Voici un message reçu par mail de Mr O qui souhaite rester anonyme
Girafe
Ces « critiques » sont, pour la plupart, des questions de détail. N’y voyez
surtout aucun sentiment négatif. Disons que c’est un échange de bon procédé.
J’ajoute qu’étant également « gratte papier » dans un canard technique, je
ne souhaite pas que ce que je vous écrive soit interprété par d’autres comme
un « règlement de compte » et si vous n’êtes pas d’accord, vous avez parfaitement le droit de m’ignorer ou de m’engueuler.
802.11b n’a jamais été rebaptisé WiFi, c’est une initiative commerciale.
L’IEEE (aille tripoli comme disent les américains qui préfèrent deux kilos
de khadafi contre un baril de Saddam)
Les réseaux ETHERNET sans fils sont issus de la norme 802.11, bien plus
ancienne.
Les réseaux sans fil existent en FH et en X25 depuis beaucoup plus longtemps
(voir le tapr.org)
Les Wlan ne peuvent s’échanger des données à 11Mb/s... c’est ce que l’on
nomme un débit PHY, et non une vitesse de trafic (sensiblement équivalente à
la bande passante générale, 11Mb/s, divisée par le nombre de points de
connexion... par défaut 2 sur un réseau minimaliste, moins les latences et
bruits de fond protocolaires tels que les handshakes divers)
2,4 GHz "non régulé" dans de nombreux pays est une petite hérésie... Tous
les pays du monde sont soumis à une réglementation UIT... chaque pays membre
pouvant interpréter les recommandation selon une certaine latitude. Aucun
pays à ma connaissance (même la bande de Gazza) "oublie" de réglementer le
gâteau des fréquences.
"Par la suite, les coûts d’interconnexion sont nuls"... les coûts de
liaisons peut-être, mais en aucun cas les coûts d’interconnections.
L’interconnexion désigne le raccordement de deux réseaux de nature ou de
dépendance différente (par exemple les réseaux Wlan et le réseau public
Internet). Dans ce cas, même si les frais sont limités à ceux d’une liaison
ADSL, il y a dépense de la part de celui qui est en charge de
l’interconnexion. Dans le cadre d’autres réseaux plus professionnels, cela
donne lieu a des tractations acharnées (peering et reversements)
Je laisse de coté la partie purement Fing, leur vision des choses étant
parfois intéressante, parfois totalement irréaliste.
« La principale faiblesse du wifi concerne les problèmes de recouvrement des
émetteurs ». Votre exemple est bon, mais il est pour l’heure un peu
prématuré. Rien ne permet de penser que de tels problèmes surviendront. La
totalité du monde est couverte, depuis les années79/80, par le réseau radio
AX25 des radioamateurs. Un réseau qui n’utilise à la louche que 5 ou 6
fréquences. Certes, les Wlan sont limités à 3 fréquences réellement
utilisables (canaux non-recouvrant), et les 7 premiers canaux seront
probablement inexploitables s’ils passent précisément à coté d’une station d
’amateur (qui possèdent un statu secondaire sur les 7 premiers canaux des
équipements WiFi, et un statu primaire aux USA. le moindre brouillage, et c’
est une plainte auprès de l’ART : on est là en pleine bande « downlink »
satellite). Les premières expérimentations de Grenoble, Paris, Nantes etc ne
souffrent pas de ce genre de problème.
Vous me rétorquerez « çà va venir, la preuve, les stations de la bande FM ».
Certes, mais l’établissement d’un MAN repose sur l’usage de « routes » radio
déterminées par des antennes très directives. Deux émetteurs situés dans un
périmètre d’une trentaine de mètres et équipés d’aériens genre « shorted
backfire » ou « quad » ne se brouillent pas mutuellement. bien qu’utilisant
le même canal
D’autre part, la puissance est et restera limitée à 100 mW PIRE. Seule, de
manière totalement expérimentale, les radioamateurs se voient attribuer,
pour une période de 3 mois et à titre expérimental, la possibilité de
réaliser des liens avec 1W PEP (donc pouvant dépasser les 20 W PIRE). Le
brouillage « longue distance » est donc une vue de l’esprit. Les personnes
qui seront tentées de passer outre, en zone urbaine, risquent fort de faire
connaissance avec les services d’écoute de l’ANFR.
Pour ce qui concerne la notion de Qualité de Service, elle sera a priori
intégrée dans les prochaines extension de 802.11a, et est déjà définie sur
les équipement Hiperlan.
Sur le chapitre de l’utilisation des fréquences par les militaires, vous
devrez ajouter la présence des radioamateurs qui, eux, n’ont absolument pas
l’intention de libérer la place. Nous y exploitons des satellites, et il est
hors de question d’envoyer un mécano pour modifier les émetteurs
actuellement en orbite. A moins que la communauté Wireless se propose de
nous rembourser notamment la modification des réseaux de télévision
actuellement en service et les quelques places sur Arianespace et ISS qui
ont été nécessaires pour installer leur infrastructure.
Le reste de votre papier dresse, de toute manière, un portrait assez fidèle
des interrogations de chacun.
