" Il faut se réapproprier les nouvelles technologies en construisant une alternative à la société de l’information. S’il y a une vérité dans la notion de société de l’information, c’est que de plus en plus d’interstices de la vie quotidienne et institutionnelle sont pénétrés par les technologies de l’information et que donc de plus en plus de secteurs seront obligés d’y réfléchir, soit pour y adhérer, soit pour poser la question d’une autre option. "
Entièrement d’accord, mais concrètement il propose quoi ? Parce que si lui n’a rien à me proposer, il y en a qui agissent et créent, avec ou sans l’aide des réseaux, et ce sont eux qui m’intéressent.
Il poursuit ainsi :
" Or, aujourd’hui, ceux qui osent parler d’alternative sont aussitôt taxés de technophobes. Il n’y a aucune réflexion sur la question essentielle. A savoir : face à un projet qui se réduit de plus en plus à une techno-utopie, à un déterminisme technomarchand, peut-on opposer des projets sociaux et d’autres formes d’appropriation de ces technologies qui pénètrent la société ? "
Je ne vois pas de quoi, ni de qui il parle. Je suis frustré de ne savoir de quoi il parle exactement : qui osent parler, et qui taxent ceux qui osent parler de technophobe. Je suis potentiellement d’accord avec lui, tout dépend de quoi il parle. Si il parle de Philippe Val et du Minirezo, là je ne suis pas d’accord du tout.
Je refuse d’être enfermé dans un manichéisme "adepte libéraux mystique du culte de l’internet" contre "rationaliste socialiste pour une autre société de l’information". J’ai des amis politiques passionnés d’internet, d’autre qui s’en fichent, et c’est pareil pour mes ennemis. Je veux du concret, le débat tel que posé par Philippe Breton est abstrait. Il met le web indépendant dans le même camp que Bill Gates... je ne vois pas pourquoi on se laisserait mettre en boite avec des arguments aussi légers (Isaac Asimov + Pierre Levy = minirezo caca boudin dangereux).
La discussion sur ce sujet est nécessaire. Je me demande souvent si en défendant le concept d’intelligence collective, je ne fais finalement pas le jeux de la main invisible du marché qui donne des claques... j’ai envie de discutter de l’idéologie que produit le réseau, de ses dangers... Mais je veux le faire sur des clairement, rationellement, sinon on tourne en rond sur des malentendus... C’est le cas de cet article... qui a tout de même le mérite d’entamer la question.
Dans ton texte, tu explique également :
" Le grand mérite du petit livre de Mattelart est de fournir des armes pour démonter la mécanique idéologique qui sous-tend le mythe de la "société de l’information". Si cette prise de conscience est nécessaire elle ne peut en aucun cas être suffisante. C’est pourquoi Mattelart suggère à juste titre l’organisation d’états généraux sur la "société de l’information" pour lui opposer un "modèle alternatif". "
Mais alors, fait-nous donc partager ces armes, s’il te plait, sincèrement... Ou faut-il obligatoirement acheter son bouquin pour s’armer ?
Pour ce qui est de l’organisation d’état généraux sur la "société de l’information" pour lui opposer un "modèle alternatif"... j’aimerai savoir s’il a un début d’idée sur ce que pourrait être ce modèle alternatif. Parce qu’il n’en parle pas dans son article. Assez de virtuel, je veux du concret, du réel, du pratique !
L’idée d’organiser des états généraux est plutôt bonne... je pense que le lieu le plus approprié pour cela est le prochain sommet de Porto Allegre. Non ?
Stéphane Mandard conclut son interview ainsi :
" Il faut se réapproprier les nouvelles technologies en construisant une alternative à la société de l’information. S’il y a une vérité dans la notion de société de l’information, c’est que de plus en plus d’interstices de la vie quotidienne et institutionnelle sont pénétrés par les technologies de l’information et que donc de plus en plus de secteurs seront obligés d’y réfléchir, soit pour y adhérer, soit pour poser la question d’une autre option. "
Entièrement d’accord, mais concrètement il propose quoi ? Parce que si lui n’a rien à me proposer, il y en a qui agissent et créent, avec ou sans l’aide des réseaux, et ce sont eux qui m’intéressent.
Il poursuit ainsi :
" Or, aujourd’hui, ceux qui osent parler d’alternative sont aussitôt taxés de technophobes. Il n’y a aucune réflexion sur la question essentielle. A savoir : face à un projet qui se réduit de plus en plus à une techno-utopie, à un déterminisme technomarchand, peut-on opposer des projets sociaux et d’autres formes d’appropriation de ces technologies qui pénètrent la société ? "
Je ne vois pas de quoi, ni de qui il parle. Je suis frustré de ne savoir de quoi il parle exactement : qui osent parler, et qui taxent ceux qui osent parler de technophobe. Je suis potentiellement d’accord avec lui, tout dépend de quoi il parle. Si il parle de Philippe Val et du Minirezo, là je ne suis pas d’accord du tout.
Je refuse d’être enfermé dans un manichéisme "adepte libéraux mystique du culte de l’internet" contre "rationaliste socialiste pour une autre société de l’information". J’ai des amis politiques passionnés d’internet, d’autre qui s’en fichent, et c’est pareil pour mes ennemis. Je veux du concret, le débat tel que posé par Philippe Breton est abstrait. Il met le web indépendant dans le même camp que Bill Gates... je ne vois pas pourquoi on se laisserait mettre en boite avec des arguments aussi légers (Isaac Asimov + Pierre Levy = minirezo caca boudin dangereux).
La discussion sur ce sujet est nécessaire. Je me demande souvent si en défendant le concept d’intelligence collective, je ne fais finalement pas le jeux de la main invisible du marché qui donne des claques... j’ai envie de discutter de l’idéologie que produit le réseau, de ses dangers... Mais je veux le faire sur des clairement, rationellement, sinon on tourne en rond sur des malentendus... C’est le cas de cet article... qui a tout de même le mérite d’entamer la question.
Dans ton texte, tu explique également :
" Le grand mérite du petit livre de Mattelart est de fournir des armes pour démonter la mécanique idéologique qui sous-tend le mythe de la "société de l’information". Si cette prise de conscience est nécessaire elle ne peut en aucun cas être suffisante. C’est pourquoi Mattelart suggère à juste titre l’organisation d’états généraux sur la "société de l’information" pour lui opposer un "modèle alternatif". "
Mais alors, fait-nous donc partager ces armes, s’il te plait, sincèrement... Ou faut-il obligatoirement acheter son bouquin pour s’armer ?
Pour ce qui est de l’organisation d’état généraux sur la "société de l’information" pour lui opposer un "modèle alternatif"... j’aimerai savoir s’il a un début d’idée sur ce que pourrait être ce modèle alternatif. Parce qu’il n’en parle pas dans son article. Assez de virtuel, je veux du concret, du réel, du pratique !
L’idée d’organiser des états généraux est plutôt bonne... je pense que le lieu le plus approprié pour cela est le prochain sommet de Porto Allegre. Non ?
Voir en ligne : Qui sont les prédateurs d’aujourd’hui ? (Le Monde 28 mars 2001)