Je te cite : "Le copyleft, le logiciel libre et autres formes juridiques innovantes, que j’admire, approuve et encourage (pas du tout du bout des lèvres) supposent un système juridique où la propriété privée est protégée et règlementée. Je rappelle que ce qui fait la beauté de ces nouvelles pratiques est le caractère volontaire de la renonciation à l’appropriation."
Le copyleft, qui est une utilisation détournée de la loi, est utilisé faute de mieux afin d’empêcher que les libres créations puissent être recyclées à des fins d’appropriation exclusive. Je cite Richard Stallman :
"[...] QUESTION - S’il y avait un bouton qui forçait toutes les compagnies à libérer leurs logiciels, l’utiliseriez-vous ?
STALLMAN - Bien, je ne l’utiliserais que pour les logiciels publiés. Vous savez, je pense que les gens ont le droit d’écrire des logiciels privés et de les utiliser. Cela inclut les entreprises. C’est une question de vie privée. Et c’est vrai qu’il y a des temps ou cela peut être néfaste si vous gardez par devers vous quelque chose qui peut être très utile à l’humanité. Mais c’est une sorte de mal différent, même si cela concerne le même secteur.
Mais oui, je pense que tout logiciel publié devrait être libre. Et rappelez vous que si ce n’est pas un logiciel libre c’est à cause de l’intervention de l’État. L’État intervient pour faire du non-libre. Il crée des pouvoirs spéciaux pour soutenir les propriétaires de programmes, de telle sorte qu’ils ont la police pour nous empêcher d’utiliser les programmes de certaines façons. J’aimerais certainement mettre un terme à cela. [...] "
En effet l’Etat exerce par le droit actuel une repression qui ne sert pas à empêcher une atteinte au bien d’autrui puisque la réalisation d’une copie n’altère en rien l’original.
C’est sans doute pour cela que de nombreux libéraux combattent la propriété intellectuelle au nom de la propriété privée. (Je sais, cela va encore te sembler étrange)
Défendre les libertés individuelles consistent à protéger la propriété privée (certe sous réserve d’exception au nom de l’intérêt public, dont de gauche à droite on discutte la portée), et dans le même temps à garantir la liberté d’appropriation des informations, c’est à dire à modifier en profondeur le droit de la propriété intellectuelle. L’ambiguité provient du fait que le même mot (propriété) est utilisé pour signifier deux réalités que l’on sait aujourd’hui sans relation (à moins de le vouloir par confort intellectuel ou par intérêt économique). Pas facile, vu que l’amalgame s’est enraciné dans nos esprit depuis 2 siècles.
Si tu considère encore que l’abolitionisme est une position communiste, je te conseille de consulter les textes proposés sur cette page du site de Démocratie Libérale sur le sujet. Ils expliquent tout cela en détail :
cher Pierre,
Je te cite : "Le copyleft, le logiciel libre et autres formes juridiques innovantes, que j’admire, approuve et encourage (pas du tout du bout des lèvres) supposent un système juridique où la propriété privée est protégée et règlementée. Je rappelle que ce qui fait la beauté de ces nouvelles pratiques est le caractère volontaire de la renonciation à l’appropriation."
Le copyleft, qui est une utilisation détournée de la loi, est utilisé faute de mieux afin d’empêcher que les libres créations puissent être recyclées à des fins d’appropriation exclusive. Je cite Richard Stallman :
"[...] QUESTION - S’il y avait un bouton qui forçait toutes les compagnies à libérer leurs logiciels, l’utiliseriez-vous ?
STALLMAN - Bien, je ne l’utiliserais que pour les logiciels publiés. Vous savez, je pense que les gens ont le droit d’écrire des logiciels privés et de les utiliser. Cela inclut les entreprises. C’est une question de vie privée. Et c’est vrai qu’il y a des temps ou cela peut être néfaste si vous gardez par devers vous quelque chose qui peut être très utile à l’humanité. Mais c’est une sorte de mal différent, même si cela concerne le même secteur.
Mais oui, je pense que tout logiciel publié devrait être libre. Et rappelez vous que si ce n’est pas un logiciel libre c’est à cause de l’intervention de l’État. L’État intervient pour faire du non-libre. Il crée des pouvoirs spéciaux pour soutenir les propriétaires de programmes, de telle sorte qu’ils ont la police pour nous empêcher d’utiliser les programmes de certaines façons. J’aimerais certainement mettre un terme à cela. [...] "
En effet l’Etat exerce par le droit actuel une repression qui ne sert pas à empêcher une atteinte au bien d’autrui puisque la réalisation d’une copie n’altère en rien l’original.
C’est sans doute pour cela que de nombreux libéraux combattent la propriété intellectuelle au nom de la propriété privée. (Je sais, cela va encore te sembler étrange)
Défendre les libertés individuelles consistent à protéger la propriété privée (certe sous réserve d’exception au nom de l’intérêt public, dont de gauche à droite on discutte la portée), et dans le même temps à garantir la liberté d’appropriation des informations, c’est à dire à modifier en profondeur le droit de la propriété intellectuelle. L’ambiguité provient du fait que le même mot (propriété) est utilisé pour signifier deux réalités que l’on sait aujourd’hui sans relation (à moins de le vouloir par confort intellectuel ou par intérêt économique). Pas facile, vu que l’amalgame s’est enraciné dans nos esprit depuis 2 siècles.
Si tu considère encore que l’abolitionisme est une position communiste, je te conseille de consulter les textes proposés sur cette page du site de Démocratie Libérale sur le sujet. Ils expliquent tout cela en détail :
Voir en ligne : Une page de Démocratie Libérale sur la propriété intellectuelle