> > Quand Jean-Marie Messier fait chanter l’hypertex
1er juillet 2001, 14:00, par Mona Chollet
Cher aboutissement de 2500 ans de civilisation occidentale,
Croyez-le ou non, mais j’ai lu d’une traite et avec un immense plaisir "La sirène rouge", "Les racines du mal" et "Babylone Babies" sans me demander une seule fois si vous étiez de "gôche" ou de "droâte". "Théâtre des opérations", en revanche, m’a aimablement fourni la réponse à cette question que je ne m’étais jamais posée. A vrai dire le constat ne s’est même pas fait en ces termes, mais à un niveau plus viscéral : pardonnez-moi de vous le dire, mais cette prose-là AUSSI me fait vomir. Je suis loin de penser à me revendiquer "de gauche" à tout bout de champ et n’en fais pas une grille de lecture magique du monde ; mais quand je vous lis, alors oui, je me sens vachement "de gauche"...
Le copyleft n’était pas le sujet de ce papier. Je vous dirai simplement que le "copyleft" dont je me réclame est exemplairement représenté par l’éditeur Michel Valensi, des éditions de l’Eclat, qui parie sur la complémentarité des supports : il met en ligne des versions numériques gratuites de ses livres et continue par ailleurs à les vendre en librairie. Or la mise à disposition gratuite des textes sur le Net a eu pour effet de faire grimper les ventes de certains de ces titres en librairie, alors qu’ils n’avaient rencontré qu’un écho timide lors de leur parution - il est vrai que l’Eclat est un petit éditeur indépendant et non une grosse machine à best-sellers.
Expliquez-moi en quoi assurer une meilleure visibilité et de meilleures ventes à des auteurs revient à leur "tirer une balle dans la nuque" (en parlant de grille de lecture du monde, la vôtre ne vaut pas beaucoup mieux que celle que vous m’imputez : ces expressions caricaturales que votre mépris vous conduit à employer seraient parfaitement odieuses si elles n’étaient pas aussi ridicules).
Mais peut-être voudriez-vous que ces auteurs, au contraire, "demandent à mourir plus vite" - selon l’expression employée par François Bon à propos de ceux qui réclamaient le "prêt payant" en bibliothèque - pour enfin dégager la place et la laisser tout entière à de vraies pointures littéraires susceptibles d’incarner efficacement la grandeur de l’homme blanc ("mâle et hétérosexuel", j’oubliais) et de la civilisation occidentale - Maurice G. Dantec, par exemple ?
Merci pour les leçons d’étymologie, mais j’ai fait du grec, moi aussi.
Pour ce qui est de la grossièreté, je crois que vous avez fait exploser le compteur. L’apanage du génie, sans doute.
Cher aboutissement de 2500 ans de civilisation occidentale,
Croyez-le ou non, mais j’ai lu d’une traite et avec un immense plaisir "La sirène rouge", "Les racines du mal" et "Babylone Babies" sans me demander une seule fois si vous étiez de "gôche" ou de "droâte". "Théâtre des opérations", en revanche, m’a aimablement fourni la réponse à cette question que je ne m’étais jamais posée. A vrai dire le constat ne s’est même pas fait en ces termes, mais à un niveau plus viscéral : pardonnez-moi de vous le dire, mais cette prose-là AUSSI me fait vomir. Je suis loin de penser à me revendiquer "de gauche" à tout bout de champ et n’en fais pas une grille de lecture magique du monde ; mais quand je vous lis, alors oui, je me sens vachement "de gauche"...
Le copyleft n’était pas le sujet de ce papier. Je vous dirai simplement que le "copyleft" dont je me réclame est exemplairement représenté par l’éditeur Michel Valensi, des éditions de l’Eclat, qui parie sur la complémentarité des supports : il met en ligne des versions numériques gratuites de ses livres et continue par ailleurs à les vendre en librairie. Or la mise à disposition gratuite des textes sur le Net a eu pour effet de faire grimper les ventes de certains de ces titres en librairie, alors qu’ils n’avaient rencontré qu’un écho timide lors de leur parution - il est vrai que l’Eclat est un petit éditeur indépendant et non une grosse machine à best-sellers.
Expliquez-moi en quoi assurer une meilleure visibilité et de meilleures ventes à des auteurs revient à leur "tirer une balle dans la nuque" (en parlant de grille de lecture du monde, la vôtre ne vaut pas beaucoup mieux que celle que vous m’imputez : ces expressions caricaturales que votre mépris vous conduit à employer seraient parfaitement odieuses si elles n’étaient pas aussi ridicules).
Mais peut-être voudriez-vous que ces auteurs, au contraire, "demandent à mourir plus vite" - selon l’expression employée par François Bon à propos de ceux qui réclamaient le "prêt payant" en bibliothèque - pour enfin dégager la place et la laisser tout entière à de vraies pointures littéraires susceptibles d’incarner efficacement la grandeur de l’homme blanc ("mâle et hétérosexuel", j’oubliais) et de la civilisation occidentale - Maurice G. Dantec, par exemple ?
Merci pour les leçons d’étymologie, mais j’ai fait du grec, moi aussi.
Pour ce qui est de la grossièreté, je crois que vous avez fait exploser le compteur. L’apanage du génie, sans doute.
Voir en ligne : Michel Valensi, "Petit traité plié en dix sur le lyber"