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Charlie Hebdo aime le Minirezo

par Philippe Moreau

« On en publiera que des extraits, on n’a pas besoin d’avoir l’accord de l’auteur pour ça, et de toute façon, il a pas répondu à notre mail... » (Luce Lapin, Charlie Hebdo)

« Il faut abolir les droits d’auteur, ils ne sont pas compatibles avec Internet » (Jean-Marie Billaud, rencontres d’Autrans, 1998)

« Il a pas répondu à notre mail... » c’est ce que m’a sorti Luce Lapin quand je l’ai eue au téléphone, lundi matin, pour discuter de la série Michael Moore publiée par le Minirézo. Le « il », c’est Michael Moore. Le « mail », c’était une demande d’autorisation pour publier l’une de ses colonnes sur les élections dans Charlie.

Face au développement imprévu des élections américaines, Charlie se trouvait en effet dans « l’obligation » de faire quelque chose, sans avoir la matière pour. Ils avaient pensé à Michael Moore. Et une bonne fée (la fée Mona, protectrice des webmestres) leur avait signalé la série de Moore sur les élections, en leur disant que, ça tombait bien, le Minirezo était justement en train de les traduire.

« Mais attention, si on reprend leurs textes, il faut les prévenir, leur demander l’autorisation et rémunérer les traducteurs », avait-elle ajouté avec son fort accent chtimi et cette générosité si typique des gens du Nord, tant chantés par Pierre Bachelet.

Luce Lapin m’a donc laissé un message dimanche, me prévenant de leur intention de publier le texte intitulé : « Soit Bush soit Gore est absolument sûr de gagner », et me demandant de les rappeler. Ce que j’ai fait lundi matin. Et là, patatras, ils avaient changé d’avis : « on préfère publier le texte sur "Envoyez-nous l’ONU etc.", Gérard Biard l’a traduit (moi aussi, je l’avais traduit, mais bon, je ne suis pas Gérard Biard), désolé, ce sera pour une autre fois ».

« Oui, mais, est-ce que vous avez l’autorisation de Moore ? » ai-je demandé, avec cette naïveté désarmante des gens de l’Ouest, qui les pousse à révérer simultanément les plages de Bretagne et leur gouvernement.

« Ah ben non, mais c’est pas grave, on en publiera que des extraits, on n’a pas besoin d’avoir l’accord de l’auteur pour ça, et de toute façon, il a pas répondu à notre mail... »

Ah, bon, si c’est que des extraits... Et puis, il n’a qu’à répondre aux mails qu’on lui envoie ! J’ai suggéré à Luce Lapin de prendre contact avec la maison d’édition de Moore à Paris, pour remonter jusqu’à son attaché(e) de presse américain(e), mais ça devenait un peu compliqué, et Charlie était en bouclage, alors...

Alors, ceux qui ont lu Charlie Hebdo ce matin auront noté une « citation » de Michael Moore en page 2, avec un appel de couverture bien visible : « Envoyez les casques bleus en Floride ! ». Une « citation » qui reprend les trois quart du texte, avec des (...) pour signaler les coupes : ce n’est pas du pillage, attention, ce sont des « extraits ». Et pour bien enfoncer le clou, on ajoute des (...) partout, même quand il n’y a pas de coupure ! Le Nota Bene commence par des (...), par exemple, alors qu’il est cité en intégralité.

Enfin bref, plus besoin de s’embarrasser de précautions. La prochaine fois que je voudrai traduire un auteur, je me contenterai de lui envoyer un mail et s’il ne répond pas, je mettrai des (...) un peu partout. Et s’il n’est pas content, c’est pareil. On va pas se laisser emmerder. D’ailleurs, je vous annonce une nouvelle série pour le Minirezo : l’intégrale des écrits de William Faulkner. Il est d’accord. En tous cas, il a pas répondu à mon mail. Et puis, il met déjà des (...) partout, ça se remarquera à peine.

