D’un point de vue historique, le principe de l’économie de marché est l’horizon indépassable des théories classiques du libéralisme politique et économique par-delà leur diversité. Cela dit, si tu connais des exemples de mouvements hostiles à l’économie de marché qui se revendique quand même du libéralisme, je serais curieux que tu me précise lesquels. mais dans ces cas là, j’ai bien peur que le mot de "libéralisme" déjà très ambigu en raison de la diversité des penseurs qui s’y réfèrent ne veuille plus dire grand chose.
J’ai pas spécialement envie de leur faire de la pub, vu que je ne partage qu’un seul point de vue avec eux. Je n’ai pas parlé de mouvements hostiles à l’économie de marché qui se revendiquent du libéralisme... J’ai parlé de libéraux, favorables à l’économie de marché. Et parce qu’ils y sont favorables, ils considèrent toutes les barrières à l’échange d’information comme autant de protectionnismes. Ils sont donc opposés à ce que la loi protège autant les brevets industriels, et favorable à la libre circulation de l’information... c’est à dire à la libre duplication et commercialisation de l’information.
Or le capitalisme actuel tire toute sa puissance de ces lois qui accordent l’exclusivité d’exploitation et qui interdisent la copie, et permettent par effet de "monopole" la création de firmes mondiales dominatrice. C’est eux que ces lois protègent en premier lieu, et c’est ahma la meilleure stratégie pour les affaiblir que de changer les règles du jeux.
Eux propose de casser ces grands "monopoles", mais toi que propose tu ? Heureusement il n’y a pas que ces énergumènes libéraux à tenir ces discours, et on y trouve aussi des "humanistes", des marxiens, des libertaires, des tiers-mondistes, des hackers, etc...
En effet la marchandisation de l’information n’est plus possible si l’on permet une véritable libre circulation de l’information. L’information peut être vendu, mais sans exclusivité d’une multinationale sur cette information, si n’importe qui peut la dupliquer librement, il n’y a plus marchandisation. Il ne s’agit pas à mon sens de sacrifier le droit d’auteur au copyright anglo-saxon, seulement de considérer que l’aspect patrimonial du droit d’auteur est moins important que la libre circulation de l’information, et que finalement l’auteur a moins à y perdre que les multinationales, bref qu’on a tous à y gagner.
Les industriels de la culture militent activement pour que des lois et des armées de juristes leur garantissent l’exclusivité d’exploitation sur les oeuvres des auteurs sous contrat. Je milite contre, fondamentalement parce que je considère comme mesquin de refuser le droit de copier une chose qui peut se dupliquer à l’infini. Une perversion économique auquel nous a habitué le capitalisme, mais qui s’oppose radicalement à l’intérêt général en recréant artificiellement de la rareté, incapable de s’épanouir dans un contexte d’abondance, qui plutôt favorable selon les ethnologues à une économie du don :-).
Refuser ce débat en y adossant l’étiquette "fanatique du net, destructeur de lien social", ça veut dire encourager la prohibition de l’échange d’information entre individu. Ca veut dire soutenir la répression de tout ceux qui copient des CDs audios comme s’ils étaient des criminels. Prenez garde de ne pas vous retrouvez dans les mêmes histoires que ceux qui brulent des livres, interdisent les photocopieuses et les paraboles :-)
Bref, je me trompe surement, d’ailleurs je doute, mais je supporte mal que Breton et Wolton refuse d’entrer dans ce débat (mais aussi dans d’autre comme l’auto-publication, l’exploitation des données privées des internautes, les questions d’hébergement mutualistes) sous prétexte que foutre un pied dans ce bordel serait faire le jeux des fanatiques, alors que eux sont des gens raisonnables. S’ils veulent discutter et faire progresser leur idée, ils n’ont qu’à venir s’exprimer sur Uzine2, l’inverse n’étant pas possible. Na !
Je ne vois pas d’opposition au sein de minirezo entre "enthousiastes" et "sceptiques" de l’internet (si tu as des exemples précis d’articles sceptiques sur uZine2, n’hésite-pas à les donner).
Ton article est sceptique, celui que j’ai posté le moi dernier est optimiste. C’est une grille de lecture comme une autre, y’en a des moins bonnes :-)
Les autres articles sceptiques... De mémoire "et si l’internet n’était pas si myrifique que ça" ou un titre dans ce genre. Mais de mon point de vue la plupart des articles du minirezo ont plutôt tendance à relativiser les discours béatement optimiste, qu’à les relayer (et parfois je le régrette).
Comme quoi, il y a toujours plus royaliste que le roi.
Par ailleurs, je ne pense pas qu’il faille situer le débat entre "enthousiaste" et "sceptique". S’il faut éviter de rejeter unilatéralement le réseau sans réfléchir au parti que l’on peut en tirer, on doit également le soumettre à l’exercice systématique de la raison critiqe.
Effectivement, mais si les simplifications font perdre en qualité, elles font gagner en temps. C’est comme le clivage gauche-droite :-)
Bon, je m’arrête là. J’ai écris pas de mal de conneries, et je n’ose pas me relire. Je m’embrouille mais j’apperçois vaguement au loin une argumentation intéressante. Boaf, de toute façon, de même que les chiens aboient et la caravane passe, les sociologues parlent, ici on théorise, mais les pratiques d’échange et de don se développent irrémédiablement sur le net... Ca m’étonnerait qu’ils arrivent à transformer ça en immense supermarché :-)
D’un point de vue historique, le principe de l’économie de marché est l’horizon indépassable des théories classiques du libéralisme politique et économique par-delà leur diversité. Cela dit, si tu connais des exemples de mouvements hostiles à l’économie de marché qui se revendique quand même du libéralisme, je serais curieux que tu me précise lesquels. mais dans ces cas là, j’ai bien peur que le mot de "libéralisme" déjà très ambigu en raison de la diversité des penseurs qui s’y réfèrent ne veuille plus dire grand chose.
