir s’ils prennent le risque ou non de devenir séropositif afin de vivre librement leur sexualité ou de rester séronégatif. C’est une question de liberté individuelle et sexuelle. Un homosexuel qui aime le sexe ne peut se satisfaire au long cours d’une sexualité préventionniste. C’est à lui de prendre la décision ou pas de sa séroconversion en son âme et conscience. Aujourd’hui, d’après toutes les enquêtes, un gay sur trois à des rapports non protégés. Ce chiffre ira en augmentant. Il serait peut-être temps que les ringards de la prévention comme Act up et Têtu changent leur discours stupide, stigmatisant et contre-productif. Il n’y a pas que la capote dans la vie. Et il est criminel que l’information sur la réduction des risques sexuels ne soit pas développée en France (voir Bareback safer sexe sur mon journal http://ericremes.free.fr/weblogs/index.php ?2005/08/06/23-bareback)

Alors, connaissez vos ennemis : Act up Paris qui, si elle est encore utile sur bien des fronts comme l’accès aux médicaments ou les étrangers, est devenu ennemi de la cause gay, homophobe et réactionnaire. Act Up Paris, SS, Jérôme Martin, tous les nazis de la prévention.

Connaissez vos ennemis : Didier Lestrade, en mort cérébrale depuis l’arrivée des trithérapie, Hitler de la prévention, instigateur principal d’une loi criminalisant la contamination en cornaquant l’assocation Femmes positives de "victimes hétérosexuelles" du sida. Terrorisé par une homosexualité libre et sexuelle, son rêve est de fermer les back-rooms et autres lieux de rencontres gays. Il aspire à une homosexualité hygiéniste. Lestrade : ennemi et fossoyeur de la communauté gay.

Connaissez vos ennemis : Têtu, Thomas Doustaly, Christophe Martet, Pétainistes de la prévention, qui rêvent de voir les séropos criminalisés. Après le poster encarté dans Têtu "attention, séropos : danger", à quand le triangle rose distribué gratuitement pour les vilains barebackeurs ? Magazine qui n’est même pas le Figaro des gays, mais le Minute des collabos. Cela fait des années que des journalistes frustrés comme Doustaly, Patrick Thevenin vivent une sexualité de honteuses : ils n’en peuvent plus et leur cervelle mononeuronale nage dans leur sperme putréfié.

Toutes ces idiotes frustrées d’act up paris et de Têtu, elles n’ont pas été contaminées en lisant la Bible. C’est en se faisant remplir le cul de sperme, oui du sperme, à la fin des années 90, que des jeunes dindes comme Emmanuel Chateau d’Act Up Paris ou Rodrigue Ducourant (ancienne présidente d’act up lyon) se sont faite contaminer. Et c’est aussi en se prenant des kilomètres de bites sans capotes à la fin des années 80 que des vielles connes présidentes d’act up comme Lestrade, Martet ou Mangeot se sont retrouvés séropositives. Alors qu’elles arrêtent de nous faire payer leurs conneries et qu’elles laissent les autres vivrent librement. Sus aux fachos. Écrire : vivre.

Visitez le nouveau site et découvrez le weblog-roman d’Erik Rémès, "Journal d’un cannibale" sur http://www.erikremes.net/ Vous y trouverez :
-  Des extraits d’emissions télés où est intervenu Erik Rémès (rubrique "media").
-  Le weblog-journal d’Erik Rémès.
-  Le weblog-roman "Journal d’un cannibale" inspiré librement du cannibale gay Allemand.
-  De très nombreux interviews, extraits et critiques de ses 6 livres.
-  Des articles de presse et billets d’humeur publiés dans Libération, Nova Magazine et la presse gay .
-  Des articles sur le sida et le bareback.
-  Un guide complet sur la sexualité et les pratiques sexuelles (tiré du "Guide du sexe gay" et du "Sexe guide").
-  Une galerie de ses peintures et créations.
-  Un forum et un guestbook (dont certains messages haineux sont parfois gratinés).

Le site d’erik remes

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> Zap = censure ? contre la criminalisation des séropos 21 juillet 2005, par Erik Rémès

