"1- Pour (sur)vivre aujourd’hui, on est obligé de travailler, souvent dans de très mauvaises conditions, sans pouvoir réellement prendre part aux décisions, même simplement s’exprimer librement"
> OK pour l’obligation de travailler, j’en rajoutais d’ailleurs un peu dans mon post car j’ai quand même une petite part de travail "obligatoire", le plus difficile étant de faire semblant le reste du temps : la force de travail que je vend au capitaliste qui m’emploie est très surestimée ! Cependant les entités économiques qui peuvent te permettre aujourd’hui de participer aux décisions ou de t’exprimer librement existent : mutuelles, coopératives, associations, SCOP, et j’en passe... Il faut juste généraliser le principe à toutes, ce qui ne sera pas facile sans toutefois être insurmontable : pas la peine de passer au communisme pour instaurer la démocratie dans l’entreprise, une réforme du droit des sociétés devrait suffire !
"2- L’organisation sociale du travail nécessaire aboutira à une forte diminution du temps de travail (suppression de tous les travaux parasitaires : pub, gadgets à la con qui entretiennent la fièvre consumériste, partage rationnel du temps de travail global)"
> Ajoutée au revenu minimum de Tarte Tatin et à la démocratie d’entreprise proposée plus haut, une réforme de la publicité pourrait sensiblement amoindrir la "fièvre consumériste" : interdiction pour les publicitaires de jouer sur les "cordes sensibles" (nana à poil pour vendre des portables, footballeur pour vendre du yaourt, chantage au "on sauve celui qui paye le plus" de pompiers sensées porter secours aux habitants d’un immeuble en flammes pour vendre un service Web d’enchères), obligation pour les publicitaires de s’en tenir à un discours rationnel et centré sur le produit ou service (description détaillée, comparatif possible avec les concurrents, utilisation de termes techniques et non genre "imaginez", "just do it", "pensez différent, pensez P...."). Plus aucune "identification" possible avec le produit/service, celui-ci redevient quelque chose d’utile et presque ennuyeux : on vire les faux créatifs de la pub, on ne fabrique plus de "gadgets à la con", on fabrique ce qui est utile et en quantité raisonnable... Cétipaformid’ la Vie ?
"3- Ce travail sera beaucoup moins ingrat que maintenant : participation aux décisions, ....les travailleurs auront à faire des choix ; bref, le travail "obligatoire" sera plus appréciable qu’aujourd’hui et plus court.... et il dégagera du temps pour les activités citoyennes, et pour la sphère d’activité autonome où règnera l’échange symbolique"
> il ne faut pas se leurrer, le travail ne sera pas moins ingrat (en tout cas pour moi, hé, hé) surtout si on en fait moins : aujourd’hui OK, quand tu fais 12h par jour de "technicien de surface", tu rentres chez toi, tu te poses pas de question, la fatigue de ton corps renforce ton aliénation... Mais demain, si tu dois faire 10h par semaine de "travail citoyen", d’une part tu auras le temps de penser que ça te gonfle grave, d’autre part comparé à ton temps libre ça devrait te sembler horriblement barbant. L’ex-service militaire national français pouvait être comparé à ton "travail obligatoire", pourtant il me semble que bien peu d’appelés se faisaient un joie d’y participer... Et nous arrivons donc au problème de la motivation : tes futurs travailleurs-camarades-citoyens vont devoir aimer leur situation et la société dans laquelle ils vont vivre, pour cela il faudra leur inculquer une nouvelle valeur que nous nommerons "travail social obligatoire" et qui jouera sensiblement le même rôle que celle nommée "propriété privée" aujourd’hui. Autrement dit, la carotte plantée au bout du baton qui fait avancer les anes que sont les humains occidentaux ! Et revoilou la Sainte Trinité éducation, manipulation, aliénation... Dans l’esprit des futurs T-C-C, il faudra que le travail obligatoire ait une valeur sociale plus forte que les activités citoyennes de leur temps libre, un peu comme aujourd’hui quoi !
J’ajouterais que notre système politique est "contrôlé démocratiquement", cela ne change rien aux taux d’abstention et donc à la non-représentativité que ressent une bonne partie de la population occidentale... Ensuite les discours genre "il est normal que (chacun participe à cette sphère de travail)..." ont le don de m’énerver surtout quand on y rajoute "cela permettra à chacun de [...] développer sa sociabilité dans plusieurs sphères" : je sens là-dedans comme une envie de faire marcher tout le monde au pas, même si c’est de façon douce...
"Ce n’est pas le bagne quand même non ?" => non bien sûr, juste une façon de présenter la praxis de l’idéologie "rouge" d’une autre façon, c’est tout. C’est, dans ce que Nietzche nommait "une épée et 100 appétits", juste une autre raison d’avoir faim !
La tension va monter d’un cran...
