La critique du site internet ou de l’entreprise elle-même ?
1er juillet 2001, 15:46, par Erous
Bonjour Arno,
Ton article qui décortique en longueur un phénomène d’entreprise me replonge furieusement dans une autre époque, il y a environ 20 ans où on rigolais doucement des entreprises qui s’équipaient de Pc pour être dans le mouvement. A l’époque les 3090 sous VM ou MVS était le fin du fin et personne ne comprenait vraiment pourquoi les entreprises s’achetait un ou deux Pc dont elles ne savaient que faire alors que "nous" lui trouvions plein d’utilité pour développer des programmes pour le plaisir du geste loin de tout mercantilisme (encore que...) mais qui faisaient émerger et rendaient cohérents une nouvelle fratrie d’illuminés pas encore baptisés hackers.
Evidement, le mini-rézo est tout à fait dans cette filiation, il s’est approprié avant le secteur marchand un outil merveilleux en étant pionnier et s’aperçoit que cet outil va être "dénaturé" par une utilisation vénielle. Le parallèle pourrait sûrement être reproduit avec d’autres avancés humaines.
Alors j’ai du mal à comprendre le sens de ton article... Est une caricature dont le trait est vraiment gras ou une étude plus sérieuse comme tu aimes nous les soumettre pour appeler la réflexion ?
Si c’est une caricature, bon pourquoi pas, encore qu’à mon sens elle s’appliquerait au mots près à toutes les activité de l’entreprise, ou presque, à commencer par le marketing (les beauté du scoring), la pub (les merveilles de la campagne télévisée) ou aux tableaux de bords de direction (la fabuleuse histoire de l’agrégation des données sous formes de feux de signalisation)… Tu y retrouverais les même acteurs jusqu’au stagiaire utilisant Excell et les même motivation y compris celle du plus gros machin que le voisin de holding. Alors ce n’est pas une caricature ?
Si c’est sérieux, je suis plus troublé. Pour reprendre le Pc d’hier, nul aujourd’hui ne se pose plus la question de la pertinence de sa présence en entreprise. Pour le net, idem déjà aujourd’hui malgré ce que tu dis. En effet, mais peut-être es tu loin de ce monde, en entreprise internet est un outil fabuleux pour gagner du temps depuis la recherche du bon fournisseur jusque là inconnu en passant sur les infos concernant un prospect et jusqu’à l’identification par recoupement d’article de presse d’un interlocuteur. Et la tarte à la crème (que j’ai lancé moi aussi plus d’une fois) du site qui ne rapporte pas de client c’est de moins en moins vrai simplement grâce à la démocratisation de l’utilisation d’internet. Même pour un vendeur de moteur de grue de chantier, être connu par son site d’un seul nouveau client peu largement justifier l’investissement.
Alors évidemment, on peu regretter la stupidité des investissements sans réflexions. Mais comme tu le dis toi même les catalogues quadri, les audits copier-coller et toutes les autres fumisteries démontrent bien que le net n’est pas innovants dans ce domaine.
Dénoncer des aigrefins qui s’agitent autour du net, là d’accord. Mais alors tu te trompe vraiment d’exemple. Les Web agencies en vogue ne sont rien d’autre que les cabinets d’audit d’hier (quand elles n’en sont pas des émanations - filiale) choisies pour leur nom et pas pour leur compétences. Rien de neuf sous le soleil.
En revanche, ce qui fait des ravages c’est le miroir aux alouettes (merci les média par exemple) qui fait croire aux producteurs caprins des Cévennes que sa viande bio va faire un malheur ou à l’apiculteur du lodévois qu’il va enfin pouvoir s’affranchir du grossiste national et monopolistique en faisant reconnaître son nectar partout dans le monde. Pour toute ses petites structures l’investissement de quelque milliers de francs c’est un sacré investissement. Et personne ne les mets en garde contre le fait que la VPC c’est un tout autre métier qu’il va falloir apprendre et réaliser en plus du leur. Donc les grosses boîtes qui s’offre un site ne risque rien, c’est une gabegie (parfois) mais une parmi d’autre.
Reste donc une dernière possibilité, ton article est un rejet du capitalisme actuel.
Bon.
Rien à dire à ce sujet car j’ai toujours l’impression que Don Quichotte passe à cote de sa vie, et je n’ai même pas une lance neuve +2 +2 pour l’aider.
