En effet, c’était un peu violent comme réaction, mais il aurait fallu que je ponde une réponse bien trop longue. Pour ne développer qu’un seul point, effleuré par Java : le fait que l’on décrive la personne en fuite (je ne connais même pas son nom) comme un "fou furieux". Facile comme raccourci. Grâce à cela, personne ne viendra pleurer une larme sur son sort le jour où il se fera attraper, et vraisemblablement descendre (vous comprenez, il était armé et dangereux). Ce type d’étiquettes que l’on colle au dos des gens pour excuser par avance leur mise à mort arbitraire. Tout est bien qui finit bien. Le méchant est mort, les gentils (nous, quoi) s’en sortent "mais-on-ne-fait-pas-d’omelettes -sans-casser-d’oeufs", donc quatre personnes sur le carreau.
Un peu comme cette prise d’otages dans cette école à Neuilly, il y a quelques années. "Tout est bien qui finit bien : le preneur d’otages a été tué". J’imagine que le ministère de l’Intérieur a dûment chapitré les journalistes habilités à couvrir l’événement. Il n’était pas possible que le preneur d’otage s’en sorte. Même s’il avait lâché son arme. Et ces journalistes ont dû être priés de ne pas verser une larme sur son sort. Ni écrire une seule ligne sur lui, expliquant, par exemple, son attitude. Les preneur d’otages doivent savoir (et c’est fondamental) qu’au bout de leur aventure, il n’y a qu’une issue possible : la mort. Afin de décourager les autres. Et de maintenir la cohésion de la "Société". Quitte à excuser les "bavures".
Bof, après tout, on était pas là au moment des faits, alors à quoi bon épiloguer. C’est juste très triste pour les gamins qui restent derrière. Que leur papa se soient fait descendre "en service commandé" ou parce qu’ils étaient là au mauvais moment ne change rien pour eux.
Hello Yan.
En effet, c’était un peu violent comme réaction, mais il aurait fallu que je ponde une réponse bien trop longue. Pour ne développer qu’un seul point, effleuré par Java : le fait que l’on décrive la personne en fuite (je ne connais même pas son nom) comme un "fou furieux". Facile comme raccourci. Grâce à cela, personne ne viendra pleurer une larme sur son sort le jour où il se fera attraper, et vraisemblablement descendre (vous comprenez, il était armé et dangereux). Ce type d’étiquettes que l’on colle au dos des gens pour excuser par avance leur mise à mort arbitraire. Tout est bien qui finit bien. Le méchant est mort, les gentils (nous, quoi) s’en sortent "mais-on-ne-fait-pas-d’omelettes -sans-casser-d’oeufs", donc quatre personnes sur le carreau.
Un peu comme cette prise d’otages dans cette école à Neuilly, il y a quelques années. "Tout est bien qui finit bien : le preneur d’otages a été tué". J’imagine que le ministère de l’Intérieur a dûment chapitré les journalistes habilités à couvrir l’événement. Il n’était pas possible que le preneur d’otage s’en sorte. Même s’il avait lâché son arme. Et ces journalistes ont dû être priés de ne pas verser une larme sur son sort. Ni écrire une seule ligne sur lui, expliquant, par exemple, son attitude. Les preneur d’otages doivent savoir (et c’est fondamental) qu’au bout de leur aventure, il n’y a qu’une issue possible : la mort. Afin de décourager les autres. Et de maintenir la cohésion de la "Société". Quitte à excuser les "bavures".
Bof, après tout, on était pas là au moment des faits, alors à quoi bon épiloguer. C’est juste très triste pour les gamins qui restent derrière. Que leur papa se soient fait descendre "en service commandé" ou parce qu’ils étaient là au mauvais moment ne change rien pour eux.