J’ai pas spécialement envie de leur faire de la pub, vu que je ne partage qu’un seul point de vue avec eux. Je n’ai pas parlé de mouvements hostiles à l’économie de marché qui se revendiquent du libéralisme... J’ai parlé de libéraux, favorables à l’économie de marché. Et parce qu’ils y sont favorables, ils considèrent toutes les barrières à l’échange d’information comme autant de protectionnismes. Ils sont donc opposés à ce que la loi protège autant les brevets industriels, et favorable à la libre circulation de l’information... c’est à dire à la libre duplication et commercialisation de l’information.
Or le capitalisme actuel tire toute sa puissance de ces lois qui accordent l’exclusivité d’exploitation et qui interdisent la copie, et permettent par effet de "monopole" la création de firmes mondiales dominatrice. C’est eux que ces lois protègent en premier lieu, et c’est ahma la meilleure stratégie pour les affaiblir que de changer les règles du jeux.
Eux propose de casser ces grands "monopoles", mais toi que propose tu ? Heureusement il n’y a pas que ces énergumènes libéraux à tenir ces discours, et on y trouve aussi des "humanistes", des marxiens, des libertaires, des tiers-mondistes, des hackers, etc...
En effet la marchandisation de l’information n’est plus possible si l’on permet une véritable libre circulation de l’information. L’information peut être vendu, mais sans exclusivité d’une multinationale sur cette information, si n’importe qui peut la dupliquer librement, il n’y a plus marchandisation. Il ne s’agit pas à mon sens de sacrifier le droit d’auteur au copyright anglo-saxon, seulement de considérer que l’aspect patrimonial du droit d’auteur est moins important que la libre circulation de l’information, et que finalement l’auteur a moins à y perdre que les multinationales, bref qu’on a tous à y gagner.
Les industriels de la culture militent activement pour que des lois et des armées de juristes leur garantissent l’exclusivité d’exploitation sur les oeuvres des auteurs sous contrat. Je milite contre, fondamentalement parce que je considère comme mesquin de refuser le droit de copier une chose qui peut se dupliquer à l’infini. Une perversion économique auquel nous a habitué le capitalisme, mais qui s’oppose radicalement à l’intérêt général en recréant artificiellement de la rareté, incapable de s’épanouir dans un contexte d’abondance, qui plutôt favorable selon les ethnologues à une économie du don :-).
Refuser ce débat en y adossant l’étiquette "fanatique du net, destructeur de lien social", ça veut dire encourager la prohibition de l’échange d’information entre individu. Ca veut dire soutenir la répression de tout ceux qui copient des CDs audios comme s’ils étaient des criminels. Prenez garde de ne pas vous retrouvez dans les mêmes histoires que ceux qui brulent des livres, interdisent les photocopieuses et les paraboles :-)
Bref, je me trompe surement, d’ailleurs je doute, mais je supporte mal que Breton et Wolton refuse d’entrer dans ce débat (mais aussi dans d’autre comme l’auto-publication, l’exploitation des données privées des internautes, les questions d’hébergement mutualistes) sous prétexte que foutre un pied dans ce bordel serait faire le jeux des fanatiques, alors que eux sont des gens raisonnables. S’ils veulent discutter et faire progresser leur idée, ils n’ont qu’à venir s’exprimer sur Uzine2, l’inverse n’étant pas possible. Na !
Je ne vois pas d’opposition au sein de minirezo entre "enthousiastes" et "sceptiques" de l’internet (si tu as des exemples précis d’articles sceptiques sur uZine2, n’hésite-pas à les donner).
Ton article est sceptique, celui que j’ai posté le moi dernier est optimiste. C’est une grille de lecture comme une autre, y’en a des moins bonnes :-)
Les autres articles sceptiques... De mémoire "et si l’internet n’était pas si myrifique que ça" ou un titre dans ce genre. Mais de mon point de vue la plupart des articles du minirezo ont plutôt tendance à relativiser les discours béatement optimiste, qu’à les relayer (et parfois je le régrette).
Comme quoi, il y a toujours plus royaliste que le roi.
Par ailleurs, je ne pense pas qu’il faille situer le débat entre "enthousiaste" et "sceptique". S’il faut éviter de rejeter unilatéralement le réseau sans réfléchir au parti que l’on peut en tirer, on doit également le soumettre à l’exercice systématique de la raison critiqe.
Effectivement, mais si les simplifications font perdre en qualité, elles font gagner en temps. C’est comme le clivage gauche-droite :-)
Bon, je m’arrête là. J’ai écris pas de mal de conneries, et je n’ose pas me relire. Je m’embrouille mais j’apperçois vaguement au loin une argumentation intéressante. Boaf, de toute façon, de même que les chiens aboient et la caravane passe, les sociologues parlent, ici on théorise, mais les pratiques d’échange et de don se développent irrémédiablement sur le net... Ca m’étonnerait qu’ils arrivent à transformer ça en immense supermarché :-)
A+. Au plaisir de te relire.