> bien entendu, nous partageons les mêmes points de vue, mais...
11 juin 2001, 18:49, par Antoine Moreau
You wrote :
mais le débat, pour nous autres zélateurs de l’échange, et de la fraternité est essentiel, et nos divergeances, pour peu qu’elles soient catégoriques n’entâcheront pas notre visée, notre dessein : un monde meilleur avec les moyens du bord, un monde meilleur avec un esprit aussi pragmatique qu’idéaliste...un monde meilleur avec les pieds sur terre.
Alors là : non.
Pas de "monde meilleur"... Merci, on connait la chanson qui finit dans les cris d’effroi. C’est exactement ce que je peux redouter avec un mouvement du Libre qui nous referait la révolution sans en avoir appris les leçons. Pitié ! Pas ce discours là d’un monde meilleur... Celui là même que les marchands tiennent pour vendre leur production tu le tiens, en pire, pour la création artistique et en avant la musique au pas cadencé.
Il n’y a aucun progrès qui tienne en art, même si celui-ci est comme on peut le dire " a work in progress". Il n’y a pas de monde meilleur qui vaille la peine qu’on se batte pour, il n’y a que le lieu impensable de la poèsie et de ce que la création artistique montre quelques fois dans l’inter-dit. L’entre les lignes, foin des discours libérateurs ! Ce sont ceux là même qui allument les buchers où brûlent les êtres libres.
Non non, l’ambition est d’être juste, comme une note peut l’être dans un chorus free d’Albert Ayler. Sans concession pour la guimauve progressiste des discours qui promettent les symphonies lisses du bonheur perpétuel.
Le copyleft va dans le sens, non d’un monde meilleur, mais d’un monde exigeant et attentif à l’autre.
You wrote :
mais le débat, pour nous autres zélateurs de l’échange, et de la fraternité est essentiel, et nos divergeances, pour peu qu’elles soient catégoriques n’entâcheront pas notre visée, notre dessein : un monde meilleur avec les moyens du bord, un monde meilleur avec un esprit aussi pragmatique qu’idéaliste...un monde meilleur avec les pieds sur terre.
Alors là : non.
Pas de "monde meilleur"... Merci, on connait la chanson qui finit dans les cris d’effroi. C’est exactement ce que je peux redouter avec un mouvement du Libre qui nous referait la révolution sans en avoir appris les leçons. Pitié ! Pas ce discours là d’un monde meilleur... Celui là même que les marchands tiennent pour vendre leur production tu le tiens, en pire, pour la création artistique et en avant la musique au pas cadencé.
Il n’y a aucun progrès qui tienne en art, même si celui-ci est comme on peut le dire " a work in progress". Il n’y a pas de monde meilleur qui vaille la peine qu’on se batte pour, il n’y a que le lieu impensable de la poèsie et de ce que la création artistique montre quelques fois dans l’inter-dit. L’entre les lignes, foin des discours libérateurs ! Ce sont ceux là même qui allument les buchers où brûlent les êtres libres.
Non non, l’ambition est d’être juste, comme une note peut l’être dans un chorus free d’Albert Ayler. Sans concession pour la guimauve progressiste des discours qui promettent les symphonies lisses du bonheur perpétuel.
Le copyleft va dans le sens, non d’un monde meilleur, mais d’un monde exigeant et attentif à l’autre.
Voir en ligne : Copyleft Attitude