 
 
Philippe Moreau
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1er novembre 2000
 
SPIP
Web indépendant


> Charlie Hebdo aime le Minirezo
1er novembre 2003
 
Je soutiens sans conditions Monsieur Moreau. L’attitude de Charlie est décevante, même si les moyens manquent, s’il faut aller vite, c’est un journal d’ordinaire si lucide... Et comme si besoin était la morale est là, toujours la même, rien ne semble plus possible sans enfreindre les règles, sans faire, même si c’est dans une moindre mesure, ce que l’on critique. Et c’est encore toujours plus démuni de recours, de moyens de se défendre, de faire valoir ses droits qui casque... Le travail de traducteur est un métier respectable,de surcroît avec du Michael Moore, les chroniques de Charlie le sont aussi...Les combats pourraient bien être les mêmes, cependant que le contexte dans lequel l’un et l’autre évoluent, traducteur et journaliste, aura tôt fait de les opposer... Chaque jours c’est ce constat que nous faisons, les moyens manquent, il faut aller vite, et à ce prix on enterre quelques "amis"...
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> Charlie Hebdo aime le Min
18 février 2002, message de celfanpen
 
Est-ce que il existe encore, et comment y parvenir au pages de charlie hebdo. Je suis au mexique.aidez moi
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> Charlie Hebdo aime le Min, 15 février 2004
Ne t’emmerde pas avec charlie hebdo ! C’est devenu une merde considérable. Va plutop voir sur le site de PLPL : PLPL.org C’est un journal de critique des medias et il a torché charlie dés son numero zero.
 
en ligne :
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copyright ou copyleft : Respecter l’intention de l’auteur.
25 novembre 2000, message de Séverin
 

Puisque tout le monde donne son avis, et que le mien n’a encore été exprimé par personne, je suis bien forcé d’intervenir :-)

Personnellement JE RÊVE PARFOIS qu’internet devienne, entre autre, une bibliothèque universelle où on puisse trouver dans toutes les langues tous les romans, tous les essais, tous les articles de journaux, tous les morceaux de musique, toutes les bandes dessinées, toutes les émissions de radios, tous les films, tous les romans de SF en version audio, tous les logiciels, tous les documentaires, tous les manuels, tous les cours en version texte et audio, toutes les thèses, tout l’art, et même pourquoi pas, tous les brevets industriels histoire de remettre un peu les compteurs à zéro entre les pays riches et les pays pauvres. Quand je dis "tous" c’est une façon de parler pour dire "au moins tous ce qu’il y a d’intéressant". C’est dès aujourd’hui techniquement possible à moindre coût.

Cela étant dit, IL EST INDISPENSABLE DE RESPECTER L’INTENTION DE L’AUTEUR pour des raison d’éthique ou de commerce. Un auteur qui publie sur un site en accord avec ses idées n’aura pas forcément envie de voir son texte repris (récupéré) par un groupuscule sectaire. Un auteur qui est payé pour être publié sur un site qui comporte des bandeaux publicitaire peut considérer qu’en reproduisant un texte de lui sur un autre site on détruit le modèle économique de son employeur et que le met à terme et indirectement sur la paille.

LE COPYLEFT : UNE SOLUTION ALTERNATIVE

Pour ma part je conseille aux auteurs d’adopter une licence "copyleft" en ajoutant à la fin de leur texte "copyright [nom de l’auteur] [date]. Reproduction conforme et inrégrale autorisée à condition de conserver cette notice". Chaque auteur peut également personnaliser son intention : "autorisé dans un but non commercial", "autorisé uniquement sur le net", "autorisé uniquement sur les sites sans publicité", "autorisé uniquement sur les sites ne publiant que des documents copyleftés", "autorisé à condition d’indiquer l’url de la page original et du site d’origine"... Ainsi les auteurs peuvent faire connaître largement leur oeuvre, soutenir les médias indépendants et enrichir le fond mondial d’oeuvres libres en tout genre. Leurs oeuvres sont alors libérés des contraintes classiques de diffusion imposés par des éditeurs aux mains de multinational ou indépendant mais trop pauvre pour s’intéresser à vous.