Séronégatifs irresponsables

Le débat sur la criminalisation de la transmission du sida fait à nouveau rage depuis le procès de Colmart qui a vu un séropo condamné pour avoir contaminé sa partenaire. En 1991, le Sénat et l’Assemblée Nationale discutaient déjà de la pénalisation de la transmission, par imprudence ou négligence du virus du sida et de la question du dépistage systématique et obligatoire. Les associations, notamment Act Up Paris dont Lestrade était alors le président s’étaient battus contre. Le débat a ressurgi en France avec Femmes positives, une association de « victimes » du sida, femmes contaminées par leur mari. Un texte de Youcef Ameur, membre dissident de Femmes positives paru le 9 mars sur www.survivreausida.net éclaire leur projet : « la criminalisation - contribue à provoquer, par une très forte pression émotionnelle sur l’opinion publique, l’élaboration puis la discussion rapide d’un projet de loi qui visera à qualifier de « criminelle » la transmission du Vih-Sida ». L’association Femmes positives est cornaquée par Lestrade. D’après www.survivreausida.net : « le rôle joué par Didier Lestrade n’est pas négligeable. Ses rapports étroits avec la présidente de l’association, ses conseils en termes de communication, ses recommandations et son influence sur la gestion des crises internes inspirent la ligne actuellement suivie, qui est celle du mépris et de la rupture, voire de l’exclusion de tout membre qui se refuse à agréer le processus de victimisation menant tout droit à la criminalisation du sida. Il n’ignore pas le rapprochement de l’association avec des élus de droite ni la préparation d’un projet de loi ». Lestrade est dangereux. La vengeance ne peut être l’objectif de vie d’un séropo. La transposition du procès de Colmart dans le milieu gay risque d’être surprenante. Du style, « monsieur, j’ai été contaminé dans une back-room par quelqu’un dont je ne me rappelle ni le prénom ni le visage »... Ce projet de loi repose sur la notion judéo-chrétienne du couple qui doit apporter protection et respect. Cela fait des années que je dis que cela ne marche plus ce principe de respect de l’autre. Qu’avant de respecter les autres, il faut se respecter soit même. Or, être séropo, c’est avoir une blessure de l’estime de soi qui, bien souvent, peut empêcher tout respect. Cette loi ne protègera pas les « pauvres séronégatifs sans défenses » face aux « méchants séropos contaminateurs ». Tout au plus, cela poussera certains à ne pas se dépister. Elle n’empêchera personne de se faire contaminer. Cela fait des années que je m’élève contre les tentations fascisantes de certaines associations, que je défends la liberté sexuelle. Cela fait des années que l’on traite les séropos d’irresponsables, de criminels voir d’assassins. Mais ce sont aussi les séronégatifs qui sont irresponsables et suicidaires de ne pas se protéger. Erik Rémès

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> Zap = censure ?droit de reponse d’erik remes à tetu et autres hygiénsites 21 juillet 2005, par Erik Rémès

Faut-t-il brûler Têtu ? Têtu m’avait déjà attaqué en janvier dans un article de Patrick Thévenin qui me comparait à un assassin. Dans un article appelé « dérapages » consacré au journal Illico, il écrit « quand on réalise que le dossier prévention a été coécrit par Erik Rémès, on se dit que l’effet est le même que si Bertrand Cantat venait nous expliquer que c’est vraiment mal de battre sa femme ». Que je sache, la littérature n’a encore tué personne. Ni moi d’ailleurs. Ce même Thévenin qui avait écrit en 1999 dans Têtu un article dithyrambique sur mon premier roman Je bande donc je suis, qui abordait pourtant déjà la sexualité des séropos et le No capote. J’étais encore en bonne grâce. Le mois dernier, Têtu prétendait que je fais de « l’apologie des rapports à risques mon fond de commerce ». Dans mon second roman, Le maître des amours, le héros est séronégatif et prosélyte du... safer sexe. De plus, j’ai écris mes premiers articles sur la prévention des le début des années 90 et réalisé dernièrement un dossier sur le bareback dans IB News. Sur les 6 livres que j’ai écrits, seuls deux abordent ce sujet. Qui plus est, mes trois guide sur la sexualité sont préventionnistes, positifs et pédagogiques et comptent près de 80 pages sur plus de 400 réservées au safer sexe, MST et drogues. Mais de cela, Têtu ne parle jamais bien sur. Certainement parce que j’ai attaqué dans mes livres une certaine nomenklatura gay intégriste dont Têtu est le chef de file et brisé des tabous et interdits. Cela fait cinq ans que je me fais lyncher à cause de mes positions libertaires et radicales sur la sexualité, mais j’en sors grandi et renforcé. Je vais d’ailleurs sortir trois livres dans les mois à venir. Aucun ne parlera du sida et du bareback. Christophe Martet parle dans Têtu à mon propos de « plumes mortifères noircies à la haine de soi et des autres ». Je me dois en tant qu’écrivain de parler des problèmes de mon temps et d’aborder justement la haine de soi et des autres qui caractérisent parfois notre communauté égotique. Têtu est d’ailleurs un bel exemple de haine de soi et d’homophobie intériorisée. Serial fucker, journal d’un barebackeur abordait de manière volontairement (trop) frontal les errements de notre époque. Il aurait pu servir d’outil de prévention au même titre que « The gift ». Serial fucker vient de sortir en poche, cela permettra aux lecteurs de ce faire leur idée, de ne surtout pas le prendre au premier degré et de ne pas suivre les fatwas moralistes et bien pensantes. Mais cet exemple personnel est révélateur de la ligne éditoriale de Têtu qui se présente comme un journal réactionnaire et moraliste. Pendant près de 15 ans nous avions grâce à Gai Pied un canard épris de liberté. Aujourd’hui, Têtu se présente hélas comme une catéchèse des bonne mœurs, fascisante comme peut l’être son bras armé Act Up Paris. Il faudra un jour que se fasse le procès de Têtu et d’Act Up. Alors, faut-il brûler Têtu ? Erik Rémès

