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	<title>uZine 3</title>
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		<title>Quand &#171; l'intelligence collective &#187; se met en branle</title>
		<link>http://www.uzine.net/article1018.html</link>
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		<dc:date>2001-08-23T21:28:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tiresias</dc:creator>


		<dc:subject>L&#233;vy, Pierre</dc:subject>
		<dc:subject>Hourtin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je n'y suis pour rien, jur&#233; promis, je suis juste tomb&#233; dessus en buvant un coup tranquille &#224; Hourtin avec les congressistes qui pr&#233;paraient un compte rendu... Le soir, vous savez ce que c'est... S'agissant de notes prises &#224; la main, le lecteur pardonnera certains d&#233;fauts de finition et l'absence de conclusion li&#233;s &#224; cette pratique en public... &lt;br class='autobr' /&gt;
Autour de la table, Marcel, G&#233;g&#233;, B&#233;bert et Omar. Je prends la conversation en route alors qu'un convive quitte la table... &lt;br class='autobr' /&gt;
Marcel (un peu avin&#233;) : ...les putes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.uzine.net/rubrique111.html" rel="directory"&gt;Internet et enjeux locaux : le choc des cultures&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.uzine.net/mot4.html" rel="tag"&gt;L&#233;vy, Pierre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.uzine.net/mot21.html" rel="tag"&gt;Hourtin&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.uzine.net/local/cache-vignettes/L55xH150/arton1018-3eb3c.jpg?1708295308' width='55' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je n'y suis pour rien, jur&#233; promis, je suis juste tomb&#233; dessus en buvant un coup tranquille &#224; Hourtin avec les congressistes qui pr&#233;paraient un compte rendu... Le soir, vous savez ce que c'est... S'agissant de notes prises &#224; la main, le lecteur pardonnera certains d&#233;fauts de finition et l'absence de conclusion li&#233;s &#224; cette pratique en public...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Autour de la table, Marcel, G&#233;g&#233;, B&#233;bert et Omar. Je prends la conversation en route alors qu'un convive quitte la table...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marcel&lt;/strong&gt; (un peu avin&#233;) : ...les putes sont de pauvres victimes et la prostitution c'est pas bien. Il &#233;tait temps que quelqu'un ait le courage de le dire. Autre liste de choses pas bien qu'il serait temps qu'on ait le courage de le dire : la m&#233;chancet&#233; envers les vieux et les animaux (et les vieux animaux), la jalousie, la concupiscence, la masturbation quand on ne s'aime pas soi-m&#234;me (parce qu'on pourrait dire que c'est un peu comme imposer un acte sexuel &#224; quelqu'un qui ne nous aime pas, quelque part), et la m&#233;chancet&#233; envers les vieux (je l'ai d&#233;j&#224; dit, non ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (content) : la masturbation quand on ne s'aime pas soi-m&#234;me ? Ah ! &#231;a c'est une vraie question, qu'on s'aime ou pas soi-m&#234;me. Peut-on se violer ? Y a-t-il une scission du sujet dans l'acte masturbatoire ? Nous voulons le savoir ! Quel est le stimulus de la libido ? A premi&#232;re vue, (c'est une fa&#231;on de parler), il y a bien alt&#233;rit&#233;. Prenons l'exemple de l'auto-&#233;rotisme &#224; l'aide de ses mimines, &#224; des fins didactiques (le recours &#224; l'accessoire, v&#233;g&#233;tal, mineral, animal est beaucoup plus complexe). Le sujet est &#224; la fois le &lt;i&gt;masturbant&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;masturb&#233;&lt;/i&gt;, mais d'o&#249; provient le plaisir ? Au moins deux types :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (1) le masturb&#233; ne se per&#231;oit pas masturbant, car c'est un frein direct, (principe de r&#233;alit&#233; qui s'oppose au fantasme). Le sujet ferme les yeux et imagine une sc&#232;ne &#233;rotique, dans laquelle sa main n'appara&#238;t pas. Il dissimule et nie son &#234;tre actif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (2) le masturb&#233; se per&#231;oit comme masturbant, car c'est la condition de son exitation. Plaisir de l'exhibition, o&#249; le sujet se met lui-m&#234;me en sc&#232;ne. (Ex-hibition / In-hibition).