EN COPIANT LES LOGICIELS PROPRIETAIRES LES PLUS POPULAIRES, on ne fait que préserver leur audience et leur quasi-monopôle. Indirectement les entreprises publics ou privés vont utiliser les mêmes logiciels mais en les payant très cher. Il est plus souhaitable d’un point de vue éthique d’essayer de migrer progressivement vers des solutions utilisant des logiciels libres. De la même façon copier de la musique en téléchargeant des MP3 n’est pas une solution efficace pour concurrencer les éditeurs. Certe Gnutella et les autres logiciels de partage de fichiers contribuent à déstabiliser Universal Vivendi et les autres, et quand on les connait, on ne peut que s’en réjouir. Mais on aurait tort de penser que cela suffira à modifier l’organisation actuelle de la diffusion de la culture. Pour les concurrencer, la meilleure solution me semble là encore de promouvoir de la musique libre, c’est à dire copyleftée et donc irrécupérable par les grandes majors. Et pour l’instant les échanges illégales de MP3 ont plutôt tendance à favoriser les musiciens déjà ultra-médiatique.

EN CE QUI CONCERNE LE CAS DES TEXTES DE MICHAEL MOORE :

Il est évident qu’il ne les pas écrit en espérant gagner de l’argent mais plutôt parcequ’il avait un besoin urgent de s’exprimer. Il est également évident qu’il doit être plutôt heureux d’avoir été publié dans Charlie Hebdo et de présenter aux français une autre image des Etats-Unis. Mais en respectant strictement l’intention de l’auteur, c’est à dire copyright classique ici, il n’est pas correct de reproduire un texte sans son autorisation. Et Charlie Hebdo a donc droit à un blam. Mais cette affaire illustre qu’il aurait été plus pertinent pour Michael Moore de publier ses textes en utilisant une licence "copyleft". Parceque son intérêts dans cette histoire est bien de faire connaître le plus largement ses idées et ses textes. Il est à mon avis beaucoup trop contraignant de demander, à chaque fois que l’on veut reproduire un texte, l’autorisation de son auteur. Alors SVP publiez vos textes en copyleft, même vos textes sans prétention, et en toute modestie.

EN CONCLUSION :

-  Ne copiez pas une oeuvre contre l’intention de son auteur.
-  Encouragez et créez des oeuvres libres, c’est à dire copyleftés.
-  Quelque soit la raison pour laquelle vous êtes contre la copie d’oeuvres protégés, n’utiliser pas le terme "piratage" qui est de toute évidence un terme de propagande. Dites plutôt simplement "copie illégal" (ou "partage illégal de culture" si vous ne pouvez vous empécher de voir quelque chose de positif dans l’échange gratuit d’oeuvres culturels :-)

Merci de m’avoir lu jusqu’ici. A+ Séverin


Copyright Séverin Tagliante Novembre 2000. Commentaire posté sur www.minirezo.net. Reproduction conforme autorisée sur tout support sans publicité commerciale et à condition de conserver cette notice.

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> copyright ou copyleft : Respecter l’intention de l’auteur., 25 novembre 2000
Désolé pour l’orthographe, j’ai oublié de me relire. Et je viens de comprendre que les tirets sont traduits dans ce forum par un petit triangle orange et un saut de ligne :-( Ca craint ;-)
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> Charlie et le Web, c’est pas ça !
24 novembre 2000, message de Ficelle Costard
 

Je n’ai pas lu Charlie cette semaine, donc je ne sais pas s’ils ont précisé que la lettre d’adieu de Gabriel Garcia Marquez, diffusée par internet et reproduite dans Charlie, était un faux, une jolie arnaque, signée par un marionnettiste ventriloque mexicain (donc habitué à s’exprimer à la place des autres...)

Marquez reconnaissant l’existence de dieu c’était pourtant louche, non ?

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> Charlie et le Web, c’est pas ça !, 24 novembre 2000

Je n’ai jamais dit que le texte de Michael Moore publié par Charlie était un faux. C’est même précisément parce que ce n’est PAS un faux que se pose le problème des droits d’auteur.

Amitiés -

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo
22 novembre 2000
 

Sans doute la pratique de Charlie Hebdo n’est elle pas très honnête.

Il convient cependant de constater qu’elle profite davantage à Minirezo dont j’ignorais l’existence avant la lecture de cet article et que je consulte depuis, et bien sûr à Michael Moore pour qui on ne fera jamais assez de promotion.

