Lecture structuralo-marxiste de la vente des données personnelles
23 novembre 2001, 16:20, par Sacré George
Il est de plus en plus difficile de vivre des fruits de son labeur. L’offensive est menée sur de multiples fronts. Ainsi le chômage, avec ses bataillons de réservistes malgré eux, permet de tenter de démanteler les protections sociales de ceux qui ont encore la chance d’avoir un emploi. Ainsi aussi encourage-t-on tout ce qui peut faire croire à une alternative : les stocks options, par exemple... en oubliant qu’il restera toujours un "résidu" de travail productif nécessaire, et donc en évitant de se poser la question de la répartition de ce travail, ou celle de sa juste rémunération : si, avec peu d’heures, on peut produire beaucoup, n’est-il pas juste de les payer très cher ? Laissons cela.
Puisque le pouvoir d’achat moyen stagne, voire régresse pour les populations touchées par les difficultés économiques, il devient très important d’affiner les méthodes de vente, seules à même de continuer à faire circuler l’argent. C’est ainsi que la collecte des données personnelles est peu à peu devenue une nouvelle mine d’or. Pendant plusieurs années, celles du boom de la nouvelle économie, les start-up ont cru qu’elles allaient pouvoir vivre de la seule publicité. Qu’elles ne le croient plus ne change rien : l’idée est restée qu’on pouvait vendre des profils, plus ou moins affinés par des techniques parfaitement abusives et intrusives de recueil d’informations à l’insu des espérés futurs consommateurs.
Et voici que notre ex-citoyen libre et égal en droit, qui avait déjà rétrogradé au rang de consommateur (égal à condition que son compte en banque soit un minimum approvisionné) se retrouve désormais largué au rang de matière première : c’est devenu un simple fournisseur d’identités pour sites en mal de marketing. Etonnant destin... !
Il est de plus en plus difficile de vivre des fruits de son labeur. L’offensive est menée sur de multiples fronts. Ainsi le chômage, avec ses bataillons de réservistes malgré eux, permet de tenter de démanteler les protections sociales de ceux qui ont encore la chance d’avoir un emploi. Ainsi aussi encourage-t-on tout ce qui peut faire croire à une alternative : les stocks options, par exemple... en oubliant qu’il restera toujours un "résidu" de travail productif nécessaire, et donc en évitant de se poser la question de la répartition de ce travail, ou celle de sa juste rémunération : si, avec peu d’heures, on peut produire beaucoup, n’est-il pas juste de les payer très cher ? Laissons cela.
Puisque le pouvoir d’achat moyen stagne, voire régresse pour les populations touchées par les difficultés économiques, il devient très important d’affiner les méthodes de vente, seules à même de continuer à faire circuler l’argent. C’est ainsi que la collecte des données personnelles est peu à peu devenue une nouvelle mine d’or. Pendant plusieurs années, celles du boom de la nouvelle économie, les start-up ont cru qu’elles allaient pouvoir vivre de la seule publicité. Qu’elles ne le croient plus ne change rien : l’idée est restée qu’on pouvait vendre des profils, plus ou moins affinés par des techniques parfaitement abusives et intrusives de recueil d’informations à l’insu des espérés futurs consommateurs.
Et voici que notre ex-citoyen libre et égal en droit, qui avait déjà rétrogradé au rang de consommateur (égal à condition que son compte en banque soit un minimum approvisionné) se retrouve désormais largué au rang de matière première : c’est devenu un simple fournisseur d’identités pour sites en mal de marketing. Etonnant destin... !