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> Zap = censure ? 16 juin 2003

Et ces gens prônent la tolérance ?

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Act_Up = Milice 27 avril 2003, par Fabrice Trochet

C’est étonnant que cette milice bénéficie de l’indulgence de l’état et reçoit même des subventions de la ville de Paris. Cette milice demande l’interdiction de livres et d’émissions après avoir saccagé les locaux du magazine 20 ANS ! et les locaux des éditions Blanche et blessé une pauvre stagiaire. Ils demandent l’interdiction de l’émission "Tout le monde en parle » mais sont invités dans cette émission. Si leurs revendications étaient vraiment légitimes ils utiliseraient la parole au lieu de la violence.

Eric Grisel, chef de rubrique à "20 ans" a réagi à l’action d’Act Up et a répondu aux questions de Gay.com.

"Je trouve leur réaction choquante et disproportionnée" a-t-il expliqué à Gay.com. "Act Up dérape en s’attaquant à nous, alors qu’on donne la parole presque tous les mois aux gays et lesbiennes. Ce n’est pas comme ça qu’ils vont communiquer avec les jeunes."

"Faire une opération commando contre "20 ans" est injuste" a-t-il ajouté. "Je trouve ça extrêmement violent, et je pense que cette violence n’a pas lieu d’être, étant donné le travail qu’on fait. Ca a un peu bouleversé les gens qui étaient dans les locaux. Toute cette peinture rouge sur les murs, et dans le hall, c’est assez violent."

Sur le fond, Eric Grisel a commenté les trois articles mis en cause par Act Up : la "bonne raison pour ne pas coucher", l’article sur "le marketing saphique" et l’interview d’Alain Soral.

Le sujet sur les "bonnes raisons pour ne pas coucher" "est à prendre au 10e degré, c’est un papier extrêmement caricatural" explique-t-il, en ajoutant : "Je ne comprends pas du tout qu’ils nous attaquent sur cet article".

Même incompréhension à propos du sujet sur le "marketing saphique" : "On dénonce l’exploitation de l’image saphique par les médias, ce n’est pas du tout contre les lesbiennes !" commente Eric Grisel, en précisant : "On a une façon particulière de dire les choses, on se moque un peu de tout le monde".

Enfin, concernant l’interview d’Alain Soral, il explique qu’il s’agissait d’un contre-point de vue, après un article intitulé "Il est beau mon ghetto", qui évoquait les aspects positifs des différents ghettos (qu’il soit homo ou écolo, par exemple). "Je ne soutiens pas du tout Soral, c’était juste un point de vue. Nous étions partagés à la rédaction sur cette interview. Je pense que Soral est plus provocateur que fasciste."

S’il est plus réservé sur ce dernier article, le chef de rubrique dément tout sexisme ou toute homophobie chez "20 ans". Et conclue : "Il y a des gays à la rédaction. Si nous étions homophobes, ils ne seraient pas restés !"

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> Zap = censure ? 23 avril 2003

les règlements de compte (BBA/anti-BBA) continuent...

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> Zap = censure ? 16 avril 2003, par hugues

Bonjour,

Avez vous bien lu en quoi consiste le prix Voltaire des big-Brother Awards ? Il semble que non.

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> Zap = censure ? 16 avril 2003, par christophe

Si l’auteur de cette brève avait l’honnêteté de lire, et de citer, correctement nos communiqués de presse, il aurait pu constater qu’à propos d’Ardisson, nous avons écrit : "Thierry Ardisson ne se contente pas d’inviter à deux reprises ceux qui se font les idéologues du bareback ­et du sexe sans capote [...].Il les interroge avec complaisance, entretenant l’idée que l’épidémie de sida serait terminée. Act Up-Paris demande au Président de France 2 de supprimer de la grille des programmes les émissions Tribus et Tout le monde en parle."

