C’est avec grand plaisir que j’ai lu votre article sur Powow.net. Sur le fond, votre point de vue se tient, et avec humour, mais il a comme défaut de tirer l’arme contre Vivendi avec le même genre d’épée que ce monstre sans âme… Dit autrement, vous appliquez une réflexion sectaire aux pratiques totalitaires de la PME de Jean-Marie…
Premier point, anecdotique : vous critiquez le système caricatural du vote, à juste titre, mais avez-vous vu que chaque internaute peut directement contribuer aux splendides (hum) débats du site (si si)...
Second point : Jean-Marie n’est pas derrière son écran à faire du montage html. C’est à peine s’il connaît powow.net. Il en récupère l’existence et les auteurs (qui le confortent dans son triste jeu de lego capitaliste) autant que les auteurs de powow.net détournent ses sous pour donner la parole à ceux qui le contestent. Il convient, lorsque l’on critique un site, d’observer l’acte autant que l’origine… Que voulez-vous, en France, on regarde qui paye (et là, c’est juste, il s’agit d’un grand méchant), et après on se fait une idée (voire).
Troisième point : powow.net ne remplacera jamais la critique libre de tout boulet capitaliste, et heureusement, mais pourquoi jouer le jeu du tout ou rien ? Powow.net est un projet de compromis, sans la moindre relecture du monstre Vivendi. Nous avons passé un contrat avec eux. Tant qu’ils le respectent, nous assumons, et ils savent que nous sommes en désaccord sur presque tout. Ce sera toujours mieux que de vendre leurs chaussettes. Powow.net n’est pas un projet de révolution (vous y croyez encore ?), c’est un projet de réforme, qui nous permet par ailleurs de déguster du Langre (de vivre quoi, et sans s’enfiler des infâmes McDo), et de mener par ailleurs, en tant qu’individus libres, des réflexions plus radicales. De plus, je vois que vous n’avez pas réfléchi aux effets d’un projet pareil à l’interne même d’un géant comme Vivendi (du genre grosse secousse et combat entre " progressistes " et " conservateurs "). Voyez-vous, j’ai l’impudence de croire que tout est bon pour porter atteinte à la toute puissance de grosses puissances, y compris prendre son argent pour faire des liens et donner la parole à des adversaires du gros machin. Car, sachez-le, chère Mona, sans laquelle un projet aussi ignoble que powow.net ne pourrait vivre, nous en faisons chier certains au sein de la machine… Et visiblement en dehors aussi ;-)))
Quatrième point : vous oubliez dans vos jolis arguments la notion de contrat. Rien n’avance sans compromis. Et un compromis ne se transforme pas en compromission tant qu’un contrat solide et accepté par les deux parties est tenu dans la durée. Que Vivendi censure, et nous partons tous. Tous. Notez par ailleurs que les " estimables personnalités " que vous mentionnez ont accepté de signer sur la base de ce type de contrat.
Ne jouons pas les pères la vertu. Marat et Robespierre, on a déjà donné.
Descendre les gros capitalistes, c’est bien. Descendre en s’amusant les gros capitalistes, les grands administratifs bêtes, les sectaires et crétins de tous poils, c’est mieux.
Tout-à-fait d’accord, bien sûr, pour en débattre de visu, même si j’ai tendance à penser que la vie est ailleurs (tout comme mes actes plus " libres ").
Très amicalement
Ariel Kyrou
Chère Mona,
C’est avec grand plaisir que j’ai lu votre article sur Powow.net. Sur le fond, votre point de vue se tient, et avec humour, mais il a comme défaut de tirer l’arme contre Vivendi avec le même genre d’épée que ce monstre sans âme… Dit autrement, vous appliquez une réflexion sectaire aux pratiques totalitaires de la PME de Jean-Marie…
Premier point, anecdotique : vous critiquez le système caricatural du vote, à juste titre, mais avez-vous vu que chaque internaute peut directement contribuer aux splendides (hum) débats du site (si si)...
Second point : Jean-Marie n’est pas derrière son écran à faire du montage html. C’est à peine s’il connaît powow.net. Il en récupère l’existence et les auteurs (qui le confortent dans son triste jeu de lego capitaliste) autant que les auteurs de powow.net détournent ses sous pour donner la parole à ceux qui le contestent. Il convient, lorsque l’on critique un site, d’observer l’acte autant que l’origine… Que voulez-vous, en France, on regarde qui paye (et là, c’est juste, il s’agit d’un grand méchant), et après on se fait une idée (voire).
Troisième point : powow.net ne remplacera jamais la critique libre de tout boulet capitaliste, et heureusement, mais pourquoi jouer le jeu du tout ou rien ? Powow.net est un projet de compromis, sans la moindre relecture du monstre Vivendi. Nous avons passé un contrat avec eux. Tant qu’ils le respectent, nous assumons, et ils savent que nous sommes en désaccord sur presque tout. Ce sera toujours mieux que de vendre leurs chaussettes. Powow.net n’est pas un projet de révolution (vous y croyez encore ?), c’est un projet de réforme, qui nous permet par ailleurs de déguster du Langre (de vivre quoi, et sans s’enfiler des infâmes McDo), et de mener par ailleurs, en tant qu’individus libres, des réflexions plus radicales. De plus, je vois que vous n’avez pas réfléchi aux effets d’un projet pareil à l’interne même d’un géant comme Vivendi (du genre grosse secousse et combat entre " progressistes " et " conservateurs "). Voyez-vous, j’ai l’impudence de croire que tout est bon pour porter atteinte à la toute puissance de grosses puissances, y compris prendre son argent pour faire des liens et donner la parole à des adversaires du gros machin. Car, sachez-le, chère Mona, sans laquelle un projet aussi ignoble que powow.net ne pourrait vivre, nous en faisons chier certains au sein de la machine… Et visiblement en dehors aussi ;-)))
Quatrième point : vous oubliez dans vos jolis arguments la notion de contrat. Rien n’avance sans compromis. Et un compromis ne se transforme pas en compromission tant qu’un contrat solide et accepté par les deux parties est tenu dans la durée. Que Vivendi censure, et nous partons tous. Tous. Notez par ailleurs que les " estimables personnalités " que vous mentionnez ont accepté de signer sur la base de ce type de contrat.
Ne jouons pas les pères la vertu. Marat et Robespierre, on a déjà donné.
Descendre les gros capitalistes, c’est bien. Descendre en s’amusant les gros capitalistes, les grands administratifs bêtes, les sectaires et crétins de tous poils, c’est mieux.
Tout-à-fait d’accord, bien sûr, pour en débattre de visu, même si j’ai tendance à penser que la vie est ailleurs (tout comme mes actes plus " libres ").
Très amicalement
Ariel Kyrou