Les objectifs du billet de Marc Laimé m’échappent. Heureux celui qui saura s’en satisfaire sans pour autant n’y voir flatté que son éventuel et stérile mépris du politique et, mieux encore, de l’administration et de l’Etat dans leur ensemble.
"Discrètement, très discrètement", comme vous le dites, est né le Conseil stratégique des technologies de l’information". Le site internet.gouv.fr, qui colporte la bonne parole électronique de Matignon (pourquoi ne pas vous en prendre à ce site ?) n’a pas fait mystère de la création de l’organisme, qui n’a sans doute fait l’objet d’aucune autre publicité parce qu’il s’agit d’un groupe de travail ... et non d’un épouvantail politique, presque une promesse électorale, comme vous le laissez entendre sans jamais l’établir.
Par ailleurs, comment s’étonner que "la fine fleur de la technocratie française" s’intéresse aux technologies de l’information, qui constituent un enjeu de société global, de l’économie à la formation, de l’exercice de la vie politique aux pratiques syndicales ?
A quoi bon jouer le numéro de l’internet freak libertaire pour se casser la gueule dans les références vaseuses à des programmes "kolkhoziens" que vous paraissez supposer plutôt que vous ne les connaissez, ou à l’admirable patron de Vivendi-Seagram ? La lecture des rapports gouvernementaux vous en apprendra plus sur la question que celle de J6M.
La mise en réseau de l’administration doit progresser au rythme de la réforme de l’Etat, les plans d’équipement des écoles sont ambitieux, le gouvernement encourage le haut débit, et l’Etat fait un usage extensif de l’Internet (une petite visite sure www.service-public.fr ?). Vos critiques me paraissent de pure forme, et la gloriole facile ... personne ne s’étonne plus beaucoup des lenteurs de l’administration. Et s’il y avait lieu de respecter ses efforts ?
Je crains que votre dogme ne laisse que peu de place à la réflexion.
Plus consistant, plus amusant, pourquoi ne pas rendre compte des autres, des vraies grandes manoeuvres de la politique spectaculaire sur le Net ? A l’heure ou le PS ripoline son site et où les têtes de listes aux municipales se convertissent au e-branding, ce n’est pas la matière qui manque.
Sur le papier de Marc Laimé, "Lionel Jospin mise sur Internet" (http://www.minirezo.net/article294.html)
Les objectifs du billet de Marc Laimé m’échappent. Heureux celui qui saura s’en satisfaire sans pour autant n’y voir flatté que son éventuel et stérile mépris du politique et, mieux encore, de l’administration et de l’Etat dans leur ensemble.
"Discrètement, très discrètement", comme vous le dites, est né le Conseil stratégique des technologies de l’information". Le site internet.gouv.fr, qui colporte la bonne parole électronique de Matignon (pourquoi ne pas vous en prendre à ce site ?) n’a pas fait mystère de la création de l’organisme, qui n’a sans doute fait l’objet d’aucune autre publicité parce qu’il s’agit d’un groupe de travail ... et non d’un épouvantail politique, presque une promesse électorale, comme vous le laissez entendre sans jamais l’établir.
Par ailleurs, comment s’étonner que "la fine fleur de la technocratie française" s’intéresse aux technologies de l’information, qui constituent un enjeu de société global, de l’économie à la formation, de l’exercice de la vie politique aux pratiques syndicales ?
A quoi bon jouer le numéro de l’internet freak libertaire pour se casser la gueule dans les références vaseuses à des programmes "kolkhoziens" que vous paraissez supposer plutôt que vous ne les connaissez, ou à l’admirable patron de Vivendi-Seagram ? La lecture des rapports gouvernementaux vous en apprendra plus sur la question que celle de J6M.
La mise en réseau de l’administration doit progresser au rythme de la réforme de l’Etat, les plans d’équipement des écoles sont ambitieux, le gouvernement encourage le haut débit, et l’Etat fait un usage extensif de l’Internet (une petite visite sure www.service-public.fr ?). Vos critiques me paraissent de pure forme, et la gloriole facile ... personne ne s’étonne plus beaucoup des lenteurs de l’administration. Et s’il y avait lieu de respecter ses efforts ?
Je crains que votre dogme ne laisse que peu de place à la réflexion.
Plus consistant, plus amusant, pourquoi ne pas rendre compte des autres, des vraies grandes manoeuvres de la politique spectaculaire sur le Net ? A l’heure ou le PS ripoline son site et où les têtes de listes aux municipales se convertissent au e-branding, ce n’est pas la matière qui manque.
Salut
matthieu