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On remarque que dans (2) se retrouve l'alt&#233;rit&#233;, dans le sens o&#249; le sujet devient un autre qu'il observe (d'o&#249; les miroirs dans les bordels). Mais ce n'est pas vraiment lui, mais son image. Probl&#232;me de Narcisse qui tombe amoureux de son reflet et non de lui-m&#234;me. Il y a bien s&#251;r le c&#233;l&#232;bre On&#226;n (Gen.38) et des d&#233;veloppements dans le Talmud de Babylone...Pour conclure bri&#232;vement, le concept &#171; s'aimer soi-m&#234;me &#187; est tr&#232;s probl&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;bert&lt;/strong&gt; (les yeux mi clos) : Le sujet ferme les yeux et imagine une sc&#232;ne &#233;rotique, dans laquelle sa main n'appara&#238;t pas, tu dis ? Disons plus exactement qu'elle n'appara&#238;t pas au m&#234;me endroit. Ou plut&#244;t, ce n'est pas la m&#234;me main. Enfin, je laisse la parole aux sp&#233;cialistes... :)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (concentr&#233;) : Et oui ! C'est le probl&#232;me du cas (1) : dans ce cas la main n'est pas per&#231;ue en tant que sa main ; les sensations tactiles sont per&#231;ues et non imagin&#233;es, mais elles sont rapport&#233;es sur une modalit&#233; fictive &#224; une alt&#233;rit&#233;. D&#233;calage entre la perception et l'imagination. A moins d'envisager le cas o&#249; la sc&#232;ne imagin&#233;e consiste en l'exhibition de sa propre masturbation ; mais on retrouve alors le cas (2). Limite pervers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Omar&lt;/strong&gt; (assoiff&#233;) : remettez nous &#231;a, pour les sp&#233;cialistes de la branlette, non de la sexualit&#233; conjugale arf, h&#233;h&#233;... Continue G&#233;g&#233;, tu tiens le bon bout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (satisfait) : Eh ! Que veux-tu, un tel objet d'analyse demande une connaissance du terrain ! Mais l'authentique savoir vise naturellement au partage, car tout le monde a une antenne &#224; stimuler :)) Et le bonheur partag&#233; est plus beau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auto-excitation peut faire partie de la sc&#232;ne sans en constituer l'essence. La boucle d'identification est alors r&#233;elle entre la sc&#232;ne r&#234;v&#233;e et la sc&#232;ne r&#233;elle, mais elle ne constitue pas toute la puissance de la liaison entre les deux. Cas interm&#233;diaire entre (1) et (meta-2) donc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;bert&lt;/strong&gt; (illumin&#233;) : Je suis en train de me dire que toute cette discussion aurait sa place dans une bonne revue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marcel&lt;/strong&gt; (s&#233;rieux) : Faut p't&#234;t pas exag&#233;rer non plus . &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ta r&#233;action &#224; l'intervention de l'autre, je rajoute la mienne, juste pour &#233;quilibrer. (c ; Mon sentiment subjectif rep&#232;re plut&#244;t de l'Egocentrisme du c&#244;t&#233; de certains contraditeurs de Bebert, car lui vient simplement rectifier les propos en montrant ce qu'il voulait dire, chassant ainsi ce qui en a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;. Pour moi, il l'a fait en toute gentillesse et en montrant une lueur de compr&#233;hension de l'Humanit&#233; (l'intelligence collective ? (c : ) touchante. Ce qui donne envie de s'int&#233;resser &#224; la source de cette lumi&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;bert&lt;/strong&gt;(affam&#233;) : Oui, enfin, c'est pas tout &#231;a, mais j'ai command&#233; une truite. Et ma truite, elle est rose, bien grosse, et go&#251;teuse &#224; souhait. Alors avant qu'on me la choure, je vais me la taper