Pardonnez moi d’avoir été si pontifiant, gâteux et doctoral. c’est pas
franchement dans mes habitudes
Voici un message reçu par mail de Mr O qui souhaite rester anonyme
Girafe
Ces « critiques » sont, pour la plupart, des questions de détail. N’y voyez
surtout aucun sentiment négatif. Disons que c’est un échange de bon procédé.
J’ajoute qu’étant également « gratte papier » dans un canard technique, je
ne souhaite pas que ce que je vous écrive soit interprété par d’autres comme
un « règlement de compte » et si vous n’êtes pas d’accord, vous avez parfaitement le droit de m’ignorer ou de m’engueuler.
802.11b n’a jamais été rebaptisé WiFi, c’est une initiative commerciale.
L’IEEE (aille tripoli comme disent les américains qui préfèrent deux kilos
de khadafi contre un baril de Saddam)
Les réseaux ETHERNET sans fils sont issus de la norme 802.11, bien plus
ancienne.
Les réseaux sans fil existent en FH et en X25 depuis beaucoup plus longtemps
(voir le tapr.org)
Les Wlan ne peuvent s’échanger des données à 11Mb/s... c’est ce que l’on
nomme un débit PHY, et non une vitesse de trafic (sensiblement équivalente à
la bande passante générale, 11Mb/s, divisée par le nombre de points de
connexion... par défaut 2 sur un réseau minimaliste, moins les latences et
bruits de fond protocolaires tels que les handshakes divers)
2,4 GHz "non régulé" dans de nombreux pays est une petite hérésie... Tous
les pays du monde sont soumis à une réglementation UIT... chaque pays membre
pouvant interpréter les recommandation selon une certaine latitude. Aucun
pays à ma connaissance (même la bande de Gazza) "oublie" de réglementer le
gâteau des fréquences.
"Par la suite, les coûts d’interconnexion sont nuls"... les coûts de
liaisons peut-être, mais en aucun cas les coûts d’interconnections.
L’interconnexion désigne le raccordement de deux réseaux de nature ou de
dépendance différente (par exemple les réseaux Wlan et le réseau public
Internet). Dans ce cas, même si les frais sont limités à ceux d’une liaison
ADSL, il y a dépense de la part de celui qui est en charge de
l’interconnexion. Dans le cadre d’autres réseaux plus professionnels, cela
donne lieu a des tractations acharnées (peering et reversements)
Je laisse de coté la partie purement Fing, leur vision des choses étant
parfois intéressante, parfois totalement irréaliste.
« La principale faiblesse du wifi concerne les problèmes de recouvrement des
émetteurs ». Votre exemple est bon, mais il est pour l’heure un peu
prématuré. Rien ne permet de penser que de tels problèmes surviendront. La
totalité du monde est couverte, depuis les années79/80, par le réseau radio
AX25 des radioamateurs. Un réseau qui n’utilise à la louche que 5 ou 6
fréquences. Certes, les Wlan sont limités à 3 fréquences réellement
utilisables (canaux non-recouvrant), et les 7 premiers canaux seront
probablement inexploitables s’ils passent précisément à coté d’une station d
’amateur (qui possèdent un statu secondaire sur les 7 premiers canaux des
équipements WiFi, et un statu primaire aux USA. le moindre brouillage, et c’
est une plainte auprès de l’ART : on est là en pleine bande « downlink »
satellite). Les premières expérimentations de Grenoble, Paris, Nantes etc ne
souffrent pas de ce genre de problème.
Vous me rétorquerez « çà va venir, la preuve, les stations de la bande FM ».
Certes, mais l’établissement d’un MAN repose sur l’usage de « routes » radio
déterminées par des antennes très directives. Deux émetteurs situés dans un
périmètre d’une trentaine de mètres et équipés d’aériens genre « shorted
backfire » ou « quad » ne se brouillent pas mutuellement. bien qu’utilisant
le même canal
D’autre part, la puissance est et restera limitée à 100 mW PIRE. Seule, de
manière totalement expérimentale, les radioamateurs se voient attribuer,
pour une période de 3 mois et à titre expérimental, la possibilité de
réaliser des liens avec 1W PEP (donc pouvant dépasser les 20 W PIRE). Le
brouillage « longue distance » est donc une vue de l’esprit. Les personnes
qui seront tentées de passer outre, en zone urbaine, risquent fort de faire
connaissance avec les services d’écoute de l’ANFR.
Pour ce qui concerne la notion de Qualité de Service, elle sera a priori
intégrée dans les prochaines extension de 802.11a, et est déjà définie sur
les équipement Hiperlan.
Sur le chapitre de l’utilisation des fréquences par les militaires, vous
devrez ajouter la présence des radioamateurs qui, eux, n’ont absolument pas
l’intention de libérer la place. Nous y exploitons des satellites, et il est
hors de question d’envoyer un mécano pour modifier les émetteurs
actuellement en orbite. A moins que la communauté Wireless se propose de
nous rembourser notamment la modification des réseaux de télévision
actuellement en service et les quelques places sur Arianespace et ISS qui
ont été nécessaires pour installer leur infrastructure.
Le reste de votre papier dresse, de toute manière, un portrait assez fidèle
des interrogations de chacun.
Pardonnez moi d’avoir été si pontifiant, gâteux et doctoral. c’est pas
franchement dans mes habitudes
Cordialement
MO