Alors bon, cela vaut-il la peine de mettre les avocats au travail ?

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo
16 novembre 2000, message de juju
 
Faut pas leur en vouloir, tout d’abord ils ont fait de la pub pour Moore dans Charlie, et aussi c’est dans Charlie que j’ai eu l’adresse de ce site ...
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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, jean-pierre, 17 novembre 2000
Charlie qui tape sans arrêt sur internet et la décervélation des consommateurs, pense-t-il comme bien d’autres qu’internet est une zone de non droit ? P. Val aime bien qu’on le respecte, lui (cf l’affaire Cappa). Dommage, dommage pour les autres :Siné, Charb, Polac, Cavanna, Oncle B., etc...
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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, lf, 19 novembre 2000
Charlie a souvent défendu le net ( notamment via mona chollet) independant. Ce problème de droit d’auteur ou de traduction ( ?) me semble quelque peu minime pour un texte dispo gratuitement sue le net ! Je trouve idiot de se bouffer le nez alors que l’esprit de charlie et du minirezo sont quasi identique.
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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, 19 novembre 2000

Bonjour,

Certains articles du Monde, de Libé ou d’autres journaux sont disponibles "gratuitement" sur le net. Ce qui n’autorise personne à les reproduire sur son propre site, ou dans un autre journal : vous imaginez Libé reproduisant une chronique de Pierre George (du Monde) sans lui demander son avis, parce que la rédaction de Libé le trouve intéressant ? Non. Et bien, c’est la même chose sur Internet. Amitiés -

Philippe Moreau.

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, davido, 21 novembre 2000

Pas d’accord, Charlie n’a jamais réellement défendu le net. En 1996, Philippe Val publiait un édito dans lequel il faisait une agrégation entre pédophiles, nazis et internautes. Choqué par une attitude aussi consensuel (à l’époque), je mis sur le compte de l’ignorance l’avis de Ph. Val.

Je pris mon clavier pour lui envoyer un courrier didactique et pédagogique expliquant la structure et les différents aspects d’internet. Je dénonçais entre autre l’amagalme fait entre les personnes mals intentionées et les serveurs qui les hébergeaient.

Mon courrier a été publier dans le courrier des lecteurs sans mon autorisation (il était adressé à Philippe Val et non au journal) en utilisant le principe des "...". Il était tourné en dérision avec comme titre "Monsieur je sais tout sur un internet nous écrit" et le commentaire n’était pas mon sacarstique.

La direction prise par Charlie et son vénéré redac’chef est des plus inquétante (cf La vache folle), l’attitude quasi fanatique de Ph. Val sur certains sujets (kosovo entre autre) et sa position dictatorial au sien du journal transforme ce jadis vénérable canard en torchon malsain et déplacé.

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, Fulbert Boussaton, 21 novembre 2000

D’accord et pas d’accord !

Il serait normal que Charlie demande une autorisation préalable à une publication, c’est la moindre des choses ! J’ai lu la colonne de Michael Moore avec plaisir (même si je l’avais déjà lue sur son site) mais sans savoir qu’elle avait été "volée". Ca ne diminue pas le plaisir mais ça m’embête quand même. Je ne pense pas qu’ils apprécieraient le fait que n’importe qui reprenne leurs articles de cette façon, même si l’intention était bonne. Ils devraient s’expliquer, pour le moins.

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, Boussaton Stéphane, 29 juin 2004

boujour excusez moi de repondre a coté de votre article mais en cherchant dans mon arbre généalogique je suis tombé sur é vous etes un de mes cousins éloigné. C’est pour cele que je vous écris car jaimeré savoir se que vous etes devenu et pour voir une autre façette de notre.

Merci d’avance de répondre a cette demande a ladresse suivante marie-christine.boussaton@wanadoo.fr (l’adresse de ma mere)

P.S : escusez moi pour les fautes d’ortographes

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, fl, 22 novembre 2000

Quand j’ais dis que charlie a defendu le net je parlais de l’attitude de journaliste comme cholet ou cyran. Je ne lis plus les editos de val et j’essayes d’ignorer son influence sur le contenu du journal meme si son "integrisme" ( avec des tres gros guillemets quand meme ) et sa quasi absence d’humour et d’autocritique planent sur l’esprit du journal. Quand aux attaques ponctuelles de charb sur le cul sur internet et de marris ( onc bernard) sur le mercantilisme du net, elles sont +tot salutaire.

