Confronté à une déferlante de doubles affichage et de guide pratique, je n’ai pas jugé ininteressant dans ce guide de mettre les résultats de quelques grands groupes avec, par exemple et au hasard, le coût du RMI. Mimimun social qu’il est, comme chacun le sait, inimaginable d’augmenter significativement. En Francs ou en Euros,Oui ou Non à Maastricht, peu importe le montant des profits -et tant mieux s’ils sont élevés- Ce qui choque, c’est q’ils coexistent avec un salariat fortement déstabilisé, précarisé.
L’Euro ne tombe pas du ciel et le signe monétaire importe moins que les politiques qui ont été menées en son nom depuis 20 ans. En effet, "la parenthèse de la rigueur" (Lionel Jospin 1983) résultait d’un arbitrage clair : ne pas sortir du SME, ne pas dévaluer. Désindexation des salaires sur les prix, privatisations, montée du chômage, défection des moyens traditionnels d’intervention de l’Etat n’étaient alors plus très loin.
Cette politique a été menée par, grossièrement, le PS et le RPR qui n’ont pas fait preuve d’un empressement marqué pour exclure ceux des leurs qui auraient manqué aux règles élémentaires de la probité. Le traduire en Euros n’est heureusement pas interdit par la loi, si bienveillante à leur encontre. Je me suis donc permis d’en profiter.Mes excuses.Il va de soi qu’un Non à Maastricht n’aurait évidemment pas éradiqué la corruption (Pasqua y aurait veillé).
Haute ou basse, la capitalisation boursière n’est pas un indicateur de bonne ou mauvaise santé économique de ceux qui vivent uniquement des revenus de leur travail. Plus inquiétante est la place prise ces 20 dernières années par la Bourse dans le mode de financement des entreprises. Or la désintermédiation financière n’est pas étrangère à la libéralisation des flux de capitaux vendue à François Mitterrand contre une vague promesse de régulation communautaire. Dit en Euros, c’est tellement plus beau, non ?
Politis 05 07 01 : "En fait, au lieu de servir de contre-poids au Dollar, la devise européenne véhicule une américanisation de l’économie du continent comme le notait le quotidient Le Monde du 5 janvier 2000 : "L’Euro a surtout provoqué des mouvements massifs de fusions et acquisitions transfontalières, souvent sous la forme d’OPA hostiles...etc"
Sur votre dernière et très importante, question, je peux vous faire parvenir divers articles papier (enveloppe timbrée à votre adresse à Frédéric Maurin 21 rue Gay 38400 St Martin d’Hères)tirés de point de vue exprimés dans le Monde et ailleurs :
"L’Euro ou le triomphe des rentiers"d’André Grjebine/ "Archaïque et autiste, la BCE n’est pas crédible"...
L’Union européenne n’a pas plus de responsabilité que les gouvernements nationaux ne lui en donnent. En Franc ou en Euro, une politique monétariste ou keynésienne peut être menée. Néanmoins les statuts de la BCE ne se prêtent guère à une politique de croissance.
Pour finir, moins qu’une analyse économique de fonds (dont je suis incapable comme pilier de comptoir), j’ai voulu offrir une forme originale de double affichage. Comme nos banquiers et mon épicier.
Amitiés citoyennes, Frédéric Maurin
L’Euro ne tombe pas du ciel et le signe monétaire importe moins que les politiques qui ont été menées en son nom depuis 20 ans. En effet, "la parenthèse de la rigueur" (Lionel Jospin 1983) résultait d’un arbitrage clair : ne pas sortir du SME, ne pas dévaluer. Désindexation des salaires sur les prix, privatisations, montée du chômage, défection des moyens traditionnels d’intervention de l’Etat n’étaient alors plus très loin.
Cette politique a été menée par, grossièrement, le PS et le RPR qui n’ont pas fait preuve d’un empressement marqué pour exclure ceux des leurs qui auraient manqué aux règles élémentaires de la probité. Le traduire en Euros n’est heureusement pas interdit par la loi, si bienveillante à leur encontre. Je me suis donc permis d’en profiter.Mes excuses.Il va de soi qu’un Non à Maastricht n’aurait évidemment pas éradiqué la corruption (Pasqua y aurait veillé).
Politis 05 07 01 : "En fait, au lieu de servir de contre-poids au Dollar, la devise européenne véhicule une américanisation de l’économie du continent comme le notait le quotidient Le Monde du 5 janvier 2000 : "L’Euro a surtout provoqué des mouvements massifs de fusions et acquisitions transfontalières, souvent sous la forme d’OPA hostiles...etc"
Sur votre dernière et très importante, question, je peux vous faire parvenir divers articles papier (enveloppe timbrée à votre adresse à Frédéric Maurin 21 rue Gay 38400 St Martin d’Hères)tirés de point de vue exprimés dans le Monde et ailleurs :
"L’Euro ou le triomphe des rentiers"d’André Grjebine/ "Archaïque et autiste, la BCE n’est pas crédible"...
L’Union européenne n’a pas plus de responsabilité que les gouvernements nationaux ne lui en donnent. En Franc ou en Euro, une politique monétariste ou keynésienne peut être menée. Néanmoins les statuts de la BCE ne se prêtent guère à une politique de croissance.
Pour finir, moins qu’une analyse économique de fonds (dont je suis incapable comme pilier de comptoir), j’ai voulu offrir une forme originale de double affichage. Comme nos banquiers et mon épicier.
Amitiés citoyennes, Frédéric Maurin