> > > Quand Jean-Marie Messier fait chanter l’hypert
1er juillet 2001, 18:03
Chère Mona Chollet,
Il n’est pas toujours aisé d’admettre avoir perdu un lecteur (ou une lectrice) mais tel est l’enjeu de la littérature. Vous me respectieriez sans doute plus si je mimais courbettes et bienséances à l’attention des "Chiennes de Garde", dont votre site est, j’ai cru le remarquer, assez proche dans l’ensemble.
Libre à vous en attendant de vomir toute votre bile nihiliste lorsque quelques vérités sont remises sur le plateau après un demi-siècle - au moins - de censure KGBiste.
Pour revenir sur le copyleft et le "droit payant", votre sens de l’amalgame doit certainement provenir d’un séjour prolongé dans une organisation de décervelage trotskyste, mais sachez, pour votre gouverne, que je m’oppose à ce "prêt payant" que vous nommez on ne sait pourquoi "libéral" (quel rapport avec Tocqueville madame ?) avec autant de mépris qu’à votre copyleft de bourgeois-gauchistes, qui consiste, lui, à vouloir supprimer jusqu’à tout "droit d’inscription", payant je vous le rappelle, à une bibliothèque (digitale celle-ci).
Je suis si peu éloigné de vos considérations sur la "visibilité" de l’auteur en ces temps d’hyper-numérisation que, vous ne le croirez sans doute pas, non seulement la destinée de votre sous-monde.com (ce n’est plus vraiment le mien) sera le sujet de mes futurs romans, mais aussi, avec Schizotrope, ou Heldon, j’essaierais, avec mes propres moyens, de mettre en pratique, moi aussi, des connexions-guerrillas entre plusieurs "narrations" et "objets".
Mais, je vous en prie, arrêtez de me faire rire avec vos petites utopies d’écolière.
Ne dépensez-vous pas vous même, s’il vous arrive encore de l’utiliser, 200 ou 300 ff par mois pour prendre le Métro-Service-Public-À-La-Francaise à coups de cartes oranges ?
Que Napsters et tous les petits whizkids du libertarisme new-look se fassent des couilles en platine massif sur le dos des compositeurs et auteurs n’est en effet que justice en ce monde dont vous invertissez avec soin tous les termes (le criminel est victime, le justicier est assassin, le créateur n’est qu’un module de série, le pillard sans talent ni vergogne est devenu le Roi de la Ville).
À bas la propriété privée ! Surtout la propriété intellectuelle ! Toutes nos idées se valent , n’est-ce pas ? Nos cerveaux, n’ayez crainte, grâce aux vôtres, seront bientôt interchangeables.
En fait ils le sont déjà, il suffit de lire la prose qui se déverse sur votre site, tout-à-fait instructif à ce titre au demeurant.
Avec mes conflictuelles salutations,
Un con de "mâle-blanc-mort" , sans doute pas assez abouti pour votre propre génie, et qui souhaite un règne de mille ans à votre matriarchie socialiste enfin réalisée.
Maurice G. Dantec
Montréal,
North Amerika Metalocal Center
le 1 er juillet 2001
Chère Mona Chollet,
Il n’est pas toujours aisé d’admettre avoir perdu un lecteur (ou une lectrice) mais tel est l’enjeu de la littérature. Vous me respectieriez sans doute plus si je mimais courbettes et bienséances à l’attention des "Chiennes de Garde", dont votre site est, j’ai cru le remarquer, assez proche dans l’ensemble.
Libre à vous en attendant de vomir toute votre bile nihiliste lorsque quelques vérités sont remises sur le plateau après un demi-siècle - au moins - de censure KGBiste.
Pour revenir sur le copyleft et le "droit payant", votre sens de l’amalgame doit certainement provenir d’un séjour prolongé dans une organisation de décervelage trotskyste, mais sachez, pour votre gouverne, que je m’oppose à ce "prêt payant" que vous nommez on ne sait pourquoi "libéral" (quel rapport avec Tocqueville madame ?) avec autant de mépris qu’à votre copyleft de bourgeois-gauchistes, qui consiste, lui, à vouloir supprimer jusqu’à tout "droit d’inscription", payant je vous le rappelle, à une bibliothèque (digitale celle-ci).
Je suis si peu éloigné de vos considérations sur la "visibilité" de l’auteur en ces temps d’hyper-numérisation que, vous ne le croirez sans doute pas, non seulement la destinée de votre sous-monde.com (ce n’est plus vraiment le mien) sera le sujet de mes futurs romans, mais aussi, avec Schizotrope, ou Heldon, j’essaierais, avec mes propres moyens, de mettre en pratique, moi aussi, des connexions-guerrillas entre plusieurs "narrations" et "objets".
Mais, je vous en prie, arrêtez de me faire rire avec vos petites utopies d’écolière.
Ne dépensez-vous pas vous même, s’il vous arrive encore de l’utiliser, 200 ou 300 ff par mois pour prendre le Métro-Service-Public-À-La-Francaise à coups de cartes oranges ?
Que Napsters et tous les petits whizkids du libertarisme new-look se fassent des couilles en platine massif sur le dos des compositeurs et auteurs n’est en effet que justice en ce monde dont vous invertissez avec soin tous les termes (le criminel est victime, le justicier est assassin, le créateur n’est qu’un module de série, le pillard sans talent ni vergogne est devenu le Roi de la Ville).
À bas la propriété privée ! Surtout la propriété intellectuelle ! Toutes nos idées se valent , n’est-ce pas ? Nos cerveaux, n’ayez crainte, grâce aux vôtres, seront bientôt interchangeables.
En fait ils le sont déjà, il suffit de lire la prose qui se déverse sur votre site, tout-à-fait instructif à ce titre au demeurant.
Avec mes conflictuelles salutations,
Un con de "mâle-blanc-mort" , sans doute pas assez abouti pour votre propre génie, et qui souhaite un règne de mille ans à votre matriarchie socialiste enfin réalisée.
Maurice G. Dantec
Montréal,
North Amerika Metalocal Center
le 1 er juillet 2001
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général De Lattre