Je parcours vos analyses réjouissantes avec cette espèce de frustration de ne pas être parvenu à faire passer ces idées il y a deux ans. J’étais alors chargé d’études économiques dans un organisme régional, mon métier consistait à faire le point sur les enjeux et perspectives de secteurs aussi divers que la plasturgie, le biomédical, l’agroalimentaire ou la grande distribution. Issu d’un troisième cycle en systèmes d’informations, je me suis réjoui de voir arriver sur mon bureau le thème des "NTIC" et de la "Nouvelle économie"... Le problème, c’est que, "naïvement", je me suis mis à mesurer ce que ce secteur pesait réellement en France et dans ma région, le chiffre d’affaires et les ratios de gestion qui le caractérisaient, la consistance de la filière économique qu’il représente, hormis les activités informatiques traditionnelles. J’ai, toujours aussi "naïvement" publié les résultats montrant que n’importe quel plombier dégage des résultats plus prometteurs que la start up la plus médiatisée, que la "région numérique" dont nous rebattaient les oreilles nos édiles n’avait pas davantage de dimension technologique que n’en possède un site de commerce en ligne dont le développement mobilise des compétences plus proches de la bureautique que de la physique des particules, n’en déplaise à leur égo.
Je suis passé pour un con.
J’ai même douté, un instant, d’y comprendre quoi que ce soit à l’économie et son nouveau paradigme (j’ai pourtant été trempé très tôt dans les théories Kuhniennes des révolutions industrielles).
Je ne prétend pas être un génie, vous le dites vous-même sur votre site, il suffisait d’un embryon de jugeotte pour voir que le roi était nu... mais surtout, comme l’enfant du conte d’Andersen, il fallait de l’innocence.
Tout ça pour dire qu’il n’y a pas que les startuppers à gourmette,les K-Risqueurs à chevalière et les B-Angels velus, tous ont participé à la connivence, y compris les jeunes fonctionnaires et élus en charge du développement économique qui ont vu dans cette bulle un moyen d’attirer la lumière sur leur misérable carrière en pétrifiant les quadras de leur jargon millénariste incompréhensible... et pour cause.
Je parcours vos analyses réjouissantes avec cette espèce de frustration de ne pas être parvenu à faire passer ces idées il y a deux ans. J’étais alors chargé d’études économiques dans un organisme régional, mon métier consistait à faire le point sur les enjeux et perspectives de secteurs aussi divers que la plasturgie, le biomédical, l’agroalimentaire ou la grande distribution. Issu d’un troisième cycle en systèmes d’informations, je me suis réjoui de voir arriver sur mon bureau le thème des "NTIC" et de la "Nouvelle économie"... Le problème, c’est que, "naïvement", je me suis mis à mesurer ce que ce secteur pesait réellement en France et dans ma région, le chiffre d’affaires et les ratios de gestion qui le caractérisaient, la consistance de la filière économique qu’il représente, hormis les activités informatiques traditionnelles. J’ai, toujours aussi "naïvement" publié les résultats montrant que n’importe quel plombier dégage des résultats plus prometteurs que la start up la plus médiatisée, que la "région numérique" dont nous rebattaient les oreilles nos édiles n’avait pas davantage de dimension technologique que n’en possède un site de commerce en ligne dont le développement mobilise des compétences plus proches de la bureautique que de la physique des particules, n’en déplaise à leur égo.
Je suis passé pour un con.
J’ai même douté, un instant, d’y comprendre quoi que ce soit à l’économie et son nouveau paradigme (j’ai pourtant été trempé très tôt dans les théories Kuhniennes des révolutions industrielles).
Je ne prétend pas être un génie, vous le dites vous-même sur votre site, il suffisait d’un embryon de jugeotte pour voir que le roi était nu... mais surtout, comme l’enfant du conte d’Andersen, il fallait de l’innocence.
Tout ça pour dire qu’il n’y a pas que les startuppers à gourmette,les K-Risqueurs à chevalière et les B-Angels velus, tous ont participé à la connivence, y compris les jeunes fonctionnaires et élus en charge du développement économique qui ont vu dans cette bulle un moyen d’attirer la lumière sur leur misérable carrière en pétrifiant les quadras de leur jargon millénariste incompréhensible... et pour cause.