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> Internet et la fin de la création

9 mars 2001, 12:09, par hcow

Damnation ... Quelle puissance analytique ... Je n’ai pas grand chose à répondre à une telle hégémonie intellectuelle (sauf peut-être à lui conseiller de (re)lire Marx, et pas dans la version les rapetous convoitent le coffre de l’oncle Picsou).

Il n’y en n’a pas de problème ! En fait le problème s’est de les faire respecter, et ce n’est pas donné à des gens comme nous, mais aux puissants.

On peut aussi envisager qu’il n’y ait plus du tout de copyright. Que les choses soient gratuites. Ou accessibles sous certaines conditions. Dans un domaine différent, les logiciels dits libres, sont plus ou moins gratuits, ou plus exactement sous soumis à certaines règles d’utilisation, mais on n’est plus dans le domaine classique du vente/achat. Difficile de mettre un copyright sur Linux. De surcroit existe la notion de "domaine public" qui fait que en théorie, certaines oeuvres, passées un delai, appartiennent à tous (à l’humanité).

Bien certain ! En quoi la vie de Picasso aurait été dérangé parce que la population se fait des copies de ses oeuvres ? Qui peut prétendre avoir un vrai Picasso chez lui ? Voilà la vraie question

Le probleme est justement là. Il est difficile de savoir si Picasso aurait été dérangé puisque le probleme ne se posait pas. Il est important de savoir en quoi c’est important d’avoir un original chez soi. Personnellement, avoir une bonne reproduction de Van Gogh chez moi est amplement suffisant. Dans ces conditions, si la copie acquière une valeur en soi (puisque je l’estime suffisante), on peut se demander pourquoi l’original garderait une valeur supérieure. Picasso (ou n’importe qui) pouvait vendre ses tableaux cher, parce que c’était des pièces uniques. Pour le moment, on accorde encore de la valeur à l’original. Mais pour combien de temps ? C’est une des préocupations de Benjamin. Et puis reste le fond du probleme : pourquoi l’original a plus de valeur ? Pourquoi le fait que ce soit l’original est une valeur en soi ? C’est une donnée sociale, et comme toutes les données sociales, elle est peut-etre appellée à disparaitre.

Désolé, mais le capitalisme s’est la centralisation des biens par une poignée de semblable ( les plus fort) qui doivent s’organiser pour que ce qu’ils vendent soit accessible sinon ils s’étranglent eux même.

Pour que les biens aient un prix, et un prix élevé (l’important c’est le profit, le benefice, ne l’oublions pas), ou tout du moins ne soit pas disponibles gratuitement, il faut les raréfier. Le mieux étant evidemment de créer de nouveaux objets, avec les besoins qui vont avec, en les raréfiants suffisamment pour que le prix se maintienne à un certain niveau (pendant un certain temps). Qui fixe le prix d’un objet ? Le prix auquel on est prêt à l’acheter ? Ca ne sert à rien de concentrer les biens si les gens ne sont pas prets à les acheter. La valeur, en définitive, c’est le prix auquel les gens sont prets à acheter. On n’en est plus à l’époque heroique où l’on n’achetait que des produits de première necessité. Et d’ailleurs qu’est-ce que la première necessité ? La nourriture ? Toutes les nourritures ou seulement le pain ? Le pain ou seulement le blé ? etc ...

La définition la plus stupides que je n’ai jamais lu !

Faut developper un peu, camarade !

La Porshe est une voiture qui perd son aura vous dites ?

En général, une Porsche n’est pas considérée comme un item culturel. Mais vous faites ce que vous voulez.

Bon, ceci étant, c’est bien beau de troller comme un fou, mais faut un peu argumenter ...