"Moi, je me les récure tout les matins : Kot-On-Tij, pass’que je le vaux bien..."
2 août 2001, 21:44, par PRIVATE JOKER
B’jour tout l’monde,
Olivier, tu n’as pas tort d’aborder le problème d’un point de vue technique, car depuis le début du 20° siècle c’est cette question qui a primé.
Premièrement, la musique peut être "fixée" sur un support qui ne fait pas partie de l’oeuvre en elle-même : au début ce fut la cire, ensuite les bandes magnétiques, puis le vinyle, et enfin le numérique (DAT en premier, CD et disque dur ensuite, DVD et MP3 maintenant, et demain ?). Ce qui n’est pas vraiment le cas de la peinture ou de l’architecture, où la matière de fixation fait partie de l’oeuvre d’art : ce qui est bien sûr un peu délicat pour en faire la duplication (quoique, des litographies à 50 balles produites en usine soient comparables à des singles des 2b3, mais je m’égare...).
Deuxièmement, la musique "enregistrée" a de multiples moyens de diffusion : disques bien sûr (analogiques ou pas), mass-media (TV, radio, ...), boutiques et autres lieux de consommation, et maintenant le Net. Pour la sculpture ou le théâtre, généralement on se déplace sur le lieu de représentation ou d’exposition, ce qui est bien sûr un peu moins facile pour découvrir les dernières tendances de ces arts. Mais bon, à la limite le cinéma peut aussi être considéré comme bénéficiant des mêmes condition de production et de distribution, alors pourquoi n’est-il pas mis sur le même pied ?
Là, ça devient un poil moins technique car... Troisièmement, la musique est le seul art qui ne s’adresse pas à la vue (à part la littérature déclamée, et dans une moindre mesure le théâtre) mais à l’ouïe : ce qui fait croire à certaines personnes qu’elle peut avoir un rôle de "fond sonore" (essayez donc de rester plus de 5 minutes dans une pièce où les murs sont constitués de TV formant un "fond visuel"), ou ce qui fait également que peu de gens l’ECOUTENT étant donné que la vue est plus développée que l’ouie. Ceci expliquant donc le succès de son potentiel de diffusion.
On aurait donc affaire à un art qui "bénéficie" des dernières avancées technologiques pour être mis à la portée de tout le monde, mais qui paradoxalement peut ne pas être "pris en compte" de façon sérieuse au niveau de l’attention qu’on y porte. Mais tout cela reste à voir...
Personnellement, ce qui me gène c’est les arguments genre "ouais, vu qu’on peut dupliquer et diffuser la zik comme qu’on en a envie, yaka la rendre gratuite et basta !". Parce que peut-être que l’on peut réduire les coûts de diffusion par le biais du MP3 ou de ce qui va le remplacer, mais pour réduire les coûts de production il risque d’y avoir du boulot : les studios d’enregistrement vont pas se mettre à bosser gratis pour faire plaisir à d’autoproclamés "pirates napsteroïdiens du Veb". Sans compter que des zikos qui n’ont que le RMI pour vivre -dans un système où la musique n’est PAS gratuite- j’en ai connu : si elle devient gratuite, merci pour eux, mais les morceaux en MP3 risquent au bout d’un moment de tous se ressembler, vu que y’aura plus de zikos pour en créer de nouveaux... Dans la musique, y’a pas que la tekno ou les "nouvelles musiques électroniques" qui existent, y’a aussi des trucs faits avec des instruments en bois !
B’jour tout l’monde,
Olivier, tu n’as pas tort d’aborder le problème d’un point de vue technique, car depuis le début du 20° siècle c’est cette question qui a primé.
Premièrement, la musique peut être "fixée" sur un support qui ne fait pas partie de l’oeuvre en elle-même : au début ce fut la cire, ensuite les bandes magnétiques, puis le vinyle, et enfin le numérique (DAT en premier, CD et disque dur ensuite, DVD et MP3 maintenant, et demain ?). Ce qui n’est pas vraiment le cas de la peinture ou de l’architecture, où la matière de fixation fait partie de l’oeuvre d’art : ce qui est bien sûr un peu délicat pour en faire la duplication (quoique, des litographies à 50 balles produites en usine soient comparables à des singles des 2b3, mais je m’égare...).
Deuxièmement, la musique "enregistrée" a de multiples moyens de diffusion : disques bien sûr (analogiques ou pas), mass-media (TV, radio, ...), boutiques et autres lieux de consommation, et maintenant le Net. Pour la sculpture ou le théâtre, généralement on se déplace sur le lieu de représentation ou d’exposition, ce qui est bien sûr un peu moins facile pour découvrir les dernières tendances de ces arts. Mais bon, à la limite le cinéma peut aussi être considéré comme bénéficiant des mêmes condition de production et de distribution, alors pourquoi n’est-il pas mis sur le même pied ?
Là, ça devient un poil moins technique car... Troisièmement, la musique est le seul art qui ne s’adresse pas à la vue (à part la littérature déclamée, et dans une moindre mesure le théâtre) mais à l’ouïe : ce qui fait croire à certaines personnes qu’elle peut avoir un rôle de "fond sonore" (essayez donc de rester plus de 5 minutes dans une pièce où les murs sont constitués de TV formant un "fond visuel"), ou ce qui fait également que peu de gens l’ECOUTENT étant donné que la vue est plus développée que l’ouie. Ceci expliquant donc le succès de son potentiel de diffusion.
On aurait donc affaire à un art qui "bénéficie" des dernières avancées technologiques pour être mis à la portée de tout le monde, mais qui paradoxalement peut ne pas être "pris en compte" de façon sérieuse au niveau de l’attention qu’on y porte. Mais tout cela reste à voir...
Personnellement, ce qui me gène c’est les arguments genre "ouais, vu qu’on peut dupliquer et diffuser la zik comme qu’on en a envie, yaka la rendre gratuite et basta !". Parce que peut-être que l’on peut réduire les coûts de diffusion par le biais du MP3 ou de ce qui va le remplacer, mais pour réduire les coûts de production il risque d’y avoir du boulot : les studios d’enregistrement vont pas se mettre à bosser gratis pour faire plaisir à d’autoproclamés "pirates napsteroïdiens du Veb". Sans compter que des zikos qui n’ont que le RMI pour vivre -dans un système où la musique n’est PAS gratuite- j’en ai connu : si elle devient gratuite, merci pour eux, mais les morceaux en MP3 risquent au bout d’un moment de tous se ressembler, vu que y’aura plus de zikos pour en créer de nouveaux... Dans la musique, y’a pas que la tekno ou les "nouvelles musiques électroniques" qui existent, y’a aussi des trucs faits avec des instruments en bois !
Voilà, voilà, à plus.