dans une cr&#232;me biologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Omar&lt;/strong&gt; (dubitatif) : Euh scusez, c'est bien de la branlette que vous causez ? je dis &#231;a because la bandaison n'appara&#238;t pas dans vos discours sur le truc, non plus qu'aucun stimulus pr&#233;alable...Il s'agit donc dans votre esprit de branlette en soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, elle a bien des aspects relationnels, fussent ils projectifs (comme on line,quoi), et des impulseurs libidinaux, fussent ils autog&#233;n&#233;r&#233;s. La branlette est ainsi &#233;minemment sociale et physiologique dans ses d&#233;terminants initiaux comme dans ses effets successifs. On peut ajouter une dimension philosophique pour faire plaisir &#224; Pierre Les Vits qui aime les penseurs puissants, vu qu'Epict&#232;te, hein bon, vous m'avez compris... On peut aussi imaginer l'intelligence collective d'un cerveau commun produisant une gigantesque &#233;rection virtuelle. Pas pr&#232;s d'&#233;puiser le sujet, mes amis...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (qui suit son id&#233;e) : La boucle d'identification est alors r&#233;elle entre la sc&#232;ne r&#234;v&#233;e et la sc&#232;ne r&#233;elle, mais elle ne constitue pas toute la puissance de la liaison entre les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pr&#233;ciser. Nous sommes dans le cas (1) d'auto-&#233;rotisme. Qu'il y ait alternance, c'est possible (la sc&#232;ne r&#234;v&#233;e n'est pas continue, cas de perturbations ext&#233;rieures par exemple), ou que le sujet passe de (1) &#224; (2). On a deux limites, il s'agit d'une typologie. L&#224; tu prends le cas (1) o&#249; dans la sc&#232;ne r&#234;v&#233;e le sujet exhibe sa masturbation, en tant qu'&#233;l&#233;ment de la sc&#232;ne. Il n'en reste pas moins que cette sc&#232;ne n'est pas r&#233;elle, puisque par d&#233;finition elle est imagin&#233;e, quand bien m&#234;me ce qui la sous-tend (la masturbation effective, l'acte m&#233;canique) est lui bien r&#233;el. Par exemple, je r&#234;ve que je suis On&#226;n devant la femme de Er, Tamar. Il est bien &#233;vident que dans l'endroit r&#233;el o&#249; je me trouve, l'identification avec On&#226;n est imaginaire. De m&#234;me si je m'imagine, non plus en tant qu'On&#226;n, devant Tamar ; la sc&#232;ne n'est pas r&#233;elle. On peut dire que l'identification est r&#233;elle au sens d'effective, actuelle, mais c'est une paraphrase de quelque chose de vrai : quand je r&#234;ve que je suis Peter Pan, l'identification entre moi et moi r&#234;vant que je suis Peter Pan est r&#233;elle. En gros, je r&#234;ve r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Omar&lt;/strong&gt; (gai) : arf Hourtin ..Tamar, t'en as d'autres comme &#231;a ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (in&#233;branlable) Tss...Par contre, on ne peut rabattre les deux sc&#232;nes sous ce pr&#233;texte ; cela reviendrait &#224; dire qu'il n'y a plus de diff&#233;rence entre Peter Pan, et moi habill&#233; en Peter Pan r&#234;vant qu'il est Peter Pan. Bon, le probl&#232;me (nouveau) est celui de l'identification avec des entit&#233;s fictives. Et il faudrait pr&#233;ciser ce que tu entends par la &#171; toute puissance &#187; de la liaison. Veux-tu dire que lorsque je r&#234;ve que je suis Peter Pan, le plaisir &#233;prouv&#233; est li&#233; au r&#234;ve que je fais plus qu'&#224; la relation d'identification qui la sous-tend ? D'un certain c&#244;t&#233;, il est bien &#233;vident que pour un d&#233;crochage r&#233;el (je suis Peter Pan), il ne faut pas que je me per&#231;oive m'identifiant &#224; Peter Pan. Donc, au moins distinguer le plaisir de l'identification, du plaisir permis par l'identification non per&#231;ue. Ce qui permet de distinguer l'esth&#233;tique (je prends plaisit &#224; m'imaginer en Peter Pan) de la pathologie (je suis persuad&#233; d'&#234;tre Peter Pan).