"1- Pour (sur)vivre aujourd’hui, on est obligé de travailler, souvent dans de très mauvaises conditions, sans pouvoir réellement prendre part aux décisions, même simplement s’exprimer librement"
> OK pour l’obligation de travailler, j’en rajoutais d’ailleurs un peu dans mon post car j’ai quand même une petite part de travail "obligatoire", le plus difficile étant de faire semblant le reste du temps : la force de travail que je vend au capitaliste qui m’emploie est très surestimée ! Cependant les entités économiques qui peuvent te permettre aujourd’hui de participer aux décisions ou de t’exprimer librement existent : mutuelles, coopératives, associations, SCOP, et j’en passe... Il faut juste généraliser le principe à toutes, ce qui ne sera pas facile sans toutefois être insurmontable : pas la peine de passer au communisme pour instaurer la démocratie dans l’entreprise, une réforme du droit des sociétés devrait suffire !
"2- L’organisation sociale du travail nécessaire aboutira à une forte diminution du temps de travail (suppression de tous les travaux parasitaires : pub, gadgets à la con qui entretiennent la fièvre consumériste, partage rationnel du temps de travail global)"
> Ajoutée au revenu minimum de Tarte Tatin et à la démocratie d’entreprise proposée plus haut, une réforme de la publicité pourrait sensiblement amoindrir la "fièvre consumériste" : interdiction pour les publicitaires de jouer sur les "cordes sensibles" (nana à poil pour vendre des portables, footballeur pour vendre du yaourt, chantage au "on sauve celui qui paye le plus" de pompiers sensées porter secours aux habitants d’un immeuble en flammes pour vendre un service Web d’enchères), obligation pour les publicitaires de s’en tenir à un discours rationnel et centré sur le produit ou service (description détaillée, comparatif possible avec les concurrents, utilisation de termes techniques et non genre "imaginez", "just do it", "pensez différent, pensez P...."). Plus aucune "identification" possible avec le produit/service, celui-ci redevient quelque chose d’utile et presque ennuyeux : on vire les faux créatifs de la pub, on ne fabrique plus de "gadgets à la con", on fabrique ce qui est utile et en quantité raisonnable... Cétipaformid’ la Vie ?
"3- Ce travail sera beaucoup moins ingrat que maintenant : participation aux décisions, ....les travailleurs auront à faire des choix ; bref, le travail "obligatoire" sera plus appréciable qu’aujourd’hui et plus court.... et il dégagera du temps pour les activités citoyennes, et pour la sphère d’activité autonome où règnera l’échange symbolique"
> il ne faut pas se leurrer, le travail ne sera pas moins ingrat (en tout cas pour moi, hé, hé) surtout si on en fait moins : aujourd’hui OK, quand tu fais 12h par jour de "technicien de surface", tu rentres chez toi, tu te poses pas de question, la fatigue de ton corps renforce ton aliénation... Mais demain, si tu dois faire 10h par semaine de "travail citoyen", d’une part tu auras le temps de penser que ça te gonfle grave, d’autre part comparé à ton temps libre ça devrait te sembler horriblement barbant. L’ex-service militaire national français pouvait être comparé à ton "travail obligatoire", pourtant il me semble que bien peu d’appelés se faisaient un joie d’y participer... Et nous arrivons donc au problème de la motivation : tes futurs travailleurs-camarades-citoyens vont devoir aimer leur situation et la société dans laquelle ils vont vivre, pour cela il faudra leur inculquer une nouvelle valeur que nous nommerons "travail social obligatoire" et qui jouera sensiblement le même rôle que celle nommée "propriété privée" aujourd’hui. Autrement dit, la carotte plantée au bout du baton qui fait avancer les anes que sont les humains occidentaux ! Et revoilou la Sainte Trinité éducation, manipulation, aliénation... Dans l’esprit des futurs T-C-C, il faudra que le travail obligatoire ait une valeur sociale plus forte que les activités citoyennes de leur temps libre, un peu comme aujourd’hui quoi !
J’ajouterais que notre système politique est "contrôlé démocratiquement", cela ne change rien aux taux d’abstention et donc à la non-représentativité que ressent une bonne partie de la population occidentale... Ensuite les discours genre "il est normal que (chacun participe à cette sphère de travail)..." ont le don de m’énerver surtout quand on y rajoute "cela permettra à chacun de [...] développer sa sociabilité dans plusieurs sphères" : je sens là-dedans comme une envie de faire marcher tout le monde au pas, même si c’est de façon douce...
"Ce n’est pas le bagne quand même non ?" => non bien sûr, juste une façon de présenter la praxis de l’idéologie "rouge" d’une autre façon, c’est tout. C’est, dans ce que Nietzche nommait "une épée et 100 appétits", juste une autre raison d’avoir faim !
Bonsoir.