Si vous considérez que je dénonce "celui qui parle et pas ce qu’il dit", c’est que vous m’avez mal lue. C’est bien la peine que je me tue à récolter et à référencer toutes ces citations ! Mais en l’occurrence, il me semble que "ce que dit" Dominique Wolton est intimement lié à la défense d’intérêts catégoriels, et donc à la situation de "celui qui parle". Ce qui ne me gênerait pas, si ce discours ne s’avançait pas drapé dans le prestige d’une science qui, ici, me semble absente.
Cette perte de sang-froid chez nos plus grands penseurs (y compris des gens dont je peux par ailleurs admirer le talent) dès qu’il s’agit d’Internet me sidère. Toute leur vie, ils se sont penchés avec succès sur toutes sortes de sujets, mais là, ils sont totalement largués. Du coup, la défense sous-jacente de leurs intérêts apparaît d’autant plus nettement. Ce manque de curiosité, ce mélange d’incompréhension et de crispation, me confortent dans l’idée d’une rupture, d’un fossé générationnel, même si toute généralisation est abusive et si je m’en veux un peu, après coup, d’avoir été aussi catégorique, voire grossière (c’était un article énervé...) : plus que l’âge, ce sont sans doute la position occupée, le rôle joué dans la société, le degré de mégalomanie, la soif de pouvoir, etc., qui sont déterminants.
Pour ce qui est de la "mesure" que vous me réclamez, n’y comptez pas. (Je vous invite à relire le passage sur le "terrorisme de la mesure"...) Quant à faire preuve de "tolérance"... Au vu de la haine indistincte que suscite Internet auprès d’une bonne partie de nos élites ces temps-ci, votre injonction est plutôt ironique... Parmi ces élites il y a des gens qui signifient vraiment quelque chose à mes yeux : c’est pourquoi leurs préjugés et leur virulence totalement disproportionnée quand il s’agit d’Internet m’attristent autant. De quel côté est l’"intolérance" ?
Bonjour,
La "stalinienne" répond...
Si vous considérez que je dénonce "celui qui parle et pas ce qu’il dit", c’est que vous m’avez mal lue. C’est bien la peine que je me tue à récolter et à référencer toutes ces citations ! Mais en l’occurrence, il me semble que "ce que dit" Dominique Wolton est intimement lié à la défense d’intérêts catégoriels, et donc à la situation de "celui qui parle". Ce qui ne me gênerait pas, si ce discours ne s’avançait pas drapé dans le prestige d’une science qui, ici, me semble absente.
Cette perte de sang-froid chez nos plus grands penseurs (y compris des gens dont je peux par ailleurs admirer le talent) dès qu’il s’agit d’Internet me sidère. Toute leur vie, ils se sont penchés avec succès sur toutes sortes de sujets, mais là, ils sont totalement largués. Du coup, la défense sous-jacente de leurs intérêts apparaît d’autant plus nettement. Ce manque de curiosité, ce mélange d’incompréhension et de crispation, me confortent dans l’idée d’une rupture, d’un fossé générationnel, même si toute généralisation est abusive et si je m’en veux un peu, après coup, d’avoir été aussi catégorique, voire grossière (c’était un article énervé...) : plus que l’âge, ce sont sans doute la position occupée, le rôle joué dans la société, le degré de mégalomanie, la soif de pouvoir, etc., qui sont déterminants.
Pour ce qui est de la "mesure" que vous me réclamez, n’y comptez pas. (Je vous invite à relire le passage sur le "terrorisme de la mesure"...) Quant à faire preuve de "tolérance"... Au vu de la haine indistincte que suscite Internet auprès d’une bonne partie de nos élites ces temps-ci, votre injonction est plutôt ironique... Parmi ces élites il y a des gens qui signifient vraiment quelque chose à mes yeux : c’est pourquoi leurs préjugés et leur virulence totalement disproportionnée quand il s’agit d’Internet m’attristent autant. De quel côté est l’"intolérance" ?