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Omar&lt;/strong&gt; (qui suit une id&#233;e) : Si on ne prend pas ton postulat initial, que tu nous donnes comme &#233;vidence pour tous (auto &#233;rotisme), tout choit...Mais c'est juste histoire de causer. L'article sur la branlette, il faudrait que quelqu'un ose... J'en touche deux mots &#224; Pierre, &#224; l'occasion, il conna&#238;t des &#233;diteurs plus que sympas... Tu disais quoi d&#233;j&#224; au sujet des types au logis ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;pause, un ange passe&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bebert&lt;/strong&gt; (pensif) : si tu t'astiques le pingouin tout en faisant faire &#224; un ustensile appropri&#233; (gode, concombre, lego technic...) un savant va-et-vient dans ton anus, l'endroit o&#249; se produira le d&#233;cha&#238;nement orgasmique d&#233;terminera, non seulement ton habilet&#233; respective &#224; la stimulation phallique et anale, mais aussi, en posant que le diff&#233;rentiel d'habilet&#233; pr&#233;cit&#233; est n&#233;gligeable, la sensibilit&#233; respective de ces deux zones dans ta physiologie. Ce qui conduit bien &#224; la d&#233;finition de ton appartenance sexuelle &#224; l'instant &lt;i&gt;t&lt;/i&gt;, comme on dit.&lt;/p&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;span class='spip_document_48 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.uzine.net/local/cache-vignettes/L320xH360/art1018-2-845d1.gif?1618728488' width='320' height='360' alt=&#034;image 320 x 360&#034; title=&#034;image 320 x 360&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (reflexif) : Ce qui conduit bien &#224; la d&#233;finition de ton appartenance sexuelle ? Non. Je ne vois pas en quoi la stimulation de zones &#233;rog&#232;nes conduirait &#224; la d&#233;finition d'une identit&#233; sexuelle, surtout dans le cas de l'auto-&#233;rotisme :)). Tu prends l'exemple de l'anus parce qu'il est automatiquement associ&#233; &#224; une homosexualit&#233; (masculine), mais les lesbiennes peuvent &#233;galement pratiquer la sodomie. Sont-elles alors des homosexuels hommes refoul&#233;s ? Je ne le crois pas. Tout comme diff&#233;rentes zones sont indiff&#233;renci&#233;es : la bouche, les fesses, les cuisses, etc. On trouve plut&#244;t une contrainte physiologique : zone o&#249; les terminaisons nerveuses sont nombreuses et donc procurent plus de sensations (type muqueuse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a des pratiques sexuelles, et des pr&#233;f&#233;rences sur le sexe du/des partenaire(s), mais elles ne sont pas r&#233;ductibles &#224; la physiologie. D'autre part l'habilit&#233; &#224; la stimulation suppose justement un apprentissage, et donc conditionne les sensations, et leur investissement &#233;motionnel. Enfin, le d&#233;cha&#238;nement orgasmique a lieu dans le cerveau, que la stimulation soit sur les organes g&#233;nitaux et/ou anale...le plaisir suppose une &#233;ducation, l'&#233;rotique. D'o&#249; l'importance de l'auto-&#233;rotisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;bert&lt;/strong&gt; (qui d&#238;ne) : Je parlais de stimulation qui conduit &#224; l'orgasme ; et dans le cas des hommes, cela paraissait &#233;vident (puisque je te r&#233;pondais sur un forum d'hommes). Donc la bouche, tout &#231;a, tu en fais ce que tu veux, mais ma truite ce n'est pas dans la bouche qu'elle est susceptible de me donner un orgasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve plut&#244;t une contrainte : zone o&#249; les terminaisons nerveuses sont nombreuses et donc procurent plus de sensations. C'est pourquoi l'anus et la bite plut&#244;t que le torse et l'orteil. Enfin, le d&#233;cha&#238;nement orgasmique a lieu dans le cerveau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Omar&lt;/strong&gt; (attentif) : Hors de pr&#233;cision de ce que tu veux dire par &#034;dans le cerveau&#034;, on ne peut pas dire grand'chose. Si tu veux dire &#034;les terminaisons nerveuses productrices et transmetteuses de l'orgasme sont reli&#233;es au cerveau&#034;, c'est une &#233;vidence et &#231;a n'apporte pas grand'chose (bien