Voilà pourquoi je me méfie des grands groupes de presse, et que ma préférence va aux petites rédactions indépendantes (pas de pub, pas d’actionnaire industriel). L’ambiance y est différente, pas trop de tirage dans les pattes, des frictions, bien sûr, mais tempérées par la petite taille de la structure qui fait que finalement, on se sent nettement plus concerné par le devenir de la société. Et puis il y a quelque chose de plaisant à battre parfois sur le fil une grosse publication, avec ses dizaines de journalistes et ses moyens sans commune mesure avec les nôtres. Et l’absence quasi-totale de barrières hiérarchiques : le bureau du patron est à deux mètres, et il a viré la porte de son bureau.
Comme les autres, je regrette que tu t’arrêtes là, Pierre. Il y avait sans doute plus à dire sur le sujet. Que les journalistes se tirent la bourre entre eux, une compétition dont les lecteurs n’ont finalement rien à faire. Que ce soit untel ou tel autre qui sorte une info n’impressionne finalement que le microcosme journalistique, et ceux qui les emploient.
Et puis je relèverai qu’il faut souvent beaucoup de prudence pour ne pas perdre son âme, à force de faveurs, de cadeaux, traités comme des coqs en pâte dans des hôtels où le tarif de trois nuits engoutirait une bonne partie de notre salaire mensuel. On côtoie rarement impunément les "grands" de ce monde, pédégés sur-galonnés, politiques camés au pouvoir, militaires "indispensables"...
Rêveur, je vais seul et sans armes sur cette Terre
Voilà pourquoi je me méfie des grands groupes de presse, et que ma préférence va aux petites rédactions indépendantes (pas de pub, pas d’actionnaire industriel). L’ambiance y est différente, pas trop de tirage dans les pattes, des frictions, bien sûr, mais tempérées par la petite taille de la structure qui fait que finalement, on se sent nettement plus concerné par le devenir de la société. Et puis il y a quelque chose de plaisant à battre parfois sur le fil une grosse publication, avec ses dizaines de journalistes et ses moyens sans commune mesure avec les nôtres. Et l’absence quasi-totale de barrières hiérarchiques : le bureau du patron est à deux mètres, et il a viré la porte de son bureau.
Comme les autres, je regrette que tu t’arrêtes là, Pierre. Il y avait sans doute plus à dire sur le sujet. Que les journalistes se tirent la bourre entre eux, une compétition dont les lecteurs n’ont finalement rien à faire. Que ce soit untel ou tel autre qui sorte une info n’impressionne finalement que le microcosme journalistique, et ceux qui les emploient.
Et puis je relèverai qu’il faut souvent beaucoup de prudence pour ne pas perdre son âme, à force de faveurs, de cadeaux, traités comme des coqs en pâte dans des hôtels où le tarif de trois nuits engoutirait une bonne partie de notre salaire mensuel. On côtoie rarement impunément les "grands" de ce monde, pédégés sur-galonnés, politiques camés au pouvoir, militaires "indispensables"...
Rêveur, je vais seul et sans armes sur cette Terre