Pour le fond je reste convaincu que la diffusion du texte de moore avec quand meme l’indication de son site et de celui du minirezo est une bonne chose. L a manière ( donc la forme ?) elle il est vrai discutable. Mais bon, Luce Lapin avait peut etre d’autres chats ( et chiens) à fouetter.... pour faire respecter les "usages".

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, 24 novembre 2000

Bonjour, Personnellement, j’ai un travail, d’autres engagements, etc. Je suis probablement aussi occupé que Luce Lapin. Mais quand j’ai pensé à lancer cette série sur Michael Moore sur le Minirézo, je n’ai jamais pensé une seule seconde à le faire sans l’accord de l’auteur. On ne peut pas prendre ce genre d’actes tout à fait à la légère, parce que beaucoup, et notamment à Charlie, pensent que les oeuvres publiées sur Internet sont dans le domaine public et qu’ils peuvent en faire n’importe quoi. Or, c’est faux. Des gens les ont écrites, qui ont droit au respect. Le droit, notamment, de ne pas voir leurs textes saucissonnés parce que ça peut en dénaturer le sens, etc. Leur droit d’être publiés dans les journaux de leur choix, aussi. Qui vous dit que Michael Moore aurait accepté ? Certains choix éditoriaux de Charlie sont très critiquables -notamment sur la question palestinienne, le Kosovo... Je pense qu’il aurait accepté, parce que je suis attaché à Charlie, comme vous, mais ça valait au moins la peine de lui poser la question, non ? Ensuite, Charlie n’est pas une association philantropique. C’est une société commerciale, avec une pyramide des salaires inégalitaire (en clair : les dirigeants sont mieux payés que les salariés de base), une hiérarchie, et des impératifs de vente, comme toutes les sociétés commerciales. En utilisant le nom de Moore en une, le journal a probablement engrangé des ventes supplémentaires, donc il se pose aussi une question de droits financiers. Je ne veux pas insister là-dessus, parce que ce n’est vraiment pas le problème principal, mais il faut en tenir compte.

Amitiés, Philippe Moreau.

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> Charlie Hebdo aime le Minirezo, Jérémie Couston, 28 novembre 2000

Lecteur de Charlie depuis 2 ans, c’est, moi aussi, grâce aux articles de Mona Cholet que j’ai découvert le web indépendant en général et le minirezo en particulier. Il me semblait que ces deux médias appartenaient à la même famille (de gauche militante). A lire la prose fielleuse de certains participants à ce débat, je doute. Je sais combien les relations familiales peuvent être tendues, mais là j’hallucine !

Traiter Philippe Val d’intégriste alors qu’il est un des rares journalistes indépendants et humanistes en France ! On a le droit bien entendu de ne pas partager ses prises de positions, mais ne vous trompez pas de cible. Quant à Charb, ses colères sont aussi la plupart du temps salutaires et en tout cas toujours respectueuses du genre humain. Encore une fois, on peut ne pas être d’accord intellectuellement, mais éthiquement, rien à redire.

Pour le cas de la chronique de Michael Moore, je rejoins l’avis de Séverin sur le copyleft. La mention de l’auteur et celle de la source est indispensable quand on n’a ni le temps ni les moyens d’obtenir l’autorisation.

Le dernier paragraphe pour Philippe Moreau (celui par qui le scandale arriva) : Assimiler Charlie Hebdo à un média capitaliste, lui reprocher ses écarts de salaires alors qu’ils sont sans doute parmi les plus bas (et les plus visibles) de la presse a quelquechose de choquant. Je ne suis pas actionnaire de Charlie, je le defends en mon nom, Jérémie Couston (jcouston@hotmail.com) parce que ses combats sont les miens. Aucun aveuglement ou admiration béate dans mon jugement, juste un peu de colère de voir un journaliste intègre (vous) faire un procès d’intention à d’autres journalistes intègres. Les méchants sont ailleurs.

Jérémie

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