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> Qu’ils en rêvent ou non est secondaire

27 juillet 2001, 15:25

Une "Maladie", ça se combat, ça se soigne et la personne ayant la maladie est différente, à côté.

La meilleure façon de lutter contre une maladie et de lutter contre les malades. Pas de contestation sans contestataire !? Plus de contestataire, plus de contestation.. d’une logique implacable.

Juste un apparté. Aux USA, les programmes sociaux de lutte contre la pauvreté sont simples : si on détruit les pauvres, il n’y a plus de pauvreté. Par conséquent, les budgets des services publics partent dans le budget de la police et dans le financement des prisons privés. Les nouveaux travailleurs sociaux aux USA sont dans des uniformes bleus et munis de matraque ! Le taux d’afro-américains et d’hispano-américains dans les prisons publics et privés est effarant ! Un vrai apartheid.

Au canada, petit cousin des USA, on commencer à penser à une même politique de lutte contre la pauvreté. Débarassons-nous des pauvres !

Puis justement, il y a deux jours, une action dans ce sens a été faite. Il y a encore 3 jours, le gouvernement évalué à 17% le pourcentage de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté au Québec. Aujourd’hui, il n’y a plus que 8%. Finalement, en 2 jours, 9% de la population québécoise sont passés du camp des pauvres au camp des nantis et les 8% restants doivent constituer la CIBLE de la lutte contre la pauvreté. 8% de 7 millions, ca fait un peu plus de 500 000 personnes... donc beaucoup de travaux pour les constructeurs de prisons à prévoir !

Ce passage de 17% à 8% est du à la proposition d’un emminent chercheur de changer la méthode de calcul. Pour ce monsieur, une famille de 4 personnes a assez de moins de 15000$ (environ 75000 francs) pour manger, se chauffer, s’habiller et... s’acheter une télévision (dans son texte). Mais sur quel planète ce chercheur vit ! Ou peut-être c’est moi qui ne vit pas sur la bonne (j’opte pour cette idée) !

Pour ce qui est de l’allusion à Gandhi et Luther King, je ne suis pas d’accord dans le sens où ces deux personnages développés une énergie, une FORCE, une violence "psychologique" incroyable. Le problème n’est pas être violent ou non mais être physiquement et matériellement violent ou non.

Une personne peut être pacifiste tout étant profondemment violente.
Le mouvement féministe comme notre ami(e) l’a dit est depuis quelques dizaines d’années plein d’énergie, de force, de violence, de persévérance et c’est CA qui fait que le patriarcat recule doucement, que l’égalité des sexes se met en place chaque jour doucement mais surement.
En empruntant une distinction faite par Proudhon, anarchiste loin d’être à la mode à notre époque (réformiste et traditionnaliste sur la question de la place de la femme dans la société n’aident pas !), ce qu’il faut c’est être révolté chaque seconde plutôt que mené des révolutions sporadiques qui ne font que renforcer la légitimité de la répression contre la contestation. Une partie des mouvements féministes prône ce type d’attitude de révolte. Une révolte de tous les jours, de toutes les secondes, sans rien laisser passer...

a+