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Le Monde à reculons
dimanche 4 novembre 2001




Dans son numéro daté du 31 octobre, le journal Le Monde informe ses lecteurs de l’arrêt de la parution de son supplément « Le Monde Interactif », justifiant ce choix d’une façon très discutable.

L’edito de Bertrand d’Armagnac ne pouvait pas être moins explicite pour ce spécial « A bas la techno » de la dernière publication du supplément du Monde consacré aux nouvelles technologies. Ne parait-il pas déroutant de justifier cette disparation par la volonté de « suivre et décrypter au plus près ces transformations (de l’Internet, NDLR) » et par conséquent de « se fondre dans le Monde (humour excellent, NDLR) » ? Il serait très surprenant de constater une augmentation d’environ huit pages mercredi prochain, alors je m’interroge : comment peut-on suivre et décrypter au plus près un sujet dans moins d’espace ? Il y a fort à penser que le dégonflement de la bulle spéculative qui régissait le cours des actions des start-up y est pour beaucoup : les encarts publicitaires de ce supplément étant entièrement vendus à des sociétés technologiques, le manque de budget pour leur promotion serait-elle à l’origine de cette cessassion ? Les comptes du journal le plus établi de France en seraient-ils à ce point touchés pour qu’il ne puisse poursuivre l’édition de ces quelques feuillets ? Et si tel était le cas, pourquoi ne pas le dire clairement ? En admettant que ces insinuations soient valides, l’hypocrisie de la part d’un professionnel du journalisme est choquante. Les exemples de telles méthodes ne manquent pas ces derniers mois dans ce quotidien, c’est à se demander s’il vaut encore ses 1,20 Euro (ça dépend du cours de l’Euro, NDLR).







Ils n’ont jamais parlé de moi 6 novembre 2001, par Grosse Fatigue

Aucune importance. Ce supplément était encore plus "branchouillé" que les colonnes de Libé. On y lisait tellement de conneries (dans le genre, les hommes de demain auront des boulons sous le cuir crânien, tralalala, ce sont les cybers...), donc, on y lisait tellement de conneries que personne ne le lisait plus. En plus, ils n’ont jamais parlé de moi, ma vie, mon oeuvre (Libé non plus d’ailleurs). Jalousie sans doute...

Moi, ma vie, mon oeuvre, supplément à rien du tout

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