Merci de nous parler de Marcuse, dont je n’ai pas lu Eros et Civilisation, mais l’Homme unidimensionnel. Il montre bien que la force du capitalisme est de stimuler et de satisfaire une certaine catégorie de désirs (ceux qui peuvent générer des profits).
La question qui se pose Marcuse et qui est selon essentielle est : Le capitalisme satisfait-il des besoins latents ou génère-t-il de nouveaux besoins intimement liés au capitalisme ? Autrement dit, le capitalisme modifie-t-il la structure instinctuelle des hommes ? Pour Marcuse, et il est très convaincant, il semble que oui.
La force du capitalisme serait donc de s’imposer avec le consentement des gens, les quelques résistants qui restent seraient pour la majorité des extraterrestres prechant dans le désert Rendre la servitude volontaire ... triste constat que l’on ne doit pas envisager définitif.
Force est de constater que les gens sont de plus en plus hermétiques à la pensée critique, récupérée et travestie par l’idéologie dominante : par exemple la pensée de Debord est simplifiée en slogans ("jouissez sans entrave", ...) , dont on voit très bien comment ils peuvent s’intégrer aisément au système en place.
Le travail de sappe, inconscient, d’abrutissement collectif (et les réformes allegre-lang dans l’éducation nationale n’arrangeront rien : marginalisation de la dissertation, vision calculatoire des maths, ...). Serons nous encore capable de comprendre les auteurs les plus subversifs ?
Le propos est sans doute excessivement noir, mais il me semble que j’ai évoqué un aspect du capitalisme qui explique sa force et sa pérennisation.
Merci de nous parler de Marcuse, dont je n’ai pas lu Eros et Civilisation, mais l’Homme unidimensionnel. Il montre bien que la force du capitalisme est de stimuler et de satisfaire une certaine catégorie de désirs (ceux qui peuvent générer des profits).
La question qui se pose Marcuse et qui est selon essentielle est : Le capitalisme satisfait-il des besoins latents ou génère-t-il de nouveaux besoins intimement liés au capitalisme ? Autrement dit, le capitalisme modifie-t-il la structure instinctuelle des hommes ? Pour Marcuse, et il est très convaincant, il semble que oui.
La force du capitalisme serait donc de s’imposer avec le consentement des gens, les quelques résistants qui restent seraient pour la majorité des extraterrestres prechant dans le désert Rendre la servitude volontaire ... triste constat que l’on ne doit pas envisager définitif.
Force est de constater que les gens sont de plus en plus hermétiques à la pensée critique, récupérée et travestie par l’idéologie dominante : par exemple la pensée de Debord est simplifiée en slogans ("jouissez sans entrave", ...) , dont on voit très bien comment ils peuvent s’intégrer aisément au système en place.
Le travail de sappe, inconscient, d’abrutissement collectif (et les réformes allegre-lang dans l’éducation nationale n’arrangeront rien : marginalisation de la dissertation, vision calculatoire des maths, ...). Serons nous encore capable de comprendre les auteurs les plus subversifs ?
Le propos est sans doute excessivement noir, mais il me semble que j’ai évoqué un aspect du capitalisme qui explique sa force et sa pérennisation.