Bonjour Arno,
Ton article qui décortique en longueur un phénomène d’entreprise me replonge furieusement dans une autre époque, il y a environ 20 ans où on rigolais doucement des entreprises qui s’équipaient de Pc pour être dans le mouvement. A l’époque les 3090 sous VM ou MVS était le fin du fin et personne ne comprenait vraiment pourquoi les entreprises s’achetait un ou deux Pc dont elles ne savaient que faire alors que "nous" lui trouvions plein d’utilité pour développer des programmes pour le plaisir du geste loin de tout mercantilisme (encore que...) mais qui faisaient émerger et rendaient cohérents une nouvelle fratrie d’illuminés pas encore baptisés hackers.
Evidement, le mini-rézo est tout à fait dans cette filiation, il s’est approprié avant le secteur marchand un outil merveilleux en étant pionnier et s’aperçoit que cet outil va être "dénaturé" par une utilisation vénielle. Le parallèle pourrait sûrement être reproduit avec d’autres avancés humaines.
Alors j’ai du mal à comprendre le sens de ton article... Est une caricature dont le trait est vraiment gras ou une étude plus sérieuse comme tu aimes nous les soumettre pour appeler la réflexion ?
Si c’est une caricature, bon pourquoi pas, encore qu’à mon sens elle s’appliquerait au mots près à toutes les activité de l’entreprise, ou presque, à commencer par le marketing (les beauté du scoring), la pub (les merveilles de la campagne télévisée) ou aux tableaux de bords de direction (la fabuleuse histoire de l’agrégation des données sous formes de feux de signalisation)… Tu y retrouverais les même acteurs jusqu’au stagiaire utilisant Excell et les même motivation y compris celle du plus gros machin que le voisin de holding. Alors ce n’est pas une caricature ?
Si c’est sérieux, je suis plus troublé. Pour reprendre le Pc d’hier, nul aujourd’hui ne se pose plus la question de la pertinence de sa présence en entreprise. Pour le net, idem déjà aujourd’hui malgré ce que tu dis. En effet, mais peut-être es tu loin de ce monde, en entreprise internet est un outil fabuleux pour gagner du temps depuis la recherche du bon fournisseur jusque là inconnu en passant sur les infos concernant un prospect et jusqu’à l’identification par recoupement d’article de presse d’un interlocuteur. Et la tarte à la crème (que j’ai lancé moi aussi plus d’une fois) du site qui ne rapporte pas de client c’est de moins en moins vrai simplement grâce à la démocratisation de l’utilisation d’internet. Même pour un vendeur de moteur de grue de chantier, être connu par son site d’un seul nouveau client peu largement justifier l’investissement.
Alors évidemment, on peu regretter la stupidité des investissements sans réflexions. Mais comme tu le dis toi même les catalogues quadri, les audits copier-coller et toutes les autres fumisteries démontrent bien que le net n’est pas innovants dans ce domaine.
Dénoncer des aigrefins qui s’agitent autour du net, là d’accord. Mais alors tu te trompe vraiment d’exemple. Les Web agencies en vogue ne sont rien d’autre que les cabinets d’audit d’hier (quand elles n’en sont pas des émanations - filiale) choisies pour leur nom et pas pour leur compétences. Rien de neuf sous le soleil.
En revanche, ce qui fait des ravages c’est le miroir aux alouettes (merci les média par exemple) qui fait croire aux producteurs caprins des Cévennes que sa viande bio va faire un malheur ou à l’apiculteur du lodévois qu’il va enfin pouvoir s’affranchir du grossiste national et monopolistique en faisant reconnaître son nectar partout dans le monde. Pour toute ses petites structures l’investissement de quelque milliers de francs c’est un sacré investissement. Et personne ne les mets en garde contre le fait que la VPC c’est un tout autre métier qu’il va falloir apprendre et réaliser en plus du leur. Donc les grosses boîtes qui s’offre un site ne risque rien, c’est une gabegie (parfois) mais une parmi d’autre.
Reste donc une dernière possibilité, ton article est un rejet du capitalisme actuel.
Bon.
Rien à dire à ce sujet car j’ai toujours l’impression que Don Quichotte passe à cote de sa vie, et je n’ai même pas une lance neuve +2 +2 pour l’aider.
Bien à toi…