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> Les boniments de Michel Bon

12 février 2001, 22:53, par Jacques CHATIGNOUX

Aux deux messages précédents quelques repères complémentaires :

• Coup de gueule certes... mais invitation à dire aussi que parfois, faut pas dépasser les bornes...

• Sur "la duplicité de France Telecom", je maintiens car une organisation est toujours à l’image de son patron ou de sa direction... Il lui est aussi toujours possible d’être son propre maître. Pour une entreprise de communications, il serait bien ainsi que l’on entende plus souvent les salariés de l’entreprise pour savoir ce qu’ils pensent des boniments de leur patron.

• Si France Telecom se veut une entreprise, ses personnels ne sont plus des employés de l’Etat. S’il y a encore ambiguité pour certains, qu’ils choisissent.

• "Les Bon, les Messier, les Jobs, les Gates ne font que servir de vitrine à leurs entreprises". Certes mais leur comportement rétroagit sur l’image de leur entreprise. T.Desmarets a bien vu les résultats de son mépris affiché lors de l’Erika. Quant à l’influence de ces dirigeants, je ne suis ni d’accord pour en sous-estimer le poids décisionnel, ni pour en sous-estimer la responsabilité. Pour M. Bon il signe par ce type d’article au Monde une dévalorisation complémentaire de son entreprise en termes d’éthique et de responsabilité sociale.

• "Le voir lâcher une phrase fracassante"... est-il suggéré dans le commentaire. Certes non et pourquoi vouloir toujours associer à un quelconque dirigeant, un facteur événementiel avec par exemple une phrase fracassante. Cela serait particulièrement réducteur. M. Bon exprime bien dans cet article sa personnalité au delà de ce qu’à pu lui suggérer une direction de communication. Ce n’est pas le mépris hautain à la T. Desmarets, c’est la prétention sans pudeur de celui qui - dans son seul monde - croit dominer le monde sans voir venir ce qui sape son utilité, son autorité, sa fonction même d’opérateur.

• Et bien de cela aussi il faut discuter sur le minirezo.
Elargissons notre regard, portons le propos sur le terrain même de ceux qui nous gouvernent ou influencent les décisions qui devraient relever de la collectivité.