> Une réponse au cynisme vulgaire : le cynisme philosophique
10 décembre 2000, 22:29, par Ariel Kyrou
Philippe,
D’accord pour rejeter le cynisme vulgaire, cet abandon de tout idéal qui fait le lit des pouvoirs. Mais faut-il pour autant ne voir le monde qu’au travers des pouvoirs. Il n’y a pas plus de génération qui verrouille aujourd’hui qu’il y en avait hier. Juste des hommes qui trahissent leurs principes d’hier là où d’autres, du même âge, leur restent fidèles. Ceux de 68 ont été les premiers à porter haut le drapeau des révolutions de génération. Je crois ce débat dépassé. L’enjeu est de résister et de créer un nouvel imaginaire poétique et politique ici et maintenant, avec tous ceux qui s’y retrouvent, qu’ils aient 25, 35, 45, 55 ou 65 ans... Comme le suggère d’ailleurs Mona elle-même en réponse à une contribution ci-dessous.
En revanche, je me demande si l’antidote au cynisme vulgaire n’est pas le cynisme philosophique, que je pourrais qualifier en deux horizons formidables signés Diogène de Sinope :
• "Penser sa vie et vivre sa pensée"
• "Etre à soi-même sa propre norme"
Je traduis : construire ensemble nos normes en se contrefoutant des normes surplombantes des pouvoirs, préférer être un virus, un trublion, un contre-pouvoir, à toute volonté de pouvoir. Ne pas chercher à créer une autre élite afin de foutre en l’air les oligarchies qui nous gouvernent (la République n’est pas synonyme de démocratie, et les oligarques des multinationales représentent l’antithèse du libéralisme de Tocqueville et Montesquieu).
Philippe,
D’accord pour rejeter le cynisme vulgaire, cet abandon de tout idéal qui fait le lit des pouvoirs. Mais faut-il pour autant ne voir le monde qu’au travers des pouvoirs. Il n’y a pas plus de génération qui verrouille aujourd’hui qu’il y en avait hier. Juste des hommes qui trahissent leurs principes d’hier là où d’autres, du même âge, leur restent fidèles. Ceux de 68 ont été les premiers à porter haut le drapeau des révolutions de génération. Je crois ce débat dépassé. L’enjeu est de résister et de créer un nouvel imaginaire poétique et politique ici et maintenant, avec tous ceux qui s’y retrouvent, qu’ils aient 25, 35, 45, 55 ou 65 ans... Comme le suggère d’ailleurs Mona elle-même en réponse à une contribution ci-dessous.
En revanche, je me demande si l’antidote au cynisme vulgaire n’est pas le cynisme philosophique, que je pourrais qualifier en deux horizons formidables signés Diogène de Sinope :
• "Penser sa vie et vivre sa pensée"
• "Etre à soi-même sa propre norme"
Je traduis : construire ensemble nos normes en se contrefoutant des normes surplombantes des pouvoirs, préférer être un virus, un trublion, un contre-pouvoir, à toute volonté de pouvoir. Ne pas chercher à créer une autre élite afin de foutre en l’air les oligarchies qui nous gouvernent (la République n’est pas synonyme de démocratie, et les oligarques des multinationales représentent l’antithèse du libéralisme de Tocqueville et Montesquieu).
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Ariel