Et à propos des éditions Blanche : "La haine, l’ignorance et la discrimination ont toujours été un terreau idéal pour la propagation du VIH. Et c’est pourtant au moment où se confirme la reprise de l’épidémie de sida que les Editions Blanche ont choisi de diffuser ce type de message. En publiant les livres d’Alain Soral et d’Erik Rémès, Frank Spengler est un complice du sida. Il veut notre mort. Nous exigeons que Franck Spengler interrompe la publication des livres haineux d’Eric Rémès et d’Alain Soral."

Censure ? Non, en aucun cas. Ces actions visent à dénoncer des personnes qui font l’apologie du sexe non protégé (le bareback) et qui font des appels à la contamination. La question est là et nulle part ailleurs.

Finalement, je constate que vous tombez dans le panneau d’une pensée libérale à l’emporte-pièce digne de ceux que vous dénoncez régulièrement sur ce site.

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> Zap = censure ? 16 avril 2003, par Lefayot

L’auteur (qui n’est pas moi) linke la déclaration d’Act-Up dans son intégralité pour que le lecteur se fasse (comme un grand) sa propre opinion.

Quoi qu’il en soit, on relève bien Act Up-Paris demande au Président de France 2 de supprimer de la grille des programmes les émissions Tribus et Tout le monde en parle et Nous exigeons que Franck Spengler interrompe la publication des livres haineux d’Eric Rémès et d’Alain Soral.

Oui ou non ?

C’est un appel à la censure, oui ou non ?

Les pères-la-vertu ont toujours eu jadis d’excellentes raisons pour censurer les livres jugés néfastes à la jeunesse, à la grandeur de la France, aux bonnes moeurs, etc ... Il y a toujours d’excellentes raisons ... Excellentes surtout pour les true believers, toujours prompts à utiliser les méthodes qu’ils dénoncent chez les autres, avec une bonne conscience inébranlable qui ne peut qu’inquiéter.

La censure n’est pas tolérable, quel qu’en soit le motif. C’est mon avis personnel et qui n’engage que moi.

Accessoirement, je ne vois pas en quoi Soral encourage l’épidémie de sida ...

Quant à je constate que vous tombez dans le panneau d’une pensée libérale à l’emporte-pièce digne de ceux que vous dénoncez régulièrement sur ce site, ce monument de rhétorique d’une puissance inouïe vous servira certainement pour briller dans un talk-show. Il serait d’ailleurs judicieux que vous nous découvriez comme des néo-nazis cachés, honteux et sournois, pour renforcer la majesté de l’argumentaire.

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> Zap = censure ? 17 avril 2003

« Je pense qu’une recherche sincère des vérités terrestres nous conduit à découvrir que ces vérités sont éparses, que nulle doctrine, nulle opinion ne les rassemble tout entières ni n’en est tout à fait privée. Plusieurs voies sont ouvertes à la recherche, et nul n’est assuré que celle qu’il a choisie soit la seule bonne et qu’il trouvera à son terme la clé de toutes les portes. Nous savons que nous sommes sujets à l’erreur. Et si nous réclamons le droit d’exprimer tout ce que nous pensons, en sachant bien que nous pouvons souvent nous tromper, nous devons exiger aussi, et d’abords de nous-mêmes, que ce droit soit accordé à tous ceux que leur enquête a conduits à d’autres conclusions ou qui cherchent encore leur route. Nous devons être aussi tolérants qu’implacables. C’est-à-dire que nous devons accepter la liberté de toutes les recherches et de toutes les expressions, mais nous opposer de toutes nos forces à la prétention de ceux qui voudraient nous imposer une solution par la force et ne nous laisser le choix qu’entre la servitude et le silence, qui peut être celui de la prison ou de la mort. [...] Une civilisation ne se définit pas par les solutions qu’elle propose ; elle se définit par les questions qu’elle soulève. [...] Je dirai simplement que, à mon gré, ceux qui aiment la liberté doivent la reconnaître même aux ennemis de la liberté, et que la liberté d’expression soit telle qu’il soit permis de l’attaquer. Car la liberté n’est pas seulement un principe, c’est une pratique ; et comment pourrions-nous dire que nous défendons la liberté si d’abord nous la refusons à ceux qui veulent la ruiner et devenons ainsi pareils à eux ? Je n’aime pas faire de mon adversaire ma victime en me servant contre lui des armes que je condamne. C’est pourtant là un mouvement qui menace de s’étendre dans les pays qui, s’appelant démocratiques, n’ont pas assez de foi dans la vertu de la liberté qu’ils proclament pour assurer son excercice. C’est aux écrivains qu’il appartient de veiller à son excercice. Nous savons qu’il n’est au pouvoir de personne de nous réduire au silence si nous voulons parler, et que nulle tyrannie ne nous aura vivants. »

Louis Martin-Chauffier, L’écrivain et la liberté, 1950.

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> Zap = censure ? 18 avril 2003, par guita

c’est violent quand meme sur les forums d’ Uzine !

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