s&#251;r, c'est plus dur avec un cerveau commun). Et, plus g&#233;n&#233;ralement, il y a r&#233;troaction positive (condition n&#233;cessaire du d&#233;cha&#238;nement d'ailleurs) entre diff&#233;rents param&#232;tres biologiques/physiologiques, dont certains peuvent effectivement avoir leur origine dans le cerveau, cela semble entendu. Enfin bon &#231;a ne se r&#233;sume pas en huit mots sans perdre toute signifiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (rigolard) : cher coll&#232;gue, j'esp&#232;re bien que je fais ce que je veux de ma bouche ! &lt;i&gt;(rires)&lt;/i&gt; Faudrait d&#233;finir le terme orgasme, une jouissance de type sexuel &#224; son point maximum, qui fait donc partie de la classe plus g&#233;n&#233;rale des plaisirs sensuels (comme manger une truite). Mais il y a des &#233;tats d'excitations non sexuelles qui se traduisent par une excitation et parfois une jouissance sexuelle. Cas des matadors par exemple. Sans parler des taureaux...Plus s&#233;rieusement, on peut &#233;prouver des plaisirs sexuels et m&#234;me une satisfaction sexuelle avec une bouche. Et m&#234;me en mangeant...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;pause, Anauel passe&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (m&#233;thodique) : Oui donc une organisation physiologique qui pr&#233;existe &#224; la d&#233;finition d'une identit&#233; sexuelle, puisque tu affirmais la d&#233;finir par la zone stimul&#233;e (g&#233;nitale ou anale). D'autre part, dans le f&#233;tichisme, fixation sur une partie comme condition de la jouissance, on trouve au contraire des zones pauvres en terminaisons nerveuses, voire des objets. Donc le d&#233;sir sexuel peut investir et d&#233;passer la limite naturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Averro&#232;s disait, &#224; mon souvenir : &#171; est-ce mon zob qui jouit, ou ma main, &#187; &lt;i&gt;(non, ce n'est pas Averroes.NDLR)&lt;/i&gt;. Je crois que c'est le sujet qui &#233;prouve cette sensation de plaisir maximum (donc avec son cerveau pas collectif comme centralisateur qui traite l'information nerveuse et &#233;met les bonnes mol&#233;cules) et non la partie o&#249; se manifestent les cons&#233;quences de cette jouissance (&#233;jaculations, tremblements, frissons, sueurs, dilatations, etc.). La r&#233;troaction est plus complexe, car dans un certain sens, elle est m&#233;canique (non consciente, non d&#233;cid&#233;e, automatique). De telle sorte qu'on peut les dissocier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, pour r&#233;cup&#233;rer le sperme des l&#233;opards, on les endort et on leur colle un vibro dans le cul (magnifique m&#233;tier que celui de gardien de zoo). Et si on quitte nos amis les b&#234;tes, on trouve des cas de frigidit&#233;, impuissance, etc. avec des organes sexuels en parfait &#233;tat d'un point de vue physiologique, et parfaitement stimulables le cas &#233;ch&#233;ant, sans que le sujet n'&#233;prouve cette sensation de jouissance, quand bien m&#234;me il en offrirait tous les signes physiologiques.&lt;/p&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;span class='spip_document_47 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.uzine.net/local/cache-vignettes/L320xH352/art1018-1-375f4.gif?1618728488' width='320' height='352' alt=&#034;image 320 x 352&#034; title=&#034;image 320 x 352&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;bert&lt;/strong&gt; (protestatif) : Oui donc une organisation physiologique qui pr&#233;existe&#8230;Pr&#233;existe &#224; quoi ? L'organisation g&#233;n&#233;rale du corps est fix&#233;e par l'espace, mais les d&#233;tails d'impl&#233;mentation (...) sont propres &#224; chaque individu. La pr&#233;disposition de chacun &#224; un orgasme anal cons&#233;quent (je parle des hommes) est un facteur non-n&#233;gligeable pour l'apparition ou la confirmation d'une homosexualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que c'est le sujet qui &#233;prouve cette sensation de plaisir maximum (donc avec son cerveau comme