12 janvier 2001, 11:50, par Sisyphe, pousseur de rochers...
C’est le discours type du jeune employé de start-up...
Ce qui me conduit tout droit à penser qu’au delà du phénomène économique,
la start-up est aussi porteuse d’une idéologie voire même d’une certaine
forme d’endoctrinement...
Quoiqu’en pense l’auteur de cet article, les sart-up sont ne sont pas des
entreprises philanthropiques, mais des entreprises tout court, c’est à dire
destinées à gagner de l’argent en exploitant des forces de travail... La
différence avec les entreprises classiques est explicite : c’est la dimension
humaine... c’est l’impression de voir son travail reconnu à sa juste valeur
(si tenté qu’il en ai réellement une), d’évoluer dans une ambiance
familliale. C’est la grande force de l’esprit "start-up" : la motivation du
personnel...
Et la motivation du personnel se fait par un processus d’engagement :
faire participer le jeune embauché directement à l’entreprise par
l’intermédiaire du nouveau saint-graal, la stock-otpion. L’employé
devient son propre patron, génial non ??? L’appropiation du capital par
les forces de travails, ça ne vous évoque rien ??? Alors c’est vrai, la start-up
serait un type d’entreprise révolutionnaire...
Oui, mais... A l’aube du troisième millénaire, nouvelles technologies
oblige, le capital est virtuel. C’est là, l’arnaque... Les moyens de production
n’existent pas, (pas du tout s’il ne s’agit que d’une société de service et pas
encore s’il s’agit d’une entreprise de production) ce qui revient dans le
meilleur des cas à se posséder soit-même (le problème, c’est que le gentil
patron qui joue à Simcity, il en a plus...). On me répondra que ça permet
quand même de gagner plus d’argent, et qu’on est pas obliger de voir les
stock-options comme une participation mais comme des espèces sonnantes
et trébuchantes... Pas si sur : si la start-up se casse la geueule, plus de
stock-options (et je vous jure qu’en ce moment ça arrive de manière bien
réelle) et en attendant, les stock otpions seront toujours à payer... Argent
virtuel...
Sur l’idée des start-up comme entreprises de passage pour mercenaires
pret à tout pour de l’argent (je suis d’accord que le travail s’apparente
parfois à une forme de prostitution, mais tout de même, il y a des limites).
C’est possible, mais à mon avis une bien mauvaise solution, on n’a jamais
assez d’argent dans une société de consommation (demander à Roland
Dumas et à Christine...). Par contre, il est très difficile de gagner moins,
une fois les crédits contractés (Réfléchissez bien je crois qu’on peut compter
sur les doigts d’une main les gens sans crédits... Processus d’engagement
quand tu nous tient...). Bref, je doute du plan classique du jeune
travailleur : je reste ici 10 ans, je gagne plein d’argent et puis j’arrête. 10 ans
c’est très long... Mais ça peut passer très vite si on les gache dans un boulot
à la con...
Enfin, on aura peut être droit à une suite dans le style la chute de la start-up
"canada-dry" (au passage, elle n’a rien de canada-dry, la start-up decrite
ci-dessus)... 1) Elle coule (comme de nombreuses qui étaient également basés
sur des projets uniques, grandioses et plein d’avenir...) 2) Arrivent les
échéances, et là, fini les 39 heures ou alors virés (de toutes façon y a pas de
syndicats : ça sert à rien dans une picine...), fini l’ambiance sympa maintenant
qu’on est 200 et que le petit nouveau s’interresse fortement à votre poste...
Non, vraiment la Start-up, c’est une philosophie marketing...
VOUS ETES LIBRES ET HEUREUX D’ETRE ICI CROYEZ NOUS, NOUS
SOMMES VOS AMIS...
C’est le discours type du jeune employé de start-up...
Ce qui me conduit tout droit à penser qu’au delà du phénomène économique,
la start-up est aussi porteuse d’une idéologie voire même d’une certaine
forme d’endoctrinement...
Quoiqu’en pense l’auteur de cet article, les sart-up sont ne sont pas des
entreprises philanthropiques, mais des entreprises tout court, c’est à dire
destinées à gagner de l’argent en exploitant des forces de travail... La
différence avec les entreprises classiques est explicite : c’est la dimension
humaine... c’est l’impression de voir son travail reconnu à sa juste valeur
(si tenté qu’il en ai réellement une), d’évoluer dans une ambiance
familliale. C’est la grande force de l’esprit "start-up" : la motivation du
personnel...
Et la motivation du personnel se fait par un processus d’engagement :
faire participer le jeune embauché directement à l’entreprise par
l’intermédiaire du nouveau saint-graal, la stock-otpion. L’employé
devient son propre patron, génial non ??? L’appropiation du capital par
les forces de travails, ça ne vous évoque rien ??? Alors c’est vrai, la start-up
serait un type d’entreprise révolutionnaire...
Oui, mais... A l’aube du troisième millénaire, nouvelles technologies
oblige, le capital est virtuel. C’est là, l’arnaque... Les moyens de production
n’existent pas, (pas du tout s’il ne s’agit que d’une société de service et pas
encore s’il s’agit d’une entreprise de production) ce qui revient dans le
meilleur des cas à se posséder soit-même (le problème, c’est que le gentil
patron qui joue à Simcity, il en a plus...). On me répondra que ça permet
quand même de gagner plus d’argent, et qu’on est pas obliger de voir les
stock-options comme une participation mais comme des espèces sonnantes
et trébuchantes... Pas si sur : si la start-up se casse la geueule, plus de
stock-options (et je vous jure qu’en ce moment ça arrive de manière bien
réelle) et en attendant, les stock otpions seront toujours à payer... Argent
virtuel...
Sur l’idée des start-up comme entreprises de passage pour mercenaires
pret à tout pour de l’argent (je suis d’accord que le travail s’apparente
parfois à une forme de prostitution, mais tout de même, il y a des limites).
C’est possible, mais à mon avis une bien mauvaise solution, on n’a jamais
assez d’argent dans une société de consommation (demander à Roland
Dumas et à Christine...). Par contre, il est très difficile de gagner moins,
une fois les crédits contractés (Réfléchissez bien je crois qu’on peut compter
sur les doigts d’une main les gens sans crédits... Processus d’engagement
quand tu nous tient...). Bref, je doute du plan classique du jeune
travailleur : je reste ici 10 ans, je gagne plein d’argent et puis j’arrête. 10 ans
c’est très long... Mais ça peut passer très vite si on les gache dans un boulot
à la con...
Enfin, on aura peut être droit à une suite dans le style la chute de la start-up
"canada-dry" (au passage, elle n’a rien de canada-dry, la start-up decrite
ci-dessus)... 1) Elle coule (comme de nombreuses qui étaient également basés
sur des projets uniques, grandioses et plein d’avenir...) 2) Arrivent les
échéances, et là, fini les 39 heures ou alors virés (de toutes façon y a pas de
syndicats : ça sert à rien dans une picine...), fini l’ambiance sympa maintenant
qu’on est 200 et que le petit nouveau s’interresse fortement à votre poste...
Non, vraiment la Start-up, c’est une philosophie marketing...
VOUS ETES LIBRES ET HEUREUX D’ETRE ICI CROYEZ NOUS, NOUS
SOMMES VOS AMIS...
BIG BROTHER