centralisateur qui traite l'information nerveuse et &#233;met les bonnes mol&#233;cules) et non la partie o&#249; se manifestent les cons&#233;quences de cette jouissance (&#233;jaculation, tremblements, frissons, sueurs, dilatation, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, traditionnellement, le sujet du verbe &#233;prouver est un... sujet. C'est-&#224;-dire que ce n'est ni ton cerveau ni ton zob qui &#233;prouve l'orgasme, c'est toi. Apr&#232;s, quant &#224; dire que cette sensation &#233;prouv&#233;e est incarn&#233;e ici ou l&#224;, &#231;a d&#233;pend de la fa&#231;on dont on d&#233;finit l'incarnation d'une sensation, c'est tout : si tu consid&#232;res le lieu du stimulus, c'est le zob, si tu consid&#232;res le lieu du &#171; traitement de l'information &#187; (avec tout ce que ce terme peut comporter d'ind&#233;cis voire de trompeur dans le cas d'un syst&#232;me nerveux biologique), c'est le cerveau. Mais ce n'est pas li&#233; au cas pr&#233;cis de l'orgasme, donc peu signifiant ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (docte) : La r&#233;troaction est plus complexe, enfin ! Dans un certain sens, elle est m&#233;canique, comme pour le l&#233;opard, ou chimique, si tu prends le cas d'une stimulation type viagra qui va favoriser l'afflux de sang dans les corps spongieux...&lt;/p&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;span class='spip_document_49 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.uzine.net/local/cache-vignettes/L320xH435/art1018-3-3e646.gif?1618728488' width='320' height='435' alt=&#034;image 320 x 435&#034; title=&#034;image 320 x 435&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;bert&lt;/strong&gt; (sceptique) : pour le l&#233;opard, rien ne dit que le r&#233;sultat soit transposable &#224; l'esp&#232;ce humaine. Ceci dit, on peut faire l'exp&#233;rience, c'est une bonne id&#233;e &#231;a. D'ailleurs &#224; la derni&#232;re s&#233;ance de commission, c'est toi qui t'&#233;tais endormi....&lt;i&gt;(rires)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;g&#233;&lt;/strong&gt; (mod&#233;rateur) : Reprenons . Tu essaies de relier quelque chose de non naturel (l'identit&#233; sexuelle qui ne vient qu'apr&#232;s la phylog&#233;n&#232;se) sur du naturel, et encore avec une pratique sexuelle (la sodomie). Au contraire, l'identit&#233; sexuelle est en grande partie socialement construite (th&#232;se que tu trouves par exemple chez les penseurs Gay&amp;Lesbien). Y-a-t-il une pr&#233;disposition &#224; la jouissance anale chez certains hommes ? Franchement, je n'en sais rien, sans doute, pourquoi pas ? Peut-&#234;tre un g&#232;ne qui d&#233;termine la sensibilit&#233; de telles cellules nerveuses ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre la pratique de la sodomie (active ou passive) n'est pas propre &#224; l'homosexualit&#233;, donc je ne crois pas qu'elle puisse servir de crit&#232;re, puisqu'elle est aussi bien pratiqu&#233;e par des homosexuels (homme, femme) que par des h&#233;t&#233;rosexuels. D'ailleurs il y a une contradiction dans l'homosexualit&#233; antique, o&#249; le viril est celui qui p&#233;n&#232;tre. C'est pourquoi dans certains cas les relations sexuelles entre hommes simulent la sodomie (cf. Foucault). Il faudrait plut&#244;t d&#233;finir l'identit&#233; sexuelle en fonction du sexe (biologique) du partenaire pour des jeux sexuels, et non &#224; partir d'une pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le serveur&lt;/strong&gt; (digne) : &#231;a fera 312 francs 50...Si je puis me permettre...Je suis frapp&#233; par le s&#233;rieux de votre d&#233;marche...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Des comptes rendus de commission comme &#231;a, il n'y a qu'ici que vous pouvez les lire sans censure. Vous verrez que sur le site officiel, &#231;a ne figurera m&#234;me pas. Bon je vais me coucher...Ca tombe, bien, j'ai un truc &#224; v&#233;rifier...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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